Le point de vue américain sur Hollande : un enfant mal élevé

François Hollande vu par Eric Brunet - flamby à l'Elysée

Le New York Times, fleuron médiatique de la gauche intellectuelle des USA, voit en François Hollande un homme mou au bilan médiocre, se comportant à l’occasion en enfant mal élevé.

Le New York Times, fleuron médiatique de la gauche intellectuelle des USA, voit en François Hollande un homme mou au bilan médiocre, se comportant à l’occasion en enfant mal élevé.

Le New York Times, fleuron médiatique de la gauche intellectuelle des USA, avait publié le 13 avril un article biographique carbonisant Flanby sur la base d’un rappel factuel de son parcours. Cet article n’était pas passé inaperçu de ce coté-ci de l’Atlantique : on aurait aimé lire le même rappel factuel sous la plume des journalistes français chez qui trop souvent la fibre militante socialo-gauchiste tient hélas lieu de déontologie.

François Hollande vu par Eric Brunet - Flamby à l'Elysée
François Hollande vu par Éric Brunet - Flamby à l’Élysée

À l’issue du débat télévisuel entre les deux candidats du second tour, le New York Times récidive le 2 mai sous la plume de son correspondant Steaven Erlanger, avec un compte rendu du débat où les deux candidats apparaissent discourtois. Voici quelques extraits de l’article du New York Times, traduits par Contrepoints.

Le Président Nicolas Sarkozy et son challenger socialiste, François Hollande, se sont farouchement affrontés mercredi soir pendant leur seul débat télévisé avant l’élection de dimanche ; les accusations de mensonge, calomnie et d’arrogance ont marqué ce débat de politique économique et social.

M. Sarkozy, en retard dans les sondages, n’a pas réussi à remporter la victoire nette dont, selon de nombreux analystes, il avait besoin pour gagner l’élection. M. Hollande, essayant d’amoindrir sa réputation de mollesse et de charmeur, fut un débatteur agressif, interrompant souvent M. Sarkozy sans égards et parfois même avec du mépris.

M. Hollande a accusé M. Sarkozy de favoriser les riches, de faire de l’autosatisfaction et de rendre responsable des problèmes de la France, en particulier la faible croissance et le chômage élevé, tout le monde sauf lui-même.
[…]
M. Hollande a dit : « je protège les enfants de la République, vous, vous protégez les plus privilégiés ». M. Sarkozy répondit que M. Hollande n’aimait pas les riches. « Il y a une différence entre nous. Vous voulez moins de riches, moi je veux moins de pauvres. », a-t-il dit.
M. Sarkozy a attaqué M. Hollande sur son programme économique flou, décrivant ses « folies dépensières » et mentionnant que les socialistes ne parlent que de nouvelles taxes et dépenses mais jamais de coupes budgétaires.
[…]
Le débat a été disputé farouchement pendant presque trois heures, et les deux journalistes qui devaient l’arbitrer semblaient paralysés alors que les insultes et interruptions volaient entre les deux hommes. […] Le décor, négocié avec soin, était une monstruosité en plexiglas, avec une image du Palais de l’Élysée dans le fond et deux grandes horloges digitales.

Il n’est pas certain que le débat fera changer d’opinion d’un grand nombre d’électeurs.
[…]
Le débat a porté sur des données économiques, les deux hommes s’étant disputé sur l’affirmation de M. Hollande que la dette publique aurait augmenté de 600 milliards d’euros en cinq ans. M. Sarkozy a alors bondi, insistant que M. Hollande se trompait : la dette publique « a augmenté non pas de 600 milliards, mais de 500 milliards ». « C’est une erreur monsieur Hollande et une erreur de 100 milliards, ça pose question. ». Le débat s’est poursuivi, mais M. Sarkozy avait raison.
[…]
L’avance de M. Hollande dans les sondages d’opinion le place dans une situation similaire à celle de M. Sarkozy durant le débat qu’il avait eu avec Mme Royal en 2007. Elle s’en était mal sorti, s’égarant de sujet en sujet, et M. Sarkozy dut se départir de son style normalement agressif pour ne pas paraître arrogant ou cruel. Il y avait alors globalement réussi et conforté son avance. Cette fois-ci, M. Sarkozy ne se réfréna pas. Mais M. Hollande non plus.

L’article en entier est disponible sur le site du New York Times.