L’éolien coûte cher et n’est pas efficace

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Nous n’avons pas abandonné les moulins à vent par hasard

L’énergie éolienne est chère, peu efficace, ne réduit quasiment pas l’émission de CO2 et n’est économiquement viable que grâce aux subventions payées par les contribuables

Par Antony Watts
Un article de Watts Up With That

Nous n’avons pas abandonné les moulins à vent par hasard.

Au Royaume-Uni, le groupe CIVITAS [1] vient juste de publier une analyse économique sur l’énergie éolienne. Ce rapport cinglant confirme ce que nous disons depuis des années sur WUWT : l’énergie éolienne est chère, peu efficace, ne réduit quasiment pas l’émission de CO2 (voire pas du tout) et n’est économiquement viable que grâce aux subventions payées par les contribuables. Oh, et les éoliennes tuent également oiseaux et chauve-souris, sans parler de leur impact sur le paysage.

Les auteurs de ce rapport soulignent notamment que :

[L’éolien] est cher et n’est toujours pas efficace pour réduire les émissions de CO2. Sans les objectifs de la directive européenne sur les énergies renouvelables [2], l’éolien n’aurait jamais été présenté comme source efficiente de production d’énergie ou comme diminuant l’émission de gaz à effet de serre. Les objectifs en matière d’énergies renouvelables doivent être renégociés avec l’UE. [p30]

Les experts alertent sur le fait que le support immérité à l’énergie éolienne empêche le développement d’énergies réellement propres.

Toujours d’après Civitas, ce focus sur l’éolien, conséquence des objectifs en matière d’énergie renouvelable, empêche la Grande-Bretagne de réduire réellement ses émissions de CO2 tout en faisant supporter aux consommateurs des coûts additionnels. Le rapport souligne que l’énergie éolienne est peu fiable et nécessite la mise en place de centrales d’appoint [NDT : notamment au gaz ou charbon] afin de maintenir un approvisionnement continu en électricité des foyers et des entreprises. Cela signifie que le consommateur paie son électricité deux fois : la première pour la mise en place des éoliennes et la seconde pour les centrales utilisant des énergies fossiles sur lesquelles les producteurs s’appuient. Contrairement au message du gouvernement, cette analyse montre bien que l’éolien n’est pas une manière peu coûteuse de réduire les émissions de gaz à effet de serre.

Coût de l’électricité : la folie de l’éolien, de l’économiste Ruth Lea, utilise les estimations de coûts de production d’électricité, calculés à la demande du gouvernement britannique, pour déterminer quelles sont les technologies les plus efficaces économiquement. En incluant toutes les charges, les centrales au gaz sont la méthode de production la plus efficace à court terme tandis que le nucléaire devient le plus efficace à moyen terme.

Le rapport montre également que, en plus de son coût prohibitif, l’éolien, soutenu par des centrales conventionnelles au gaz, émet plus de CO2 que les centrales au gaz de dernière génération seules :

Dans une analyse exhaustive sur les émissions de CO2 et l’énergie éolienne, le physicien néerlandais C. Le Pair a démontré que, comparée à l’utilisation de centrales au gaz de dernière génération, l’utilisation d’éoliennes lors d’un « jour de vent normal » aux Pays-Bas avait pour effet l’augmentation de la consommation d’énergies fossiles (dans le cas considéré de gaz), et non son économie. Ironiquement et paradoxalement, l’implantation de champs d’éoliennes a en fait augmenté les émissions de CO2 lorsqu’on les compare à l’utilisation de turbines à gaz à cycle combiné alimentées au gaz naturel [NdT : gas-fired combined cycle gas turbines (CCGTs)] fonctionnant à plein régime. [p30]

Cela signifie que le coût d’utilisation de l’énergie éolienne n’est pas seulement porté par le consommateur mais également par l’environnement.

La rapport conclut par ces mots :

[L’énergie éolienne] est chère et inefficace dans le cadre de la réduction des émissions de CO2. S’il n’y avait pas les objectifs de la Directive européenne, l’éolien ne serait même pas envisagé comme moyen efficace de générer de l’électricité ou de diminuer l’émission de gaz à effet de serre. Ces objectifs doivent être renégociés avec l’UE.

Plus d’information ici (et le rapport lui même) :
http://www.civitas.org.uk/press/prleaelectricityprices.htm

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Sur le web
Traduction : MXI pour Contrepoints

Notes :
[note][1] NdT : Institute for the Study of Civil Society. Il s’agit d’un think tank britannique qui s’est donné deux objectifs distincts. Le premier est d’offrir des cours sur les notions de bases aux enfants en situation d’échec scolaire dont les parents n’ont pas les moyens de payer des cours particuliers. Le second est la publication d’articles et l’organisation de séminaires ayant pour but la diffusion de la connaissance et l’organisation de débats.

[2] NDT : Directive 2009/28/CE du Parlement européen et du Conseil du 23 avril 2009 relative à la promotion de l’utilisation de l’énergie produite à partir de sources renouvelables.[/note]

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