Bastiat défenseur infatigable du libre-échange (vidéo)

Publié Par Ferghane Azihari, le dans Histoire du libéralisme

Par Ferghane Azihari.
Un cours de l’école de la Liberté

Les lois céréalières constituaient une série de mesures destinées à entraver le commerce de céréales entre le Royaume-Uni et l’étranger. Comme toutes les mesures protectionnistes, elles ont eu pour conséquence de limiter artificiellement l’abondance des marchandises visées.

Il s’agissait à l’époque de protéger les privilèges de l’aristocratie foncière qui avait tout intérêt à élever les barrières pour assujettir la population britannique à ses monopoles commerciaux. Les effets de ces mesures furent terribles.

Les effets terribles des monopoles commerciaux

Ces monopoles ont naturellement rendu les grains beaucoup plus chers. Ils ont impacté d’importantes industries comme celle du pain, plongeant ainsi les classes populaires dans des difficultés insolubles pour satisfaire un besoin vital comme celui de se nourrir.

C’est dans ce contexte qu’un industriel britannique du nom de Richard Cobden entreprit dès 1838 de mener une vaste campagne pour demander l’abolition du protectionnisme agricole et l’ouverture unilatérale du Royaume-Uni au libre-échange : c’est la naissance de l’Anti-Corn Law League.

Frédéric Bastiat apprit l’existence de ce mouvement en 1843 qui l’influença profondément pour le restant de ses jours. Émerveillé par le succès de ce mouvement politique, il tenta d’importer sa lutte sur le territoire français, notamment en publiant son ouvrage Cobden et la Ligue, ou l’agitation anglaise pour la liberté des échanges.

Les bienfaits du libre-échange

Encore aujourd’hui, le libre-échange est au centre de toutes les controverses médiatiques en dépit du large consensus qui caractérise le monde académique sur ses bienfaits.

En étendant la libre division du travail au-delà des frontières nationales, le libre-échange permet aux consommateurs de jouir d’une plus grande concurrence pour satisfaire leurs besoins au moindre coût.

Par le jeu des avantages comparatifs, il encourage une meilleure spécialisation des industries et accroît la productivité de chacun. Le libre-échange favorise donc la production globale de richesses et la réduction de la pauvreté. C’est effectivement ce qui est attesté depuis plusieurs décennies dans les pays qui adoptent une plus grande ouverture vis-à-vis du commerce international.

 

  1. Une erreur dans le discours : le traité de libre-échange Cobden-Chevalier s, Napoléon III l’a signé en 1860, date de son entrée en application.

  2. Désolé, mauvais envoi… L’erreur dans la vidéo tient à la date de la mort de Bastiat, 1850, pas 1866. Le traité Cobden-Chevalier, traité de libre-échange entre la France et l’Angleterre, date lui de 1860. Il ne s’agit nullement d’un traité signé « après la mort de Bastiat en 1866 », comme il est dit après la cinquième minute.

  3. La France n’est pas simplement le pays de la monarchie absolue et de la centralisation jacobine ; elle est aussi l’un des principaux berceaux de la philosophie libérale et compte nombre d’auteurs majeurs qui ont œuvré à penser les conditions de la liberté. Retrouvez la note de M.Perrier à ce sujet sur notre site Fondapol. goo.gl/APNx7J

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