Primaire à droite : Sarkozy envers et contre tout ?

Publié Par Éric Verhaeghe, le dans Politique, Pushmobile

Par Éric Verhaeghe.

Nicolas Sarkozy sera-t-il, quoi qu’il arrive, candidat à la présidentielle ? Le débat entre les 7 candidats, hier, a reposé une nouvelle fois la question.

Le dangereux tout sauf Sarkozy

Une seule évidence s’est dégagée du débat de jeudi soir : les candidats à la primaire sont lancés dans un tout sauf Sarkozy assez impressionnant. Il est le seul candidat à faire l’unanimité contre lui, au point qu’on ne sait plus, dans les critiques implicites ou explicites qui lui sont adressées par ses challengers, ce qui procède de la peur de le voir gagner, et ce qui procède de la haine pour ce qu’il est et qu’il incarne.

Cette focalisation de tous contre un seul risque de se révéler extrêmement dangereuse, dans la mesure où elle donne le sentiment que les candidats sont désormais engagés dans une lutte inégale contre un seul d’entre eux, et se satisfont tous mollement de l’hypothèse Juppé, dont on peine, du coup, à voir les aspérités réelles. C’est le vrai danger de cette campagne obsessive. Plus Sarkozy est mitraillé, mieux il se transforme en héros, et plus Juppé, à force d’être l’homme du consensus, se hollandise.

Disons même que le meilleur service à rendre à Sarkozy, c’est le tout sauf Sarkozy.

L’éternel retour du bonapartisme

Les Français ont toujours été extraordinairement ambigus sur ces sujets. D’un côté, ils ont peur de ces personnalités dénigrées par la majorité bienpensante. D’un autre côté, ils les adorent lorsqu’elles donnent le spectacle héroïque de la combativité malgré tout. C’est le mécanisme du bonapartisme qui sommeille toujours dans la conscience du pays.

Il y a une raison à cette étrange ambiguïté. Les Français sont structurellement, et depuis plusieurs milliers d’années, un peuple de paysans. Et le paysan a peur d’une seule chose : de l’imprévisibilité du temps et du climat. Il a besoin d’être rassuré, et il aime la tranquillité des choses stables. Mais le spectacle d’un homme qui survit à la tempête réalise son fantasme fondamental. Lorsque le mauvais temps arrive, le paysan a besoin de croire qu’il fera front. Il lui faut un souffle héroïque pour y parvenir.

Et Sarkozy, comme en 2007, donne ce spectacle. Ses challengers lui en font le cadeau.

Reste à savoir si le bonhomme Sarkozy parviendra à faire oublier la déception immense que son quinquennat avait produite.

Sarkozy et l’effet Trump

dessin-contrepoints809En attendant, Sarkozy bénéficie de l’effet Trump. Depuis plusieurs mois, tout le monde s’est donné le mot, en France, pour jurer que Donald Trump était carbonisé et n’avait aucune chance de gagner la présidentielle aux États-Unis. Il paraît même que tout le monde, dans son camp, le donnait perdant et l’abandonnait. On demandait son éviction.

Et puis hop ! le voilà remis en selle.

Je prends les paris : au premier sondage donnant Sarkozy gagnant, ceux qui le détestent aujourd’hui et annoncent son trépas politique retourneront casaque et lui feront des mamours. Vanitas vanitatis de l’élite parisienne !

L’étoile Juppé va-t-elle pâlir ?

Inversement, Alain Juppé a du souci à se faire. Après avoir rassuré par sa posture calme et une détermination affichée, ses amours avec Bayrou et son apparence flegmatique suscitent un doute. Juppé n’est-il pas un Hollande qui se cache ? Ne nous ferait-il pas le coup de la finance au discours du Bourget ? Cet enfant de Jacques Chirac va-t-il nous mener en bateau et plonger le pays dans une nouvelle phase d’immobilisme ?

Dans le camp de Juppé, il faudrait prendre garde. Il est toujours compliqué de réanimer une étoile qui pâlit. Ce n’est pas qu’on lui reproche quelque chose, qu’une erreur aurait été commise. C’est simplement un doute qui vient, une lassitude, une interrogation…

Si Juppé gagne, Sarkozy ira-t-il quand même ?

Impossible, bien entendu, de ne pas évoquer cette question qui agite tout Paris : Sarkozy ira-t-il à l’élection même s’il perd la primaire ? On s’en amuse. Il y a un an, le staff des Républicains expliquait que les candidats en lice (une belle brochette de Premiers ministres, notamment, avec un ancien président de la République) avaient eu tout ce qu’ils pouvaient espérer dans leur vie politique. Donc, aucun d’entre eux n’aurait de peine à s’effacer en cas de défaite à la primaire. C’était sûr de chez sûr, ça ne pouvait même pas se discuter.

Un an plus tard, un autre calcul se répand dans les travées : la droite aura (pensent-ils !) mécaniquement 10 millions de voix au premier tour et François Hollande (ou quelque autre socialiste) n’en aura pas plus de 5 millions. Donc, deux candidats de droite au premier tour ne plombent pas les chances de succès de la droite au deuxième. Là aussi, c’est sûr de chez sûr !

Et… Marine Le Pen et ses 6,5 millions de voix au premier tour de 2012 ? Mélenchon et ses 4 millions de voix en 2012, qui pourrait bénéficier d’un report des voix socialistes ?

Impossible, assure-t-on dans l’arrière-boutique des Républicains.

On se marre !

Sur le web

  1. Merci pour votre analyse toujours intéressante.
    Je suis surpris des sondages en faveur de Juppé qui ne dit que des banalités, et dont je trouve en effet sa posture très Hollandaise version primaire 2012 dans cette primaire.Il est le candidat des « élites », au cas ou Macron se révèle un peu trop tendre.
    Je suis surpris aussi du traitement médiatique tout acquis à sa cause le présentant presque comme un centriste…alors que Juppé est plutôt droite dure à minima autant que Sarkozy, cf ses discours des années 90.

    1. Sarkozy a prit la peine d’écrire plusieurs livres, dont un où il présente son programme.
      Vous ne devez pas l’avoir lu, ni même écouté très attentivement ce qu’il dit, pour dire de telles inepties. Où peut-être, n’avez-vous pas compris ce qu’il disait. « N’est pas plus sourd que celui qui ne veut pas comprendre. »

      1. Le problème, c’est qu’on l’a vu à l’œuvre. Certains ont de la mémoire!

  2. Les médias promeuvent Sarkozy face à Juppé au 2e tour de la primaire pour permettre à ce dernier de l’emporter. Si Juppé se « hollandise » ce n’est pas un hasard, c’est ce qu’on attend de lui. Il est le candidat choisi lar avance par la technostructure qui nous gouverne (on sait comment).
    Rappelez-vous comment, en 2014, une interview par ci, un sondage lar là, les médias ont imposé l’idée Juppé alors que personne ne pensait à lui et qu’il avait dit lui-même aux municipales qu’il s’occuperait exclusivement de sa mairie de Bordeaux.
    Même si, du point de vue libéral aucun candidat n’est parfait, puissent les électeurs prendre conscience du piège qui leur est tendu. Entre les cinq candidats qui restent, il y a le choix.

  3. En politique, comme parmi nos intellectuels, la référence à une « élite » me fait rire jaune.
    J’apprécie ainsi votre métaphore du « peuple de paysans », soucieux (uniquement?) de …

    Au risque de déplaire à certains (en ce compris sur ce site): connaissant nombre de pays et les « traits moyens » de leur population, je me pose effectivement la question de cette ABSENCE de combattivité chez beaucoup d’hexagonaux. Forts en discours (ou en gueule), mous en actions.
    Devrait-on l’attribuer à un système éducatif si mal en point et/ou aux ravages incrustés dans les têtes par nos idéologues et certains académiques ?
    Bon, je ne sais trop, mais la résultante est là.
    Ce serait là une bien triste destinée pour un pays jadis dit « des Lumières »…

  4. Pourquoi la droite prendrait elle le risque de perdre en présentant un candidat qui a déjà perdu une fois alors qu’elle a un autre candidat qui selon les sondages peut battre en duel n’importe qui. La droite a une telle avance que l’on pourrait penser qu’elle peut gagner même en présentant un âne. Mais il me semble que certains sondages donneraient Macron gagnant en duel sur Sarkozy et donc que si Sarkozy était choisi à droite grâce à son noyau dur de militants hystériques, il serait à la merci d’un candidat plus consensuel émergeant à gauche (hypothèse Hollande se retire, Macron se présente, les centristes se rallient à lui ainsi que les électeurs de droite allergiques à Sarkozy). Par ailleurs les programmes des candidats de droite sont assez voisins. Et enfin, il ne suffit pas d’avoir un programme, il faut pouvoir l’appliquer sans déclencher une guerre civile et sans préparer une nouvelle alternance à l’élection suivante. Donc avantage Juppé.

    1. Sarkozy a du caractère, Macron aussi. Hollande n’en a pas; Juppe, on se demande.
      Les Français après 5 ans de Hollande, aspirent à avoir un patron, un vrai.
      Alors, si Sarkozy en se présentant, faisait élire Macron ! Et alors ?
      Macron et Sarkozy feraient à peu près là même politique sur tous les plans parce qu’il s y seraient contraints : le chômage, l’état de nos finances et de notre éducation nationale, la situation internationale, islamisme, la concurrence des pays émergeants, ne laissent pratiquement aucune liberté de manoeuvre à des dirigeants responsables.
      un peu de PMA en plus ou en moins ou de vivre ensemble, ne changeraient pas grand chose à l’affaire.

      1. Effectivement les contraintes ne laissent que peu de marges à des dirigeants responsables mais Sarkozy est il de cette catégorie ? Par ailleurs pour une fois que les primaires redonnent un peu de pouvoir aux électeurs au lieu de laisser le champ libre aux tambouilles des appareils des partis, on ne devrait pas s’en plaindre !

        1. pouvoir ou manipulation des electeurs?

    2. « Pourquoi la droite prendrait elle le risque de perdre en présentant un candidat qui a déjà perdu une fois alors qu’elle a un autre candidat qui selon les sondages peut battre en duel n’importe qui. »
      Lors d’une récente présidentielle française, le candidat Bayrou était donné vaincoeur au second tour quel que soit l’autre candidat. Ils gagnait haut la main tous les duels.
      Oui mais voilà, ce présidentiable pré-élu n’a pas franchi le premier tour.
      C’est tout le vice de ce système électoral uninominal à deux tour, a majorité absolue : au premier on vote bêtement, au second on voté contre. Et donc l’Elu est toujours le mauvais choix, puisque ce n’est pas un choix !

      1. Exact. Le scrutin à deux tours force la main aux électeurs (le vote utile à un stade prématuré de la consultation est inéluctable). Mais avec les primaires on est dans un système à 4 tours, ce qui est un peu mieux et permet au moins à l’électeur d’élaguer un peu en éliminant d’entrée les candidats de son camp qui ne lui plaisent pas.

        1. Oui, le principe d’une primaire peut sembler intéressant, mais en fait c’est un biais. Prenons un exemple : j’ai trois gros camps, les roses, les gris et les bleu marine.
          Historiquement, les roses et les gris se partagent l’exercice du pouvoir depuis toujours, et voient d’un mauvais œil l’arrivée des bleus marine.
          L’idée qu’ils (roses et gris) adoptent est la suivante : tout va se jouer au second tour. Il y aura très probablement le candidat bleu, et soit un rose soir un gris. Et le systeme étant ce qu’il est, on est d’accord pour se regrouper a second tour pour remporter le pompon.

          Dès lors, chaque camp n’a qu’une idée en tête : disposer du meilleur candidat pour le second tour, histoire de rafler la mise.
          Ils mettent donc en place une Primaire, idée chipée aux américains sans en avoir compris l’essence et l’utilité.
          Primaire à laquelle tous les français ne sont pas conviés : il faut payer pour participer, c’est auto-organisé, et il est peu probable qu’une quantité massive de roses aillent voter chez les gris et réciproquement.

          Ainsi, le pari est que la Primaire, peu démocratique eu demeurant, au systeme électoral aussi pervers que le systeme national, est bel et bien la réelle élection présidentielle !
          On n’est pas dans un mécanisme à 4 tours, mais dans un mécanisme restreint à 2 x deux tours limités (2 tours roses, 2 tours gris), les premier et second tours de la Présidentielle officielle n’étant qu’une façade.

          On est toujours dans un systeme truqué qui a pour but non pas de retenir le meilleur candidat, mais d’éliminer les concurrents. C’est un concours, ni plus, ni moins.

          Une élection au jugement majoritaire serait largement plus démocratique, non biaisée, au résultat incontestable, et seule possibilité un peu crédible de faire émerger de nouveaux candidats et de nouveaux élus, le vote « contre » devenant de facto éliminatoire…

          1. Si je suis votre exemple : Bleu marine est de toutes façons perdant au deuxième tour qui ne sert donc à rien. Le choix déterminant est au premier tour. Qui sera en tête de roses et gris ? Le jeu des primaires (et aussi des combines d’appareil s’il n’y a pas de primaires) est forcément pour roses et gris de présenter un champion qui puisse gagner et donc récupérer au moins la moitié des voix de ceux qui ne se porteront pas sur Bleu Marine. S’ils sont rationnels ils choisiront plutôt vers le centre de gravité de cet ensemble, c’est à dire d’un coté le gris le plus proche de rose et de l’autre le rose le plus proche de gris. A mon avis le système des primaires force la main des appareils vers cette rationalité alors que sans primaires, il y a une prime pour le plus extrémiste (ou celui qui verrouille le parti). Vaut il mieux un système qui pousse aux extrêmes ou un système qui concentre les choix sur les plus raisonnables (ceux qui restent une fois les extrêmes supprimés) ? A mon avis, comme en démocratie on ne peut jamais trouver de majorité qui soit d’accord sur tout, il n’y a pas d’autres solutions que de choisir des dirigeants/représentants capables de négocier des compromis. L’extrémisme jusqu’au-boutiste se termine forcément en échec. Le système des primaires (qui est certainement encore perfectible) me semble donc un progrès sur le système plus rudimentaire du vote majoritaire à deux tours.

            1. Oui, je suis d’accord sur l’analyse. Le problème de note systeme de vote biaisé totalement la représentativité des élus. Dans cette petite vidéo très didactique, ont montré cependant qu’il existe d’autres systèmes plus « justes » en la matière. Je ne présume pas du résultat sur nos présidentielles à venir, mais il est probable que le futur vaincoeur ne l’aurait pas été avec un systeme plus équilibré, comme celui du « jugement majoritaire » :
              Réformons l’élection présidentielle !

              1. La majorité simple a le gros défaut que si un camp a 2 candidats quasi indiscernables, ils auront en gros la moitié des voix qu’aurait eu un seul. L’isolé aurait pu gagner mais les dispersés sont condamnés face à un camp qui ne se disperse pas (et qui est donc vraisemblablement autoritaire en interne et présumé autoritaire s’il exerce le pouvoir !).
                Le meilleur système (hélas un peu compliqué à mettre en œuvre) est de demander à l’électeur de classer tous les candidats. L’électeur peut ainsi mettre en tête sans remords son préféré en sachant que si celui-ci n’a aucune chance sa voix ne sera pas perdue car son deuxième choix sera pris en compte ou son troisième si le deuxième est lui aussi trop minoritaire… Cela revient en fait en un seul tour à avoir l’équivalent d’une élection avec un grand nombre de tours, avec un candidat éliminé à chaque tour. A ma connaissance ce type de système serait celui qui donne le plus de pouvoir à l’électeur et le moins de pouvoir aux appareils politiques. La complication est bien sur le dépouillement et la difficulté à faire comprendre le processus de liste ordonnée à des électeurs peu évolués.

                1. C’est effectivement un peu compliqué, mais,pas impossible. LaPrimaire.org utilise ce systeme, via un vote électronique et une blockchain pour supporter le tout. C’est tout à fait déplorable à l’échelle d’un pays comme la France, et nous y gagnerions pour toutes les élections, a toutes les échelles.
                  Et enfin on cesserait de confondre Démocratie et systeme électoral.
                  Et on arrêterait de nous rebattre les oreilles avec la,légitimité de l’élu par rapport à un simple « nommé »…

                  1. Merci de l’info. J’ai suivi les liens. Le système Laraki est effectivement bien plus juste. J’avais pensé à un système similaire qui lui aussi assure que le gagnant de Condorcet (celui qui peut battre tous les autres en duel) est effectivement le gagnant et ne peut pas être éliminé au premier tour d’un scrutin à 2 tours). Apparemment Bayrou aurait été gagnant avec un tel système. Et Juppé le serait sans doute aujourd’hui.

    3. Si la crainte du choc anaphylactique à l’injection d’un 1/4 de mg de libéralisme interdit de voter pour un candidat aussi conciliant que Juppé , peut-être faudrait-il entreprendre un traitement national de désensibilisation à la liberté, seul réel espoir d’entrevoir une unité sociale jamais retrouvée depuis 1789.

  5. C’est surtout Juppé envers et contre tout, histoire de préserver la technostructure qui nous gouverne. Un exemple: il ne compte pas revenir sur le monopole syndical.
    Sarkozy est mis en avant pour être l’adversaire de Juppé au second tour de la primaire et permettre à ce dernier de l’emporter.
    Les électeurs doivent se rappeler qu’il y a cinq autres candidats, même si aucun n’est parfait du point de vue libéral…

  6. Que ce type ose se représenter nécessite une hontectomie très puissante, que des français pensent à revoter pour lui est tout bonnement incroyable, à se cogner la tête sur le premier mur qui passe…

    1. Oui, je suis bien d’accord. Mais les français n’utilisent pas leur cerveau ou leur mémoire quand ils vont voter : ça se serait remarqué dans le cas inverse.
      Cette élection est un avatar de la Foire du Trône : elle est juste là pour nous permettre de raler, de nous exprimer, de nous donner un semblant de Démocratie, mais c’est tout.
      Les hauts fonctionnaires qui rédigent et orientent nos grandes Lois sont inamovibles, et les syndicats qui dirigent la vie sociale et économique du pays resteront en place. Celui qui pense que la présidentielle ou les législatives peuvent changer quelque-chose à notre pays se trompe gravement…

    2. La situation politique française est tellement catastrophique que Sarkozy a pu très vite se rétablir de cette honte.

      La gouvernance de l’exemplaire Hollande est pire, Juppé refait le coup du « je ferais à la France ce que j’ai réussi à Bordeaux » (on peut se souvenir des mêmes promesses de Chirac ou encore de Ayrault, resp. Paris et Nantes).
      Et Fillon (le meilleur compromis selon certains à la mémoire courte) n’avait guère réussi à s’imposer à la tête de l’UMP, ce qui avait par contre coup amené le retour de Sarkozy.

      Donc, je ne vois pas pourquoi on ne devrait pas considérer le vote de Sarkozy : il avait reconnu la valeur de Fillon on le gardant, compris le danger de la crise de 2008, prit des initiatives à l’extérieur… En voulant être méchant, je dirais que les Progressistes sont très peu reconnaissants de tous les preuves de bonne volonté qu’il leur a prodigué.

    3. @chumle
      Pourquoi ? Je suis saint d’esprit, je crois, et je pense que Sarkozyne serait pas un mauvais choix.

      1. Il me semble que se croire saint d’esprit est une des caractérisriques de la folie…

        Sarkozy est le pire choix(en dehors de FH, qui est hors catégorie)
        De mémoire et juste comme ça, citez moi Une seule réforme qu’il ait fait 🙁 qui ne soit pas une des centaines de nouvelles taxes de son mandat, des milliards dépensés par tours de bras en pure perte)
        L’agitation dans tous les sens comme un poulet sans tête pour faire croire qu’il agit ne compte pas et l’autoentreprenariat non plus vu que de sa bouche même « il regrette »…
        Je vous laisse la parole : une seule chose qui marche mieux après son passage qu’avant

        1. Merci pour le diagnostic.
          Vous êtes si péremptoire (je diagnostique une mentalité de petit chef), que toute tentative de dialogue me semble vaine.

          1. bon , alors j’attendrai encore longtemps que l’on me cite quelque chose qui marche mieux après sarko qu’avant…
            quand à vos diagnostics sur ma personne, ils sont aussi « bons » que votre choix d’aller dépenser 4euros pour faire reélire la personne qui porte une grande part de la responsabilité de la situation ou se trouve la france

            1. Et hargneux avec ça.

              1. Et hargneux avec ça.

                Je le trouve au contraire plein de retenue vu votre ton.
                Sinon, vous avez une vraie réponse sur le bilan de la présidence de Sarkozy ?

    4. C’est en tout cas une impression assez dominante à l’étranger. Cela ne lui sera pas un atout en politique extérieure!

  7. J’ai l’etrange impression qu’a contrepoints on est un peu partisan.
    La droite a tout interet à voter au second tour Fillon face a Juppé pour un vrai debat entre deux conceptions des réformes différentes.
    Envoyer Sarko créera les conditions d’un tout sauf Sarko et enverra mécaniquement Juppe et ses réformes molles a l’election présidentielle. Je doute que ce soit ce que veulent les électeurs LR dans leur ensemble. Fillon est un homme d’Etat.

  8. Sans Chirac ni Juppé le choc psychologique de l’introduction de la LFSS et de l’ONDAM en 1996 sur le destin de la SS n’aurait pas eu lieu. La SS et son monopole liberticide auraient été enterrés et des successeurs libéraux installés. La liberté des Français aurait été retrouvée. et les lois du marché intelligemment et fermement encadrées auraient permis à la créativité des assureurs de prouver son efficience. Ceux qui connaissent le philosophe suisse Denis Müller savent que « La santé n’est pas un bien public. C’est un bien privé financé publiquement ». Simone Weil comme MS Touraine ont agi en maîtres absolus du peuple français emmitouflé dans sa douillette servitude volontaire.Ennemis de la liberté, ayez le courage d’abandonner votre qualité d’homme et de revendiquer cet esclavage qui vous rassure.

  9. Entre des fachos de gauche et des fachos de droite, le non choix va être facile.

  10. j’aime sarko mais je lui préfère hollande mais a hollande je lui préfère bokasa mais a Bokasa je lui préfère kadafi !! mais a kadafi je lui préfère Mussolini mais à mousolini je lui préfères Adolphe van Führer Mais a tous cela il leur faut un rois alors je choisirais louis x v i Voilà bien les grenouilles qui voulaient un Roi n’est ce pas «  » rendez vous en 2017 : Désolé pour cet impair mais je n’ y serais point 🙂

    1. vous avez raison, abstenez vous, mais ne venez pas baver après .

      1. Neuf français sur dix n’ont pas confiance dans leur politiques.

        Dire qu’on récolte les fruits de son inaction si on n’a pas voté pour la peste ou le cholera, les seules choix possible, c’est entretenir l’illusion d’une  » démocratie représentative » .

        1. Les français ne font pas confiance à leurs hommes politiques, cependant six millions d électeurs sont prêts à voter pour un parti de bonimenteurs, qui a 1 député. Qui ne dirige aucune Région.PAR CE QUE LA MAJORITÉ DES FRANÇAIS N’A PAS VOTE POUR EUX ET N’EN VEUT PAS.
          Qui promet une « France apaisée » comme si cela se décrétait par ordonnance. Avec un programme désuet, est irréaliste.
          Où, est la cohérence ?
          La constitution française garantit la démocratie. Si vous ne la trouvez pas à votre goût, allez voir ailleurs, c’est toujours mieux chez les autres.

          1. Axel: La constitution française garantit la démocratie

            Et le dictionnaire vous explique le sens de ce mot: dêmos, « peuple » et krátos, « pouvoir ».

            « Pouvoir du peuple », le peuple français n’en a absolument aucun. L’esprit et la lettre de la constitution et surtout de la Déclaration des droits de l’homme sont violés jusqu’au dernier degré en France. Nous avons de fait une monarchie en circuit fermé qui coiffe une aristocratie bureaucratique qui règne sans partage pour leur seul bénéfice et celui de leurs amis.

            cependant six millions d’électeurs sont prêts

            à suivre ce que disent les « journalistes », composé de parvenus qui ont les deux mains dans la gamelle et qui allument feu et contre-feu pour protéger la bureaucratie qui mange 57% de la richesse du pays.

            Axel: allez voir ailleurs, c’est toujours mieux chez les autres.

            C’est fait et c’est effectivement mieux, puisque c’est un pays réellement démocratique, libre, riche quasi sans dette et sans chômage, mais je suis inquiet d’avoir derrière ma nouvelle frontière une république bananière qui s’enfonce dans la pauvreté et la faillite au son des clairons nationaliste-socialiste de plus en plus lancinants.

  11. Et le retour du front de soutien du gourou Sarkozy sur Contrepoints par son SEUL adorateur ici meme.

    Soyons sérieux 2 minutes, Sarkozy est le plus interventionniste, le plus étatiste qui existe, le pire des candidats des primaires… avec Poisson… mais bon.
    On le voit dans tous ces discours, dans tous ces propos, et je dirais meme dans son programme, que génération libre a étudié et il ressort en effet avant dernier avec Poisson derrière http://www.generationlibre-primaires.fr/ c’est tout. Et meme sans leur aide, a chaque sortie de celui-ci, c’est une sorite interventionniste…

    Après je ne critique pas le communisme, l’étatisme, le populisme,… chacun ces choix, mais ne le faites pas passer pour une victime, il a dirigé la France, et le résultat c’est qu’il n’y a rien… rien… son bilan est nul… donc pourquoi vouloir le défendre ? Je n’arriverais jamais a comprendre… jamais… et je précise, que je ne fais pas de l’anti-sarkozy primaire, comme son fanclub va prétendre, j’ai voté pour lui en 2005… mais les résultats sont tels qu’il n’a rien fait et que surtout… son programme actuel est un pure produit étatisto-interventionniste.

  12. La France jacobine ne pourra enfin accéder à la démocratie (voir l’indice de démocratie de « the Economist ») sans une réforme radicale de ses traditions ou une autre révolution (cf le colloque du Conseil d’Etat de 2015: « l’Etat: Réforme ou démantèlement? ») .. Les seuls candidats capables d’un tel virage sont les deux bonapartistes en compétition , Sarkozy et Coppé. Mais il faudra les surveiller de près pour ne pas réitérer Waterloo. Les délais impartis me paraissent trop courts pour envisager un réel changement à court terme. Il faut leur préparer la terrain pour 2027. J’en tire la conclusion logique que seul JF Coppé est un candidat potentiellement utile pour l’avenir de la France. La démocratie ne se négocie pas, elle s’impose.

  13. J’aimerais juste revenir sur l’expression consacrée « peuple de paysans » jusqu’à l’avènement de l’agriculture moderne TOUS les pays du monde était constitués en majorité de paysans, je ne vois pas de raisons de différencier la France et les Français dans cette histoire.

    C’est un cliché digne de celui des Champs-Élysées : « la plus belle avenue du Monde ».

  14. n’oublions pas comment Sarkozy a perdu en 2012, uniquement sur les mensonges et calomnies de « Moi président je « .

  15. GIGI n’oublions pas que N.Sarkozi a perdu en 2012 par les mensonges et calomnies de Monsieur  » MOI PRESIDENT JE « 

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