L’éolien : ce montage qui repose sur du vent

Publié Par Michel Gay, le dans Énergie et matières premières

Par Michel Gay.

Les Européens continuent d’être les victimes d’une énorme propagande qui leur présente l’éolien et le photovoltaïque comme des solutions d’avenir.

C’est une idéologie distillée quotidiennement par les médias qui rivalisent de sornettes quand il s’agit d’énergies alternatives renouvelables. Ils ne fournissent jamais de véritables argumentaires avec des preuves chiffrées. Étrangement, ces affirmations trouvent peu d’échos négatifs chez les politiques et les professionnels de l’énergie. Il est vrai que l’Europe a lancé ces initiatives et qu’elle encourage ces mystifications à coups de taxes et d’impôts constituant une manne financière facile pour les affairistes.

Ces gadgets écolos sont pourtant des non-sens coûteux qui ne peuvent être que des appoints intermittents soumis aux caprices de la météo. Les investissements colossaux consacrés aux énergies renouvelables éolienne et photovoltaïque sont des aberrations incompréhensibles pour des esprits rationnels qui attendent une meilleure utilisation des fonds publics.

La puissance THÉORIQUE installée d’une éolienne de 150 mètres de haut (la plus courante avec trois pales de 72 m de diamètre) est de 2 mégawatts (MW). Pourtant, elle ne commence à produire de l’électricité que si la force du vent est supérieure à 30 km/h (en dessous de cette vitesse, les pales tournent sans rien produire), et elle ne produit sa pleine puissance qu’au-delà de 60 km/h.

La production réelle des éoliennes

En réalité, en France, la production moyenne d’une éolienne sur l’année se situe entre 15% et 20% de la puissance installée. Pour les éoliennes en mer « off-shore », elle serait comprise entre 23 et 25 % de la puissance installée.

Il faut au minimum 2.500 éoliennes de 2 MW (5000 MW) pour produire autant en moyenne sur l’année qu’une centrale nucléaire de 1.000 MW.

Mais il faut aussi y ajouter une centrale à gaz ou à charbon de 1000 MW pour répondre au besoin en électricité également les jours sans vent fort, c’est à dire pendant environ 75 % du temps.

Ou alors, il faut trouver le moyen (à inventer) de stocker massivement à grande échelle de l’électricité au niveau des nations en dehors des quelques pourcents provenant des barrages déjà saturés.

Les éoliennes ne fournissent que sporadiquement de l’énergie électrique et, la plupart du temps, la production est voisine de zéro, tandis que la centrale nucléaire fournit de l’énergie toute l’année.

De plus, le « foisonnement » du vent est une vaste tromperie : il y a des jours entiers sans vent sur toute l’Europe occidentale.

En clair, les locomotives électriques ne pourront pas être alimentées directement par l’électricité éolienne. Le réseau électrique national sera nourri avec un peu d’énergie d’origine éolienne, quand il y aura suffisamment de vent.

De qui se moque-t-on avec l’éolien ?

Y-aurait-il une consigne d’habituer les citoyens à des informations doucereuses concernant les éoliennes et le photovoltaïque en tordant le cou à la réalité ?

Bien sûr, le particulier peut installer des panneaux photovoltaïques… s’il les paye sans être subventionné pour l’achat et la production, et s’il veut attendre 20 ans pour obtenir son retour sur investissement incluant le prix des panneaux, de la pose et de la maintenance.

Sans énergie à faible coût, les industries européennes vont mourir et quelques pays d’Europe prendront le chemin du sous-développement. Nos impôts servent à satisfaire les fantaisies d’écologistes et d’affairistes avec, en prime, quelques inconvénients visuels et de santé liés aux éoliennes.

Et si on installait des voiles sur les trains, les voitures et les camions ? Ce serait aussi une belle escroquerie intellectuelle et financière, mais celle-là serait peut-être plus visible.

Comment vous le dire ?

Sur les capacités et la place des énergies renouvelables dans la transition énergétique, on vous balade !

  1. bah , il faut voir ça d’un point de vue plus large et être confiant dans l’avenir , si on n’avait pas cette lubie écolo , on aurait pu dépenser cet argent plus utilement mais où et utile a qui ?

    1. Christophe CLEMENT

      Ou ne PAS le dépenser; on a des dettes pharaoniques: pas de problème pour trouver une utilité à ne PAS dépenser !

    2. « mais où et utile a qui  »

      N’importe où et n’importe qui, pourvu qu’il y ait un retour sur investissement.

      1. le retour sur investissement se fait toujours au détriment de quelqu’un . tu investis pour prendre des parts de marché ou créer un besoin nouveau …au détriment de besoins anciens. dans tous les cas un seul tire son épingle du jeu (et quelques entrepreneurs talentueux): l’état et ses propriétaires .toujours gagnants , ils n’investissent pas , ils se contentent de ramasser , leur but , le maximum d’échanges quel qu’ils soient ( ce qu’on bien compris les ‘libéraux’).
        l’économie est une science et suit les grands principes de la physique , et en physique aucune transformation a un rendement égal ou supérieur a 1 ..il y a toujours des pertes et en conséquence plus il y a d’échanges( croissance) plus les pertes sont importantes ( dettes ?) …d’où notre situation désespérée entrainant des solutions désespérantes du genre éoliennes (comme si l’énergie était un problème majeur) ou retour à la terre des écolos…. la nature a un rendement égal a 1 , rien ne se perd tout se transforme .pas sur que cela soit a l’avantage des hommes car meme si notre économie est vouée a la destruction/renaissance grâce a la non immortalité des hommes , on sera toujours plus nombreux en ne regardant pas le passé mais l’avenir et c’est ce qui me rend optimiste malgré les éoliennes , l’une des premières énergies exploitées par les hommes après le feu …quel retour en arrière, dingue 😉

        1. « le retour sur investissement se fait toujours au détriment de quelqu’un »
          Donc selon vous, il ne fallait pas commencer par créer l’agriculture et l’élevage ?
          En améliorant les rendements, ces industries ont détruit les métiers de cueilleur et de chasseur et de plus ont permis l’augmentation de la natalité, donc l’augmentation du chômage…

           » la nature a un rendement égal a 1″
          Faux, il faut sans cesse ajouter de l’énergie (solaire) à la nature pour qu’elle fonctionne. Et l’énergie solaire c’est de l’énergie nucléaire à la base (fusion). Donc la nature consomme des atomes sur le soleil. Quand il n’y en aura plus, la nature s’éteindra.

          La vision statique ne marche pas. Nous sommes en évolution dans un univers en évolution.

        2. « le retour sur investissement se fait toujours au détriment de quelqu’un … un seul tire son épingle du jeu »

          Oui, et alors ?

          Que ce soit au niveau d’un individu, d’une entreprise, d’un pays ou de l’humanité, le respect de ce principe ne sert qu’à assurer la perpétuation de sa misérable existence. Et au niveau de l’humanité il ne peut y avoir qu’un gagnant ou un perdant. S l’humanité n’était pas gagnante en appliquant ce principe, nous serions resté une sorte de singe ou aurions plus vraisemblablement disparu.

          1. et alors , si l’éolienne se vend vendons de l’éolienne et n’allons pas pinailler sur son cout , est ce qu’on pinaille sur le cout d’une Tesla ?

            1. On ne les vend pas, on les donne. (sans demander l’avis du propriétaire qui est le contribuable). Et même si c’était avec son accord, ce serait à peu près aussi intelligent que de donner ses silos à grain aux souris.

        3. le retour sur investissement se fait toujours au détriment de quelqu’un

          Vous avez une conception totalement erronée de l’économie. La création de richesse, ça vous dit quelque chose?

        4. Reactitude ,
          « le retour sur investissement se fait toujours au détriment de quelqu’un . tu investis pour prendre des parts de marché ou créer un besoin nouveau …au détriment de besoins anciens… »

          Les fabricants de machine à laver auraient fait du tort aux lavandières… qui étaient souvent les mères de famille ?
          Votre erreur vient du fait que comme les écolos vous croyez qu’il y a une production finie, une richesse finie… alors que toute nouvelle production crée des emplois qui augmentent les besoins qui créent des emplois qui augmentent les besoins….
          Le fait que le PIB marchand augmente sans discontinuer au fil des années et des siècles bien au delà de l’augmentation de la population devrait vous en convaincre.

    3. En mettant sérieusement ces montants énormes sur l’isolation des maisons, on aurait un parc immobilier proche de la maison passive, ce qui limiterait nos besoins en énergie, augmenterait le pouvoir d’achat des gens, limiterait la pollution due au chauffage – quel qu’il soit – etcr&erait de très très nombreux emplois.

      Réactitude, vous manquez de vision.

  2. « Et si on installait des voiles sur les trains, les voitures et les camions ? »

    Pas assez cher mon fils !

    Alors on installe des PV sur un avion. C’est encore moins efficace, beaucoup plus cher mais beaucoup plus moderne.

    1. L’avion à fusion nucléaire devrait en décoiffer un certain nombre…

  3. Danièle Cosson-Schéré

    Bel article qui appelle un chat un chat, et que le hasard me fait lire immédiatement après celui consacré par Le Point à Pâris Mouratoglou, géant de l’énergie renouvelable qui confirme la démonstration a contrario. Il a investi en Grèce et en Israël et va le faire en Asie, car les parcs solaires et éoliens ne sont rentables…( pardon pour cette Lapalissade) que dans les pays où il y a beaucoup de vent et de soleil. Et il a choisi des pays qui ne subventionnent pas les dites industries.

    1. Cet article est bidon, tout simplement

    2. On n’a pas dû lire la même chose :
      « Détail qui a son importance : EDF est tenue de racheter l’électricité photovoltaïque à des prix largement subventionnés (de cinq à dix fois le prix du marché). Ce sont les clients d’EDF qui paient la différence au titre de la contribution au service public de l’électricité, une petite ligne sur votre facture.

       » EDF touche le beurre et l’argent du beurre « , dit un concurrent spécialiste des toitures solaires. Le beurre, ce sont les subventions reçues par la maison mère, EDF, pour compenser le prix élevé de l’électricité solaire. L’argent du beurre, ce sont les gains retirés par sa filiale EDF EN, celle de Mouratoglou, en vendant plein pot cette même électricité. »
      ….
      « Bouc émissaire. Mouratoglou n’est pas loin de penser la même chose, lui qui n’a pas son pareil pour chasser les aides sur la planète entière. D’où son activisme. Ses équipes, rodées, montent des dossiers très vite. »

      http://www.lepoint.fr/economie/mouratoglou-le-tycoon-de-l-energie-verte-10-02-2011-1296785_28.php

      1. En ce qui concerne le solaire ton argument est tout a fait exact, et je te rejoins la dessus.
        Par contre pour l’éolien, il en est tout autre…
        Regarde bien ta facture et surtout le prix du KWh auquel te vend EDF, pour information le tarif de rachat de l’éolien est de 0,082 € /kWh de la première à la dixième année. Et de 0,028 € à 0,082 €/kWh de la dixième à la quinzième année.
        Dès lors, que subventionnes-tu via la facture?

        1. arrêtez avec le prix de revient… le problème des intermittents est leur intermittence.. toute comparaison d’un kWh éolien avec un kWh produit par une source pilotable doit inclure le moyen magique qui fait que ce KWh est délivré au moment où on en a besoin point barre…sinon je produits des glace pas cher en hiver…j’exige que mon concurrent les achète pour les revendre en été et je peux m^me me ayec le luxe de dénoncer le fait que l’etat le subventionne aussi pour ça!

          1. Pas mal le coup des glaces Jacques… je note !

          2. Bah, les bobos pensent surement que leur freezer se remplit par l’opération du Saint-Esprit … Soit ils ne se sont jamais posé de questions sur la différence entre le prix de vente et le prix de production, soit ils sont d’une totale mauvaise foi.

        2. Jetez juste un oeil sur le marché spot : aujourd’hui on était entre 13 centimes et 34 centimes le kwh. Il y a même des jours en négatif.
          https://www.epexspot.com/fr/donnees_de_marche/dayaheadfixing.

          Votre prix n’inclut pas d’une part la distribution (60% du coût total EDF) ni d’autre part les énergies de substitution.
          Achéteriez-vous de l’électricité à une entreprise qui ne pourrait pas vous fournir une puissance fixe ?
          Croyez-vous qu’une entreprise vous fournissant alternativement en cas de manque de votre fournisseur éolien vous fournirait de l’électricité au même tarif que celui qui a une demande fixe ? En gros, un tel fournisseur d’électricité conventionnelle devrait, s’il acceptait contractuellement de vous fournir, prévoir un sur-investissement de ses capacités. Qui devrait payer ce sur-investissement à votre avis ? Celui qui a nécessité ce sur-investissement improductif une partie du temps ou les autres clients ?

          1. Oops c’est entre1.3 centimes et 3.4 centimes le kwh aujourd’hui… p’tain de point décimal.

            1. Pire, les producteurs doivent parfois payer pour produire… Cela fout tout en l’air 🙁

  4. La problème, c’est la subvention, l’obligation d’achat, et l’arnaque financière via la CSPE.

    Pourquoi pas subventionner (dans l’histoire, toutes les énergies ont été subventionnées), mais alors uniquement de la puissance garantie (et pas intermittente comme actuellement) ! Ça obligerait les fournisseurs d’électricité ‘renouvelable’ de stocker et de fournir de l’électricité uniquement lorsque le réseau en a véritablement besoin, et surtout d’être en vraie concurrence avec les autres fournisseurs d’électricité … et là, les déploiement d’éoliennes ne seraient plus aussi foisonnants …

  5. « Qui a dit que produire de l’électricité avec du vent était écologique et minimisait l’impact sur la nature « ? Retrouvez l’analyse de Michel Gay, pour Trop Libre, sur http://urlz.fr/3rkx

    1. Malheureusement votre intervention n’est pas recevable car totalement bidon, à la vue de l’auteur ayant une nouvelle fois démontré son incompétence dans le domaine aujourd’hui…

  6. ajoutons que entre 30 et 60 km/h de vent la puissance délivrée varie selon le cube de la vitesse du vent, donc s’il n’y a que 40 km/h de vent l’éolienne ne délivrera que 29%. Ajoutons aussi que les éoliennes ne peuventy rester trop longtemps sans tourner sans riques de pannes et on les fait tourner alors ….. au nucléaire

    1. D’une part ces chiffres sont faux ! d’où proviennent-t-ils?
      D’autre part, je serais curieux que vous nous expliquiez concrètement les propos de votre dernière phrase, assez drôle je dois l’admettre…

      1. Il suffit de demander : Lorsque l’on laisse des machines tournantes sous charge (poids du rotor et des pales ici) sans qu’elles tournent effectivement il se produit un phénomène de matage sur les pistes de roulement, phénomène qu’on appelle le brinelling. On essaie de diminuer ce phanomène en utilisant des roulements ayant plus de points de contact (ce qui diminue la charge ponctuelle) ou des roulements en céramique mais la meilleure solution est de les faire tourner lentement. Ce phénomène apparaît aussi sur les engrenages.
        Sur les éoliennes ce phénomène est amplifié par les vibrations induites par les pales.
        https://en.wikipedia.org/wiki/Brinelling

        1. Ce phénomène de brinelling occasionne des vibrations (la cage des roulements est marquée) qui conduisent à la destruction rapide des roulements pourtant correctement dimensionnés.

          1. Intéressant. Ne s’applique cependant pas aux éoliennes, qui tournent environ 90% du temps. La nuance entre temps effectif de fonctionnement et facteur de charge (temps équivalent pleine puissance) ne vous aura pas échappée…

            1. qui tournent environ 90% du temps. Pour autant que le vent souffle à plus de 30 km/h…

              1. Comment expliquez-vous qu’une E-70 produit de l’énergie dès 3m/s? Par l’opération du Saint-Esprit?
                (Pour information 3m/s = 10,5 km/h au cas ou…)

                1. Comment expliquez-vous que vous osiez posez cette question, sachant probablement COMBIEN (*) une E-70 produit « de » l’énergie dès 3m/s?
                  l’opération du Saint-Esprit ne me semble pas loin, effectivement …

                  (*) ~ 1% de sa puissance nominale ? moins peut-être ? pas de quoi rendre le moindre service en tout cas.

                  1. Le sujet initial vous a échappé cher P.
                    Je répondait simplement à Michel C qui pensait qu’en dessous de 30km/h, les éoliennes ne tournaient pas ce qui risquait d’endommager grandement les roulements des rotors.
                    C’est pourquoi, je l’ai rassuré en lui certifiant que les rotors des éoliennes sont très rarement bloqués (sauf en cas d’intervention particulière, pour la sécurité des techniciens). Quoi qu’il en soit aucun problème de roulement lié à un verrouillage mécanique à signaler.

                    1. Ne rajoutez pas de la mauvaise fois svp, vous n’êtes pas sur un site d’illettrés.
                      Vous disiez que  » la production électrique de cette éolienne débute dès 3m/s de vent… ».
                      Alors qu’en fait elle ne produit que 18kW à cette vitesse soit 0.7% de sa puissance nominale ce qui n’arrange pas le facteur de charge puisque c’est de cela dont il s’agit.

                    2. N’en déplaise à Sam Player, je confirme (fiche technique à l’appui) qu’une E-70 commence à produire de l’électricité dès 3m/s, il est bien évident qu’à cette vitesse de vent particulièrement faible, la production n’est pas de 2MW.
                      Rappel: le principe d’une éolienne est de transformer l’énergie du vent en énergie électrique.
                      Par conséquent, son fonctionnement n’est pas binaire (ce n’est pas du tout ou rien), la production électrique fluctue en fonction de la force du vent.
                      Dès lors, le fonctionnement d’une éolienne peut être associé à la citation d’Antoine Lavoisier:
                      « Rien ne se perd, rien ne se créé, tout se transforme ! »

                    3. Oui 18kW suivant la fiche technique dans les conditions optimales : pas de turbulences et poids volumique de l’air optimal (sans humidité). C’est quand même curieux d’insister sur une production d’électricité en autonomie et d’insister sur une puissance de 1/127ème de la puissance installée….

                2. 1 %, c’est négligeable. perdu dans les diverses transformations pour rester dans la cadence, synchrone à 50Hz?
                  Cela compense-t-il les périodes non productives ❓

                  Mais rassurez-nous, on peut très bien mettre des moulins à vent dont la hauteur de pale est de 500 m. Cela déménagera… question puissance … et bruit ❗
                  Au propre comme au figuré ❗

                  1. Bien vu Michel C, et je suis ravi de vous apprendre que les pertes en lignes sont justement limitées grâce aux éoliennes et cela même sans avoir besoin de vent. Il s’agit du Statcom (pour STATic synchronous COMpensator)
                    Pour faire simple, Il s’agit d’un contrôle du déphasage lors de la production, mais aussi les rares moments sans vent, dès lors EDF n’a plus besoin d’investir dans des batteries de condensateurs pour limiter les pertes, les éoliennes le font à leur place.
                    C’est quand même beau la technologie, sa va vite, je vous l’accorde…

        2. Et quand les éoliennes tournent, on doit avoir le même problème dans les centrales thermiques …

          1. Sur les éoliennes le rotor est en porte-à-faux alors que les turbos alternateurs sont entre paliers et ils sont laissés libres et tournent tout seuls grâce à un effet de thermosiphon (convection).

            1. Rassurez-vous Sam Player les roulements des rotors des éoliennes sont dimensionnés et conçus pour palier à ce genre de désagrément, ce qui n’empêche pas de laisser les machines en roue libre hors du vent en cas de panne par exemple…

              1. Ce n’est pas une histoire de dimenssionnement

  7. Un des plus beaux exemples d’escroquerie intellectuelle, c’est juste cet article.
    C’est officiel, nous avons désormais un rendez-vous mensuel sur contrepoints avec le « Spécialiste » de l’anti énergies renouvelable: Michel Gay.
    Que se passe t-il ? vos actions Areva et EDF continuent de plonger? ce n’est pas une raison pour raconter des salades sur internet…
    Me concernant, je ne me considère pas expert dans le domaine, juste un citoyen qui s’intéresse aux énergies renouvelables dans un pays focalisé sur l’atome.

    Bref, remettons les vrais chiffres en place dans cet article plus de douteux.
    Commençons par les chiffres d’une éolienne « théorique » selon Michel, je cite: « La puissance THÉORIQUE installée d’une éolienne de 150 mètres de haut (la plus courante avec trois pales de 72 m de diamètre) est de 2 mégawatts (MW). Pourtant, elle ne commence à produire de l’électricité que si la force du vent est supérieure à 30 km/h (en dessous de cette vitesse, les pales tournent sans rien produire), et elle ne produit sa pleine puissance qu’au-delà de 60 km/h. »
    D’une part une simple documentation technique d’une éolienne E-70 2,3 MW de marque Enercon nous permet de corriger ces chiffres honteusement falsifiés:
    Le lien: http://www.enercon.de/en/products/ep-2/e-70/ (c’est en anglais certes mais pourtant très clair, il suffit de cliquer sur « Overview of technical data ».
    Le graphique présenté nous permet de comprendre aisément que la production électrique de cette éolienne débute dès 3m/s de vent soit 10,8 km/h (il suffit de multiplier par 3,6 Michel): Rien avoir avec les 30km/h cités. Dommage.
    Ensuite une E-70 atteint les 2MW dès 13,5m/s soit 48,6 km/h (même calcul que précédemment Michel, on multiplie par 3,6)
    Il faut savoir que la vitesse de vent augmente en fonction de l’altitude, c’est pourquoi à notre niveau pour ma part 1,75m, nous avons moins de vent qu’à 100mètres (hauteur de moyeux commun en france, alors à 150m c’est encore plus efficace).
    Enfin, je suis au regrès de vous annoncer que la technologie éolienne évolue, la E-70 n’est plus le modèle le plus vendu en France, Enercon propose aussi les E-82, E-92, E-101, E-115, E-126 (7,5MW), E-141 (modèle deux fois plus grand que votre éolienne dite « théorique » qui permet entre-autre d’atteindre les 2MW dès 8m/s désormais soit 28,8km/h dont voici la documentation, http://www.enercon.de/fileadmin/Redakteur/Medien-Portal/broschueren/pdf/ENERCON_E-141_EP4_en.pdf)

    Allez, on continue avec cette autre citation signée notre spécialiste préféré, Michel :
    « En réalité, en France, la production moyenne d’une éolienne sur l’année se situe entre 15% et 20% de la puissance installée. »
    Encore une fois, une bien belle phrase pour raconter n’importe quoi, il est tout de même dommageable de passer à côté du rapport RTE 2015 ou à la page 14 indique que le facteur de charge moyen de l’éolien terrestre en France sur cette période est de 24,3%. (il serait temps de mettre à jour vos chiffres, rien que par respect pour vos lecteurs)
    source: http://www.rte-france.com/sites/default/files/panorama_des_energies_renouvelables_2015.pdf
    Encore dommage!

    Je m’arrête là pour aujourd’hui…
    A bientôt pour une contre-expertise d’un article de Michel sur Contrepoints…

    1. Bonjour Jixo
      Merci de contribuer au débat :

      Extrait de votre rapport :

       » Les éoliennes installées sont ainsi passées d’une puissance de moins d’1 MW au début des années 2000 à près de 2,2 MW en moyenne aujourd’hui. »

      Donc prendre 2MW n’est pas farfelu surtout que l’auteur du rapport doute de l’augmentation de la puissance dans l’avenir :

      « On pourrait ainsi s’attendre à une poursuite de l’augmentation de la puissance moyenne des éoliennes dans les prochaines années. Néanmoins, les contraintes de transport et d’installation d’éoliennes de grande dimension pourraient atténuer cette tendance.

      Sur votre facteur de charge, il s’agit d’une moyenne de facteurs de charge mensuels qui sont eux-même des moyennes. Je ne sais pas si quand vous étiez élève vous avez fait vote moyenne globale de vos notes sur l’année puis les moyennes de moyennes par mois, puis les moyennes de moyennes par discipline par mois… capiche ? L’électricité est un besoin immédiat et on devrait avoir un facteur de charge à la seconde, voire à l’heure.

      D’ailleurs plus que le facteur de charge c’est sa variabilité qui pose problème : (toujours suivant votre rapport)
       » La puissance de production éolienne durant l’année a varié entre un maximum de 8 266 MW (le 29/03/2015 à 13 h) et un minimum de 21 MW (le 25/06/2015 à 10 h). » … soit un facteur de charge un jeudi à 10h de pratiquement zéro, on fait quoi, on ferme boutique ?

      1. L’hypothèse d’une stagnation de l’envergure et de la puissance des éolienne ne tient déjà plus debout, nous sommes en 2016 et je vous invite à regarder les éoliennes installées cette année, leur puissance et leur surface balayée les modèles E-126 développent 7,5MW, tandis que les E-141 ont une envergure double par rapport à celle annoncée dans l’article (une mise à jour des chiffres est nécessaire visiblement).
        Concernant le facteur de charge, personnellement je fais plus confiance aux chiffres RTE qu’à ceux annoncés par Michel Gay sans aucune source citée, libre à chacun de se faire sa propre opinion sur ces chiffres.
        Vous mettez en doute la méthode ce calcul utilisée par RTE, pourquoi pas, je comprends votre raisonnement ayant moi-même suivi des études d’électrotechnique, les mathématiques étaient une matière importante, mais permettez-moi de développer un peu plus ce sujet.
        La différence d’échantillonnage ne doit pas influer énormément par rapport à une moyenne annuelle simple, quand on s’intéresse à la production d’énergie éolienne, on s’aperçoit que celle-ci correspond plutôt bien à la demande (cf. graphique page 22 du même document RTE http://www.rte-france.com/sites/default/files/panorama_des_energies_renouvelables_2015.pdf, document que je recommande à toute personne souhaitant connaître la réelle place et différentes perspectives des énergies renouvelables en France), ce qui influerai positivement sur cette moyenne annuelle (il ne serait pas étonnant d’obtenir un chiffre aux alentours de 28%) si vous avez le chiffre précis n’hésitez pas à nous le communiquer.
        En ce qui concerne la variabilité, la réponse est en partie sur le même graphique à savoir que les conditions météo influent directement sur la production éolienne, ce qui tombe bien car les périodes de grand vents correspondent à une demande accrue de consommation électrique.
        Cela couplé à un réseau électrique européen (vous n’êtes pas sans savoir que le réseau électrique français est interconnecté avec le réseau européen), de techniques de stockage d’énergies, sans oublier les technologies de compensation de déphasage permettant de limiter les pertes en ligne intégrées dans les éoliennes…donc nous ne « fermons pas boutique » pour reprendre votre expression.

        1. 2.2MW de moyenne sont les chiffres de 2015 du rapport que vous avez fourni et c’est une moyenne. Les sites favorables ayant été choisis en premier, faut-il commencer à en démonter pour en installer de plus grandes ?

          La répartition des éoliennes en Europe pour dire « il y a toujours du vent quelque part » ça s’appelle le foisonnement. On devrait donc suivant cette théorie voir une compensation des productions éoliennes entre les grands pays d’Europe… mais quelque soir le pays pris : France, Espagne, Allemagne, UK la production est toujours corrélée entre ces pays à tel point qu’avec une puissance totale installée en Europe de 65000MW en 2012 les journées avec seulement un mini de production de 10% (journalier) de cette puissance installée sont foison avec en plus des minis de 4% en horaire… et heureusement que le Danemark est là dans cette production. Mais encore faut-il regarder les productions horaires et non mensuelles, car sur les mensuelles vous les verrez moins, mais ça dépend de ce que vous voulez voir en fait.
          D’ailleurs sur le graphique que vous citez page 22 – qui est sur la même page que l’info concernant cette journée mini du 25 juin 2015 – ce mini n’apparaît pas… évidemment c’est mensuel.

        2. La différence d’échantillonnage ne doit pas influer énormément par rapport à une moyenne annuelle simple

          Ahem. Surprises pas impossible avec le sous échantillonnage…

          1. Oui on ne consomme pas une moyenne, on consomme de l’électricité au moment où on en a besoin.

        3. Donc ta révolution technologique c’est de faire des éoliennes toujours plus grandes pour régler le problème de rendement théorique maximum ? Je suis sur qu’au 12ème sciècle ils n’avaient pas penser à cette prouesse scientifique.

  8. 1- Le dossier Uramin démontre que les éoliennes n’ont pas le monopole du brassage de vent…

    2- Avec les investissements à venir dans le nucléaire français et la reprise d’Areva Réacteurs, ce n’est pas demain la veille que l’Etat pourra poursuivre son pompage intensif de dividendes EDF. Si vous parlez finance publique, il y a là un sacré impact… En attendant la Cour des Comptes s’inquiète sur la flambée du coût du nucléaire, et l’éolien poursuit ses gains de productivité.

    3- Une éolienne de 2 MW démarre sa production à 11 km/h et atteint la pleine puissance à 43 km/h. Ce qui porte le taux de charge entre 20 et 25% en moyenne. Et comme je le dis plus haut, les performances s’améliorent encore.

    4- L’avenir est dans la décentralisation de la production, les réseaux intelligents, et le stockage. A voir l’effervescence sur ces marchés, face aux difficultés des gaziers et du nucléaire – pourtant bien subventionnés – il y a de quoi réfléchir.

    5- Le développement du renouvelable intermittent précède effectivement celui d’une solution de stockage compétitive… de même que la production nucléaire précède depuis 40 ans (et pour combien de temps encore ?) une solution durable et économiquement viable pour les déchets HAVL et le démantèlement.

    Mais au fait… Que proposez-vous ?? Qui soit à la fois compétitif, propre et assure l’indépendance énergétique ?

    1. « Le développement du renouvelable intermittent précède effectivement celui d’une solution de stockage compétitive… »

      Oui je suis en train de préparer mon planning pour l’année 2184 et après je me penche sur l’immortalité (just kidding)
      Pour ce qui est du coût du stockage des déchets et avec la réglementation ahurissante il sera bientôt moins coûteux de les envoyer sur Jupiter (not kidding).

    2. 1 et 2 – c’est clair, dès que l’État fourre son nez dans l’affaire, le public est marron. Le gaz est actuellement nettement moins cher et il va le rester pour le prochain demi-siècle, c’est ça, et surtout ça, qui tue la filière de construction nucléaire. Mais l’État ne sait pas laisser mourir les affaires qui ne sont plus rentable et donc … on charge EDF avec le zombie Areva.

      3- vous n’avez manifestement aucune notion de physique. La puissance d’une éolienne est fonction du cube de la vitesse du vent, si elle atteint sa pleine puissance à 43 km/h alors 11km/h, elle « démarre sa production » à … 1,7 % de sa pleine charge. LOL. Les « performances s’améliorent encore » dans vos rêves : les engins actuels ne sont pas loin de la limite de Betz, il n’y a plus que des fractions de pas grand chose à gagner. Un taux de charge de 25% est ridiculement bas de toute façon, mais il ne monte pas, il descend (au fur et à mesure qu’on équipe des sites de moins en moins favorables)

      4- Il n’y a rien de plus bête qu’un « réseau intelligent », Nième avatar de l’économie administrée où le comité central décide que vous allez vous passer d’énergie là maintenant tout de suite, parce qu’il est intelligent (et vous, pas)… Et de toute façon un réseau ça ne produit rien, au mieux ça limite les pertes, alors qu’il marche déjà très bien.
      La décentralisation, pourquoi pas, mais ça implique qu’il n’y aura aucune économie d’échelle, qu’il n’y a rien à gagner à mettre en commun nos moyens de production. Çà semble assez peu probable, hors cas très particuliers.
      Le stockage ? Réfléchissez deux secondes (manifestement, vous n’avez pas encore fait cet effort…) : un outil de stockage, c’est un outil qui sert une partie de son temps d’outil de production, une partie en régénération de sa capacité de production. Mais c’est d’abord un outil de production, et comme tel, il coute autant qu’un outil de production (plus ce que coute sa capacité spéciale : se recharger !)… alors qu’en moyenne il ne produit rien, et qu’il ne fonctionnera en mode productif qu’une fraction de son temps (ce qui fait que les couts en capital seront amortis sur une production moindre, donc plus cher). Ce n’est pas faute de solution technique qu’il y a très peu de stockage (voir 5-), c’est juste que ça ne sert pas beaucoup : les seules stations de stockage qui existent sont en fait des stations de production, pourvus accessoirement d’une capacité de récupération d’énergie
      Donc, dire d’un système de production qu’il sera sauvé par le stockage, c’est dire qu’il ne vaut pat un clou en lui même. Stockage ou consommation immédiate, il faut toujours faire la production avec le moyen le moins couteux. Or les derrick à vent ne sont pas les moins couteux, de très loin.
      Subventions des gaziers et du nucléaire? LOL. Laissez moi vous subventionner, si vous voulez : je vais vous prendre une somme, et vous en rendre la moitié alors que je pourrai tout garder. C’est donc bien une subvention à hauteur de la moitié que je vous verserai (en tout cas, c’est comme ça que son comptée les fameuses subventions donc vous causez). Chiche ?

      5- « Le développement du renouvelable intermittent précède effectivement celui d’une solution de stockage compétitive ». C’est complètement faux : la technique du stockage d’énergie est parfaitement rodée, proche de l’optimum théorique, et utilisée depuis bien avant le renouvelable intermittent. Une STEP a pas loin du meilleur rendement possible, et les coûts les plus bas possibles, on ne fera jamais mieux. Mais ça coûte quand même autant qu’une centrale hydro qui, elle, produit ! Du coup, ça ne peut pas rendre compétitif un renouvelable intermittent qui n’est rien d’autre qu’un parasite inutile (pour le même prix, mieux vaut une centrale classique capable de produire quand on a besoin , plutôt qu’au hasard…)
      Idem, les solutions durables et économiquement viable pour les déchets HAVL existe depuis l’origine : retour à la mine d’origine, enfouissement en zone de subduction pour retour dans le magma, recyclage des combustible (surgénération), utilisation permanente pour les centrales (mais bon dieu pourquoi démanteler un truc qui fonctionne ???) . Mais c’était pas assez cher et profitable, on a donc assisté à une curieuse alliance objective entre le lobby nucléaire et le lobby antinucléaire pour promouvoir des « solutions » les plus stupides et les plus couteuses possibles,

      « Mais au fait… Que proposez-vous ?? Qui soit à la fois compétitif, propre et assure l’indépendance énergétique ?  »
      Le gaz de schiste répond à cette définition. Mais l’important pour nous n’est pas là : il est que chaque solution se finance elle-même, sans subvention, sans taxations excessive, et en couvrant tous les risques qu’elle fait courir. Si c’était l’éolien , soit (mais c’est physiquement impossible).
      Et libre à vous de planter des derricks à vent dans votre champs, si ça vous chante, tout ce qu’on veut, c’est ne pas avoir à payer de taxe pour vous subventionner.

      Et on vous propose surtout de vous mêler de ce qui vous regarde, d’arrêter de croire que vous êtes un savant capable de donner des leçons à tout le monde alors que vous n’avez rien fait du tout. Vous croyez à une solution ? n’exigez pas des autres qu’ils subventionnent votre marotte, juste mettez là en œuvre ou financez vous même ceux qui le font. Vous ne croyez pas à une autre solution ? traitez là par le mépris tant qu’on vous laisse tranquille (par contre il est juste que vous protestiez si on vous taxe pour la mettre en œuvre malgré vous). move on, just do it, et fait pas chier.

      1. Pouvez-vous nous rappeler depuis combien de temps notre pays à tout misé sur l’énergie atomique?
        Quel en est le résultat à ce jour? EDF et Areva au bord du gouffre, l’Etat se prépare une fois de plus à renflouer ces comptes désastreux avec quel argent? Je vous le donne en mille: celui du contribuable.
        Enfin si votre développement aussi long soit-il prenait seulement en compte ces éléments, je doute que celui-ci se terminerai avec des insultes.

        1. EDF et Areva sont des copinages d’Etat dont la faillite ne prouve que l’idiotie de confier le monopole de l’énergie aux politicien-ne-s, et absolument rien sur l’opportunité des choix stratégiques et techniques. A ses débuts, l’énergie atomique nous a permis d’ailleurs d’avoir un avantage compétitif sur les pays dépendant du charbon et du pétrole, avantage gaspillé dans des aventures au grand profit de nos groupes de BTP et de nos fabricants de cuves qui font payer trois fois la même camelote à trois fois le prix de l’or. L’éolien nous fait payer pareil l’électricité à prix d’or, en arrosant un maximum d’escrocs. C’est juste pour perpétuer les escrocs au moment où certains se lassent d’arroser les grands groupes de BTP et de plomberie.

        2. « Pouvez-vous nous rappeler depuis combien de temps notre pays à tout misé sur l’énergie atomique? »
          datons ça du 17 octobre 1973. il y a 40 ans, donc grosso modo.
          « Quel en est le résultat à ce jour? » l’électricité la moins chère d’Europe en abondance pour les consommateurs, EDF et ses salariés et l’État gavés de bénéfices pendant 40 ans, sans oublier les autres fournisseurs, zéro mort, pas de smog et quasiment pas d’autres pollutions, une certaine indépendance énergétique (pas parfaite, mais déjà enviable), et très peu de mauvaises actions diplomatiques (quelques unes quand même, mais nettement moins qu’avec l’équivalent pétrolier). Pas si mal. Y’a pas mieux en tout cas.
          « Areva au bord du gouffre », ça oui, voir le point 1 plus haut : ce qui était justifié il y 40 ans ne l’est plus : le contrechoc-gazier est passé par là et le pétrole est aujourd’hui moins cher qu’en 73, ramené au SMIC par exemple. Du coup construire de nouvelles centrale nucléaire devient économiquement absurde.
          « l’Etat se prépare une fois de plus à renflouer ces comptes désastreux avec quel argent? Je vous le donne en mille: celui du contribuable. » Hélas oui. C’est pas moi qui vais m’en féliciter…

          « Enfin si votre développement aussi long soit-il prenait seulement en compte ces éléments,  » Il le fait. c’est la loi du genre : réfuter une connerie est dix fois plus long que l’énoncer.
          « je doute que celui-ci se terminerai avec des insultes » Insultes ? quelles insultes ? Une simple leçon de morale élémentaire.

        3. Certains arguments (et chiffres) manquent vraiment de rigueur chez les pourfendeurs de l’éolien. Vous les excuserez. Mais les vôtres ne sont parfois pas davantage sérieux:

          1° « Areva au bord du gouffre »… Restons factuel : en faillite à cause de quoi? Si votre évocation du cas Fric/Lauvergeon et des prélèvements abusifs de dividendes EDF doit prouver que le gaspillage de fonds publics est réservé à la gestion du nucléaire, vous permettez qu’on remette en doute votre objectivité d’ingénieur j’espère?

          2° Et en parlant de la gestion d’EDF votre remarque: « Regarde bien ta facture et surtout le prix du KWh auquel te vend EDF, pour information le tarif de rachat de l’éolien est de 0,082 € /kWh de la première à la dixième année. Et de 0,028 € à 0,082 €/kWh de la dixième à la quinzième année. Dès lors, que subventionnes-tu via la facture? »

          Pas possible que le mécanisme de la CSPE prélevé sur chaque facture privée vous ait échappé ? Enfin dans ce cas il nous reste l’espoir que votre soutien à la politique énergétique des EnR n’ait été que lubie superficielle :

          Comparé au prix de cession par EDF à ses concurrents de 42 euros (loi NOME), le montant de la CSPE qui représente 20 à 26 euros est considérable. Elle équivaut à quelque 50% de ce montant. Dans ce montant, l’obligation d’achat devrait, selon la prévision du 15/10/2014 de la commission de régulation de l’énergie, représenter 71% de la CSPE 2015, les seules énergies renouvelables intermittentes (photovoltaïque et éolien) comptant pour 55%.

          La prépondérance des énergies renouvelables, n’est pas que relative car le montant total des charges de CSPE est passé de 1,533 milliard d’euros (dont 1,204 milliard d’euros pour la cogénération) en 2004, à charge d’EDF pour 98,5%, à 5,265 milliards d’euros en 2013. On notera que, dans la même période, les dispositions sociales ont crû de 2,0 à 133,4 millions d’euros, ce qui n’a rien d’exorbitant au regard de l’accroissement de la précarité énergétique.

          Des questions?

          1. la précarité énergétique

            Les polytocards n’en ont rien à branler du moment qu’ils sont réélus, la seule chose qui compte à leurs yeux :mrgreen:

        4. Quel en est le résultat à ce jour?

          Le PS et ses affidés au pouvoir, voilà le résultat. L’énergie pas chère a permis pas mal d’hérésies économiques.
          On est donc d’accord sur ce point 🙂

      2. Bon. C’était sympa de discuter. Je vous laisse contempler béatement le passé qui est si formidable, et ignorer le travail de pleins de gens partout dans le monde qui n’y connaissent rien en physique, ne sont pas intelligents, ne réfléchissent pas 2 secondes, et font chier (comme moi, donc).

        PS : Si vous voulez vraiment nourrir le débat, ravalez vos piques et contentez-vous d’argumenter. A moins que vous ne souhaitiez pas le débat…

        1. réponse absolument vide d’argument (*), donc apparemment si je ne vous avait pas piqué vous n’auriez rien eu à répondre du tout.

          Mais vous avez raison, et je vais me répéter : j’en ai RAF de débattre, de « nourrir le débat ». Je ne veux rien avoir à faire avec vous et je n’ai aucun objectif qu’on se mette d’accord (pour quoi faire ? pour agir ensemble ? désolé, vous allez me trouvez mauvais camarade, et j’en ai autant à votre service). Débattre ? pourquoi faire ? Même si j’ai raison, je n’ai pas l’intention de vous imposer mes idées et de vous interdire d’avoir et de mettre en pratique les vôtres, ni moi même ni via l’Etat ou autre gangster. J’ai noté, pour mon instruction personnelle, vos argument solides (zéro au compteur). En retour je vous est exposé des faits, des raisonnement accessibles à quiconque n’est pas un ignare complet, en démolissant bien soigneusement les débilités proférées quand elles relèvent de la simple ignorance ou de la paresse intellectuelle. 5 sur 5. Libre à vous de les prendre en compte ou pas, c’est votre affaire.
          Mon exigence (à votre égard, mais que je m’applique volontiers, vous pouvez légitimement m’en demander autant) reste que chacun ne fasse pas chier autrui, le laisse tester ce qu’il a envie, en profiter et en subir les conséquences. Bref je NE veux PLUS de « politique énergétique », qu’elle soit pour ou contre ceci ou cela. Plantez vos éoliennes si ça vous chante. Tout au plus attendez vous à ce que je soutienne le pigeon un peu ignorant, un peut trop confiant, qui sur vos conseils aura mis ses sous dans votre affaire pourrie, si il se plaint …

          (*) je n’appelle pas « argument » ce bête procès d’intention de « contempler béatement le passé ». Venant d’un défenseur des antédiluviens derrick à vent, c’est plutôt comique.

      3. recyclage des combustible (surgénération)

        Ce serait bien plus intelligent de les recycler que de les enfouir. Mais vu le nombre de crétins parmi les polytocards en Europe, on est pas sorti de l’auberge.
        Autre solution : payer les russes ou les chinois pour reprendre ces déchets HAVL, avec un bon prix, ils se rueront dessus…
        Les russes semblent avoir la technologie. Avec l’expérience, ils pourraient enfin faire quelque de positif ❗

    3. 1- Le dossier Uramin démontre que les éoliennes n’ont pas le monopole du brassage de vent…

      Ce n’est pas parce que certains projets sont mal gérés que les autres ont le droit de l’être.

      2- Avec les investissements à venir dans le nucléaire français et la reprise d’Areva Réacteurs, ce n’est pas demain la veille que l’Etat pourra poursuivre son pompage intensif de dividendes EDF.

      Pousser EDF vers des activités non rentables ne peut qu’aggraver la situation.

      3- Une éolienne de 2 MW démarre sa production à 11 km/h et atteint la pleine puissance à 43 km/h.

      Quand il n’y a pas de vent l’éolienne ne produit rien. C’est pourquoi il faut en plus construire des centrales avec d’autres sources d’énergie. Dans ces conditions, l’investissement dans l’éolienne c’est de l’argent gaspillé.

      4- L’avenir est dans la décentralisation de la production, les réseaux intelligents, et le stockage.

      Oui, encore des investissements colossaux parfaitement inutiles.

      5- Le développement du renouvelable intermittent précède effectivement celui d’une solution de stockage compétitive…

      Effectivement on a développé la charrue avant les boeufs.

      de même que la production nucléaire précède depuis 40 ans (et pour combien de temps encore ?) une solution durable et économiquement viable pour les déchets HAVL et le démantèlement.

      Les déchets nucléaires représentent des volumes ridiculement faibles par rapport aux autres industries. Le stockage des déchêts est un problème parfaitement maitrisé. Le démantèlement est provisionné par EDF depuis des décennies.

      1. Triste de voir le pessimisme et l’ignorance de certains internautes…
        Je vous invite à vous renseigner sur Tomsk 7 avant de raconter des âneries pareilles dans votre dernier paragraphe…

  9. pierre-alexandre robin

    Il faut noter que de nombreux parcs éoliens et photovoltaïques sont détenus par des fonds d’investissement. Les fonds se rémunèrent de deux manières : via des intérêts sur prêts octroyés par le fonds aux sociétés supportant les parcs et des frais de fonctionnement facturés par ces mêmes fonds aux sociétés pour la gestion des parcs. Les sociétés déficitaires fiscalement (la majeure partie des parcs éoliens) permettent aux fonds de générer des économies d’impôts en compensant les résultats excédentaires des activités rentables.

  10. la durée de vie des panneaux photo volta est évaluée à 20 ans …

    Bien sûr, le particulier peut installer des panneaux photovoltaïques… s’il les paye sans être subventionné pour l’achat et la production, et s’il veut attendre 20 ans pour obtenir son retour sur investissement incluant le prix des panneaux, de la pose et de la maintenance.

    1. volna > la durée de vie des panneaux photo volta est évaluée à 20 ans …

      C’est pire que ça : les panneaux se dégradent avec le temps et produisent donc moins d’électricité avant même de devoir être remplacés, ce qui allourdit encore la facture.

      Il est très étonnant que des pays aussi éduqués que l’Allemagne et le Danemark se lancent dans des projets stupides et coûteux comme l’éolovoltaïque.

  11. Vous oubliez la politique. Les socialistes avaient besoin des écolos pour se faire élire, et une fois élus, il a fallu payer en retour (c’est à dire faire payer le contribuable, comme d’habitude).
    Quant aux écolos, au départ, ils sont motivés par l’anti-capitalisme primaire.

  12. Évidemment que le solaire, l’éolien coûtent! On oublie ici le coût des centrales nucléaires pour leur fabrication durant les années 70, puisée évidement sur nos impôts durant. Et on oublie le coût futur de gestion des déchets… Sur plusieurs milliers d’années avec la nécessité de faire la maintenance de ces poubelles géantes. On préfère entretenir des poubelles dangereuses ou des éoliennes?

    1. « puisée évidement sur nos impôts durant »

      Ce genre d’investissement est financé par l’emprunt et ensuite mis au passif de la société. Vous pensez vraiment qu’avec des budget en déficit l’état peut sortir des centaines de milliards en cash ? (ps : c’est pareil avec les autoroutes, ce ne sont pas vos impôt qui les ont financé, il est déplorable que les politiques fasse croire au citoyens qu’on investis comme ça…)

  13. Impressionnant amalgame de contre-vérités destinées à noyer le poisson! Qu’est-ce qui est plus aberrant ? Utiliser les derniers publics pour financer des infrastructures puis les céder à des conglomérats qui factureront leurs prestations au prix fort ? Ou investir soi-même dans la génération d’une source d’énergie locale et renouvelable à utiliser soi-même pour ne plus avoir de facture d’énergie pour les 20 années à venir ? Le fond du débat est le fait que les industries traditionnelles de l’énergie ont du mal à réinventer leurs modèles d’affaires, car la vraie question est celle de l’indépendance énergétique des citoyens. En effet, un citoyen « pro-sumer » ou « consomm-acteur » ne dépend plus d’un groupe énergétique pour son approvisionnement, de ce fait, ce dernier perd sa raison d’être. Cette mutation est déjà très avancée dans les pays du Nord de l’Europe est inévitable. Le green-washing effectué par les groupes traditionnels de l’énergie n’est qu’une diversion destinée à désinformer et à faire peur.

    1. Nul de conteste ici la liberté de chacun de s’équiper comme bon lui semble, sans aide aucune prise de force à son prochain.

  14. L’article met en avant les différence énergétique fondamentale entre le gain en énergie des centrales par rapport aux énergies renouvelables, ce qui est vrais, mais masque bien d’autre problème. Si ces lubies d’écolos existent, c’est pour bien d’autre raison. Les énergies renouvelables n’ont pas leur place dans une France dont la voracité énergétique est aberrante. Installer l’énergie verte s’accompagne d’une réduction drastique de notre consommation, notre impact environnemental, notre consommation énergétique.
    Cependant d’où tenez vous que les éoliennes sont un risque pour la santé ? Comparé à quoi ? Le nucléaire ?
    Merci,
    Cordialement,
    Yann

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