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Publié le 25 février 2011
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Mémo à Jean Charest : ce sont les consommateurs et les entrepreneurs qui font rouler l’économie, pas le gouvernement.

Le premier ministre a annoncé mercredi dans son discours que son gouvernement allait encore dépenser à droite et à gauche pour soutenir l’économie. Fonds spéciaux, subventions, tableaux électroniques pour les écoles (?)…

J’aimerais qu’il fasse le contraire. J’aimerais que le gouvernement se tasse du chemin et se concentre sur ses missions essentielles.

Malgré ses infopubs à répétition, ce n’est pas Jean Charest ou Clément Gignac, son ministre du développement économique, qui crée des emplois. Ce sont les Québécois. Ce sont eux qui travaillent, créent la richesse et la dépensent.

Mais pour eux, ça devient de plus en plus difficile. Les Québécois se font presser comme des citrons. Justement parce que leur gouvernement joue au père Noël avec leur argent.  Plus le gouvernement dépense, plus il doit nous taxer par la suite. On se retrouve vite avec une TVQ qui monte, une taxe santé, des hausses de tarifs d’électricité, des taxes sur l’essence, l’automobile, etc. Que nous restera-t-il pour consommer, nous ? (Et avec le prix du pétrole qui explose en ce moment, on risque de se serrer la ceinture encore plus dans les mois qui viennent.)

L’État nous remplace

On dirait que de plus en plus, le gouvernement nous remplace. Il se substitue aux entrepreneurs et aux consommateurs pour faire rouler l’économie – avec leur argent. C’est comme lorsque vous aviez 14 ans et que vous tondiez le gazon la fin de semaine. Votre père vous disait,  « c’est moi qui m’occupe de l’argent que tu gagnes. Car tu es trop jeune et insouciant pour savoir ce qui est bon pour toi ».

Notre gouvernement-papa à nous juge que c’est une bonne idée de subventionner, à hauteur de $20.000 par emplois, la banque française Société Générale. Une banque qui dégage des profits de plus de $5 milliards par année. Une banque qui trempait jusqu’aux genoux dans les prêts hypothécaires « subprime », au centre de la crise économique. Et qui a reçu des milliards du gouvernement français – et indirectement, du gouvernement américain – pour se sauver de la crise.

Par contre, notre gouvernement joue au dur avec les procureurs de la couronne. On subventionne des banquiers, pendant qu’on aide les Hell’s Angels de ce monde en sous-finançant ceux qui essaient de les mettre derrière les barreaux.

Perdu dans ses priorités

Comme le disait avec justesse le sociologue Mathieu Bock-Côté sur les ondes du 98,5 FM, l’État est en train de démissionner de ses fonctions premières – comme la justice. « Le gouvernement libéral semble avoir complètement perdu le sens de l’intérêt public », dit-il. Quand on regarde l’État dépenser – notre dette collective a augmenté d’environ $40 milliards depuis 2003 –, pas étonnant qu’il lui reste de moins en moins d’argent pour ses fonctions premières.

Notre gouvernement-papa vit son andropause. Il a des bouffées de chaleur, il engraisse. Il réalise qu’il n’a pas atteint tous ses buts, panique, et tire dans toutes les directions…

Si vous voulez faire quelque chose pour l’économie, M. Charest, arrêtez de subventionner à droite et à gauche. Et faites le ménage dans vos bureaucraties (notamment celle de l’éducation – ça aidera beaucoup plus les élèves que d’acheter des tableaux électroniques.) Et pourquoi pas : essayez de réduire le fardeau fiscal des Québécois au lieu de l’augmenter.

Il est temps de retirer vos mains du volant, d’allez vous assoir en arrière, et de nous laisser conduire un peu.

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