La Réunion régresse, Maurice progresse

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La Réunion régresse, Maurice progresse

Publié le 1 mars 2012
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La Réunion est actuellement le théâtre de violences urbaines. Une comparaison avec l’île Maurice permet de comprendre que La Réunion est victime du modèle social français.

Un article de l’aleps.

La Réunion face à l’île Maurice : sur ce thème de nombreux articles ont été publiés durant les années 1980 pour montrer l’influence des institutions et du capital humain sur le développement. Depuis rien n’a changé. La Réunion subit le handicap du modèle social de la France, dont elle est un département.

Les émeutes qui s’y déroulent actuellement sont liées à la situation catastrophique du pays : plus d’un quart de la population au chômage qui atteint plus d’un tiers des jeunes, des allocations et subventions comptant pour près de la moitié du pouvoir d’achat des habitants, un dualisme prononcé entre la population locale et les fonctionnaires en poste (armée, enseignement).

À une tirée d’ailes, Maurice bénéficie d’une croissance économique insolente, en moyenne supérieure à 5 % par an. Elle a su exploiter ses ressources touristiques (dont l’île de la Réunion n’est pourtant pas dépourvue) : un million de visiteurs par an, plus d’une centaine d’hôtels de luxe. Mais elle doit beaucoup également au travail, à la formation et au savoir des Mauriciens souvent bilingues, issus de communautés diverses, dont nombre d’Indiens. La paix civile est assurée par un régime parlementaire stable ; l’État de droit use sans problème de la common law anglaise et du Code Civil (le Code mauricien a été rédigé par des juristes d’Aix). À Maurice s’est installé l’un des foyers mondiaux de la cybernétique, et des investissements massifs y ont été réalisés (30 milliards d’euros).

C’est la réponse que les Mauriciens ont donnée à l’Europe qui a ruiné les exportations de sucre de canne pour protéger les DOM TOM français. De même la concurrence des Africains (Maroc) dans le textile les a amenés à se tourner vers des services internationaux, notamment vers l’Afrique du Sud.

Pendant ce temps, les Réunionnais attendent les aides publiques de la métropole. La France a instauré un SMIC qui a instantanément supprimé tous les emplois à faible qualification (notamment domestiques) qui faisaient vivre la moitié de la population. Les Réunionnais se révoltent : est-ce surprenant ?

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