Une solution libérale à la crise

Partager sur:
Sauvegarder cet article
Aimer cet article 0

Promouvoir la liberté n’est pas gratuit

Mais cela peut aider à réduire vos impôts de 66%

Faites un don dès maintenant

Faire un don

Une solution libérale à la crise

Publié le 25 septembre 2011
- A +

La Grèce est au bord de la faillite. Sans nouvelle aide, d’ici un mois et demi, elle devrait se retrouver à court de liquidités et entrainer, par effet domino, dans sa chute de nombreux autres pays. Parmi ceux qui commencent ainsi à voir la gestion de leurs finances critiquée par les agences de notation se trouvent notamment l’Irlande, le Portugal, l’Espagne et maintenant l’Italie. Quid de la France ? Et bien, elle  risque d’être la prochaine sur la liste.

Par Léo Castellote

Alors que les politiciens de l’extrême-gauche à l’extrême-droite s’empressent tous de nous délivrer leurs solutions miracles pour nous sauver, réemployant les méthodes qui nous ont plongés dans cette situation. Notre choix devrait donc selon eux se faire entre le keynésianisme le plus total augmenté d’un financement à fonds perdus de pays dont la gestion a été encore plus irresponsable que la nôtre (quel exploit !)  et le repli identitaire stoppant net la construction européenne et rétablissant des frontières dignes de temps anciens ainsi  que l’« État fort » qui va nécessairement avec.

Et les libéraux dans tout ça ? Accusés par tous, écoutés nulle part ! Et pour cause, nous sommes divisés, nous ne savons quel projet soutenir voyant partout la menace d’un État qui, profitant de la crise qu’il a causée, en profiterait pour renforcer ses prérogatives ou celle d’un Léviathan technocratique encore plus éloigné des citoyens et qui, de Bruxelles, nous dicterait nos moindres faits et gestes.

Face à ce constat pour le moins effrayant, j’aimerais humblement vous présenter une autre solution, une solution libérale… Correctement appliquée, je crois qu’elle nous permettrait non seulement d’éviter le mur vers lequel nous nous dirigeons actuellement mais aussi de retrouver le chemin du marché libre et de la responsabilité, le chemin de la paix et de l’ouverture, le chemin de la croissance et de la prospérité. En un mot, le chemin de la Liberté !

Cette solution, la voici : tout d’abord, l’aide à la Grèce ne peut se faire que dans le cadre d’un fédéralisme européen, un fédéralisme qui nous permettrait de dépasser les États-nations qui nous ont entraînés dans les deux guerres les plus meurtrières de l’Histoire de l’Humanité. Mais un fédéralisme qui ne serait pas un prétexte des politiciens pour accroître l’emprise de la bureaucratie sur les citoyens et les accabler de régulations et de taxes tout aussi fantaisistes qu’abondantes. Ce qu’il nous faut, c’est une nouvelle constitution, une constitution que j’aimerais être inspirée de celle qui incarne le mieux dans le monde l’esprit de la Liberté, j’entends la constitution américaine. De plus, l’opinion publique européenne étant en moyenne plus libérale que la française, nous libéraux avons tout à y gagner. Enfin, la création d’un Gouvernement européen élu démocratiquement (et non plus seulement un Parlement supervisant plus ou moins une bureaucratie gigantesque) et ayant des prérogatives propres n’implique pas la disparition des échelons nationaux qui auraient, eux aussi, leurs domaines réservés dans lesquels ils pourraient se faire concurrence. Pour preuve, il suffit de regarder une nouvelle fois les Américains qui restent très attachés à leur État et méfiants envers l’État fédéral (ce qui les amène forcément à exiger plus de clarté de sa part) et profitent de la concurrence entre les États fédérés, leur évitant ainsi l’émergence d’un État-Providence à l’européenne, en garantissant des impôts faibles et des réglementations claires, fixes et peu nombreuses.

Pour en revenir à la Grèce, ce fédéralisme nous permettrait d’accompagner les plans d’aide interétatiques et l’émission d’eurobonds par la BCE par une vraie responsabilité budgétaire, il nous serait ainsi possible d’instaurer une règle d’or stricte à tous les échelons européens (car il nous faut des réformes structurelles) et un plan d’austérité généralisé (pour résoudre la crise actuelle).

Enfin, vient le problème de l’euro. La BCE a jusqu’ici évité une politique trop inflationniste sous la pression des libéraux allemands. Mais, face aux conditions actuelles de la crise, il pourrait être tentant pour les politiciens de faire tourner la planche à billets afin de ne pas avoir à appliquer une austérité budgétaire, accusant ensuite le grand méchant marché de la hausse des prix et de la prochaine crise. Pour mettre fin à cela de façon définitive, il nous faudra faire preuve de pédagogie pour expliquer à tous que, sans rattachement de la monnaie à l’or, celle-ci continuera à perdre sa valeur (ce qui touchera les plus pauvres en premier) et à provoquer bulles immobilières et financières et donc crises destructrices.

En conclusion, un fédéralisme démocratique pourrait donc nous permettre à la fois, sur le court terme, de sauver les pays en difficulté financière (dont nous faisons partie) par une aide responsable car conjuguée à un plan d’austérité et, sur le long terme, d’établir une saine méfiance envers l’État fédéral en profitant notamment du plus grand libéralisme du reste de la population européenne, ce qui nous rendrait capables de l’astreindre définitivement à la responsabilité financière, réglementaire et monétaire. Enfin, et ce n’est pas le moindre, cela nous permettrait aussi de finaliser la construction européenne, ce qui ferait de l’Union Européenne la première puissance mondiale, nous permettant, ensemble, de tenir à nouveau notre place sur la scène politique internationale aux côtés de nos alliés, notamment américains, et de redevenir le modèle que nous avons longtemps été pour le reste du Monde.

Voir les commentaires (56)

Laisser un commentaire

Créer un compte Tous les commentaires (56)
  • Bravo Léo. Tu t’es un peu lâché sur la dernière phrase – on s’en fout d’être une puissance mondiale…

    • Je pense que ca peut en intéresser certains. Vivre dans un centre peut etre très profitable (notamment au niveau éconoique!)

  • Pour ce faire, il nous faudrait un véritable gouvernement communautaire, avec un nombre limité de dirigeants, ayant comme objectif non pas leur réussite matérielle et professionnelle, mais l’envie d’oeuvrer pour le bien collectif, en laissant faire les mécanismes du marché et en assumant simplement la responsabilité de défenseur des attributs régaliens.
    Malheureusement, même si l’idée est bonne, sa réalisation me paraît difficile, puisque les Etats composant l’UE, sont trop attachés à leur souveraineté nationale.
    En effet, nos dirigeants vivants de nos impôts n’auraient aucun intérêt à voir leur machine etatique nationale supprimée et remplacée par une machine unique communautaire, beaucoup moins gourmande en dépense de fonctionnement et en emprunt financier.
    La solution réside dans le soulèvement du peuple, qui obligerait ceux qui vivent de l’ETAT à rejoindre le secteur privé, ou pour les plus passionés, à consacrer leur vie à un ETAT REGALIEN, sans rechercher le confort matériel ou financier, simplement par vocation et amour de la saine gestion publique de leur pays.
    Et croyez moi, l’homme recherchant son profit, serait alors beaucoup plus attiré par le secteur privé, que par le secteur public peu rémunérateur, prouvant alors, un intérêt non lucratif ,pour ses quelques occupants, et suffisant à assurer le fonctionnement de cette nouvelle EUROPE, libre et prospère.

    • Entièrement d’accord! Or, je pense que rien n’est impossible à terme et qu’il nous suffit de nous engager pour ces idées pour faire changer les choses dans la durée!

  • Un super etat comme solution liberale a la crise ????? Je Suis un peu surpris ! Non perso je crois que le federalisme europeen est une chimere. Elle est irrealisable financuerement et politiquement. Le cadre en europe c’est l’etat nation ils n’en bougeront pas. Ensuite quel impot pour le budget europeen ??? Parce que ma dette comme unique budget c’est quand meme pas rejouissant. Vous voyez la france abandonner 25% de ses recettes au profit de l’europe ? Viendront ils en plus ?? Alors c’est un regime communiste

  • Tout pays se construit principalement sur une volonté de vivre ensemble. Hors, malgré le sentiment Européen (qui existe bel et bien) cette volonté n’est pas forcément présente. Les européens veulent bien se PACSer, mais pas se marier.
    La constitution d’un État Européen ne pourra se faire que par le peuple, par une volonté de TOUS les peuples européens. C’est cette volonté que je ne perçois pas.

    Cependant, il me semble important qu’en premier lieux, il faille se réapproprier le terme « Libéral » trop souvent galvaudé par la gauche comme par la droite en le mélangeant avec l’Ultra-Libéralisme (qui est a mes yeux l’exact opposé du communisme : l’exploitation de l’homme par l’homme).

    Malgré tout, je ne peux qu’être prodigieusement pessimiste pour les quelques années à venir. Dans l’esprit de nos compatriotes (Français ou Européens), le libéralisme est synonyme de capitalisme sauvage et se réfugient donc dans les bras de l’État Providence. Les Fonx et les kénésiens ont bien travaillé là-dessus, nous pouvons leur faire confiance. Et il faudra un travail de longue haleine pour rétablir la balance.

    Pour finir sur une note optimiste : je n’ai jamais autant converti au libéralisme que maintenant. Il suffit de faire preuve d’un peu de dialectique et de persuasion et l’on converti à tour de bras. Il faut certes beaucoup discuter et beaucoup dialoguer (s’engueuler ?) mais depuis que j’ai découvert le libéralisme (entre autre grâce à ce site) qui est parfaitement raccord avec mon humanisme d’ailleurs, les solutions me paraissent non pas plus simple, mais plus évidentes.

    • Il est vrai que le libéralisme comme l’Europe ne sont pas particulièrement en vogue en ce moment. Mais n’y voyons pas une fatalité seulement une traversée momentanée du désert!

  • Très bon billet : un Etat minimal européen, limité mais fort et stable dans ses fonctions régaliennes, est la solution pour réduire les constructivismes nationaux, donc pour sortir de la crise. Ce n’est pas parce l’opposition paraît parfois insurmontable qu’il faut s’empêcher d’expliquer pourquoi aucune des propositions du personnel politique social-démocrate (ou extrémiste, nationaliste, souverainiste), qu’il soit de gauche ou de droite, ne peut réussir. Il faut le répéter sans faiblir (même si l’impatience gagne certains) : quels que soient vos arguments, les circonstances ou les alternances politiques de façade, parce que toujours vous niez la liberté individuelle, vous êtes fondamentalement dans l’erreur. UMP, PS, FN, NPA et tous les autres collectivistes, vous échouerez sans aucun doute possible.

  • Un libéral ne peut PAS être pour l’Europe. L’Europe, fédéral ou quel que soit le qualificatif adoucissant qu’on veut lui coller est un cheval de Troie à plus de collectivisme et de planisme.
    Celui qui la veut soit n’est pas libéral, soit n’a pas compris ce qu’est le libéralisme.

  • oui et un gauleiter dans chaque pays qui ne marche pas au pas bien entendu quelques divisions pour faire respecter les resolutions libérales prise par le parlement democratique centralisé je ouble les kommandatures pour structurer un pays comme la grèce sinon ils ne payeront jamais un eurodragme cent d’impôt et on saura à jamais combien piscines ils ont.
    pour l’instant nous savons plus ou moins gerer un pays attendons et ameillerons ceci comme par exemple les suisses avec un democratie direct.
    le €urss est un chimère et a tout le caracteristiques de son frère sovietique.
    Seul un fédération de pays indépendent avec un monaie commun dit ecu peut être viable vouloir faire de l’europe un copie de USA je vous renvois sur mon site chapitre 12 nomdundieu.com

  • Tant que l’Europe était une union douanière, une zone de libre-échange, tout allait bien (CECA puis CEE). C’est depuis qu’il y a eu des institutions légiférant sur tout que l’Europe a commencé à foirer.
    Quand on pense qu’il y a eu veto sur veto à l’entrée de la Grande-Bretagne, et qu’ensuite on a élargi à tour de bras sans prendre en compte l’hétérogénéité de cet ensemble ingérable, ça ne pouvait que foirer. L’Europe n’avantage que l’armada de fonctionnaires européens surpayés à nos crochets et non imposables justes bons à pondre des directives et des règlements surréalistes.
    L’Europe est une charge et une entrave, vivement qu’elle se casse enfin la gueule.

  • J’etais il n’y a pas si longtemps en faveur du federalisme europeen. J’etqis d’accord avec vous. Je pense le contraire aujourd’hui. J’ai deja du mal a m’imaginer un destin commun avec paris, imaginez vous le mal que j’ai avec berlin ! L’europe n’est pas un pays c’est une civilization commune. Et nous la faisons pour de mauvaises raisons : satisfaire les delires de grandeur d’une poignee d’hommes politiques, de multinationales et de banques. Aucun ne paye d’impots ici et ils freines la croissance et la creation de richesses. Basta de ces conneries non ? Ca nous a mene au bord du precipice. Au bout d’un moment il faut savoir dire stop au conneries et faire marche arriere sauver ce qu’il y a a sauver et ensuite on re flechira

    • Et puis c’est un grand projet que vous proposez. L’europe est en train de deployer toute son energie a essayer de ne pas s’effondrer. Je doute quelle soit capable de gerer la mise en oeuvre d’un tel projet

    • Mais peut etre que ca pourrait justement etre un moyen pour elle de ne pas s’effondrer et de se reconstruire sur des bases plus saines…

      • Salut Léo,

        Peut être mais j’y crois plus. Je pense que l’Euro va commencer à craquer d’ici 6 mois. je crois que le sort est aujourd’hui scellé, c’est trop tard, il fallait le faire en 2005 mais ils ont proposé le mauvais projet.

        Il n’y a plus de temps. repartir sur ce que tu dis vu comment est conçue l’Europe on ne pourra pas donner des institutions à l’ensemble avant 5-6 ans. Aujourd’hui les pays doivent nettoyer l’excès de dettes dues à l’Euro, ils seront jamais d’accord pour avancer.

        Et pour le budget européen, ils me font bien rire ! Quel budget EUropéen ? Qui dit Budget dit Impôts, quel impôt peut aujourd’hui constituer un budget Européen ? Nous sommes au taquet en France et nous n’arrivons pas à payer 50% de notre Budget annuel ! Si les banquiers ne veulent plus nous financer, pourquoi vont ils financer des dettes à un état Européen qui n’est même pas en mesure de lever de l’impôt ? S’ils n’ont même pas la poche des contribuables en face comme garantie, comment vont ils prêter ? La caution allemande est une chimère, l’Allemagne sera le premier pays à sauter dès que la grèce sera réglée : ses banques sont un p^remière ligne, les etats Européens se sont tous massivement endettés auprès des épargnants allemands.

        C’est une chimère que cette Europe fédérale, un rêve auquel s’accroche un personnel politique qui a préféré se laisser corrompre par l’argent des banquiers plutôt que d’assumer ses responsabilités.

        Peut être une fois la crise réglée et l4euro disparu pourrons nous reconstruire vers un ensemble Européen Repensé. Il faut en attendant préparer le pire, parce qu’il va arriver d’ici quelques mois !

  • Fédéralisme, oui, mais avec la disparition des nombreuses states inutiles de notre mille feuille administratif….
    Ne garder que 3 échelons:
    fédération,pays, commune,
    mpoi, cela me conviendrai parfaitement…

    , Dégraisser le mille feuille,donc, ne garder que les extrêmes,Le pays et nos communes ,limiter l’état à son rôle : assurer justice, paix et sécurité pour tous,( financé via la TVA) et localement, offrir plus ou moins de services « gratuits », impôts communaux ( flat taxe)en fonction des « charges » réelles ,( crèche, éclairage public…) équitablement réparties et choisies entre co-bénéficiaires, un peu comme des charges de co -propriété d’un immeuble…..

  • Voilà qui va à contre-courant total des libéraux prônant jusqu’à la possibilité de sécession individuelle (solution que je préfère largement). Une « solution » qui me semble tout sauf libérale qu’un fédéralisme « tour de babel »… Les USA ont une langue unique, pas l’Europe.

    En sus il me semble qu’une crise financière doit avoir une réponse financière avant tout, et notamment le free-banking me semble à minima non seulement la moindre des propositions libérales à faire dans ces circonstances, mais de plus une proposition compatible avec la sécession.

    Bref…

    • Si la seule barrière est la langue. Je pense que nous pouvons la surmonter.

      Quant eu free-banking, il est aussi compatible avec l’Europe.

  • Il est essentiel que les jeunes expriment comme Leo leur désir de liberté. Avons -nous des relations construites avec les mouvements libéraux des pays de la zone Euro ? Par ailleurs, La réduction du périmètre de l’Etat par des réformes structurelles conduisant à des réductions de dépenses ne devrait pas être assimilé à un plan d’austérité mais à une oeuvre de bonne gestion de la démocratie .

    • Les Jeunes Libéraux Démocrates vont bientot s’affilier au LYMES, le mouvement de jeunesse de l’ELDR, le parti européen des libéraux, démocrates et réformateurs au Parlement européen.
      Entièrement d’accord à propos de la bonne gestion de la démocratie!

  • Pour ma part je suis contre.
    Les états-unis n’ont pas échappé à la spirale de la providence, ils ont juste démarré plus tard.

    Avec nos bonnes habitudes européennes, un état fédéral ne serait que l’application à l’échelle continentale de nos conneries nationales.

    • Sauf que les résistances à l’Etat providence sont bien plus fortes aux States et qu’il y a des pays bien plus libéraux que nous en Europe!

  • ….Un libéral qui veut la disparition des états nation pour les remplacer par un système fédéraliste démocratique …il fallait le faire …l’auteur n’a pas compris que ce qu’il propose , c’est le triomphe de Delors à l’envers , qui voulait dissoudre les états nation et les remplacer par les vieilles provinces post révolution ( Bourgogne , Bayern , Lombardie , Galicie , Devon …) où un fonctionnaire de l’UE suffisait à gérer un de ces collectivités …Ici , il propose de dissoudre les états nations et de les remplacer par un système fédéral démocratique ( sic , avec des commissaires européens non élus …) …C’est du Delors amélioré …

    • Ou lis-tu des commissaires européens non élus?

    • Bonjour Volna. Dissoudre l’état Nation et retourner vers des ensemble régionaux plus petits ne me semble pas être une si mauvaise chose. La nature des institutions européennes doit être posée dans ce cas là, elle doit être minime car perso je refuse de continuer avec de telles institutions.

      Maintenant l’Euro doit disparaître et pourquoi pas envisager une concentration de différentes régions vers deux trois ou quatre monnaies.

      Small is beautiful. Moi je viens du Sud et je me sens plus proche des catalans que des parisiens. Personnellement je pense qu’une autonomie de ma région serait une bonne chose, si possible même budgétaire par rapport à Paris.

      De toutes façons, nous assistons aujourd’hui à la fin des états, derrière tout est ouvert !

    • Pour arriver à une Europe des régions, la France doit déjà donner une existence sérieuse et démocratique aux siennes

  • Fonder un Etat fédéral permettant la création d’eurobonds en échange d’une plus grande discipline budgétaire.
    C’est cela que vous appelez un plan libéral en rupture avec ce que nous propose l’élite politicienne et l’oligarchie? Mais si c’est exactement la même chose, je ne vois pas la différence.

    Un Etat est fondé sur une nation, or il n’y a pas de nation européenne, et on sait ce qu’elle deviendrait d’ailleurs: tous aux ordres des allemands (c’est déjà d’ailleurs le cas).
    Quand bien même existerait cet Etat, même minimal, il grossira irrémédiablement comme l’a fait l’Etat US qui est devenu un Etat social-démocrate européen de plus.
    Quand bien même existerait cet Etat fédéral minimal, pourquoi émettre des eurobonds? Pourquoi les Etats gérés plus correctement devraient payer plus pour les Etats moins bien gérés? Pourquoi couvrir absolument la gabegie des Etats fédérés irresponsables? Est-ce moral de couvrir les méfaits des autres?
    Responsabilité budgétaire une bonne fois pour toute? Les obligations du traité de Maastricht (arbitraire et laxiste) ne sont même pas respectées (les allemands furent les premiers et ne les respectent toujours pas), pourquoi cela changerait?

    • Premièrement, je ne demande pas que la discipline budgétaire en échange des eurobonds.
      Ensuite, quest-ce qu’une nation pour vous? Doit-elle forcément s’arreter à des frontières héritées de temps anciens et formées par des guerres qui ne sont autres que des meurtres de masse?
      Quant au changement, eh bien disons seulement que je suis désespérément optimiste. Mais qui ne tente rien n’a rien!

      • Certe, certaines frontières sont héritées de guerres etc…Mais tout de même, on peut dire qu’aujourd’hui, les frontières actuelles des Etats européens sont le résultat de l’histoire et que plus grand monde ne les remet en cause, elles correspondent peu ou prou aux nations qui la composent, mais tout ça peut encore évoluer, il y a encore des exceptions (Ecosse, Catalogne).

        Ce qui est sûr, c’est qu’il n’existe pas de sentiment d’appartenance à l’Europe. Il existe des sélections nationales dont les gens sont de fervents supporters (on le voit lors des compétitions mondiales), mais existent-ils des sélections européennes, s’il y avait vraiment un engoument pour cette idée, pourquoi n’a-t-on toujours pas créé une sélection européenne? Vivant à l’étranger, je peux vous dire que même les plus mondialistes ou les plus ouverts ne se déterminent pas comme européens.
        Je n’ai pas dit que cela n’arrivera jamais, mais si un jour cela arrive , alors une Europe fédérale aurait une légitimité, en attendant c’est une marotte que les collectivistes veulent nous imposer et dont tout le monde s’en fiche.

        • @ Tremendo : Moi je ne suis pas d’accord, il y a des territoires aujourd’hui qui sont à la France et qui sont discutés et discutables. Je ne me sens pas français et je pèse mes mots, je me sens issu d’une terre qui est aujourd’hui en France mais je ne me reconnais ni dans les institutions de ce pays, ni dans ses gens.

          Si l’Europe m’offre la possibilité de faire exister mon territoire de façon autonome par rapport à la France (reste à en définir le niveau), je vote pour.

          Je veux rester chez moi, m’écarter un peu de la France et qu’à défaut de me rendre le fric qu’elle m’a volé, qu’elle accepte que je puisse discuter du fric que je lui donne chaque année en fonction des services réels qu’elle me fournit ou du moins qu’elle fournit aux autres collectivités qui forment son territoire.

  • Ce que nous avons besoin pour sortir de cette crise, ce n’est pas plus d’Europe, mais bien moins d’Europe.
    Que chaque gouvernement refonde le rôle de l’Etat, que nous sortions de l’euro et abolissions le système de banque centrale pour instaurer la liberté des monnaies, que les banques soient mises devant leurs responsabilités, que nous introduisions des limites constitutionnelles hyper-contraignantes, sortir du mille-feuille, dissoudre les pouvoirs des fonctionnaires, des syndicats, des minorités actives et des lobbys, libéraliser une bonne fois pour toute le marché de l’emploi, supprimer les barrières institutionnelles sur les marchés européens et mondiaux etc.etc..
    Il y en a des solutions libérales à cette crise, des tonnes….Et a mon avis l’Europe n’a rien à y faire.

    • Tout cela est compatible avec l’Europe. La suppression des frontières n’est-elle pas un idéal libéral?

      • Oui mais l’Europe (qui soit dit en passant, n’a pas supprimé les frontières) a supprimé la responsabilité, vous avez un exemple flagrant avec la Grèce. Or la responsabilité est une valeur cardinale du libéralisme, votre alibi bidon revient à dire, je vous coupe le bras mais vous pourrez garder vos 5 doigts. Ca nous fait une belle jambe.

    • Je suis entièrement d’accord !

  • Croyez-vous sincèrement que la France hors de l’Europe deviendra miraculeusement libérale ? Pas par la magie d’une bonne crise terminale en tout cas, c’est l’inverse qui se produirait.

  • Rassurez moi, cet article est bien à prendre au second degré, et le titre est une amusante blague ?

    Parce que l’Europe fédérale et les eurobonds comme « solution libérale », c’est un peu comme si le NPA demandait son introduction en bourse !

    – Un effet « pot commun » garantissant que les plus responsables et les meilleurs financeront les plus irresponsables, et qu’on s’alignera sur les plus mauvais, comme pour tout pot commun socialiste supprimant la concurrence et la compétition.

    – Encore plus de fuite en avant dans la dette avec les eurobonds…même un enfant de 6 ans n’arriverait pas à croire que rajouter de nouvelles dettes (collectivisées entre plusieurs états pour bien garantir un maximum de déresponsabilisation) à un ocean de dettes et de déficits produira de la « rigueur » !

    Le nouveau centre (« nouveau » étant uniquement le nom que cette entité keynésio-larvesque) nage en plein conte de fée socialiste (et vote depuis des décennies des politiques 100% étatistes-keynésiennes), et je n’ai jamais compris ce que certains libéraux vont faire dans cette galère…

    Bon cela dit, rien de bien grave, la crise se chargera de réduire en pièces tout ce fatras de keynésianisme européen : FESF, monnaie unique, eurozone, PIIGS, eurobonds (les drogués à la dette vont sûrement essayer). La claque va être mémorable, et pourrait même faire passer 1929 pour une gentille récession.

    • Les garanties demandées en échange du remboursement seraient, je le pense, propres à assurer la fondation d’un Etat libéral. Et, comme le dit bubulle, croyez-vous vraiment que les libéraux aient beaucoup de chance en France en dehors de l’Europe sur le court terme?

      • « croyez-vous vraiment que les libéraux aient beaucoup de chance en France en dehors de l’Europe sur le court terme? »
        ————–
        Bah oui, bien sûr. Avec des « je pense que », « je suis désespérément optimiste », « qui ne tente rien n’a rien », tout est possible, vous êtes bien placé pour le savoir non ?

      • « croyez-vous vraiment que les libéraux aient beaucoup de chance en France en dehors de l’Europe sur le court terme? »

        Je n’en ai aucune idée. Mais ce que je sais, c’est qu’avec l’Europe fédérale ils n’en ont aucune.
        Forcément, si on met l’Italie et l’Allemagne dans le même panier, avec en plus une monnaie commune, cela reviendra à subventionner massivement l’Italie par l’Allemagne (et à plus forte raison la Grèce ou le Portugal). Donc à décourager les allemands de toute bonne gestion dont ils ne recueilleront plus les fruits.
        A chaque fois qu’on empêche la concurrence, le niveau baisse. C’est un principe socialiste de base. Le reste, c’est de l’idéologie-bisounours (le beau conte de fées européen dont les peuples et les nations ne veulent pas).

        Il n’y a que 4 ou 5 pays qui tiennent à peu près la route en ce moment au niveau budgétaire (mais qu’en sera-t-il une fois que nous serons au coeur de la dépression économique à partir de 2012 ?), et ils représentent moins d’1/3 de la population de l’eurozone.
        Le reste, ce sont des pays qui foncent dans le mur, tout comme les USA d’ailleurs. Les libéraux n’ont aucun intérêt à s’associer à un troupeau qui fonce vers le précipice, ils doivent le dénoncer, s’opposer sans concessions aux politiques de « relance », aux « politiques monétaires », et au système à réserve fractionnaire.

        Trop de prétendus libéraux, ayant perdu leurs repères et leurs idées, ont fait la même erreur en soutenant les politiques de fuite en avant dans la dette des USA ou d’autres pays type Irlande dans les années 90/2000 (taux artificiellement bas, baisse des impôts non compensée par une baisse des dépenses publiques équivalente, ces dépenses n’ayant fait que progresser, croissance entièrement artificielle basée sur la consommation à crédit).
        Ils les ont citées en « modèles à suivre », et sont maintenant malheureusement assimilés à ces politiques dans l’opinion publique, offrant un splendide bâton pour se faire battre par leurs adversaires.
        Alors que les vrais libéraux, fidèles à l’école autrichienne, ont toujours combattu celles-ci. Quand un système est trop endetté, la faillite peut être un excellent outil pour repartir sur de bonnes bases.

        • @Minitax: Ce n’est pas parce que je pense que rien n’est impossible que je vais me tirer une balle dans le pied avant de courir un 100mètres.
          @Loic Je suis d’accord avec vous. Et je soutiens aussi les analyses et la théorie autrichiennes. C’est pour cela que ce remboursement ne doit être en aucun cas de l’argent jeté par les fenêtres mais un moyen d’instaurer une règle d’or européenne.

          • @Léo, le remboursement sera forcément de l’argent jeté par les fenêtres, puisqu’il consiste à enlever la sanction normale de l’irresponsabilité (la faillite, qui serait d’ailleurs la meilleure chose qui puisse arriver aux pays concernés, cf modèle argentin). La « règle d’or », c’est encore du conte de fées, on a vu ce qu’il est advenu des « critères de Maastricht » : Au moindre problème, tout le monde s’empressera de piétiner la « règle d’or », et ce sera encore plus marqué si il y a un « pot commun fédéral » déresponsabilisant tout le monde.

            Cela dit, dans cette crise européenne, je suis finalement assez optimiste sur un point : je pense que plus la crise va s’aggraver, plus les dissensions entre pays vont s’accroître, et finir par faire voler en éclats cette construction malsaine que sont l’U.E et l’eurozone. Ca fera déjà une structure para-étatique, non démocratique, et suscitant de plus en plus d’opposition au sein des pays membres en moins !

        • Salut Loic, je suis à 100% d’accord avec vous. Les libéraux n’ont rien à gagner en se fourvoyant sur des chemins qui ne sont pas les leurs. Et pour qu’ils puissent exister en Europe, il faudrait que les institutions le permettent. Il n’existe aucun espace dans les institutions EUropéenne pour qu’un mouvement fondé sur le seul critère libéral puisse s’exprimer et exercer un pouvoir quelconque sur l’Europe. Tout dépend du cadre national, c’est donc là qu’il faut agir et le malheur c’est qu’en France les lois sur le financement des partis nous en empêchent.

    • Oui en plus ils parlent d’Europe Budgétaire … En plus de la politique Monétaire, on abandonne la politique Budgétaire, ils se rendent compte au moins que c’est impossible ? C’est ça qui me tue, si c’est l’Europe qui décide du budget que va-t-il rester du travail de nos élus ? Pourquoi on va les payer et pourquoi on garde une constitution en France ?

      Et puis le budget, on lève quel impôt ??? On est au taquet en France au niveau des impôts et on finance déjà pas plus de 50% du budget national … C’est n’importe quoi, je leur souhaite bonne chance pour trouver à qui vendre leurs Euro bonds !

      Ce qui me désole c’est qu’ils sont tous obnubilés par conneries et alors que ça va pêter dans 6 ois, y’a personne qui prépare la chute qui va être dure.

      • De toutes façons ca va péter, c’est inéluctable on perd trop de temps à disserter des conneries de nos élus plutôt que de réfléchir comment nous allons faire pour

  • La difficultés majeure est le choix d’une langue commune à tous puis donner au parlement européen un pouvoir de légiferer en lieu et place des chefs d’état. Ceux ci n’aurait plus le pouvoir actuel qui serait réduit à celui d’un président de la région X (Allemagne,Hollande,France,etc,etc,….) L’accepterait-il?

  • L’erreur de certains libéraux c’est de dire que les autres sont plus libéraux que nous donc si on fait une Europe fédérale alors on va nous forcer enfin à devenir libéral.
    D’abord, les autres pays ne sont pas des paradis libéraux. Certe, le mouton y est légèrement moins tendu c’est sûr, mais est-ce que cela impliquerait qu’il faille une Europe fédérale? Au contraire!! Servons-nous des exemples autour de nous pour nous libéraliser. Quand les autres seront devenus libéraux (et que ça marchera) alors nous serons forcé de le devenir.
    Une libéralisation venue d’en-haut? D’abord la commission de Bruxelles et le parlement européen ont démontré leur évidente dérive social-démocrate et la BCE sa dérive inflationniste en faisant marcher la planche à billet. 70% des réglementations votées dans les parlements nationaux sont des adaptations de directives européennes, réglementations qui concernent l’écologie, la construction, l’agriculture etc…Que des lois liberticides. Les privatisations et les libéralisations? Elles étaient inéluctables,mais Bruxelles sert de bouc-émissaires à nos politiciens nationaux lorsqu’ils expliquent qu’il faut privatiser. Ouvrir nos frontières, nos marchés et abolir les barrières administratives? C’est le seul but valable de l’UE, mais pas besoin d’institutions non-démocratiques, les Etats peuvent très bien coopérer entre eux, la Suisse et l’Islande le font en restant hors de l’UE.

    • Ce qui doit venir d’en haut, c’est la contrainte sur les Etats. Tout réside dans les missions que l’on confiera à l’Europe, non le fait qu’elle existe. Il faut militer pour une Europe économiquement libérale et contraignante pour les Etats.

  • « … d’établir une saine méfiance envers l’État fédéral. » M. Carellote proposes nothing less than a cultural sea change. This, alas, is impossible. When I speak to my Greek friends about market solutions, gold standards, etc., I realize that these catagories are incomprehensible to them. And the tiny percentage that do get it assure me that capitalism would never work in their kleptocracy. The resulting big fish would devour the nation. So they will continue to strike, to demonstrate, to somehow force the government to fix it. They will continue to belive that the Leviathan can be rendered economically rational, benign, and salubrious.

    • You’re right (and I can observe much of the same in some other countries as well). But there is some silver lining on the big clouds you describe : at some point, reality catches up. Socialism has never worked, and never will. When everything will have collapsed, all, Greeks included, will have to return to plain old basic capitalism.
      🙂

  • Les commentaires sont fermés.

Promouvoir la liberté n’est pas gratuit

Mais cela peut aider à réduire vos impôts de 66%

Faites un don dès maintenant

Faire un don

Depuis cinquante ans, les Flamands achètent aux Wallons des compétences car ils rêvent d’embrasser un avenir national, quand les Wallons sont incapables de boucler leur budget. C’est l’histoire du fédéralisme belge.

 

L'omniprésence de la gauche en Wallonie

Le socialisme clientéliste wallon a si bien éduqué les consciences que les Wallons se tournent en masse vers des socialistes révolutionnaires, emmenés par un parti qui revendique l’héritage marxiste « dans son intégralité », Pol-Pot, Mao, Staline.

Trois partis dom... Poursuivre la lecture

Pourquoi les États-Unis, fondés sur les principes de liberté de John Locke, ont-ils aujourd’hui un gouvernement fédéral aussi dysfonctionnel et oligarchique ? La jeune République de 1781 était unique en son genre. À la différence des États du vieux Continent, elle était basée sur le principe d’un gouvernement limité, des droits naturels des citoyens et de souveraineté populaire.

Pourtant, à Washington D.C. le gouvernement fédéral mène une politique incompatible avec ces principes, non seulement envers les Américains eux-mêmes mais auss... Poursuivre la lecture

2
Sauvegarder cet article

Le fédéralisme flamand est un succès avéré, dans quasiment tous les domaines. La Flandre n’a jamais été aussi prospère. Gand, Bruges, Leuven sont au faîte de leur art de vivre, parmi les plus belles, actives et créatives cités d’Europe du Nord. Anvers renoue avec son glorieux passé, celui de l’un des plus grands ports du monde.

Le fédéralisme wallon est tout aussi éclatant, mais d’échec, d’insuccès, de complaintes, de rancœurs et de misère. Pourtant, depuis un demi-siècle, c’est la Flandre qui finance massivement la Wallonie, non le co... Poursuivre la lecture

Voir plus d'articles