Crise de l’Euro : l’Espagne et l’Italie auront sans doute besoin d’aide

Olli Rehn (crédits Lisbon Council, licence Creative Commons)

Le Fonds européen de stabilité financière (FESF), créé en 2010 et réactivé récemment lors de la crise grecque, n’apporte qu’une solution de façade à la panique qui enflamme en ce moment les marchés.

Olli Rehn, commissaire européen chargé des Affaires économiques.
Olli Rehn, commissaire européen chargé des Affaires économiques.

Olli Rehn, le commissaire européen aux Affaires économiques et monétaires, a déclaré ce début aoûtque la taille et la capacité d’action du Fonds européen de stabilité financière (FESF) devraient être augmentés. Ce fonds, créé en 2010 et réactivé récemment lors de la crise grecque, n’apporte qu’une solution de façade à la panique qui enflamme en ce moment les marchés. Il ne représente en effet que l’émission de nouveaux emprunts pour payer les intérêts de la dette publique grecque. C’est donc une solution de fuite en avant. Ce plan a avalisé  un défaut partiel grec et a transféré  le risque de futurs défauts grecs aux autres États membres. L’objectif de M. Rehn est donc de donner encore plus d’ampleur à ce tonneau des danaïdes, avec le succès que l’on sait.

Ayant interrompu ses vacances pour rentrer à Bruxelles en raison du vent de panique qui souffle sur les marchés, Olli Rehn a ajouté que ni l’Espagne ni l’Italie n’auront besoin de recourir au fonds d’urgence mis en place par l’Union européenne. Ce qui est tout à fait douteux, d’autant que les investisseurs se détournent de l’Espagne, de l’Italie… et de la France.

Olli Rehn a également dit que l’implication du secteur privé à des plans de sauvetage serait limitée au cas grec.

D’ici là, la construction européenne est dans l’impasse et nous souhaitons bon courage aux socialistes de droite et de gauche pour en sortir.