Même motif, même corruption

Corruption (Crédits StockMonkeys.com, licence Creative Commons)

Fifa, ONU, UE, toutes les bureaucraties internationales tendent vers la corruption

Par Daniel Hannan.

Corruption (Crédits StockMonkeys.com, licence Creative Commons)La Fifa, l’ONU, l’UE, toutes les bureaucraties internationales tendent vers la corruption.

Je reviens d’un voyage dans le coeur des tébèbres, et à mon retour, je trouve tout le le monde en train de parler d’une corruption d’un autre type, celle de la FIFA.

Le supranationalisme et le bakchich tendent tendent à aller main dans la main. Non pas parce que les comités internationaux attirent des gens mauvais mais parce que, sortis du contexte de l’Etat nation, ils tendent à ne se sentir responsables vis à vis de personne. L’UE n’est en rien différente, de ce point de vue, de la FIFA, de l’ONU, ou du comité international olympique. Elle ne s’en distingue que par sa puissance beaucoup plus grande, et par son corollaire, une capacité proportionnelle à faire du mal.

Quand une organisation devient trop grande et trop disparate, les gens qui la constituent s’en sentent déconnectés, et certains de ses officiels saisissent l’opportunité pour remplumer leurs nids. Thomas Jefferson, comme d’habitude, avait raison :

« Notre pays est trop grand pour que toutes ses affaires soient dirigées par un seul gouvernement. Les fonctionnaires et élus, à une telle distance, et si loin des yeux de leurs admininistrés, doivent nécessairement, dans de telles circonstances, être incapables d’administrer et de superviser tous les détails nécessaires à bien gouverner leurs citoyens ; et ces mêmes cironstances, en rendant la détection impossible à ces citoyens, invitera les agents public à la corruption, au pillage et au gâchis. »

Si cela est vrai d’un même peuple, où les gens sont connectés par une langue, une histoire et une culture commune, à quel point ça doit-il être encore plus le cas pour des unions multinationales gigantesques? Comme l’observait Aristote, « A la taille de l’Etat il y a une limite, comme il y a aux plantes, aux animaux et aux instruments, car aucun d’eux ne peuvent retenir leurs aptitudes naturelles quand ils sont trop grands ». L’Histoire lui a donné raison.

Repris du blog de Daniel Hannan hébergé par le Telegraph, avec l’aimable autorisation de son auteur.