La droite, ou la tentation de la trahison

Le seul possible libéral aujourd’hui est un possible dans l’alliance et donc le compromis, et donc le rejet des vaines tentations

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Affaire Dreyfus (Image libre de droits)

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La droite, ou la tentation de la trahison

Publié le 27 juillet 2011
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Republication d’un article de Contrepoints de 2009, dans le cadre de notre formule estivale. Nicolas Rannou s’interroge sur les composantes de la droite et la tentation de la gauche.

En avril 2008, Jean-Philippe Feldman proposait dans la Revue des deux mondes (où va la droite ?) que la droite trahisse ses idéaux traditionnels et mène une audacieuse politique libérale. Il n’est pas isolé : nombre de libéraux fustigent les « conservatismes » de gauche et de droite.

Mais les libéraux n’ont pas le monopole de l’ « audace ». Les autres courants de la droite nourrissent un espoir similaire. Le président de la commission des lois de l’assemblée nationale, Jean-Luc Warsmann (UMP) ne vient-il pas de proposer d’exclure la CRDS du bouclier fiscal au nom d’un devoir moral sur l’air « avez-vous vu comme je suis social » ?

L’extrême-droite se délecte de reprendre à son compte le discours antilibéral de la gauche qui dénonce l’ouverture des frontières, la mondialisation et les vils financiers. La droite sociale rêve de paix civile, d’union de la société et des classes et est portée à attribuer la source du désordre à des réformes excessives. La droite sécuritaire apprécie un discours de la gauche qui dépeint les gauchistes et les bobos comme des libéraux en puissance.

D’où vient cette régularité qui fait que chaque tendance de la droite rêve de trahir son camp et de réaliser le bien commun en s’associant à la gauche ?

Le sinistrisme n’explique pas tout. Le sinistrisme (de sinister : gauche en latin) c’est l’attrait de la gauche pour les hommes de droite, l’admission à demi-mot de la supériorité morale de la gauche, la discrétion de l’expression d’une sensibilité de droite et finalement un désir de reconnaissance. Si la droite semble majoritaire en France sur le long terme, c’est la gauche qui bénéficie du prestige et de l’appui des intellectuels.

Plutôt que du sinistrisme, la tentation de la trahison chez la droite vient de sa structure. Car si la gauche voit souvent la droite comme l’obstacle réactionnaire à ses rêves de progrès, il semble plutôt que la droite soit le camp des progressismes déchus, qui refusent le programme socialiste et les élites qu’il installe. Mais ces progressismes déchus continuent de rêver de reprendre un jour leur juste place. Par la trahison.

Qu’est-ce que la droite ?

Gauche et droite, des notions relatives

C’est avec la Révolution française qu’apparaît semble-t-il le clivage gauche-droite, formalisé sous cette forme presque par hasard. Il devait avoir une postérité considérable.

À l’origine la distinction entre gauche et droite est éminemment relative – les députés à droite forment la droite, et ceux à gauche la gauche… – et puis avec le temps apparaît le mirage que ces camps correspondraient à des programmes et à des idées posés une fois pour toutes. Mais il n’existe ni droite éternelle ni gauche éternelle : les idées ont circulé entre les deux camps, les personnes aussi, et même les institutions.

L’éviction du libéralisme de la gauche

On cite souvent le progrès comme notion fondamentale de la gauche mais il convient de relativiser. Certes la gauche se réunit autour de l’idée de progrès mais quelle conception du progrès ? Lors de la révolution, le progrès est libéral : droits politiques, égalité des conditions, abolition des privilèges. Au XIXe siècle, le progrès commence à prendre une dimension économique et sociale, les socialistes apparaissent. Au XXe la préoccupation sociale s’impose et avec elle les socialistes tandis que les radicaux, plus libéraux, épuisent leurs revendications par la satisfaction de leur programme.

Finalement le socialisme et les autres doctrines politiques de construction sociale s’imposent à gauche et évincent le libéralisme. Mais jusqu’à la deuxième guerre mondiale on trouve des hommes de gauche qui ne sont pas socialistes, qui sont partisans du libéralisme économique et de l’orthodoxie financière tel un Joseph Caillaux que la droite nationaliste hait haut et fort et bastonne occasionnellement. Mais la gauche n’admet plus que le socialisme comme progressisme légitime et Caillaux finira sa carrière au Sénat, à porter les coups de grâce aux gouvernements de Léon Blum.

Demeuraient donc à gauche non pas les partisans d’une hypothétique vraie gauche éternelle mais les partisans de la forme du progressisme qui correspondait le mieux aux préoccupations – alors économiques et sociales – du plus grand nombre (en quelque sorte la gauche choisie par le marché).

Le libéralisme reste aujourd’hui progressiste, et nombre de ses partisans l’adoptent pour des considérations utilitaristes. La doctrine économique libérale est condition nécessaire mais pas suffisante de la démocratie (Milton Friedman), de l’égalité en droit. De l’action de la main invisible c’est l’intérêt général qui doit sortir, et c’est l’intérêt général qui sort effectivement, la mondialisation ayant permis un enrichissement général de la population mondial, un recul de la pauvreté et de l’analphabétisme. Le seul intérêt perdant de la mondialisation est l’intérêt particulier des ouvriers qui sont victimes des délocalisations mais le nombre d’emploi détruit est dans la mesure des emplois créés dans les pays riches par la mondialisation.

L’éviction du nationalisme de la gauche

Le nationalisme avait quant à lui déjà basculé à droite ainsi que de nombreux hommes de gauche qui ne se reconnaissaient pas dans le socialisme. Un Henri Rochefort, anticlérical, antisémite, était un homme de gauche éminent, communard. Il devenait un chef de la nouvelle extrême-droite, soutenait les causes boulangiste puis antidreyfusarde. Plusieurs chefs nationalistes venaient pareillement de la gauche.

Contrairement au cas de l’évincement des libéraux, dû à l’avènement irrésistible du socialisme, l’évincement des nationalistes était dû à l’Affaire. Ce rejet très mal vécu rendait hystérique plus d’un Léon Daudet.

Les nationalistes emportaient en grande partie l’antisémitisme avec eux, celui-ci devait se raréfier toujours davantage avec le temps au point que nous ne savons plus à quel point le socialisme du XIXe siècle attirait dans une même haine le Juif et le capitaliste. Les séquelles ne disparaissaient cependant en un instant et on trouvait par exemple des arguments antisémites dans la thèse d’un fameux président socialiste qui devait laisser la vie dans un coup d’État au XXe siècle. Encore aujourd’hui les causes socialistes et tiers-mondiste ont un écho antisémite.

Le basculement nationaliste entraînait aussi l’armée avec elle. On ne sait plus que l’armée était une force révolutionnaire, qui effrayait les bourgeois, jusqu’au tournant de l’affaire Dreyfus.

Ceux qui doutent du caractère de gauche du nationalisme d’origine pourront se reporter à l’histoire de l’Allemagne, pays où le XIXe oppose les conservateurs aux nationaux-libéraux qui appellent de leurs vœux la révolution et la constitution de l’Allemagne en vertu du principe révolutionnaire des nationalités tandis que les conservateurs et réactionnaires réunis autour de Gerlach et sa camarilla sont prêts à tout pour éteindre la passion nationaliste.

Contrairement aux libéraux, le caractère progressiste de ce camp est beaucoup plus contestable. Néanmoins le but de cette doctrine est comme les autres une amélioration politique du bien-être général, limité à la nation, sans doctrine économique.

L’émergence de la droite sociale

Nous avons vu les cas des libéraux et des nationalistes. Ajoutons encore à la droite les Catholiques, ralliés par souci de ne pas laisser la République aux rouges mais aussi promoteurs d’une politique sociale non socialiste d’alliance entre les classes plutôt que de confrontation.

Là encore nous avons des progressistes.

Le cas des réactionnaires

Il faudrait ajouter à la droite, pour être complet, les réactionnaires. À première vue ils ne sont pas des progressistes et pourtant ils vont très bien s’accommoder au sein de la droite nationaliste et antilibérale à l’exemple d’Albert de Mun, monarchiste, initiateur de nombreuses lois sociales, soutien opportun du boulangisme et nationaliste virulent.

La droite réactionnaire se confondait ainsi dans cette ancienne passion de gauche qu’était le nationalisme. C’était avant tout les intellectuels de cette droite que Julien Benda visait lorsqu’il écrivait La trahison des clercs, ouvrage qui dénonçait l’engagement des intellectuels, c’est-à-dire des clercs modernes, au service des passions quand leur tâche séculaire avait été de les restreindre.

Les autres passions passées à droite

Nous avons parlé des grandes doctrines, qui sont animées par les passions. Il reste encore à voir les passions qui ne sont pas constituées en doctrine.

La plus importante d’entre elles est certainement le rationalisme, ou la volonté de réordonner la société et les institutions par la raison omnipotente. Les projets de rationalisation ont quitté la gauche. Cela fait une dizaine d’année que nous vivons une réforme du droit français de grande ampleur où les rationalisations se succèdent, rendant le droit toujours plus inintelligible et seulement accessible aux spécialistes. Cela sous des gouvernements de droite. La raison nous semble être que les rationalistes se sont éloignés de la gauche qui souhaitait mettre en œuvre des projets idéologiques et économiquement irrationnels.

Le produit : un clivage de l’ordre et du progrès

Il ressort de cette présentation que la droite ne s’était pas construite contre l’idée de progrès mais contre sa forme dominante, ou plutôt celle qui apparaissait légitime au public et sanctionnée comme telle par le suffrage électoral : le socialisme.

Le dénominateur commun de la droite étant l’opposition au socialisme, elle ne pouvait porter aucun projet radical, elle se réunissait donc pour la défense du statu quo et donc de l’ordre.

Ordre et progrès, la devise comtiste du Brésil résume la forme décantée du clivage droite-gauche. Chacun perçoit et comprend l’autre à travers son principe. La droite se voit comme l’ordre tandis que la gauche serait le désordre. La gauche se voit comme progrès tandis que la droite serait réaction. Ordre et progrès, et en miroir : anarchie et réaction.

L’union de la droite contre la gauche ne doit pas faire oublier que les courants de la droite sont des passions progressistes déchues et que leur nature leur commande de reprendre leur place comme doctrine ou idéologie dominante de la gauche. Ceci explique cette tentation permanente qui agite chaque tendance de la droite de retrouver sa position légitime de porte-drapeau du progrès. Ainsi est la droite : la nécessité de l’alliance et la tentation de la trahison.

Conséquences politiques

Droite contre droite

Le libéralisme économique est un progressisme, il promet une amélioration du bonheur du genre humain et constate que la poursuite par chacun de son intérêt dans le cadre des lois d’une société (et donc en excluant la violence et la ruse) accroît le bonheur de tous.

Les libéraux dénoncent les obstacles au bon fonctionnement du marché et donc, parfois, les conservateurs de droite et de gauche. Notons aussi qu’ils n’aiment rien tant qu’user de la métaphore religieuse contre les préjugés de leurs adversaires : « religion (séculière ou non) », « vulgate », « théologie ». Ils méprisent généralement les nationalistes, les autoritaires etc, qui ne comprennent rien à leur théorie.

Les nationalistes portent leur vindicte sur la droite molle au service du socialisme et la droite libérale au service du capitalisme apatride. Aliénée des institutions et de la société, elle déteste un système qui la pointe du doigt et se complaît dans un rôle gémissant.

La droite sociale, impute aux libéraux la promotion du vice de l’argent et de l’individualisme, elle rejette les nationalistes hystériques. Surtout, elle rêve d’union et elle est paternaliste. C’est elle qu’on appelle couramment conservatrice. On peut diviser cette droite entre les modérés et les gaullistes, plus autoritaires et volontaristes.

Chaque droite peut ainsi stigmatiser les autres. Et ainsi on les surprend à faire les yeux doux à la gauche : sur l’air ne voyez-vous pas que nous sommes dans le même camp ? Votre véritable ennemi ce sont – au choix – les conservateurs/ les libéraux/ les extrémistes/ les autoritaires/ les partisans de l’ordre moral.

Division et échec

Un exemple.

Lorsque le parti du Général De Gaulle remporte les élections de 1968, c’est un raz-de-marée. Et pourtant un an après, le Général devait perdre un référendum et quitter le pouvoir. Que s’était-il passé ?

Le caractère prononcé de la victoire aux législatives permettait de se passer des alliés. Les gaullistes ne s’en privèrent pas : ils écartaient les libéraux et se taillaient la part du lion. Ce faisant ils se les aliénaient et lorsque que la conjoncture spécifique à 1968 disparut, les voix de la tendance libérale firent défaut et le référendum sur la décentralisation que les libéraux auraient dû logiquement soutenir fut perdu. Les gaullistes ne pardonnèrent pas à Giscard d’avoir appelé à voter non mais en vérité n’étaient-ce pas les gaullistes qui avaient fait défection les premiers ?

Union et victoire

Le succès électoral de l’actuel président, qui fit méthodiquement la cour à chaque tendance de la droite montre l’efficacité de l’alliance tout en montrant sa limite : en courtisant toutes les droites, le candidat montre qu’il n’a pas de conviction. Sa victoire est plus une victoire personnelle qu’une victoire des droites.

En tout état de cause, hors de l’alliance point de salut. Il en va de même à l’étranger. Le génie politique de Thatcher et Reagan fut d’associer libéralisme économique et conservatisme (on peut ajouter le néoconservatisme pour Reagan), une alliance qui n’était pourtant pas naturelle et dont la défaisance entraîna la défaite.

Conclusion

Raymond Aron, rejoignant nos problématiques, nous offre notre conclusion :

Je répondis souvent à ceux qui me reprochaient mes compagnons douteux : on choisit ses adversaires, on ne choisit pas ses alliés. Au reste, je me débarrassai assez vite de la superstition […] que les partis diffèrent par la qualité, morale ou humaine, de leurs militants ou de leurs chefs. Probablement les partis de gauche recrutent-ils davantage parmi les idéalistes (au sens banal du mot). Quand les révolutionnaires passent de l’autre côté de la barrière, conservent-ils longtemps leur supériorité morale ? Il se trouve des vertueux dans chaque camp ; sont-ils nombreux dans aucun ?

Les passions de droite sont concurrentes ; elles rêvent de retrouver leur légitimité perdue, leur supériorité morale et c’est pourquoi la droite sera toujours tentée par la trahison, elles veulent en quelque sorte se réveiller du mauvais rêve qui les place chacune aux côtés de ceux qu’elle voudrait combattre.

Bismarck disait que la politique est l’art du possible. Le seul possible libéral aujourd’hui est un possible dans l’alliance et donc le compromis, et donc le rejet des vaines tentations.

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  • Très bon article, érudit, nuancé, que l’on accepte ou non la conclusion. Cependant, je me demande dans quelle mesure faire la généalogie des droites peut éclairer le débat public contemporain ((sinon pour comprendre l’attitude de déférence que les représentants des formations de droite d’aujourd’hui observent à l’endroit de leurs adversaires politiques. Etre de droite, c’est toujours se placer dans une situation d’infériorité morale par rapport à la gauche). Je pense en effet que la crise de l’idéologie progressiste (partagée par la gauche comme par la droite, que ce soit pour s’en faire le porte parole ou le régulateur, l’opposant ou l’avant garde) est en train de rebattre les cartes et d’obsolétiser les filiations intellectuelles anciennes.

  • Merci pour cette analyse approfondie et nuancée qui détone dans le paysage « intellectuel » actuel où les insultes et invectives pleuvent au détriment de toute réflexion sérieuse!

  • le « sinistrisme » est une invention d’Albert Thibaudet qui constatait que le corps politique de la IIIème république dérivait à gauche, lors même que la droite dominait la littérature…le philosophe Alain, que l’on ne peut compter au nombre des opposants à Pétain, disait que ne pas faire de différence entre la droite et la gauche était un signe indubitable d’appartenance à celle-là…le président Mitterand qui rappela souvent cette maxime….

  • Quand un jeune bachelier essaie de réécrire l’histoire, très comique.

    L’union mènent à la victoire, la division à l’échec… Ah bon? C’est marrant de penser ça pour un ultra libéraliste non? Je pensais que l’union c’était la mort de la liberté de ses constituants… et la concurrence dans la division le seul moteur du progrès…

    Donc le socialiste est antisémite, c’est en effet un bel exemple de nuance!!

    Quant au libéralisme comme progressisme humain, j’attends toujours de comprendre en quoi des humains soumis à un marché lui même soumis à de grandes entreprises (sans intervention de l’état puisque c’est le rêve de l’auteur, heureusement ce n’est pas encore le cas) dégagées de toute obligation démocratique sera bénéfique pour l’homme…

    « Lors de la révolution, le progrès est libéral : droits politiques, égalité des conditions, abolition des privilèges. » En effet ce sont des avancées de la gauche, du socialisme, tout ce que le libéralisme détruit depuis 30 ans avec son dumping social. Que fait le libéralisme pour les travailleurs chinois exploités? Rien, ils pleurnichent accusant la faute à un état chinois totalitaire, spéculent sur une éventuelle répétition de l’histoire (plus qu’improbable étant donné les différences technologiques, démographiques, culturelles…) et s’enorgueillissent des richesses virtuelles créés par la bourse. Le titre du site est le nivellement par le haut mais tout ce que la mondialisation libérale impose c’est la course aux salaires les plus bas, pour optimiser les marges; C’est juste un aveu d’impuissance.

    Même en terme de créativité, le marché n’invente rien, incapable de se projeter sur le long terme. Ça fait 100 ans que l’on a le même moteur à explosion, internet c’est l’armée américaine, le nucléaire idem, il faut une poussée de l’état pour que le marché, gavé des bénéfices d’apple et de son inutile ipad ou de facebook et de son modèle non rentable, s’engage vers les énergies renouvelables. C’est déplorable.

    • « Je pensais que l’union c’était la mort de la liberté de ses constituants… et la concurrence dans la division le seul moteur du progrès… »
      Vous versez dans l’idéologie. Les ultralibéraux ont le droit de penser ce qu’ils veulent, non ?
      « Donc le socialiste est antisémite, c’est en effet un bel exemple de nuance!! »
      Vous faites preuve d’un peu de mauvaise foi. Ce qui est écrit, c’est que DES socialistes sont/étaient antisémites. C’est un simple constat, au même titre que dire que des hommes de droite sont/étaient antisémites. Et pas besoin de faire de grandes recherches pour en trouver des preuves. L’auteur n’a pas fait non plus un décompte du nombre d’antisémite dans chaque camp.
      « j’attends toujours de comprendre en quoi des humains soumis à un marché lui même soumis à de grandes entreprises […] dégagées de toute obligation démocratique sera bénéfique pour l’homme… »
      Tout simplement parce que dans le marché libre, il y a aussi les consommateurs, les associations de consommateurs et les syndicats pour faire pièce aux entreprises.
      « Que fait le libéralisme pour les travailleurs chinois exploités? »
      Et bien, il fait augmenter son salaire à grande vitesse. Les Chinois s’enrichissent très rapidement depuis trente ans. Si vous ne l’avez pas remarqué c’est simplement parce qu’ils partaient de très bas (en 1979). D’ailleurs les vilains capitalistes (et les patrons chinois) commencent à délocaliser en Indonésie ou au Vietnam plutôt qu’en Chine.
      « Même en terme de créativité, le marché n’invente rien, incapable de se projeter sur le long terme »
      N’exagérons rien. Les fonds de pension aussi c’est le marché, et ils ont une vision à 50 ans en moyenne. Ajoutons que le concept de propriété intellectuelle est fondamentalement antilibéral.

      • Non je réponds à des idéologues, relisez l’article, si ce n’est pas de l’idéologie… Si les libéraux ont le droit de penser ce qu’ils veulent, j’ai le droit de critiquer lorsque je lis des choses qui me semblent incorrectes non?

        Quant au constat sur l’antisémitisme, il y a eu des socialistes antisémites. il me semble que ce genre de qualificatif ne peut pas être jeter comme ça à la légère. Non? Respectons la valeur des mots.

        Les chinois s’enrichissent depuis 30 ans. Quels chinois, parce le salaire des ouvriers a très peu augmenté (http://cib.natixis.com/flushdoc.aspx?id=41835) alors que 3 des 4 banques les plus riches au monde sont chinoises. Problème de la main invisible qui ne s’ouvre pas? Et quels droits ont-ils après 30 ans? De venir travailler dans une ville ou ils n’ont ni le droit d’enfanter, ni le droit de dormir? C’est impressionnant ce que le marché est efficace après 30 ans…

        Les fonds de pension ont une vision à 50 ans? Ils sont les plus grands consommateurs de Hedge Funds…

    • « c’est déplorable » comme réaction… Parce que ça n’a pas le moindre rapport avec l’article

      « Que fait le libéralisme pour les travailleurs chinois exploités? » … non mais on rêve … vous sortez d’où pour poser une question aussi stupide ? On ne vous a pas prévenu que la chine s’est engagé dans une libéralisation économique massive ? que, depuis, le niveau de vie des chinois explose ? … exploités ? … ben oui, « forcément » exploités : un travailleur c’est un travailleur, qu’il soit chinois ou français, et c’est bien connu que le travailleur est un exploité. Mais rassurez-vous : grâce aux efforts des anti-libéraux, le plus exploité des deux se sera bientôt le français ; dans 20 ans un chinois aussi généreux que vous demandera aux internautes ce qu’ils font pour les pauvres français exploités… si l’apartheid avait été une solution pour favoriser le développement des pauvres noirs, on le saurait : pour quoi voulez vous que le projet anti-libéral d’un vaste apartheid mondial où chaque nation ou groupe de nation socialement comparable vivrait un « développement séparé » soit une bonne solution ?

      le marché n’a rien inventé ? l’avion, le frigo, le chemin de fer et l’automobile, la télé, les pompes à chaleur, l’électricité, la TSF et la radio, la machine à vapeur, le téléphone (fixe et mobile), les antibiotiques, … rien, quoi. Le monde, c’est bien connu, se limite aux sous-produit de la recherche d’état : internet, le nucléaire, les fusées, les sous-marins, une vaste panoplie de canons et … heu … j’oublie quelque chose ?

      • premières lignes de wikipédia:

        « En dehors de l’Angleterre, la première ligne régulière de chemin de fer à vapeur du monde, et donc du continent européen, est inaugurée le 5 mai 1835 entre Bruxelles et Malines. Ce n’est pas un essai voué à des transports épisodiques réservés aux riches mais, d’emblée, sous l’influence du ministre Charles Rogier, partisan des idées fouriéristes, pour qui le chemin de fer doit être accessible au peuple, c’est une ligne de l’État dotée des attributs principaux que vont adopter les chemins de fer »

        Un ministre ouvrant le service au peuple… tiens donc.

        La voiture a été développée grâce à la 1ere guerre mondiale.

        L’électricité, les antibiotiques toutes ces inventions sont dus à des scientifiques, de vrais créateurs n’ayant pas la ROI comme seul objectif.

        Vous parlez des antibiotiques, Pasteur n’était pas salarié d’une entreprise que je sache, il était universitaire et d’ailleurs grand patriote et très attaché à la dynastie impériale… Alors?

        S’il y avait une concurrence c’était entre les inverneturs et scientifiques eux mêmes, libres et n’ayant pas besoin de marché et de fonds de pension.

        • mon pauvre ami tu raconte vraiment n’importe quoi. Parce qu’un état a, 20 ans après l’invention du chemin de fer et 10 après l’ouverture de la première ligne privée, mis en place une ligne de chemin de fer REGULIERE, l’invention du chemin defer devient dans ton esprit une invention de l’état…

          Les antibiotiques ne sont pas l’œuvre de Pasteur ; mais puisque tu en parle, l’institut Pasteur, comme son nom l’indique, est un organisme privé http://fr.wikipedia.org/wiki/Institut_Pasteur ; ce qui n’empêche évidemment ni le patriotisme, ni le dévouement, ni … des conceptions politiques, disons… discutables (d’autres scientifiques extraordinaire ayant d’ailleurs fait bien pire que Pasteur).

          Tout ce que vos réfutation minable indiquent, c’est votre conception étriquée où bon = public et privé = méchant…

      • « le plus exploité des deux se sera bientôt le français »

        Mais c’est déjà le cas. Je doute fortement que le Chinois donne, de force évidemment, la moitié de son salaire à l’Etat.

        • la moitié? vous devez être très riche alors… je vous conseille quelques niches fiscales ou la suisse, c’est facile de nos jours 🙂

          • Renseigne toi abruti!

          • « vous devez être très riche alors… »

            En gagnant moins de 3 fois le RMI, effectivement, je suis très riche, enfin, ça dépend par rapport à qui. En fait, je prends une grande bassine, je regarde ma fiche de paie, je calcule tout ce qu’on me pique, et je gerbe tout ce que je peux.

          • C’est marrant, dans le document que vous citez, on constate justement que les salaires réels des ouvriers chinois ont quintuplé entre 1993 et 2005. Plutôt pas mal le marché, non ?
            C’est sûr, c’est pas encore la fête, mais c’est déjà nettement mieux que sous Mao, et ça s’améliore encore.
            Après, les libéraux sont les premiers a réclamer l’Etat de droit en Chine.
            Et au passage, les Chinois ont fait en 30 ans ce que nous autres occidentaux avons fait en 150 ans. Ca en fait de la misère épargnée, non ?
            Sinon concernant le smic, le smic « superbrut » (ce que paie réellement un patron) c’est 2100€/mois en France. Le smic net c’est 1050€. Et on paie encore la tva sur le revenu net. Donc un smicard est taxé à plus de 50%, sisi. Si vous ne me croyez pas, allez voir le site de Piketty (un socialiste), il est un poil plus optimiste : 45% d’imposition pour les smicards.

          • Comme d’habitude Polemicoeur est en vérité Polemicon,
            En effet ne pas savoir que dans le taux d’imposition d’un salarié il faut ajouter à l’impot sur le revenu,la TVA (qui mécaniquement prend 20 % du revenu), les taxes foncières, CSG, CRDS,taxes sur les produits pétroliers etc …..
            Donc n’importe quel « cadre moyen » laisse à l’Etat plus de 50 % des ses revenus !!!!

          • Voilà donc ce qu’est le programme libéral, payer moins d’impôt. C’est très ambitieux et hautement intellectuel. Savez vous ce que l’état redistribue à la société?

            Arrêtez de vous plaindre et regardez ce qui se passe dans le monde sans systématiquement ramenez le débat à votre fiche de paie.

            A la question, pensez vous que la concurrence soit le meilleur moyen de progrès social et technique. Vous répondez je paie trop d’impôts snif snif. Bravo!! Continuez de m’insulter, ça montre votre vrai nature.

          • @ polemicœur

            Le programme libéral, c’est de se battre d’abord pour la justice.

            Il est fondamentalement injuste de prendre de force de l’argent à quelqu’un (ce que fait l’Etat avec les impôts). Et le fait que l’Etat redistribue une partie de cet argent sous forme de différentes prestations ne change rien à cette injustice.

      • Je suis d’accord, mais je suis contre le discours considérant le marché comme la seule solution le marché tout comme l’intervention de l’état sont imparfaire, l’état dépense certainement trop et mal, le marché a d’autres qualité et défaut.

        Je pense que la présence de ces deux acteurs garantissent plus de libertés.

        Le discours libéral gagnerait à ne pas prendre systématiquement l’état pour responsable, parfois vous avez l’air d’anarchistes et ca n’est plus au gout du jour. Le marché crée aussi une sorte.de pouvoir liberticide mais je ne suis pas contre,le marché ni la libéralisation.

        Il y a d’ailleurs.un libre libéralisme contre capitalisme auquel je dois m’attaquer 🙂

        • « Le marché comme la seule solution » est un expression trompeuse pour nombre de gens. Notre souhait est plutôt d’éviter de recourir, autant que possible, à la force coercitive pour un oui ou pour un non. Le marché, donc, oui, mais aussi l’entraide, la générosité, la charité, la responsabilité, la prévoyance de chacun, la conscience professionnelle, trouver sa vocation et faire son travail avec le plus de soin possible, l’échange libre où les deux parties sont, à juste titre, convaincu d’y avoir chacun gagné, ne pas contracter de dettes qu’on ne sera pas capable de rembourser, le choix de l’instruction pour ses enfants, sans être obligé de suivre un programme unique concocté par des idéologues étroits d’esprit, pouvoir planter les semences qu’on souhaite sans être brimé pour cause de règlementations absurdes, et en général, ne pas avoir, chaque fois qu’on essaye d’avancer d’un mètre, des milliers de bâtons règlementaires absurdes dans les roues, qui vous interdisent sans raison d’innombrables choses, et vous obligent, sans raison, à des milliers d’autres innonmbrables choses.

          Même vous, polémicoeur, ne ne finissez vous pas par percevoir que l’obésité démente et exponentiellle de l’appareil de force coercitive -et ses amis les partenaires sociaux et autres acoquinés- finit par causer comme un sentiment de malaise ambiant?

        • Comme le dit Nick de Cusa, le libéralisme inclut bien d’autres mécanismes en plus du marché qui suffisent à corriger ce dernier, essentiellement la liberté d’association.
          Le marché a évidemment ses imperfections, pour la simple et bonne raison qu’il est l’agrégation d’humains forcément imparfaits. Ce que critiquent les libéraux, c’est la volonté systématique de l’Etat depuis des décennies de se substituer à l’association privée pour corriger ces défauts. Indépendamment de toute considération d’efficacité économique, la régulation par l’Etat/la loi, par rapport à la régulation par les syndicats/consommateurs/mutuelles/associations/le contrat, a le GROS défaut d’être coercitif, et de rendre possible une forme de dictature d’une majorité sur une minorité. Et accessoirement c’est une forme de régulation beaucoup beaucoup beaucoup moins souple, et beaucoup beaucoup beaucoup plus difficile à quitter en cas de déception.

          Sinon, « le libéralisme contre le capitalisme », très bonne lecture ! On y constate d’ailleurs que le capitalisme décrit par l’auteur c’est pour une bonne part du « capitalisme de connivence ».

    • Mon Dieu! Rarement vu une telle caricature de troll! Vous êtes bien patients pour répondre à ça…

      • J’avoue, c’est un peu des coups d’épée dans l’eau…
        Mais perso ça m’amuse, et puis ça fait de l’entraînement pour les soirées entre amis où il faut se justifier d’être libéral…

        • mateo vos insultes sont juste la preuve de votre manque d’éducation.

          comme vous êtes pitoyable. aucune réponse sur pasteur ou les chemins de fer? Trop compliqué? Tout ce que vous savez faire c’est pleurnicher la bouche pleine sur le gouvernement qui vous prend trop d’argent sans penser au système de redistribution qu’il y a derrière. Lancer une insulte et allez vous branler en repensant au pouvoir que vous avez sur votre petit clavier.

          Votre bêtise vous pousse même à comparer la situation de l’ouvrier chinois à la vôtre, c’est déplorable.

          • Sur Pasteur et les chemins de fer, on pourrait préciser ceci :
            -dans votre citation, ça commence par « en dehors de l’Angleterre ». Donc manifestement, le marché à réussi à se débrouiller seul au moins en Angleterre. On manque aussi de détails sur les lignes construites après celle du ministre. Des investissements cde prestige oûteux faits avec l’argent des citoyens (les pauvres inclus, cf le commentaire sur l’impôt des smicards), ça n’a jamais manqué.
            -sur Pasteur, l’institut qui porte son nom est une institution indépendante, fruit de la liberté d’association et du mécénat privé (et public aussi, admettons le, mais aux dernières nouvelles, ce n’est pas l’Etat qui nomme les dirigeants). Bel exemple libéral, non ?
            -sur les autres inventions, vous parlez de l’électricité. Ce cher Edison, justement, était une raclure finie, qui après l’ampoule a consacré sa vie à escroquer la société avec ses brevets (protégés par l’Etat). A part ça, les grandes universités internationales sont assez heureuses de toucher des financements privés, voire de voir leurs chercheurs collaborer avec l’industrie contre monnaie sonnante et trébuchante
            -vous dites que la 1e GM a lancé l’industrie automobile ? Je pense que quelques millions de morts et milliards de francs or, ça fait cher payé une industrie qui se serait peut-être développée toute seule comme une grande sans ça

          • D’autres exemple sur les chemins de fer: la SNCF…

            Peu importe comment le nom de Pasteur a été utilisé, le fait est que son invention n’est nullement du au marché.

            Je ne dis pas que la guerre est la meilleure façon mais le fait est que ça n’est pas le marché qui a agit au contraire.

          • Et sur les ampoules et le frigo, le marché a même fait regresser la qualité en diminuant leur durée de vie.

          • Intéressant,ça. Je pourrais avoir des statistiques sur la durée de vie des ampoules et des réfrigérateurs pour confirmer votre affirmation? Enfin, je sais bien que vous n’avanceriez pas de telles choses si vous n’aviez pas des sources solides, mais justement, si je devais défendre votre point de vue, j’aurais besoin de les voir aussi. Je vous suis très reconnaissant d’avance.

          • Ha ha l’obsolescence programmée, mais il y en a encore qui croient à ces salades ?

            http://www.contrepoints.org/2011/07/29/37300-le-mythe-de-lobsolescence-programmee

          • Vous opposez un documentaire bourré de faits (Apple a bien été condamné) à l’article d’un de vos amis moqueur et sans consistance que personne n’a d’ailleurs jamais recommandé.

          • Bourré de faits, certes, tout comme Le cauchemar de Darwin, Une verité qui Dérange, Gasland, Sicko, j’en passe et des meilleurs. Bourrés de faits faux, mais bourrés de faits. Enfin, vous et moi, nous ne tombons quand même pas dans la catégorie des gogos qui se laissent prendre.

          • « le marché a même fait regresser la qualité en diminuant leur durée de vie. »

            Est-ce le marché ou des débiles d’écolos qui ont imposé des ampoules très chères et hyper toxiques aux clients ?

    • Vous dites : « Quant au libéralisme comme progressisme humain, j’attends toujours de comprendre en quoi des humains soumis à un marché lui même soumis à de grandes entreprises (sans intervention de l’état puisque c’est le rêve de l’auteur, heureusement ce n’est pas encore le cas) dégagées de toute obligation démocratique sera bénéfique pour l’homme… »

      Quel magnifique sophisme anti-libéral vous nous soumettez ici ! 😉
      Vous amalgamez et mélangez tout. Je vais essayer de vous aider à sortir de l’obscurantisme.

      Vous affirmez : « Quant au libéralisme comme progressisme humain »
      Le libéralisme n’a rien à voir avec le progressisme.
      Merci de ne pas mélanger les idéologies entre elles.
      Si maintenant pour vous être un homme libre c’est un facteur de progrès pour l’homme alors nous pourrons être en phase.
      Je vous invite à consulter un dictionnaire et une encyclopédie pour bien comprendre le sens de ces deux mots.

      Vous vous interrogez : « j’attends toujours de comprendre en quoi des humains soumis à un marché lui même soumis à de grandes entreprises (sans intervention de l’état puisque c’est le rêve de l’auteur, heureusement ce n’est pas encore le cas) dégagées de toute obligation démocratique sera bénéfique pour l’homme… »
      Votre affirmation ici est complétement farfelue et tout droit sorti de votre imagination. Arrêtez de fantasmer par pitié.
      Le contexte de marché que vous décrivez ici c’est un marché contrôlé, dirigé, régulé par l’Etat. Ce type de marché ne favorise que des abus de positions dominantes, des concentrations, des monopoles, des oligopoles et ne permet pas à l’individu d’exister. Autrement dit, c’est ce qu’on appelle le capitalisme d’Etat.
      C’est tout le contraire d’un marché libre qui favorise les intéractions entre individus, entités de toutes tailles sans favoritisme, sans barrières à l’entrée. Et un marché libre est plus respectueux des droits de chacun car la concurrence est libre donc les mécanismes d’auto-régulation fonctionnent mieux et limitent les dérives que vous évoquez. Exemple de marché libre : Internet.

      Quand vous citez : « Lors de la révolution, le progrès est libéral : droits politiques, égalité des
      conditions, abolition des privilèges. » et que vous diabolisez le libéralisme ensuite, j’aimerai juste vous rappeler que vous vous trompez. Qu’est-ce que la gauche pour vous ? Le socialisme ? Ou bien un positionnement sur l’échiquier politique ? ou encore la place des parlementaires dans l’hémicycle de l’Assemblée Nationale ? Prenez par exemple Frédéric Bastiat il siégeait à gauche dans l’hémicycle à l’époque et c’était un libéral. Aujourd’hui dans l’hémicycle à gauche cette place est occupée par les socialistes. Alors précisez-moi ce que vous entendez par la gauche s’il vous plaît.

      La révolution française fût libérale. Le socialisme n’est apparu qu’au XIXème siècle.

      A propos du dumping social, ce n’est pas le libéralisme qui est responsable voyons! Ce sont des Etats ou des grandes entreprises qui tentent de tirer un avantage compétitif du droit social pour améliorer leur compétitivité face à leurs concurrents.
      Et pour votre gouverne les chinois profitent de l’économie de marché.
      L’exploitation des chinois n’a rien à voir avec le marché mais avec des comportements humains de dirigeants d’Etat ou de grandes entreprises qui ne respectent pas le droit social et les droits humains. Merci de ne pas tout confondre.

      La mondialisation offre bien plus d’avantages que d’inconvénients. Elle tire tout le monde vers le haut. Le plus bel exemple c’est Internet. Internet permet depuis 20 ans cette mondialisation et libéralisation des échanges et intéractions. Internet a permis le développement de nouveaux marchés, d’emplois et ça continue.
      Vous devez bien comprendre que nous sommes passés d’un système de société fermé à un système ouvert.
      Donc tous les systèmes sont impactés par cette ouverture, mondialisation. Et comme nous sommes en pleine phase de mutation, transformation les gens comme vous ici n’en retiennent que les aspects négatifs et en oublient tous les avantages.

      Vous poursuivez : « Même en terme de créativité, le marché n’invente rien, incapable de se projeter sur le long terme. Ça fait 100 ans que l’on a le même moteur à explosion, internet c’est l’armée américaine, (…) »
      Les vrais acteurs du marché sont les entrepreneurs.
      Ce sont les entrepreneurs qui créent, innovent, produisent.

      Pour l’automobile : regardez un peu ce qui se passe sur le marché justement :
      http://www.teslamotors.com/
      http://www.exagon-motors.com/

      Pour Internet : prenez le navigateur, l’OS, les applications, les services que vous utilisez ce sont des innovations issues du marché.

      Pour l’énergie : idem les innovations sont nombreuses depuis plusieurs années.

      Pour conclure opposé le marché et l’Etat comme vous le faites est une erreur.
      L’Etat peut jouer un rôle d’accompagnateur, d’incitateur bénéfique pour le marché.
      En revanche lorsque l’Etat régule il engendre des défaillances de marché.
      Plus vous avez de libertés sur le marché plus vous aurez de concurrence et tout le monde pourra en bénéficier à quelque niveau que ce soit.

  • La SNCF n’a pas été créée ex nihilo que je sache, EDF non plus d’ailleurs. A chaque fois, l’Etat a rassemblé de force des structures déjà existantes.
    Ce que vous n’avez toujours pas l’air de réaliser avec l’exemple de Pasteur, c’est que le libéralisme NE SE RESUME PAS AU MARCHE. La liberté d’association ça existe aussi, c’est pour ça que les libéraux se sont battus pour les libertés syndicales. Et donc l’initiative privée, contrairement à ce que vous semblez croire, n’est pas nécessairement à but lucratif, loin de là !
    Concernant l’automobile, les USA furent le premier pays entièrement motorisé dès les années 20, la 1e GM n’y a pas joué un grand rôle.
    Sur les ampoules et le frigo, vous avez raison, c’est pour ça que j’achète des ampoules de qualité (mon libre choix de consommateur), et puis elles durent toujours plus longtemps qu’à Cuba ou en URSS

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