Une grève SNCF de plus qui choque à juste titre

TGV à Saint Charles

Fabrice Amedeo soulignait dans Le Figaro en décembre 2009 que les concurrents de la SNCF avaient « des coûts d’exploitation 30 % inférieurs à ceux de la SNCF du seul fait du régime social des cheminots ». Illustration chiffrée du coût des avantages obtenus grâce au pouvoir de nuisance maximal du monopole étatique.

Pourtant, les salariés de la SNCF ont recours à la grève, pour la troisième fois depuis le début de l’année. La CGT (40% des voix aux élections professionnelles) et Sud Rail (18%) appellent à une grève reconductible « sur la question des salaires, du fret et des réorganisations au sein de l’entreprise ». Les syndicats ont refusé toute négociation avec la direction avant la grève, montrant par là leur intention de pénaliser au maximum les consommateurs pour peser ainsi dans le rapport de forces. Didier Le Reste, secrétaire général de la CGT des cheminots, a ainsi déclaré sur RMC de façon menaçante : « Personne ne peut dire aujourd’hui combien de temps le conflit va durer ».

Dominique Bussereau, secrétaire d’État aux Transports, a réagi sur la même radio en qualifiant la grève en question « d’incompréhensible et affligeante ». Et d’ajouter : « C’est la troisième ce trimestre. On a eu celle de janvier, celle de février, celle de mars. [..]J’observe d’ailleurs, a-t-il ajouté, que ça se déroule dans une sorte de course à l’échalote et de cacophonie syndicale puisque la CFDT n’appelle pas à la grève ».

Il faut espérer que l’ouverture à la concurrence promise ait lieu rapidement, afin de permettre au consommateur d’avoir un choix véritable, de baisser les prix et de retirer le pouvoir de nuisance dont disposent aujourd’hui certains syndicats.

Image : TGV en gare de Marseille Saint Charles. Licence GNU GFDL, auteur ChrisO.