Panama Papers : le miracle de Saint Fisc

Publié Par Serge Schweitzer, le dans Édito, Pushmobile

Par Serge Schweitzer.

Lion rugissant (Crédits Tom Nizan, licence Creative Commons)

Lion rugissant (Crédits Tom Nizan, licence Creative Commons)

Les médias de toute nature donnent la place centrale depuis 48h à l’affaire dite des « Panama Papers ». Les commentaires sont évidemment innombrables et les réactions sont marquées par le sceau de la passion et de l’émotion. C’est évidemment la plus mauvaise porte d’entrée pour poser une réflexion que de prendre parti avec des dimensions pseudo-morales. Les postures du style « c’est bien ; c’est mal ; vive les fraudeurs ; à bas les fraudeurs » ne permettent pas d’appréhender la logique des comportements des individus.

Quant aux grandeurs présentées comme comparables, elles impressionnent le novice mais, là encore, n’expliquent rien. Il est fait allusion ici à l’argument martelé depuis 24h, à savoir l’évasion fiscale serait une fraude d’une importance comprise entre 70 et 80 milliards d’euros, sachant que le déficit de la France est prévu de la même ampleur pour 2016. On a pu entendre hier soir le député communiste Guy Bocquet déclarer mot à mot « la lutte contre la fraude fiscale résout immédiatement le déficit public et change l’état du monde ».

En réalité, il nous semble que l’un des deux associés du cabinet de domiciliation en cause, M. Fonseca, a extraordinairement résumé ce problème d’une grande complexité par une courte déclaration :

« Il y a une guerre entre les pays ouverts, comme le Panama, et les pays qui taxent de plus en plus leurs entreprises et leurs citoyens. »

Le propos est d’une grande acuité, et il est assez juste, en la matière, de faire allusion au couple société ouverte / société fermée.

Arriver à dépassionner le débat, et proposer des idées qui, si possible, ne souffrent aucune contestation passe d’abord par trois remarques en guise de préambule1.

Préambule

Il s’agit d’un vol de documents. Quand, drapés dans la tunique de la morale, les organes de presse expliquent qu’ils agissent au nom de l’éthique, la proposition est erronée. Si l’éthique commence par payer un hacker ou un employé du cabinet pour obtenir frauduleusement des documents, les mots n’ont plus aucun sens. Lorsque le 5 avril 2016, à l’Assemblée Nationale, Michel Sapin rend hommage aux lanceurs d’alerte, il rend donc, par ce fait même, hommage à ceux qui volent quelque chose qui ne leur appartient pas. S’ils avaient pénétré la mafia, on pourrait certes en discuter ; mais ils ont – sport moins dangereux  – volé les documents d’un cabinet d’affaires spécialisé dans la production de paradis fiscaux (estime-t-on). Sont-ce des paradis fiscaux, ou bien des oasis pour protéger ceux qui estiment, à juste titre ou non, qu’ils sont victimes de la kleptocratie ?

L’origine de cette enquête se présente sous le manteau d’une volonté de justice, ou encore dans le but de récupérer des recettes pour produire des biens publics. Il s’agit, plus prosaïquement, d’une opération adossée sur une réaction presque universelle. Elle est, du reste, dans la liste des péchés capitaux, à savoir la jalousie. La vérité oblige à dire que pour la quasi-totalité des êtres humains, ce ne sont pas des privilèges – ou supposés tels – qui les choquent et heurtent, c’est de ne point faire partie de la cohorte ! Évidemment, dans l’échelle des vols et des fraudes, il y a des intensités différentes. Mais il n’y a que des différences de degré, et non de nature, entre celui qui perce des coffres et celui qui vole des ramettes de papier à son employeur, ou utilise l’ordinateur de l’entreprise à des fins personnelles. Un vol est un vol, il n’y a pas de mesure, tels des ¼ de vols ou des ½ vols. Le journaliste du Monde, en chevalier blanc, qui fait ses photocopies personnelles à l’aide du copieur de son employeur est disqualifié pour faire la morale à ceux qui sont accusés d’évasion fiscale.

S’il s’agit de retrouver la traçabilité de l’argent du vol, du crime, du racket mais aussi des monopoles, il n’y a aucune contestation possible. Remonter la filière et traquer les violeurs de droits est une tâche utile et salutaire.

La recherche du compromis fiscal

L’évasion fiscale – dont il reste à prouver que c’est une fraude – en particulier lorsque les taux étranglent, tel un étau, est en réalité une réaction très soft de la révolte fiscale. Devant un niveau élevé de pression fiscale, une première modalité de la révolte consiste à s’armer et à occire les hommes de l’État qui, à leur tour, vous pourchasseront jusqu’à pendre et traquer le dernier des révoltés2. Une deuxième modalité, extrêmement civilisée car non violente, et marquant un progrès de civilisation, consiste à évader autant que faire se peut sa base fiscale. Ceux qui montrent du doigt et jettent à la face du monde entier des listes doivent donc, on peut le supposer, préférer les révoltes qui consistent à pendre les agents du fisc, et en retour être pendus par les hommes de l’État.

Ensuite, si la pression fiscale est très forte, elle demeure savamment dosée par l’État. Il y a un authentique compromis fiscal qui explique pourquoi l’évasion fiscale est en réalité faible : c’est que les spoliateurs et les spoliés ont cherché une zone de compromis acceptable par tous. Évidemment les hommes de l’État aimeraient nous prendre 100% de nos richesses, mais la désincitation serait telle que plus personne ne produirait : il n’y aurait plus d’impôt à lever l’année suivante. Les contribuables spoliés souhaiteraient un taux de spoliation proche de 0%, mais alors adieu routes, protection incendie, éducation, hôpitaux, police, justice… ! Aussi imparfaites et critiquables soient les biens publics, ils n’en demeurent pas moins réclamés par beaucoup. Les spoliés comprennent alors vite qu’il leur faut accepter un certain niveau de spoliation. La zone de compromis proposée par la bureaucratie fiscale est celle qui nous laisse assez pour vivre, mais produisant suffisamment d’impôts pour l’État afin de produire des biens publics et d’acheter nos votes. Pour reprendre la célèbre distinction de Mancur Olson, nous avons rationnellement plutôt intérêt à des bandits sédentaires que des bandits nomades. C’est aussi la raison pour laquelle la concurrence fiscale est si cruciale, puisque le jour où les hommes de l’État de tous les pays se mettraient d’accord, l’oppression se durcirait.

Enfin, il y a incontestablement une inégalité dans l’évasion fiscale puisque certains ont des possibilités de toute nature pour la pratiquer. Est-ce à dire que toute inégalité est une injustice ? Bien sûr que non. En quoi est-il injuste de tenter d’échapper à un prédateur ? Si certains sont plus habiles ou courent plus vite pour s’évader, personne ne s’en offusque et tout le monde sympathise volontiers avec l’antilope coursée par le lion. En matière fiscale, nous devrions sympathiser avec le lion ! On mesure ici l’importance de l’encerclement des esprits qui, au lieu de nous amener à compatir avec celui qui tente d’échapper à la prédation, nous amène à être avenant avec le prédateur.

La subversion ultime : la parabole du contribuable et du bureaucrate

Le paradoxe du masochiste : plus le contribuable souffre, moins la révolte fiscale est historiquement intense. Comment élucider cela ? D’une part, l’administration fiscale achète la paix fiscale à coup de niches, d’exemptions et de dispositifs qui, habilement, nous laissent penser que les autres sont maltraités, mais que nous avons échappé au pire. À côté de ces « pots-de-vin » (Pierre Lemieux) qui accroissent la dépendance fiscale, il serait malhonnête d’affirmer que les biens publics sont de mauvaise qualité. Quand on agrège les deux points précédents, on comprend que la résistance à l’oppression fiscale s’est fortement émoussée et que l’acquiescement à l’impôt a fortement augmenté.

Les lecteurs de Contrepoints professent une idée fausse quand ils pensent et affirment que les bureaucrates fiscaux sont fainéants, incompétents voire irrationnels. Loin de se comporter n’importe comment, l’architecture fiscale française est certes ici baroque, là absurde, ou encore décourageante, mais dans son noyau dur, elle s’avère extrêmement subtile dans sa façon de spolier : toujours plus, mais jamais trop. Elle conjugue, en somme et chaque jour, le fameux principe de Colbert : « L’art de l’imposition consiste à plumer l’oie pour obtenir le plus de plumes possible avec le moins possible de cris ». Il est quand même curieux que les économistes considèrent que tout individu soit inventif, évaluateur et maximisateur SAUF les bureaucrates fiscaux ! La stratégie fiscale mise en œuvre par l’État, loin d’être stupide, est très efficace, non à l’aune de la bonne santé économique, mais à celle de la soumission politique.

Pour terminer cette courte réflexion, peut-on se permettre de proposer la conclusion de notre ouvrage cité supra, intitulé « Le miracle de Saint-Fisc », qui permettra de réintroduire une dimension éthique, mais cette fois vraie, dans cette affaire des « Panama Papers » révélatrice à elle seule de tous les travers d’une époque.

« L’argent public n’est rien d’autre que de l’argent privé transformé par le miracle de l’impôt en argent public.

Chacun connait le miracle de Saint Janvier. Ce martyr des premiers siècles du christianisme, après être sorti indemne de la fournaise où il fut précipité puis offert aux lions qui le dédaignèrent, fut décapité en 305. Des chrétiens récupèrent alors la tête de Saint-Janvier et remplissent de son sang deux récipients. Or, à partir de 1389, se produit dans la Cathédrale de Naples, où reposent les reliques du Saint, un miracle puisque le sang desséché du martyr redevient liquide et même bouillonnant.

Trois fois par an, le miracle se produit : le samedi qui précède le premier dimanche de mai, le 19 septembre – date de son martyr – et le 16 décembre, date de l’éruption du Vésuve en 1631 durant laquelle la ville de Naples fut épargnée.

Le miracle de Saint Fisc se produit également trois fois par an lors des tiers provisionnels, sauf pour ceux qui ne pouvant attendre, préfèrent constater le miracle de Saint Fisc une fois par mois lorsqu’ils sont mensualisés.

À la lecture de ces propos, beaucoup se diront que nous tombons dans le pamphlet ou la polémique.

Rien pourtant de plus sérieux.

L’argent privé dans l’esprit public, est plutôt en moyenne et statistiquement sale. Cette absence de pureté provient du fait qu’il aurait souvent pour origine l’exploitation du salarié ou du consommateur. Mais nous allons assister à un véritable miracle : lorsque l’argent privé est pris par les hommes de l’État sous forme d’impôt, ce même argent devient purifié et le vecteur de l’intérêt général. L’argent purifié est devenu de l’argent public.

Pourtant, c’est rigoureusement le même. Par le miracle de Saint Fisc, le même argent devient celui qui soulage les misères humaines et produit des biens pour tous, puisqu’il est devenu de l’argent public. De l’argent desséché devient de l’argent bouillonnant. De l’argent sale devient de l’argent propre et bienfaiteur. En somme, et en outre, Saint Fisc fait donc du blanchiment d’argent.

Ces notions sont d’une importance capitale : en logique formelle, irréductible, une chose ne peut pas être et ne pas être simultanément. Comment quelque chose d’impur deviendrait-il pur sans qu’il se soit passé aucune transmutation ?

Cette manipulation des esprits portée à la hauteur d’un mythe est sans doute l’opération de subversion la plus réussie des vingt derniers siècles par les hommes de l’État. L’argent privé corrompt, l’argent public soulage. C’est pourtant rigoureusement le même, mais qui s’est transformé en se bonifiant par le miracle de Saint Fisc.

Si les individus avaient conscience de ce tour de prestidigitation, qui fait d’Harry Houdini un illusionniste amateur alors il y a fort à parier que la révolte fiscale prendrait une allure particulière, dévastatrice pour l’État, sous forme de refus de payer au bandit sédentaire la dîme trois fois par an de l’impôt sur le revenu, annuellement des autres impôts, quotidiennement de la taxe sur la valeur ajoutée.

Il y a effectivement une différence entre l’argent privé et l’argent devenu public par le miracle de l’impôt. L’argent privé est le fruit d’un effort productif, alors que l’argent public est issu de la capture par la force.

Un vol est toujours un vol, mais par le miracle de Saint Fisc, non seulement le vol n’en n’est plus un, mais l’argent sale – c’est-à-dire l’argent privé – est anobli par le fait qu’il devient via l’impôt la corne d’abondance qui va répandre ses bienfaits sur les bénéficiaires des largesses du roi.

L’argent public est bien de l’argent privé transformé instantanément en argent public par l’impôt et donc intrinsèquement le même. Il change de statut par la violence des hommes de l’État, mais ne change pas de nature. Ou l’argent n’est pas un vol, et l’argent privé et l’argent public sont la même chose, ou l’argent est une infamie qui ne devient pas objet de respect lorsque de privé, il est devenu public par la grâce de Saint Fisc. Que l’argent privé, vicieux, devienne vertueux car sanctifié par le fisc, est analogue à la croyance que le roi réalisait le miracle de guérir des écrouelles.

À bien des égards, les hommes de l’État, en promettant d’accéder par l’entremise de l’impôt au bonheur ici-bas ne font que reprendre l’ingénierie des indulgences, mais dans une dimension terrestre et matérielle. »

  1. Pour tout ce qui suit on pourra consulter Serge Schweitzer & Loïc Floury, Théorie de la Révolte Fiscale : Enjeux et Interprétations – Ou pourquoi la révolte fiscale n’aura pas lieu, PUAM, 2014 (disponible chez l’éditeur, Avenue Robert Schuman, 13628 Aix-en-Provence Cedex)
  2. Sur ce sujet, l’étude est celle d’Yves-Marie Bercé, Croquants et nu-pieds : les soulèvements paysans en France du XVIIe au XIXe siècle, Gallimard, Paris, 1974.
  1. Pourquoi les âneries professées par les religions servant de prétexte à toutes les dérives, ne seraient pas exploitées par les hommes de pouvoir ?
    Les fonctionnaires français qui plument littéralement TOUS les contribuables (combien s’estiment épargnés parce qu’ils sont exemptés de l’IR) sont de véritables génies (du mal). En effet, réussir le tour de force de dépouiller la totalité des administrés, avec tout au plus quelques légers grognements, relève de l’exploit, et plus encore du miracle lorqu’il perdure.

    1. Un État ne peut pas être incompétent dans l’économie et exceller dans un sous-domaine de l’économie, notamment la taxation, preuve de l’histoire avec l’hyperinflation, les jacqueries et autres révoltes contre la taxation sans représentations.

      Même si les États s’améliorent avec le progrès technique dans la taxation, les pays ouverts, les particuliers et les entreprises s’améliorent aussi dans les évasions diverses.

      Ce dont il faut redouter le plus c’est l’agrégation systémique des principaux pouvoirs politiques, bancaires, militaires, scientifiques, journalistiques, voir des économiques, philosophiques cyniques, relativistes et/ou nihilistes en une sorte d’oligarchie à travers les principaux pays du monde en vue de former des institutions supranationales de plus en plus grosses et de fusionner les principales devises en une seule, imposée au niveau mondial, dont l’inflation – l’énergie du système – savamment contrôlée serait une taxe dont l’assiette serait la plus large possible et le taux le plus soutenable possible, la toute noyée dans une technocratie difficile à comprendre pour le profane. l’UE semble être une première pierre de l’édifice.

      Cela me semble être une dynamique historique des pouvoirs politiques : la dysentropie, maximiser le contrôle, étendre son site, diminuer la concurrence exogène au système, quitte à changer de modalités d’actions pour des plus subreptices, et donc former des organisations supranationales pour régenter et vivre d’une plus grande population, faire la guerre au zones non-agrégées.

      D’un autre côté ce capitalisme de connivence mondialisé et uniformisé pourrait sembler avoir quelques points positifs, tels que l’uniformisation de la coercition rendue médiocre, dont le corollaire serait une paix mondiale c-à-d l’absence de conflits de haute intensité, remplacés peut-être par des conflits de basses intensités, l’absence de dictatures « fortes » peu subtiles .
      Un principe de « Panem et circenses » assuré globalement en une forme de revenu universel, via une « gratuité » apparente permises par ce système, une diminution des forces armées « de guerres », une compétition économique et technique privée maintenue à un niveau élevé, la fin étant un « village globale » plus ou moins démocratique dont la majorité serait l’idiot du village, une vie plus douce, « le meilleur des mondes », où la fin aurait justifié les moyens…

      Ce monde serait-il moins sous optimal au sens Rawliens que l’actuel ?
      Serait-cela la fin de l’Histoire ? Ou au contraire l’entropie vers plus d’individualisation, vers un Panarchisme ?

  2. Analyse très juste.
    Mes souvenirs de droit fiscal me rappellent que l’évasion fiscale n’est pas de la fraude fiscale. C’est l’optimisation de la fiscalité d’une personne ou d’une entreprise en utilisant tous les moyens légaux pour payer le moins d’impôt possible.
    Evidemment ceux qui ont des moyens pratiquent plus facilement l’évasion fiscale.
    Les petits français eux vont acheter leur clopes de l’autre côté de la frontière et font des travaux chez eux en les payant au black.

  3. On oublie en effet qu’à l’origine il y a un vol et que donc c’est du recel et qu’enfin la charte des journalistes l’interdit.
    C’est une ignominie.
    Je ne parle pas des montages légaux et du fait de jeter des gens en pâture sans savoir si c’est juste ou pas.
    C’est une honte!

    1. La presse est en voit d’absorption par le pouvoir, ce n’est plus qu’une bande d’idiots utile, de « toutous servile » qui pointe de la truffe le « gibier » de leur maitre

  4. La dernière moitié de l’article qui ressemble plus à du remplissage ou à une explication de texte pour des personnes ayant le QI d’une boîte à chaussures confirme la piètre qualité globale de la prestation.

    1. Mépris et condescendance n’est pas argument.

      Je suis désolé mais souligner le biais moral de gens qui critiquent les profits privés et encensent le prélèvement fiscal de ce même argent produit par les mêmes moyens est parfaitement pertinent. le parallèle moqueur avec les fables obscurantistes de la religion chrétienne du moyen âge est également pertinent et donne une perspective à l’argument. Je trouve votre jugement péremptoire et fort peu étayé.

      1. quel arguments?

  5. Exercice pour le lecteur: combien de sophismes y a-t-il dans cet article?

    1. Merci 😀

      1. Enormément 🙂

    2. Aucun, il s agit de saines revaccinations

    3. Citez les et argumentez au lieu de vainement tenter de faire passer votre mépris pour du bon sens. Votre condescendance méprisante n’a d’égal que la vacuité de votre développement.

      1. Si je donne la réponse, l’exercice n’a plus aucun intérêt… Mais puisque vous ne semblez pas avoir répéré les raisonnements bancals, je prends le tout premier: « Il s’agit d’un vol de documents ». Et alors? Si les faits rapportés sont exacts et qu’ils sont répréhensibles (ce qui est une autre histoire), le fait que les infos aient été obtenus de manière frauduleuse n’y change rien.

        1. « Si je donne la réponse, l’exercice n’a plus aucun intérêt… »

          C’est marrant de voir quelqu’un se comporter comme un mauvais prof de collège pédant suffisant et méprisant à propos de l’argumentation d’un prof d’université beaucoup plus humble dans son attitude.

          « Mais puisque vous ne semblez pas avoir répéré les raisonnements bancals, je prends le tout premier: »

          Et hop un petite dose de condescendance… Une expression que hayek utilisait beaucoup et que j’adore: « the pretence of knowledge »

          « « Il s’agit d’un vol de documents ». Et alors? Si les faits rapportés sont exacts et qu’ils sont répréhensibles (ce qui est une autre histoire), le fait que les infos aient été obtenus de manière frauduleuse n’y change rien. »

          Sauf que justement le vol précède le jugement de la nature frauduleuse des informations et par ailleurs il y a des informations sur des opérations parfaitement légales aussi. Donc clairement il y a un vol et un vol assez grave, sur une présomption de culpabilité par des gens sans autorité de justice… J’espère que vous avez mieux parce que franchement votre « argument » pour qualifier ce propos de « sophisme » est une ritournelle de comptoir (pour la raison expliquée ci avant).

          Si c’est ça votre contre argumentation, vous ne risquez de convaincre que ceux qui sont déjà d’accord avec vous.

          1. Je ne méprise personne. J’invite les lecteurs à réfléchir par eux mêmes au lieu de suivre des raisonnements biaisés. Le fait de pointer le vol de documents vise à discréditer le contenu des documents en question. Dans le cas de Wikileaks et dans le cas d’Edward Snowden, les infos aussi ont été obtenues et publiées de manière frauduleuse. Cela ne change en rien la valeur des infos.

            Je ne me prononce d’ailleurs pas sur la valeur des révélations des Panama Papers. Il y a beaucoup à redire et certains arguments de Serge Schweitzer me semblent pertinents. (Le votre aussi d’ailleurs : »il y a des informations sur des opérations parfaitement légales »). Je trouve que son article est très affaibli par les sophismes utilisés, et je ne peux que le regretter.

            1. La différence entre l’action de Snowden est fondamental. Snowden a dénoncer l’action frauduleuse de l’état américain il n’a mit en cause aucun individus en particulier. Snowden à mis a jour la violation les droits fondamentaux de TOUS les américains à travers la violation de la constitution américaine par l’état américain alors que celui ci devrait en être le garant. Son action est une action de défense des droits des individus tandis que l’affaire des « panama papers » est une sinistre coterie de redresseurs de justice à la petite semaine. Ces individus sont du même bois que ceux qui, à la libération, tondaient les femmes ayant eu des aventures avec des soldats allemands et se prétendaient touours avoir été résistant. Des être petits, perclus de jalousie et d’envies, trop pressé de plaire à ceux qui les font désormais vivre (le fisc) puisqu’ils ne peuvent plus compter sur aucune morale ni talent.

              1. Oui les données fournies par Snowden sont des données qui devraient être publiques (sauf ce qui intéresse directement la défense nationale bien sûr). Aucun état ne devrait avoir des secrets d’état quand ça concerne directement les citoyens.

            2. Rien à voir avec Snowden.
              Snowden a partagé des informations qui étaient toutes des preuves que l’état américain outrepassait ses droits.
              Là, on partages des informations ou on mêle en vrac :
              – des fraudes avérées (qui doivent donc être condamnées comme telles)
              – et des opérations légales. Or, en vertu de quoi les opérations légales d’individus faisant ce qu’ils souhaitent avec leur argent devraient elles être balancées sur la place publique?
              C’est à dire que demain, si on trouve votre contrat de travail au milieu d’une vaste dénonciation de contrats de travail frauduleux; ça ne vous posera aucun problème que vos données privées arrivent en place publique?

            3. Ce que Fm06 ne comprend pas c’est que dans un état de droit, il est interdit à l’état d’user de moyens illicites pour obtenir des preuves en matière pénale. C’est un principe fondamental de l’état de droit au même titre que la non rétroactivité des lois fiscales par exemple.

              L’état doit exécuter tout le droit (auquel il est astreint) et que le droit. Il ne peut commettre d’actes illicites. En matière pénale, s’il le fait la preuve ainsi obtenue ne peut pas être recevable.

              Pourquoi me direz-vous? Parce que tout simplement si l’état peut obtenir de façon illicite des preuves, c’en est fini du droit de se taire et de ne pas s’incriminer soi-même. Le fonctionnaire peut dès lors nous menacer et nous malmener physiquement pour nous faire avouer. En effet, dans la logique de fm06, mutatis mutandis peu importe le moyen tant que « les faits rapportés sont exacts et répréhensibles, le fait que les aveux aient été obtenus de façon frauduleuse n’y change rien ». A ce compte-là voyons en grand: pourquoi se restreindre à quelques menaces et violences physiques, allons-y gaiment: que les fonctionnaires nous torturent, ce sera plus efficace. Tant que les faits rapportés sont exacts et répréhensibles, le fait que les aveux aient été obtenus par la torture n’y change rien, n’est-ce pas?

              D’ailleurs, poussons cette logique qui transforme l’état en rouleaux compresseur pour les citoyens jusqu’à l’absurde: si l’état est autorisé à commettre des actes illicites pour obtenir des preuves, pourquoi s’emmerderait-il à les voler (ou à nous les extorquer par la violence)? Il n’a qu’à les fabriquer directement. Tant qu’à commettre un délit qui consiste à voler l’état peut tout autant commettre le délit qui consiste à forger un faux.

              Suis-je bête, pourquoi diable forger un faux, dans un tel cas nous sommes toujours dans la nécessité de remplir les conditions d’une infraction comme si l’état devait respecter les règles pénales pour nous incriminer. Aux chiottes le principe pénal fondamental d’un état de droit qui veut que selon l’adage nulle pene sine lege. En effet, tant qu’à violer la loi, l’état devrait pouvoir directement nous incriminer même si la typicité d’aucune infraction n’est remplie. Il est en effet inutile de s’astreindre à respecter l’obligation qu’une infraction soit légalement et en accord avec le droit correctement consommée, si par ailleurs on peut allègrement violer celui-ci. Revenons directement au fait du prince: qu’on emprisonne les citoyens sur caprice du fonctionnaire.

              En résumé, quelqu’un qui sort le genre de conneries que sort fm06 et qui ne voit pas la portée de ce qu’il dit, est quelqu’un qui n’a aucune idée des fonctions d’un état de droit, ni des conditions qu’un état doit remplir pour en être un. Quand en plus il est condescendant la claque qu’il prend avec la réponse est davantage cinglante.

              1. Il est exact que des documents obtenus frauduleusement ne sont pas recevables devant un tribunal. Mais il ne s’agit pas de cela. D’ailleurs les journalistes ont clairement déclaré que de n’est ni leur rôle ni leur intention.

        2. Donc je peux forcer votre portail, tuer votre chien, fracturer votre porte d’entrer , séquestrer vos enfant et torturer votre femme? Si au bout du compte j’obtiens un document démontrant votre culpabilité toutes ces actions seront sanctifiées et je deviendrais un héro? Bof au pire, même si je ne trouve rien je dirais que vous étiez un sale exploiteur capitaliste et ça passera…

          1. Ma femme oui, le chien non 😀

          2. Non, et vous vous en doutez bien. Si vous commettez ce genre d’horreurs vous êtes passible de sanctions. Si je commets des fraudes je suis passible d’autres sanction. Votre punition sera totalement indépendante des miennes.

    4. autre exercice : combien y a t il d’argument dans ce commentaire?
      question subsidiaire : pourquoi certain ferait mieux de la fermer quand il n’ont rien a dire?

      1. Je me rends compte que je ne suis pas d’accord avec les sophismes de fm06
        Perso ce qui m’a le pus choqué c’est cela :
        « S’il s’agit de retrouver la traçabilité de l’argent du vol, du crime, du racket mais aussi des monopoles, il n’y a aucune contestation possible. Remonter la filière et traquer les violeurs de droits est une tâche utile et salutaire. »

        C’est de l’évaluation ex-post (ie validation de la licéité de l’action suivant ce qu’on a trouvé)

        1. Je suis sur la même longueur d’onde que toi. L’article a des faiblesses, celle que tu soulèves ici est d’ailleurs rédhibitoire. L’auteur dit une horreur relativement aux principes d’un état de droit. Mais cela n’excuse pas les absurdités qu’exprime fm06, elles sont au moins du même niveau.

  6. Pour obtenir de l’enrichissement puis de la richesse, chacun reconnaît qu’il nous faut créer des entreprises qui ne soient, ni ruinées par une concurrence déloyale, ni par les exactions de BERCY.

    Mais surtout pour obtenir de l’enrichissement il faut modifier les charges fiscales actuelles, voire les supprimer totalement mais en créant une taxe de substitution pour une récolte fiscale identique.

    Sébastien écrit : « la seule solution est de prendre les armes. » Hum ! Qui les prendra ? Ceux qui ont été ruinés par BERCY. J’en suis et je sais que nous ne serions pas assez nombreux à PARIS, voire décriés.

    Non, Sébastien, la seule solution pour apaiser la France qui travaille est de reprendre ce qui s’est passé en mars 1789 et surtout de le refaire, mais en mieux : sans avoir recours à la guillotine.

    Rappel 1789. Des cahiers de doléances sont rédigés à la demande du ROI en mars 1789 par les trois Ordres (Noblesse, Clergé, Tiers-Etat) habitués à être convoqués pour accepter un nouvel impôt.

    Le Tiers-Etat, une fois ses cahiers rassemblés par sénéchaussées et baillis peuvent se résumer ou se simplifier en une seule plainte (Bien vue par JUSTIN MENIER in L’IMPÔT SUR LE CAPITAL (FIXE). Les cahiers expliquent au ROI que toutes les taxes d’époque sont destructrices de l’économie.

    Ces remontrances à SA MAJESTE concernent les taxes indirectes sur la production, la consommation et la circulation (surtout les péages). Elles entravent toutes LE CAPITAL (CIRCULANT).

    Ces cahiers sont portés par des délégués aux ETATS-GENERAUX (EG). Les deux autres Ordres ont des minorités (Petite Noblesse, bas clergé à la portion congrue) deviendront partisans de cette thèse.

    Le ROI demande aux Etats Généraux des solutions pour évacuer la dette. Il veut imposer grâce aux trois ordres le Vingtième (5 %) aux trois Ordres, jusque-là un impôt porté par le TIERS-ETAT.

    Là-dessus, ANTOINE DE RIVAROL nous donne une lecture excellente de ce conflit dans LE JOURNAL DE L’ASSEMBLEE NATIONALE.

    La Noblesse et le Clergé ne peuvent se résoudre à payer chaque année 5 % de la valeur de leurs biens fixés au sol. Ces derniers ne leur rapportent que 6 à 7 %.

    Le Tiers-Etat est, lui, pour cette mesure fiscale révolutionnaire quoiqu’il en coûte par ce qu’elle lui coûte d’autant plus que ni les châteaux ni les abbayes ne veulent la payer sous divers prétextes.

    Pourtant Le Tiers-Etat est composé, non pas de paysans ruinés comme on le croit trop souvent, mais de riches paysans et de riches bourgeois (Lire à ce propose L’ANCIEN REGIME ET LA REVOLUTION d’ALEXIS DE TOCQUEVILLE).

    Comment parvenir à un tel résultat qui produirait une relance du PIB d’au moins trois points annuels aux dires du meilleur de nos économistes MAURICE ALLAIS in L’IMPÔT SUR LE CAPITAL ?

    LA CONSTITUANTE a adopté les cahiers de doléance. Ces cahiers de doléances distinguaient déjà que ce qui freinait l’économie de l’ANCIEN REGIME c’étaient les multiples taxes indirectes qui pesaient sur la circulation, sur la production, sur la consommation.

    Alors que les richesses de la Noblesse et du Clergé en étaient exonérées. L’impôt sur le capital fixe, permet de ne pas faire payer d’impôt au capital circulant.

    Turgot (1775) en a conçu l’embryon. Menier (1875) a mené la grossesse à terme véritable science de l’impôt. Maurice Allais en a fait le calcul précis en 1975: 2,87 % des valeurs déclaratives.

    Le capital peut être fixe ou circulant, passer d’une variété à une autre. Cependant sous sa forme fixe, il n’a pas la fonction économique que possède le capital variable.

    Permettez de lancer une discussion sur le capital.

    C’est ADAMS SMITH le premier qui a séparé les capitaux fixe et circulant.

  7. Bonjour

    « il serait malhonnête d’affirmer que les biens publics sont de mauvaise qualité. »
    Il faut poser la questions aux peuples vivant sous la contrainte des régimes socialistes.

    Par contre j’ai bien aimé St Janvier, c’est tellement vrai que l’argent est considéré comme sale sauf celle de l’état, car relevant de la ‘solidarité’.

  8. Absurde et outrancier

    1. Pouvez-vous développer ?

    2. Ta g……, le socialisme, c est magique. 😀

  9. vous vous trompez, l’État ne vole pas l’argent privé , l’argent est créé par l’état et appartient a l’état . l’argent distribué permet a l’état de vous forcer à le servir. il n’est donc pas anormal que l’État se batte pour empêcher que certains reprennent leur liberté en cachant leurs activités . ces exilés ‘fiscaux’ sont donc bien des voleurs………………ou des fugitifs selon le camp dans lequel vous êtes

    1. La monnaie n’est pas créée par l’État mais par les individus qui échangent. La confusion entre l’État et la monnaie vient du monopole que le premier impose sur la création de la seconde.

      Ce monopole est comme tous les autres monopoles, c’est-à-dire une injustice qui ne perdure que par l’usage de la force. Comme tous les autres monopoles, il produit un service cher et de qualité déplorable. Bref, ce monopole est comme les autres, on se porteraient bien mieux sans lui.

      1. non , la monnaie n’est pas créée à cause des échanges mais d’un crédit. un crédit d’investissement ( normalement il y a création de richesse) et donc augmentation des échanges et de la masse monétaire . la chasse au fraudeur n’est qu’une chasse a l’investisseur fuyant les zones où l’économie est moribonde a cause de la socialisation (domestication des peuples avec des colifichets ) pratiquée par des rigolos au pouvoir ne pensant qu’à se distraire ( notre gouvernement , entre le scooter du chef et les bizarreries inventées par les ministres , il y a de quoi rire ). et oui , on a des pépères en pantoufles avec des domestiques , ils bouffent , ils baisent, sont contents , le peuple les aiment ha ha ha enfin , c’est ce que leurs fait croire la cour..qui se gave à leurs dépens et aux nôtres .

    2. @reactitude : « l’argent est créé par l’état et appartient a l’état » dites moi que c’est humoristique ….
      votre credo  » au commencement était l’Etat » ??

      1. c’est bien l’état qui crée (enfin , maintenant il l’emprunte) de l’argent et le redistribue et le reprend (et un peu plus) comme bon lui semble en faisant fi du dicton  » donner c’est donner , reprendre c’est voler  » ?

        1. L argent n a de valeur que s il correspond à une création de richesses. Quelles sont donc les richesses créées par l’Etat ?

          Si l état crée la monnaie pourquoi donc lever l impôt ?

          1. Erreur: vous oubliez que la valeur de l’argent peut aussi être évaluée non pas en fonction de la richesse qu’il permet d’acquerir mais aussi de la nuisance qu’il permet d’éviter: Acheter un vaccin ne sert pas à vivre mieux mais à éviter de vivre plus mal. L’Etat ne crée pas de richesse. Il menace d’en détruire plus que ce qu’il prélève si on ne cède pas. L’Etat compense son absence de création de richesse par une capacité de nuisance. C’est de là que lui vient la richesse qu’il accapare.

        2. @reactitude « c’est bien l’état qui crée (enfin , maintenant il l’emprunte) » : +1 , donc l’état ne crée pas , quand vous empruntez pour vous payer une maison ou une voiture , créez vous de l’argent ? non bien sûr vous achetez un delai , c’est ce que font les états et à votre avis qui va payer la douloureuse ? je vous donne un chance …

    3. L’état ne créé rien. Que l’état crée la monnaie (monopole établi de manière violente également) ne signifie rien car la monnaie ne se confond pas avec la richesse ça n’est qu’un moyen de mesure. Donc l’état est bien un voleur et le fait qu’il dépense tout se qu’il vole ne diminue en rien l’illégitimité de l’acte. Si demain je vous dépouille entièrement et que je donne tout vos biens à d’autre je resterais un voleur et serais condamner de la même manière que si j’avais tout gardé.

  10. L’article aurait du être structuré différemment.

    Il aurait mieux valu mettre la deuxième partie et la conclusion en premier. Saint-Fisc et le fait que l’impôt, c’est le vol, qui va droit au but.

    Partant de ce constat, il n’aurait pas été nécessaire d’écrire la seconde partie, où l’on discute de la qualité des biens publics, du caractère légal ou illégal de l’évasion fiscale ou des moyens dont ont été obtenues certaines informations par les journalistes, bref, de toutes ces questions en définitive fort secondaires, au regard du véritable scandale.que constitue notre esclavage.

    1. C’est souvent ça le problème, l’incapacité a accepter le constat pourtant limpide : l’impôt, c’est le vol.
      Comme quoi l’EN et les médias font bien leur taf.

  11. Excellent et très bien écrit !

  12. Je suis toujours attentif aux délicieusement complexes socialistes qui nient l’évidence comme les gens du forum hardware.fr, schizophrènes entre la courbe de Laffer qui n’existe toujours pas, mais se plaignant sans cesse de l’évasion fiscale comme si aucun lien entre le niveau des impôts et l’effort pour y échapper n’existait.
    Le drame des gens trop intelligents, qui se torturent l’esprit qui turbine a 100 à l’heure et deviennent trotskistes ou tout simplement social-mou-démocrate. Dur…

    1. C’est ça l’endoctrinement … On peut avoir une QI de 160, tant qu’on a comme axiome « le racket c’est le bien », tout ce qu’on raconte n’a ni queue ni tête.

  13. Je pense que les libéraux gagneraient beaucoup à arrêter avec cette maxime l’impôt c’est du vol.
    Non l’impôt ce n’est pas du vol, c’est bien pire.

    Code pénal : Article 312-1
    L’extorsion est le fait d’obtenir par violence, menace de violences ou contrainte soit une signature, un engagement ou une renonciation, soit la révélation d’un secret, soit la remise de fonds, de valeurs ou d’un bien quelconque.

    Code pénal : Article 312-6
    L’extorsion en bande organisée est punie de vingt ans de réclusion criminelle et de 150 000 euros d’amende.

    L’impôt c’est de l’extorsion de fonds en bande organisée.

    1. Enfonçons le clou et soyons encore plus précis : «Une majorité qui s’agrège pour rendre le vol légal en le transformant en impôts ne transforme pas le fait qu’un vol reste un vol.» – Charles Gave

    2. Même si la longueur de l’article ne permet pas une telle démonstration, faut-il forcément en conclure que puisque l’argent public est mal utilisé ou réparti de manière inégalitaire, le principe même de l’imposition en soi est à rejeter ? La légitimité du prélèvement se trouve dans son affectation. La façon de le dépenser est un autre débat, qui se règle dans les urnes. C’est à mon sens ce qui fait la différence entre la TVA et le ticket de parking à 3€ la demi-heure que vous versez à Monsieur Vinci quand il s’empare du stationnement près des hôpitaux. Et je ne pense pas à une simple visite au neveu qui s’est cassé la jambe en jouant au foot avec ses copains, mais aux situations de pathologies nécessitant des soins à vie, c’est un délice. Ne peut-on pas considérer également qu’il y a là une extorsion et parler « d’optimisation »? Et justifier alors pour l’usager de refuser ce racket organisé en défonçant la barrière ? Ce qui est certes un peu plus bruyant qu’un montage financier aux Iles vierges britanniques. Et nos autoroutes, si bien entretenues? Payées une fois par le contribuable, une seconde fois par l’usager… Dépenses publiques, bénéfices privés. Lorsque les « gestionnaires » de l’Etat et les copains du privés s’acoquinent, c’est ceux-ci qu’il faut blâmer. Ne nous trompons pas de cible. Les dispositions de l’article 312-6 CP feraient alors de nombreux inquiets, je vous l’accorde…

      1. Le ticket de parking est soumis à TVA et Vinci à une floppée de taxes, sans parler du coût de la concession, donc oui il y a extorsion 😉 . Le contribuable n’a pas à payer ce parking, soit vous avez une assurance maladie qui le prend en charge, soit vous faites partie d’une association de malades et de parents de malades qui met des places de parking à disposition de ses membres, soit ce sont les accidents de la vie… L’imposition devrait, d’après le préambule de la Constitution, être consentie. Celui qui n’y consent pas devrait être mis au ban de la communauté, il n’y a pas de raison de le punir. Si l’usage qui est fait de l’argent public est raisonnable et vérifiable, l’expérience montre que le consentement peut être obtenu assez facilement. C’est le principe des assurances, des associations, des clubs, etc. Sauf erreur, le préambule de la Constitution ne parle pas d’imposition, mais de contribution. Imposer ou contribuer, il y a une grosse nuance !

      2. Ankou, il est intéressant votre exemple sur la dépense publique en parallèle du ticket de parking.
        C’est bien l’état qui a donné en concession les parkings (des hôpitaux, des gares, des aéroports…) à des sociétés privées.
        Un boulanger qui s’installe va choisir son implantation en fonction des possibilités de parking pour les clients. Idem pour une clinique privée : celle de notre centre ville a déménagé il y a déjà quelques années et a un super grand parking. Du coup l’hôpital a fait pareil, bah oui, concurrence oblige.

        Les collectivités s’en tapent complètement des conséquences de leurs décisions, il n’y a pas de responsabilités. J’habite Chalon-sur-Saône, la précédente municipalité a détruit le centre ville et endetté la ville pour 10 ans (13.5ME juste pour le réseau de bus). Les commerçants ont fermé, les locataires ont déménagé vers la couronne ou les communes extérieures.
        Que croyez vous qu’ait fait la communauté de communes quand elle s’est rendue compte que le centre ville s’est dépeuplé à vitesse grand V et qu’elle percevait moins de taxe d’habitation ? Elle a bloqué les permis de construire sur les communes environnantes pour forcer les gens à revenir en centre ville. Vous voyez bien là où mène le fameux intérêt général et les dépenses publiques.

        De mon avis toutes les décisions concernant l’aménagement du centre ville devraient être prises paritairement par la municipalité ET les commerçants car ça va modifier directement la zone de chalandise et leurs revenus. C’est un exemple. Et beaucoup d’équipements (piscine, salle des fêtes) devraient être autofinancés par les revenus (droits d’entrée) car là ils tiendraient compte des frais de fonctionnement qui actuellement grèvent les budgets (une piscine coûte par an en frais de fonctionnement 10% de son coût de construction). On construit quand tout va bien, mais il n’y a pas de possibilités de retour en arrière quand ça va mal.

      3. « Lorsque les « gestionnaires » de l’Etat et les copains du privés s’acoquinent, c’est ceux-ci qu’il faut blâmer. Ne nous trompons pas de cible. »
        NON, c’est les hommes d’états qui se doivent d’être irréprochables! Un contrat morale à été passé entre le peuple et eux, un contrats de confiance car le peuple n’a véritablement aucun moyens de contrôle. Tandis que M. Vinci n’a établi aucun contrat avec le peuple, il ne lui doit rien et plus encore M. Vinci n’a aucun pouvoir pour forcer la décision des politiciens, si ceux ci restent honnêtes et respectueux du droit il ne pourra rien faire donc la responsabilité d’une corruption reste entièrement sur les épaules du corrompu. Bien sur les hommes d’état, fort de leur monopole de la violence et maitre de la justice ont bien sur beau jeu de pointer du doigt le corrupteur comme principale voir seul responsable.

    3. L’état c’est une mafia qui e réussi

  14. Si il n’était question que d’évasion fiscale, pourquoi tant de secrets? Si vous êtes certain de respecter la loi point par point, pourquoi avoir besoin de sociétés écrans et de prête noms?

    1. Parce que l’insécurité fiscale est extrême en France : ce n’est pas parce que vous respectez la loi que vous n’aurez pas de contrôles et d’ennuis. Beaucoup de contrôles sont lancés parce que l’usage d’une possibilité légale sert de déclencheur (c’est même informatisé) au fisc. Du coup, le fisc perd chaque année des centaines de procès, mais ceux-ci sont quand-même coûteux pour le contribuable qui était dans son droit, et les tracasseries durent généralement plusieurs années. Cela fait que beaucoup d’innocents préfèrent payer le « redressement » proposé même quand ils pourraient gagner le procès.
      C’est pourquoi on peut comprendre ceux qui essaient de passer en dessous du radar. Quand l’état sera condamné à de lourds dommages-intérêts pour des procédures abusives, et surtout quand ce sera à l’état de prouver la fraude, et non à l’accusé de prouver son innocence,( car c’est la situation française en matière fiscale, à l’envers du reste du droit), ce sera différent. D’ici-là, comme le dit l’auteur de cet excellent article, l’évasion fiscale n’est pas un crime.

      1. l’insécurité fiscale est extreme en France… tres bien , mais alors comment expliquer qu’il n’y a que 1500 français d’impliqués et que le gros des personnes sont des non-français. Tous les autres pays ont une insécurité fiscale?

        1. +1 on nous parle constament de la France comme enfer mais le listes sont mondiales à croire que le panama serait le dernier refuge …
          Homme de paille Pascal je suis étudiant je ne suis pas allé chez le médecin depuis 4 ans car je suis en bonne santé ma seul opération depuis 18 c’ est les dents de sagesse pourtant quand je bosse l’été et en intérim je contribuent à financer vos parents retraités à financer les obèses qui achètent 10 litres de coca semaines sur les frais de la sécu votre grand mère qui prend sans doute des médocs qui ne servent à rien et bouchent le trous de la sécu pourtant ma situation social me permettrait d’avoir accès à la CMU etc je n’ y suis pas parce que j’ ai la flemme de la paperasse comme je l’ai toujours eu donc bref… sa montrent clairement le foutage de gueule de cet article et des gens sur les listes: les même qui disent haro sur l’assistanat sur l’aide médicale d’Etat bref tout ces pseudo-intellectuels qui font du moralisme à deux balles et puis cracher sur l’assistanat sociale
          et faire un plaidoyer pour l’optimisation fiscale c’ est le summum du foutage de gueule d’ailleurs dans les deux cas soyons lucide en dehors de toutes considérations morales et fumistes sociale ou fiscale dans les deux cas il s’agit d’optimisation si un smicard voit qu’il est plus intéressant de cumuler intérim et prestations après tout pourquoi le blâmer la même pour les immigrés à l’origine c’est des dispositifs légaux l’optimisation fiscale c’est juste de l’assistanat pour riche car après tout le fait qu’on ne sachent rien sur eux ne les empêchent pas de bénéficier de l’Etat-providence et qu’on arrête de me parler de l’entrepreneur qui échappe à la tyrannie fiscal seule une minorité est sur les listes des panamas papers le reste c’est des personnes largement blindés. La question sera de savoir qui a déclaré et qui ne l’a pas fait: et je précise que pour les pdg politiques et journaliste leur prises de positions et leur discours fait que la question va beaucoup plus loin que la légalité de l’optimisation.

        2. Pour une fois la France n’est pas un exception en ce domaine

      2. « Quand l’état sera condamné à de lourds dommages-intérêts pour des procédures abusives »

        Ils n’en ont rien à faire, les dommages-intérêts … c’est de l’argent publique !

        S’ils perdent plus d’argent en procédures abusives => l’Etat a moins d’argent => Plus de procédures !

        1. Vous avez raison, les amendes devraient être payé parc ceux qui les individus qui ont ordonnés les procédures, je crois que ça freinerait certaines ardeurs. D’une manière général aucun fonctionnaires ne devrait pouvoir s’abriter derrière l’état pour échapper à ses responsabilités.

    2. Si vous n’avez rien à vous reprocher pourquoi cela vous pose-t’il problème que l’état mette des micros et des caméras chez vous, qu’ils placent vos téléphones sur écoute?
      Ce n’est pas parce que vous un honnête citoyen que pour autant vous n’avez rien à cacher aux hommes de l’état!
      Je pense que c’est une chose que vous admettez volontiers sur votre vie privée parce que vous ne savez pas de quoi demain sera fait et ce que pourrait faire l’état des données vous concernant. Et quoi de plus privée qu’un compte en banque?

      Dans un état de droit qui se respecte le secret bancaire devrait être la règle, règle qui ne pourrait être levée que sur décision d’un juge.

      1. Sauf que jusqu’à preuve du contraire, il n’est pas illégal de protéger sa vie privée, mais il est illégal de dissimuler ses actifs.
        La fameuse évasion fiscale légale n’est donc qu’un homme de paille.

        1. Jusqu’à preuve du contraire, les actifs font encore partie de la vie privée. Mais vu ceux qui font les lois et les changent en tant que besoin (enfin, leur besoin), seuls les leurs sont protégés.

        2. Le jour ou il sera illégal de protéger sa vie privée vous ne verrez aucun inconvénient à ce que l’état vous place sur écoute et vous ouvrirez la porte de votre domicile pour que ses hommes puissent venir installer des micros et des caméras?

          L’évasion fiscale est légale c’est la fraude qui est criminelle d’après l’état et à partir de là il n’y a pas à faire comme vous le faites ainsi que beaucoup d’autres de suspecter tout détenteur d’un compte offshore d’être un fraudeur.

          Ca fait des années que les agents du FISC de nombreux pays cherchent la fraude fiscale de Google sans réussir à trouver quoi que ce soit, alors que l’on sait que les bénéfices passent par des sociétés écrans (sandwichs Hollandais) et atterrissent sur un compte aux Bermudes donc force est de constater que leur stratégie d’optimisation fiscale est bel et bien légale.

    3. Cela s’appelle l’état de droit, c’est à dire un état qui n’est pas au dessus des lois, que la loi s’applique aussi à l’état. Je ne vais pas fouiller votre compte, donc le gouvernement suit la même rêgle. Je ne vais pas fouiller dans vos affaires chez vous, le gouvernement aussi.

      Cela s’appelle séparation des pouvoirs, un gouvernement qui gère les affaires publiques et l’autorité judiciaire qui agit indépendamment.

      Cela s’appelle les droits fondamentaux, vous savez la DDHC. et le respect de la vie privé.

      Apres si vous voulez habiter un état policier, où le bon vouloir du souverain est la règle (état d’urgence étendu etc..), grand bien vous fasse.

      « Un peuple prêt à sacrifier un peu de liberté pour un peu de sécurité ne mérite ni l’une ni l’autre, et finit par perdre les deux. »
      Benjamin Franklin

      1. Homme de pailles, les lois sont faîtes par des femmes et des hommes à ma connaissance, pas par Dieu ou une IA ( aparamment ca plancherait dessus dans la Sillicon valley): si le secret bancaire est proclamé illégal par la loi alors il l’est tout simplement, que ça vous plaise ou non. Depuis quand le secret bancaire fait-il parti de l’Etat de droit ? L’optimisation social aussi alors fait parti de l’Etat de droit.
        DDHC waouh c’est bien, vous connaissez vos cours par coeur et dans la pratique ça donne quoi? Pas grand chose j’ ai l’impression…

        1. Qu’est ce que vous voulez que je vous réponse, vous balayez du revers de la mains le respect de la vie privé les DDHC et l’état de droit.

          La démocratie libérale est morte, vive l’état au dessus des lois.

          C’est pas avec des gens comme vous qu’on ira dans la bonne direction, que cela vous plaise ou non.

        2. « Homme de pailles, les lois sont faîtes par des femmes et des hommes à ma connaissance, pas par Dieu ou une IA ( aparamment ca plancherait dessus dans la Sillicon valley): si le secret bancaire est proclamé illégal par la loi alors il l’est tout simplement, que ça vous plaise ou non. »

          Et alors? On peut discuter de la moralité de la loi? On peut en parler? On peut emettre des hypothèses ou votre réfléxion se résume à Dura lex sed lex?

           » Depuis quand le secret bancaire fait-il parti de l’Etat de droit ? »

          Selon votre phrase d’avant on ne devrait même pas se poser la question de ce qu’est l’Etat de droit. On se contente d’appliquer la loi et de subir celles qui sont edictées… On va pas réfléchir sur ce qu’est un état de droit quand même… On sait jamais: on pourrait en arriver à discuter de la moralité de la loi… »

          « L’optimisation sociale aussi alors fait parti de l’Etat de droit. »

          C’est pratique de refuser la discuter de la légitimité de la loi et de la caher ensuite dans un concept fourre tout et mal détourré comme « état de droit ». Ca permet de refuser de parler d’un truc quand ça vous arrange et de le ressortir au moment opportun. Ca s’appelle de la mauvaise foi mais ça marche vachement bien.

          « DDHC waouh c’est bien, vous connaissez vos cours par coeur et dans la pratique ça donne quoi? Pas grand chose j’ ai l’impression… »

          L’utilité de cette phrase dans le débat est hautement questionnable. A part signifier votre mépris, vous essayez vraiment de dire quelque chose?

          1. bah écoutez discutons de la moralité de la loi, sujet intéressant je suis preneur la loi doit elle être morale?
            Je pense que vous n’ avez rien compris à mes posts je critique le fait que à part ressassez l’Etat de droit ça va pas plus loin vos analyses et de même que d’autre post….

            C’est pratique de refuser la discuter de la légitimité de la loi et de la caher ensuite dans un concept fourre tout et mal détourré comme « état de droit ». Ca permet de refuser de parler d’un truc quand ça vous arrange et de le ressortir au moment opportun. Ca s’appelle de la mauvaise foi mais ça marche vachement bien.
            En savoir plus sur http://www.contrepoints.org/2016/04/06/245901-panama-papers-est-il-injuste-de-se-soustraire-au-predateur-fiscal#4soXMTY9OyHo6gIR.99

            je vous retourne le commentaire mon cher c’est pas comme ci contrepoint ne pullulait pas d’article et commentaire sur l’assistanat, les smicard se gavant d’APL, les immigrés profitant de l’AME à tour de bras etc… bref vous êtes vous même le symbole de ce deux poids deux mesure car dans les deux cas les dispositifs sont légaux au moment opportun de quoi c’ est mêmes personnes qui placent leur argent tiennent un discours moralisateur comme vous j’y peux rien si ça vous mais en branle.
            Bref le clientélisme par le haut et par le bas : vouloir combattre l’un sans l’autre relève du populisme: regarder l’Islande pays paisible et peut tourmenté par les scandales le 1er Ministre à tenu combien de temps ( que les faits soit légaux ou pas d’ailleurs)?
            Bref vous ressassez les mêmes arguments comme une espèce de moulin ça marche pas avec moi: contre argumentez point par points au lieu de défendre vos collègues on est pas dans une cours de récré.

            1. Vous êtes désespèrant, même pour binitials, c’est dire.

              En fait vous devez être heureux actuellement, le préfet peux vous envoyer ses sbires en pleine nuits sans arguments, vous mettre en garde à vue, et vous astreindre à résidence sans raison explicite.

              Bienvenue dans un monde de non droit.

              1. Vous pouvez me mettre en dehors de vos fantasmes svp ? merci gillib.

              2. Exact j’essaie d’avancer de l’avant dans ma vie au lieu de chialer à longueur de journée même si tout n’est pas rose , de me donner les moyens de faire ce qui me plaît même si c’est souvent galère. On a pas la même mentalité donc à la limite vos pleurnicheries sur l’état de droit et tout le tralala bon voilà quoi…

                Ahah le droit est supérieur à la politique mais c’est vous qui êtes complétement anesthésié sur vos bouquin vous avez lu ne serait-ce que quelques pages de Hobbes, Machiavel, Weber, pour vous rendre compte que vos acceptions ont une validité très limitée dans la réalité.
                Evitez d’utiliser des terme comme absolutisme alors que vous en ignorez clairement la signification

                Votre comparaisons entre politiciens et PDG est nul est non avenues comparaison n’est pas raison et oui bienvenu dans le monde la politique ça vous gêne le système et bah faîtes en sorte de le modifier à vôtre manière. Ca me fait doucement sourire les gens qui s’aventure sur le terrain de la politique en faisant des comparaisons avec l’économie tout simplement parce qu’ils n’ y connaissent quedal à la politique, le pire c’est ce qui prétendent se dresser contre le système et qui disent que la politique ça sert à rien bah écoutez continuer à subir le système restez dans vôtre tour d’ivoire 🙂

            2. « …regarder l’Islande pays paisible et peut tourmenté par les scandales… »

              C’est du deuxième degré ? Ou vous étiez dans le coma en 2008-2010 ?

              Pour le reste j’ai du mal à vous suivre c’est un peu touffu, ça part dans tous les sens.
              Et pour votre info l’état de droit (sans majuscule pour les libéraux) consiste à limiter l’action de l’état par une norme que même lui ne peut pas remettre en cause : le droit est supérieur à la politique. Actuellement nous sommes pratiquement dans l’absolutisme.
              Un bon exemple caractéristique de ce fait : les députés se votent pour eux même leur augmentation de salaire, ils font des lois pour eux-mêmes et l’état fait pareil (cf état d’urgence, lois sur la sécurité,…)
              Dans les sociétés commerciales les PDG ne prennent pas part au vote de leur rémunération ni de décisions les concernant : on appelle cela un conflit d’intérêt. Dans nos campagnes les maires et adjoints se sont votés des permis de construire pour des éoliennes sur leurs propres terrains.

      2. Euh… en Vème République? J’ai entendu parler d’un principe de légalité du Règlement, en faire un devoir, c’est pousser Mémé dans les orties… Par définition (et article 34), l’État et ses organes s’imposent (mais ne s’obligent pas…) de respecter les lois, tout en commençant par limiter la liste des domaines soumis à la Loi. En bref, même sans État d’Urgence, la gendarmerie peut écouter toutes vos conversations, vérifier votre historique Internet, vous jeter en prison sans motif, et je ne pense pas qu’il y ait la moindre obligation d’intervention d’un Juge à aucun moment, sinon pour faire bonne figure devant les médias.

        En fait, je ne suis pas certain que le règlement des impôts fasse la moindre référence à l’existence d’un pouvoir législatif ou judiciaire. Qui sait?

  15. J’ aimerais savoir si le peuple, pardon, la population des pays ouverts est plus riche ou simplement mieux éduqué mieux soigné mieux lotis que la population des pays fermés.

    1. Allez donc Pyongyang et à Seoul et vous la réponse.

      1. Theo31 apparemment l’auteur est plusieurs commentaires laisseraient suggérer que la panama est un pays ouvert et la france un pays fermé ce qui rend votre combien ridicule

        1. De mon avis la france n’est pas un pays fermé. La grande différence avec le Panama vient surtout de la jeunesse du pays et de sa presque indépendance qui date des années 80.

    2. SI vous trouvez que comparer la Corée Du Nord avec la Corée du Sud est un mauvais exemple on va prendre une autre pays communiste la France et l’on va comparer avec un de ses voisins la Suisse.

  16. « si la pression fiscale est très forte, elle demeure savamment dosée par l’État »

    Il n’y a rien de savant là-dedans, juste la volonté de maximiser le racket, stoppé uniquement par les réactions des gens. Cf le taux de 75% de Hollande. Cf l’ISF, etc. Les mesures peuvent détruire l’économie, même détruire les rentrées fiscales, cela ne compte pas. Seul compte l’asservissement au profit de l’Etat.

    « l’évasion fiscale est en réalité faible »

    Faux. L’évasion fiscale, c’est aussi travailler moins, parce que ça rapporte de manière marginale. C’est aussi ne pas travailler du tout, parce que ça évite les affres des impots et paperasseries. Et tout ça c’est pas quantifiable.

  17. Non je pense que cette affaire vise à faire plier le Panama, il y a une question politique ici. Le Panama apparait clairement dans les chiffres comme une place très secondaire et le Royaume Uni est le Champion incontesté d’une industrie sur laquelle il règne sans partage puisaue sa place, les BVI avec 55% du trafic est la première et de loin alors que les Européens dominent mondialement le conseil et l’ingéniere avec environ 80 000 intermédiaires parmi les plus actifs de Mossack fonseca et 35 000 pour le Hong Kong. L’OCDE exige aujourd’hui du Panama une ouverture unilatérale de tout son secteur bancaire en violation flagrante et avec la constitution du pays qui garantit les libertés et de ses propres règles puisque tous les pays ouvre le secret sur la base d’instructions existantes ce que fait déjà le Panama dont le président annonçait clairement qu’il aiderait tous les pays qui le demandent.

    Il se passe quelque chose de grave et de profondément dictatorial. Il faut comprendre le Panama. ce pays connait un miracle économique depuis 15 ans et avance à grand pas sue la scène international. l’ouverture prochaine du nouveau Canal va lui donner un pouvoir financier disproportionné par rapport à la taille du Pays. Qui plus est sa stratégie est de devenir la tête de pont internationale pour les investissements en Amérique Latine et il talonne aujourd’huid es places comme Miami. Le Panama est en train de muter son industrie financière, il accélère depuis 5 ans le nettoyage des vestiges de Noriega, le narco dictateur mis en place par la CIA pour mater les vélleités nationales du pays aui avait à l¡époque transformé le pays en paradis des narco trafiquants et du lessivage. AUjourd’hui la lutte est acharnée, de nombreux narcos sont arrêtésm tout le secteur bancaire intérieur et contrôlé et l’anonymat des sociétés a été aboli en cas de mouvements de fonds. L’année dernière une loi de contrôle des activités non bancaires est rentré en vigueur et la place se nettoie très fortement alors que depuis 5 and ce pays qui n’avait aucun accord d’échange de données a commencé à les signer et met en place en interne les moyens de contrôle et d’informations et en externe les outils de collaboration.

    il est évident que le Panama est arrivé à un moment critique de son évolution et pour le Panama la transition avec les standards internationaux est difficile. Il faut comprendre que la constitution en vigueur est une des plus libérales au Monde. le Pays l’a adopté une fois libéré de Noriéga et avec la volonté de ne plus jamais revivre ça. Par conséquent elle garantit fortement l’anonymat et les libertés et réduit l’état à sa plus simple expression. Il est spécifiauement écrit que c’est un crime constitutionnel pour l’état de surveiller les correspondances et télécommunications, ce qui fait que si le hacker devait ètre pris au Panama, il est fort à parier qu’il va croupir jusqu’à la fin de ses jours dans une jolie prison et qu’il risque de ne plus voir la couleur du ciel pendant longtemps …

    Les Panaméens sont extrêmement libéraux et entrepreneur et très loin d’ètre bêtes, il existe un génie et une ingénuosité étonnante ici. EN quinze an ce pays à réussi un miracle alors qu’il avait très peu de cartes en main et il est très clair que cela dérange. les américains dont on aurait pu penser qu’ils contrôleraient ce pays ne sont pas arrivés mettre la main dessus. Le Panama est un modèle de réussite extrèmement libéral, le pays est très bien géré par des entrepreneurs et historiquement tous ceux qui se sont attaqués au pays en les prenant de haut se sont cassé les dents. je sens que je vais bien rigoler.

    1. Ahah dictatorial ? Les relations interétatiques n’ont rien de dictatoriales, elles sont ce qu’elles sont à par si vous avez une vision idéaliste des relations internationales.

      Le Panama va faire quoi ? Des sanctions contre qui ? Les States ? La France ? La GB ? L’Allemagne ?

      A la limite ils veulent prendre des sanctions contre la participations d’acteurs d’entité étatique qui ont participé aux révélations. Why not ? C’est son droit à la limite la vengeance est un plat qui se mange froid, mais concrètement c’est quoi l’impact du panama dans le monde au niveau diplomatique et politique ? Peanuts, zéro, nada etc… ce pays se pavanait tant que le système marchait, il est a découvert : les chancelleries rigolent, nan mais sérieux ce pays va attaquer qui ?!?

      1. Décidemment vous ne savez absolument rien de ce qu’il se passe aujourd’hui. Le Panama est en train de devenir la tête de pont financière du développement de l’Amérique Latine, qui est le continent qui se développe le Plus. Alors que l’industrie était dominée ici par les Européens a la suite de la crise, vu que les filiales étaient très profitables, les banques les ont vendues sans vision à long terme. ce qui fait que du jour au lendemain ce sont les banques panaménnes, colombiennes et venezueliennes qui aujourd’hui sont au centre du déloppement de l’Amérique latine.

        Le Panama va contrôler une partie tr`s importante du trafic et de l’échange de marchandises mondiales, il est en train de devenir le poumon financier et organisationnel de l’Amérique latine que les américains et européens empétrés dans leurs petites affaires de corruption n’ont pas vu venir. Et qui plus est, le Panama est le pays le plus libéral au monde. Donc oui cela inquiète.

        Cette affaire va retomber rapidement, le scandale ne prends pas. Et surtout la seule chose qu’il révèle c’est la duplicité puisqu’il est très clair que c’est l’Europe qui contrôle le marché du lessivage mondial.

        Il n’y a rien qui puisse être fait en fait, le Panama est déjà trop avancé dans sa stratégie et je pense qu’il a de forts moyens de pression sur tous les pays, ce serait marrant que l’on ouvre les archives réellement de ce qu’ont fait les occidentaux, les liens avec les narco traficants etc … Je pense qu’on va bien rigoler !!!!

        1. on en reparlera dans quelques semaine ou quelques mois 🙂

          1. Vous avez vu la réponse du gouvernement panameen ????

    2. Je confirme et approuve votre analyse. Le Panama a largement les moyens de se défendre, pour maintenir son modèle de développement. Casser le Panama reviendrait à plus 1 million de fois Lehman Brothers…. Qui veut essayer ?
      Et le Panama, avec son balboa dollarisé, dispose d un bon piège à crabes : le Canal, incontournable.

      1. Et en plus c’est tellement con. Le pays est complètement libéral Vous voulez participer, venir il n’y a aucun soucis. S’il y a bien un pays qui ne discrimine pas et qui vous laisse tranquille et vous protège c’est bien le panama ! c’est bien pour ça que le pays explose économiquement aujourd’hui !

  18. Et pendant ce temps-là, nos « chers » élus s’octroient de somptueux paradis pour payer au fisc, à revenu égal, deux fois moins de taxes que le misérable contribuable sans mandat. Il faut croire que l’argent « public » dont ils bénéficient n’est donc pas aussi « sale » que ça.

    1. Et n’oubliez pas non plus que nos si vertueux journalistes bénéficient en France, en Belgique, …, d’une fiscalité allégée : c’est toujours drôle de les voir, comme les politocards, jouer aux moralistes fiscaux.

  19. Il est scandaleux d’apprendre qu’il existe encore des pays avec des gouvernements qui ne contrôlent pas ce que font leurs administrés avec leur propre argent ! Vivement que les Démocrassies du monde libre et exemplaire les y obligent !
    Et dire que le Panama était sortie de la liste noir des Paradis fiscaux…

    Enfin, vivement que l’on en finisse avec ces Paradis que l’on puisse ensuite passer aux Enfers.

    1. A. 1789 :

      Art. 2. Le but de toute association politique est la conservation des droits naturels et imprescriptibles de l’Homme. Ces droits sont la liberté, la propriété, la sûreté, et la résistance à l’oppression.

      .. L’oppression fiscale commence à environ 30/35 % … (les bas revenus/salaires sont (o)pressés à environ 25/27 %)
      .. Sur 100 € de bénéfices : – 33% IS = 66 € X 45 % I/R approx = 30 € – TVA = env 25 % de pouvoir achat réel .

      L’ Etat a donc récupéré 75 % sur Les bénéfices. Est un partage équitable ? pertinent ?

      Je comprends que l’on puisse « résister ».

      Si il y a évasion : c’est qu’il y a prison/oppression: Privation de liberté de jouir des fruits de son travail/épargne/risque..

      B. Qui investirait au Nigéria, Russie ETC, s’il n’y avait pas de soupape de sécurité/garantie des fruits du capital investit ?

      1. Art. 2. Le but de toute association politique est la conservation des droits naturels et imprescriptibles de l’Homme. Ces droits sont la liberté, la propriété, la sûreté, et la résistance à l’oppression.

        Jésus a aussi dit dans le nouveau Testament « aimez-vous les uns les autres »

        1. nan mais autant j’ ai beaucoup de respect pour cette article de la Constitution autant il faut être hors sol pour considérer son acception comme véridique on peut constater aisément que cette définition du parti politique n’ a aucune effectivité dans les faits…
          Bref ça reste la France quoi des idéaux de deux siècles morts avec leurs créateurs je pense que c’est ça aussi qui fait le plus de mal à nôtre pays ont est libéraux dans les textes, les bouquins , la littérature et ça s’arrête la…
          Notre constitution est beaucoup trop ambitieuse en regard de la réalité sociale et politique de notre pays : c’est sans doute cela qui constitue l’arrogance française tant décrié par les autres pays.

  20. Analyse intéressante. Elle retrace subtilement, entre autres, le « trop d’impôt » français et une question fondamentale en matière de tenue, de décence et de moralité puisque les pécheurs (les sphères de l’Etat impliquées) n’ont pas à critiquer les autres pécheurs (les évadés fiscaux) si , bien sûr, ces derniers sont des pécheurs (ne protègent-ils pas avant tout leurs propres biens?).

    Concernant néanmoins les commentaires, je considère que les invectives et autres répliques cinglantes sans étayage ne méritent que de l’indifférence , je n’y porterai donc pas attention, sauf si elles s’avèrent par la suite développées.

    Quelques commentaires supra appellent en revanche des réponses :

    1) « Non , la monnaie n’est pas créée à cause des échanges mais d’un crédit. ». Si je vous suis bien l’Etat emprunte de l’argent qu’il redistribue. Quelques hommes de l’Etat, donc (car l’Etat n’agit pas, cqfd), se portent vers des banques afin de récupérer plusieurs pécules afin de « servir » le peuple. Ce serait donc de la monnaie créée ex nihilo (corrigez moi si je me trompe) qui serait indirectement reversée à une certaine frange de la population selon les principes de la sécurité sociale que nous connaissons. Soit. Alors, si tel est le cas, que fait on des prélèvements sociaux et fiscaux ? A quoi servent-ils ? Une partie de la population voit son revenu coupé en deux mais, relax, puisque tout cela ne serait qu’en fait imaginaire ? Réfléchissez bon sang. Et demandez vous justement quelle est la raison pour laquelle il existe des évadés fiscaux.

    2) « L’article aurait du être structuré différemment. (…)Il aurait mieux valu mettre la deuxième partie et la conclusion en premier.(…)Partant de ce constat, il n’aurait pas été nécessaire d’écrire la seconde partie(…)bref, de toutes ces questions en définitive fort secondaires, au regard du véritable scandale.que constitue notre esclavage. ».
    Honnêtement, les questions de forme sont-elles ici vraiment importantes ? Le cœur du sujet, l’esclavage, bien sûr est indéniable, voire évident. Et je vous renvoie donc à une conférence du professeur Schweitzer réalisée à l’Université de Droit et de Sciences-politiques d’Aix-en-Provence intitulée « L’impôt c’est le vol », en accès libre sur youtube. Il ne fait pas de la redite et c’est entre autres cela qui fait l’originalité de ses analyses.

    3) « Après tout pourquoi le blâmer la même pour les immigrés à l’origine c’est des dispositifs légaux l’optimisation fiscale c’est juste de l’assistanat pour riche car après tout le fait qu’on ne sachent rien sur eux ne les empêchent pas de bénéficier de l’Etat-providence ». J’ai lu l’intégralité de votre propos et vous y allez un peu fort, notamment niveau vulgarité (ça ne fera rien avancer) mais je trouve l’idée « d’assistanat pour riches » assez intéressante et quelque part il y a du vrai puisque les dispositifs en question sont mis en œuvre par les hommes de l’Etat et, comme le rappelle supra le professeur, permet de soumettre les masses (et les riches) au mécanisme de l’impôt. La réelle solution, il me semble, serait de revenir à un certain « laissez-faire, laissez-passer », y compris en matière de capitaux : on gagne de l’argent, on a donc d’un droit de propriété sur cet argent donc parmi lesquels celui d’en disposer à notre guise, ce qui implique notamment de le faire fructifier si on le souhaite et le placer où bon nous semble, même loin de chez nous, au delà des frontières. Le problème, donc, si on éloigne les querelles byzantines est que l’Etat est trop gourmand, à savoir trop interventionniste et ce depuis le règne de Louis XIV. L’Etat, selon la formule de Thomas HOBBES est bien évidemment un léviathan, un dragon et je dirais un dragon à plusieurs têtes qui saura se déployer aisément et progressivement dans toutes les sphères de nos vies jusqu’à empiéter sur nos libertés. Nul besoin d’exemples.

    1. Je réponds à votre point 2

      Tout d’abord, je connais cette conférence de Schweitzer à laquelle vous faites allusion. Elle est évidemment excellente et j’ai tendance à la conseiller à qui souhaite découvrir la liberté.

      Cependant, la forme est le véhicule du fond. Sans elle, le fond ne va nulle part, donc, oui, les questions de forme sont importantes.

      Apparemment, nous sommes d’accords sur le fait que le véritable sujet est bien l’esclavage. Pourtant, ce thème est assez peu présent dans l’article ; il arrive vers la fin et a donc toutes les chances d’avoir été zappé par une majorité de lecteurs moyennement attentifs qui auront décroché bien avant et c’est dommage.

      C’est d’autant plus dommage que la plupart des gens refusent cette horrible vérité.

      1. Bien sûr que la forme est importante. Mais, personnellement, je n’ai rien trouvé de gênant à ce niveau dans les propos supra d’autant que le fond, le message à saisir de cet article ressort clairement et a donné naissance à un riche débat. Cela dit, si vous trouvez que l’esclavage étatique n’est pas assez développé ici, qui vous empêche d’écrire un article ?

  21. Rien de nouveau dans cette analyse… Frédéric Bastiat en 1850 dans l’Histoire de la spoliation a décrit presque mot pour mot le méchanisme de blanchiment de l’argent « sale » – celui de travail – en argent « propre » celui de l’état par la grande blanchisserie étatique. Lire aussi du même auteur, son analyse de 1850 sur ce que deviendrait la sécurité sociale – qui n’existait pas à l’époque – en cas de main mise de l’état sur sa gestion. « Les Harmonies Économiques » – 1850 Ce gars est mieux que Nostradamus car il n’y pas besoin d’interpréter, tout est écrit en clair – pas d’ésotérisme et de cabalisme… Bravo à binitials pour son analyse et sa connaissance du Panama.

  22. « Les contribuables spoliés souhaiteraient un taux de spoliation proche de 0%, mais alors adieu routes, protection incendie, éducation, hôpitaux, police, justice… »
    On paris que tout cela continuerais à fonctionner même sans impôts? lorsqu’il y a demande, il y a offre…

    « Aussi imparfaites et critiquables soient les biens publics, ils n’en demeurent pas moins réclamés par beaucoup » Il sont surtout réclammé à grand cris par ceux qui ne paient pas ou extrêmement faiblement

    1. « On paris que tout cela continuerais à fonctionner même sans impôts? lorsqu’il y a demande, il y a offre… »

      Et comment l’offre ou la demande pourraient-elles exister sans sécurité matérielle ou juridique, tant pour le producteur que pour le consommateur ? Comment le marché peut-il exister sans autorité publique capable de faire respecter in fine un contrat, un droit de propriété ou la sécurité des biens et des personnes ? Allez tenter votre « paris » dans les régions du monde où ce sont les mafias ou les bandes armées qui font la loi et qui prélèvent l’impôt. Et vous verrez si l’absence d’Etat est si merveilleuse.

      1. Comment le marché peut-il exister sans autorité publique capable de faire respecter in fine un contrat, un droit de propriété ou la sécurité des biens et des personnes

        Pour les contrats il y a des cours d’arbitrages privés.
        Pour le droit de propriété quand on voit ce qu’en fait l’état permettez moi de douter qu’il soit l’entité la plus à même de la garantir.
        Pour la sécurité des biens et des personnes bon nombres d’individu dans le monde ont recours à des sociétés privées qui fournissent un service bien meilleur que celui de l’état.

      2. Offre et demande sur les marchés existent et existent d’autant mieux quand l’Etat se fait discret. Si beaucoup de lois disparaissent, vous serez d’accord que les individus qui échangent les uns avec les autres seront plus libres de le faire qu’en présence d’un carcan législatif et règlementaire. Cela dit, diminution des lois ne signifie pas réduction du droit et des droits. Montesquieu disait si bien que « les lois inutiles affaiblissent les lois nécessaires ». Certaines lois ne sont pas à jeter. Mais le droit peut s’exercer également en l’absence de nombreuses lois, du moment que les uns et les autres respectent les droits naturels d’autrui. Sanctionner la violation du droit de propriété, par exemple, est tout à fait légitime. Et qui mieux que les personnes liées par un contrat peuvent juger de ce qui est bon pour eux ?
        De plus, sincèrement et justement, quelle différence entre Etat et mafia dans les faits ? Question oratoire, mais n’hésitez pas à développer.

  23. « En matière fiscale, nous devrions sympathiser avec le lion ! » preuve en est que la plupart des être humain sont plutôt apparentés au hyènes…

  24. le problème de la fiscalité est d’abord celui des cadeaux fiscaux aux entreprises depuis 30 ans : regardez ce reportage passionnant instructif sur le VIE CICE, etc… : http://vatiba.com/forfl/index.php?option=com_content&view=article&id=3447072618:ghhghgh&catid=26:tout-&Itemid=13

  25. En République Populaire de France, cela fait longtemps que ceux qui parlent de l’impôt sont ceux qui n’en paient pas, en particulier, les jeunes, ce qui explique qu’ils soient si nombreux a se détourner de leurs premiers amours politiques une fois confrontés a la vraie vie, et, of course, ceux qui profitent de ceux des autres, directs, indirects, ou issus du capitalisme de connivence, tout en payant peu, ou pas du tout, légalement ou pas.
    Si seulement les salariés du privé pouvaient se rendre compte a quel point ce sont eux les premiers contributeurs de cette comédie suicidaire. Les salariés en sont réduits a se battre pour des postes de misères, des salaires (net) de misères, des perspectives de misères (les CE délocalisés, LE sujet absent de tous les débats), tout en restant fidèles et souvent malheureux a leurs boites par peur (légitime) de ne pas retrouver un travail, des prestations sociales sans cesse rabaissées, des infrastructures vieillissantes, une education miséreuse, et une retraite absolument dérisoire?
    Tant que cette prise de conscience n’aura pas eu lieu, au sein de cette population bien précise, aucun espoir.
    Qui en France sait que la fiscalisation des HS et la hausse du forfait social ont rapporté 8 Milliards? Qui sait que cette infamie de taxe a 75% devait rapporter au grand maximum 400 Millions? Qui en tire les conséquences? Qui a fait l’état des lieux? Qui a été en mesure d’expliquer au SMIC+ du privé, que ce sont eux, les fameux « riches » que Sieur Hollande n’aiment pas, ni lui, ni aucun du nouveau haut clergé.
    Les Sans Dents.
    Des villas de plus en plus petites, les crépis absents des murs en bétons, les Dacias en best sellers, le rêve enchanté du low cost for everyone.
    Vivement qu’ils s’équipent de fourches, pas sur qu’ils fassent de belles prises, avec nos chers élus, mais bon, bénéfice du doute.

    Bref. Panama blablabla, belle distraction.

    Je ne suis pas Français. Mais je n’aurais aucun mal a montrer plus d’ambition pour ce pays que l’ensemble des fourbes qui prétendent la diriger.

  26. France: 7 millions de chômeurs. déficits emplois marchands comparé Allemagne, RU, 6 millions.
    France: imposition société, pas loin de 65%, RU, Allemagne, 32%.
    Vous me faites penser a un gangster, qui, une fois qu’il vous a fait les poches, en oubliant 35% de vos possessions, pas de bols, il a pas vu que c’était une Rolex, une vraie, vous rend presque par mégarde quelques pièces jaunes, qui, c’est pas vraiment pas de bol, tombent dans un caniveau immonde habité par d’étranges insectes. Ces derniers parlent un langage qui ressemble au Français, mais qui est complètement incompréhensible, sauf, bien sur, si vous êtes la Poste. Bref. Vous perdez un temps fou a récupérer, peut être, quelques pièces jaunes. Bien sur, votre boite s’est gérée toute seule pendant tout ce temps. Les clients sont arrivés tout seul, magique. C’est bien connu, on fout rien, on a que ca a faire.
    Mais vous, le gangster, faites l’éternel incompris, quel manque de reconnaissance, vraiment, mais que lui faut il a la fin, a ce sale patron?

    Instruisez vous donc. Parce que, les passionnés, vous les faites fuir, voyez vous.

  27. L’evasion fiscale, quand elle est legale, est un devoir que chaque entreprise a envers ses proprietaires, et aussi une question de survie face a la concurrence qui fait de meme.

    Au niveau individuel, rares sont ceux qui font un cheque volontaire au tresor public, et la grande majorite essaie de minimiser ses impots quand il en a l’occasion.

    Il faut distinguer l’evasion legale de la fraude fiscale, mais dans tous les cas je pense que ces journalistes devraient etre poursuivis en justice: ils peuvent divulguer ce type d’info a la justice mais pas dans la presse, violer la vie privee et salir le nom de nombreuses personnes ayant agi legalement, il me semble que c’est interdit.

  28. modération : insultes

  29. Fabrice Mazerolle

    L’article de Serge Schweitzer est particulièrement bienvenu dans le contexte actuel pour faire contrepoint à l’avalanche de réactions indignées et d’appels à clouer les riches (riche = fraudeur) au pilori. Je n’aime pas spécialement les riches et de plus ils n’ont pas besoin de moi pour se défendre, mais je partage pleinement l’opinion de Serge sur l’origine des ces indignations, à savoir la jalousie. En relisant la liste de ces 7 capitaux, je pense qu’il s’agirait d’ailleurs plutôt d’envie, la jalousie étant davantage une peur de perdre ce que l’on a déjà, alors que l’envie serait davantage un sentiment de haine à l’égard de celui qui possède quelque chose qui paraît hors de portée … Querelle sémantique !

    Jusqu’aux années 2000, la création d’une société offshore était non seulement considéré comme légal, mais encore considérée comme entrant dans le cadre normal de l’optimisation fiscale. Petit à petit cette notion d’optimisation a été réduite à la portion congrue grâce à celle ô combien subjective d’abus de droit ! Aujourd’hui, quiconque « optimise » sa fiscalité est suspecté d’évasion et/ou de fraude fiscale. Une société ou un particulier qui crée une structure à l’étranger pour y faire remonter ses profits est immédiatement désigné à la vindicte populaire : google, amazon, apple sont dans le viseur. Ils ont transformé nos façons de vivre grâce à leur produits ? Ils créent des milliers d’emplois ? Des milliards de valeur ajoutée ? Qu’importe ! Leurs montages entrent dans la liste des « schémas fiscaux abusifs » !

    Pourtant l’évasion fiscale, à supposer qu’elle soit condamnable moralement (et le livre de Serge démontre abondamment qu’elle ne l’est pas et que c’est en fait une forme douce de révolte légitime contre l’oppression), n’est que le produit de la concurrence fiscale entre les pays. On peut la voir comme la punition des pays les plus avides qui, à force d’augmenter les impôts, créent eux-mêmes les conditions propices à l’évasion vers les pays plus accueillants. Et comme l’avidité (ou l’avarice si l’on se réfère aux 7 pêchés) est (parait-il) le mal de ce siècle, la concurrence fiscale entre les pays n’est pas prête de cesser !

  30. Un excellent article dans l’ensemble, surtout le paragraphe qui traite de l' »inégalité dans l’évasion fiscale » et qui a bouleversé ma conception de la chaîne alimentaire.

    Voyez donc.

    Le roi Mohammed VI du Maroc, le roi Salman d’Arabie Saoudite, le Président Porochenko d’Ukraine, le Président Poutine de Russie, le Premier Ministre Gunnlaugsson, etc ; que de proies impuissantes face au fauve, que d’innocentes victimes essayant d’échapper à l’assiette, fut-elle fiscale !

    « Homo homini lupus », disait Hobbes ; heureux M. Schweitzer qui, comme Esope, nous déguise des loups en agneaux.

  31. Bah, la logique formelle, c’est un peu dépassé… Ça fait quelques lustres qu’on introduit une bonne dose de quantique aux raisonnements pour obtenir quelque chose, ne serait-ce que la certitude d’une incertitude.

    L’argent public, c’est comme le chat de Schrödinger, tant qu’il n’a pas été dépensé, on ne peut pas dire à quel point il est sale ou pas, c’est la vérification de son usage qui fait la différence: quand c’est une commission occulte, un emploi fictif, un pot de vin, des fausses factures, l’argent est sale et le chat est mort. Quand il s’agit de payer les entreprises qui font les routes de France, l’argent est propre, mais ne le restera pas bien longtemps. Quand il s’agit de payer les fonctionnaires du ministère des finances pour leurs velléités de traquer l’évasion fiscale… Il est les deux à la fois, et le principe d’Heisenberg s’applique à plein.

    Bah, disais-je… Quand on pense à la France et sa fiscalité somme toute étouffante — mais si bien servie par des médias serviles, ces mots étrangers mais pénétrants me viennent à l’esprit: « Invest Out There! »… Comprenne qui pourra.

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