SNCF : EPIC fail

Publié Par Jean-Pierre Chevallier, le dans Économie générale

Par Jean-Pierre Chevallier

SNCF TGV (Crédits : Renaud Chodkowski, licence Creative Commons)

SNCF TGV (Crédits : Renaud Chodkowski, licence Creative Commons)

L’EPIC SNCF, c’est-à-dire l’entité qui englobe tout ce qui correspond à ce qu’on appelait jadis la SNCF, vient enfin de publier ses comptes qui font apparaître un actif tangible négatif de quasiment 10 milliards d’euros (9,971 milliards plus précisément), soit 7,402 de capitaux propres négatifs plus 2,571 d’écarts d’acquisition.

Document 1 :

Les dotations en capital de l’État qui étaient de 14,7 milliards d’euros ont donc déraillé et il faut que l’État rajoute une bonne grosse douzaine de milliards pour sauver ce service public que le monde entier nous envie.

Bien entendu, les 66,4 milliards d’euros de dettes à long terme sont en rab.

Même sans ces dépréciations d’actifs, le résultat net aurait été quasiment à zéro pour 31 milliards d’euros de chiffre d’affaires,

Document 2 :

Bravo les artistes !

Il ne reste plus qu’à augmenter le déficit de l’État d’une grosse bonne douzaine de milliards d’euros supplémentaires pour apurer ces comptes, avec l’aide de la Société Générale ?

Cliquer ici pour voir le rapport financier de la SNCF

Sur le web

  1. Y a quand même un truc qui m’étonne c’est qu’on laisse la SNCF qui est percluse dans les déficits et les subventions concurrencer déloyalement des entreprises privées : bus, locations vélos, voitures, covoiturage, taxis, transports bagage etc…

  2. la perte exceptionnelle e 2015 correspond à un sous amoprtissement notoire depuuis plusieurs années. Si les comptes avaient été arrêtés correctement la Société aurait été en perte chronique depuis pas mal de temps, ce qui pourrait justifier pleinement une condamnation pénale pour ses dirigeants pour poursuite d’une activité déficitaire au détriment de son environnement et une mise en liquidation d’office

    1. Je ne suis pas sûr que les chemins de fer d’un pays puissent être immédiatement privatisés: ils représentent un véritable service public que les libéraux (pas majoritaires!) sont seuls à combattre. Ils font également partie de l’infrastructure d’un pays.

      Maintenant, comme toute infrastructure (autoroutes, par exemple), la gestion de la sncf pourrait être confiée à un privé, quitte à observer un cahier des charges exigeant mais correspondant mieux aux besoins du terrain, gagnant de l’argent, là où c’est possible, et le perdant là où se fait sentir un besoin qu’aucune autre solution ne peut rencontrer. Il faudra, un jour, réexaminer le statut des employés SNCF, manifestement privilégiés et pourtant grévistes à la moindre occasion

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