Échec commercial de l’auto électrique

Les gens peuvent soutenir la folie verte dans son principe, mais ils ne sont pas prêts à payer pour elle

Les gens peuvent soutenir la folie verte dans son principe, mais ils ne sont pas prêts à payer pour elle.

Par Richard North, depuis Bradford, Royaume-Uni

Produisez et distribuez une voiture à trois fois le prix normal, avec l’accélération d’un écureuil unijambiste et l’autonomie d’une limace en état d’ébriété, et qu’obtenez-vous en retour ?

Eh bien, malgré l’offre gouvernementale de £5,000 [1] de notre propre argent à chaque idiot qui est disposé à en acheter une (en excluant les entreprises qui utilisent l’argent des autres), vous finissez par vendre 308 modèles tout juste, durant le troisième trimestre de l’année. Seuls 465 véhicules ont été enregistrés sur le premier trimestre, et le nombre a chuté de plus de moitié, à 215, pour le deuxième.

Dès le départ, il était entendu que près des trois quarts seraient achetés par des entreprises, et si ce chiffre tient, cela veut dire que moins de 250 particuliers ont en fait été assez stupides pour se débarrasser ainsi de leur argent.

La vraie stupidité, dès lors, vient du côté des Cleggerons [2] qui ont alloué £400 millions [3] pour ce projet fou, couvrant non seulement les subsides pour les voitures, mais également un réseau de point de recharge.

Avec une flotte nationale de 28 millions de véhicules, cela risque de prendre un peu de temps pour la remplacer en véhicules électriques… à cette vitesse, plus de 20 000 ans – en supposant qu’aucun ne soient mis à la casse dans l’intervalle.

Cela n’a pas stoppé Boris le Bouffon [4] de prévoir la dépense de £60 million [5] de l’argent des londoniens sur un réseau d’au moins 1300 points de recharges publics à travers Londres pour 2013. Cet homme espère sérieusement que Londres disposera de 100.000 véhicules électriques « aussi vite que possible », ce qui reste extrêmement optimiste, même à l’horizon d’un siècle.

Tout n’est pas qu’une question d’argent. Seuls 85 véhicules électriques ont été achetés en Belgique dans la première partie de 2011, malgré la mise à disposition d’une aide de 10.907€. Sur la même période, seuls 850 véhicules électriques ont trouvé preneurs en Norvège, alors que les acheteurs dédaignaient une prime importante de 17.524€. Et à peine 238 voitures ont été achetées au Danemark là où le gouvernement tente d’appâter les acheteurs avec une somme incroyable de 20.588€ en bourses et primes.

Tout cela fait apparaître de manière trop évidente les vraies limites à l’engagement envers le programme vert, quand les gens doivent sortir leur propre argent. Vous pouvez alors voir pourquoi les Verts sont si fervents défenseurs de la contrainte. Les gens peuvent soutenir la folie dans son principe, mais ils ne sont pas prêts à payer pour elle.

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Sur le web
Traduction : WB pour Contrepoints.

Notes de traduction :
[note][1] 5740€ environ à la date de traduction.

[2] Ceux qui suivent Nick Clegg, Vice Premier Ministre du Royaume Uni.

[3] 460 millions d’€ environ.

[4] Boris Johnson, maire de Londres. Surnommé ainsi pour sa personnalité excentrique et sa propension à faire des gaffes.

[5] 69 millions d’€ environ.[/note]

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