Obama, l’ère du vide.

Tant de non choix représente des emplois en moins et une génération sacrifiée ou turbulente.

New-York, 20 août

Raymond Barre enseigna à ma génération combien le temps long était essentiel à la décision des entrepreneurs d’investir ou non, de créer des emplois ou non. Il poussait la paradoxe jusqu’à estimer que mieux valait pour la croissance, une mauvaise politique économique qui dure plutôt qu’une mauvaise qui fut brève: en toutes circonstances ou presque, les entrepreneurs s’adaptent, incorporant la valeur de la monnaie à terme ou les impôts prévisibles. Mais Barre n’avait pas envisagé l’absence totale de politique économique, en particulier celle de l’introuvable Obama. Entre le vide américain et l’agitation européenne ( Allemagne exceptée mais sous pression des activistes), que choisir?  Tant de non choix représente des emplois en moins et une génération sacrifiée ou turbulente.

NB : une juste observation du VP américain Joe Biden, ce jour à Pékin : aux dirigeants chinois qui lui demandaient de préserver la valeur des Bons du Trésor, il répondit que ce serait fait parce que ces Bons sont détenus à 85% par des Américains et 8% seulement par des investisseurs chinois. C’est pareil partout: la dette est due à nous-même et et si on l’élimine par la banqueroute ou l’inflation, nous payons la note.

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