Retraites, le problème reste entier selon le COR

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Un rapport du COR sonne une nouvelle fois l’alarme : menace sur les retraites. C’en est au point que les proches de François Hollande commencent à parler de « réforme systémique », avec une capitalisation « par points ».

Un rapport du COR sonne une nouvelle fois l’alarme : menace sur les retraites. C’en est au point que les proches de François Hollande commencent à parler de « réforme systémique », avec une capitalisation « par points ».

Article publié en collaboration avec l’Aleps.

Le recul de l’âge légal de la retraite de 60 à 61 ans a été salué comme une vraie révolution. Injuste dit la gauche, qui veut revenir à 60 ans, indispensable pour sauver le système dit la droite, qui pense avoir tout réglé.

Évidemment, tout cela n’est que discours, et nous n’avons cessé de contester cette réformette, qui est un emplâtre sur une jambe de bois, alors que la seule mesure à prendre est de rompre avec le système du tout répartition pour lui substituer progressivement celui du tout capitalisation. Telle est d’ailleurs la conclusion du travail scientifique consigné dans le livre de Jacques Garello et Georges Lane « Futur des retraites et retraites du futur » (IREF, Librairie de l’Université Aix en Provence, 3 tomes, 2009-2010).

Mais voici que le Conseil d’Orientation des Retraites (COR) pousse un nouveau cri d’alarme. Les hypothèses sur lesquelles ont été calculées les prévisions de cotisations et de pensions d’ici 2030 ne sont plus valables : en 2030, le chômage devait descendre à 4,5 %, la croissance se situer à 1,6 %, et la productivité du travail également à 1,6 %. Avec prudence, on avait prévu que le début de la période de « rééquilibrage » allait être moins glorieuse avec pour perspectives en 2014 un chômage de 8 % ; une croissance de 1,3 %. Hélas, ces chiffres, pour modestes qu’ils fussent, n’ont pas résisté au temps : aujourd’hui on ne peut plus garder espoir d’en avoir fini avec les retraites en 2030. C’en est au point que les proches de François Hollande commencent à parler de « réforme systémique », avec une capitalisation « par points » (chère à Jacques Bichot) mais dont Jacques Garello a dénoncé l’artifice. C’est la vraie capitalisation qu’il faut choisir : placer l’argent des cotisations sur le marché financier.

Il n’aura pas fallu plus d’une semaine pour que se dissipent les promesses et incuries électorales et que le lancinant problème des retraites, jamais vraiment abordé, réapparaisse.

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