Prends l’oseille et tire-toi

100 personnes à la rue pour que GDF-Suez puissent toucher £100 millions de subventions CO2

Partager sur:
Sauvegarder cet article
Aimer cet article 0

Promouvoir la liberté n’est pas gratuit

Mais cela peut aider à réduire vos impôts de 66%

Faites un don dès maintenant

Faire un don

Prends l’oseille et tire-toi

Publié le 27 avril 2011
- A +

Il y a quelques jours, nous écrivions au sujet de la centrale électique de Teeside, propriété d’International Power [et donc désormais de GDF-Suez, NdT], qui est partiellement mise à l’arrêt, réduisant sa capacité de 1.875 MW à un piteux 45 MW, depuis le 1er avril. Mais l’idée que cette entreprise ferme le gros de ses opérations, pour ensuite acheter de l’électricité nucléaire en provenance de France, nous semblait plus qu’un peu bizarre.

Ca va sans dire, nous aurions dû deviner qu’il y avait un autre plan caché là-dessous. Tout comme l’aciérie Corus qui exploite le système, il semble qu’International Power fait partie des entreprises qui vont se partager un pactole de £ 100 millions en quotas de carbone gratuits, qu’elle n’aura pas besoin d’utiliser grâce à sa fermeture d’usine, puisque ses émissions de CO2 vont chuter très fortement.

Parmi les autres bénéficiaires, on trouve d’autres producteurs d’électricité tels Centrica, et Scottish & Southern Energy. Bien qu’elles aient cessé de produire de l’électricité dans certaines de leurs centrales, les sociétés de production d’énergie continuent de recevoir des crédits de carbone qu’elle peuvent échanger sur les marchés internationaux, ce qui fait une bonne petite aubaine.

Centrica a mis 4 usines en mode « préservation », Barry, Brigg, Peterborough et Kings Lynn, ce qui veut dire qu’elles ne produisent plus, mais sont prêtes à redémarrer. Scottish & Southern energy a arrêté la génération d’électricité à sa centrale de Fife le 31 mars.

Le département à l’énergie et au changement climatique confirme qu’une usine qui ferme pour de bon, garde sa pleine allocation de CO2 pour l’année de sa fermeture. Pour des fermetures temporaires ou partielles, l’allocation continue comme si de rien n’était. Elle n’est aucunement ajustée. Des acheteurs tout prêts pour ces crédits peuvent être les compagnies aériennes, Lufthansa s’aprêtant à commencer à échanger des permis de CO2, du fait que le marché de permis d’émissions de l’UE commence à s’appliquer aux vols commerciaux.

Ce n’est qu’une question de temps avant qu’on ne commence à voir des augmentations des prix des billets pour payer pour cette absurdité, mais les voyageurs trouveront certainement à se réconforter dans le fait qu’ils augmentent les profits de compagnies comme International Power, qui a mis 100 personnes au chômage pour gagner ses crédits supplémentaires. De toute évidence, les avantages de l’UE ne font que se multiplier. Pourquoi donc voudrions-nous jamais en sortir ?

—-

Sur le web

Voir le commentaire (1)

Laisser un commentaire

Créer un compte Tous les commentaires (1)
  • Le dessin est amusant, cela dit une petite traduction en guise de légende serait la bienvenue

  • Les commentaires sont fermés.

Promouvoir la liberté n’est pas gratuit

Mais cela peut aider à réduire vos impôts de 66%

Faites un don dès maintenant

Faire un don

Les media et le monde politique réalisent (enfin) que nous avons un problème de production d’électricité. En général, ils mettent ça sur le compte des ennuis du nucléaire et de la guerre en Ukraine. Nous allons voir que le problème est structurel et n’est pas près d’être résolu.

 

Situation actuelle

Faisons un calcul de la disponiblité actuelle les nuits sans vent. (ce qui est plus ou moins la situation météo actuelle au 8 décembre 2022 et de la semaine prochaine)

Nucléaire.......... 40 GW (chiffre optimiste) Gaz......... Poursuivre la lecture

Par François Brunschwig et Michel Gay.

 

Les récentes déclarations de la ministre Agnès Pannier-Runacher lors de son interview le 3 novembre 2022 par la chaîne Public Sénat et quelques jours plus tard lors de l'examen devant le Sénat de la loi d'accélération des énergies renouvelables, interrogent sur les intentions du gouvernement.

 

Des slogans pour arguments

La ministre traduit-elle une manipulation habile de l'opinion publique (qui manifestement fonctionne) et un piège tendu aux sénateurs (dans lequel... Poursuivre la lecture

Drôle de semaine, que je viens de passer. Non seulement tous les microbes de saison semblent s’être donné rendez-vous dans mon nez et ma gorge ce week-end, ce qui n’est jamais de nature à me faire voir la vie en rose, mais ils sont arrivés après deux conversations totalement déprimantes que j’avais eues successivement mercredi et jeudi sur les thèmes désormais incontournables de la chasse aux émissions de CO2 et du nécessaire encadrement de la liberté d’expression dans les démocraties.

Dans les deux cas, un dîner de plusieurs convives ... Poursuivre la lecture

Voir plus d'articles