[Replay] Armes à feu : un contrôle inutile et incertain

Publié Par Contrepoints, le dans Libertés publiques

Republication de « Contrôler les armes à feu : une arrogante ignorance » publié le 5 octobre 2015.

Par le Dr. Michael Hurd1, depuis les États-Unis

no weapons-thomas roth(CC BY-NC 2.0)

 

Les arguments en faveur du contrôle ou de la confiscation des armes à feu se résument essentiellement à ceci : « Si les armes étaient illégales, elles ne seraient pas disponibles. Si elles n’étaient pas disponibles, des gens comme ce tueur fou dans [compléter ici à l’aide du dernier exemple de fusillade en date] ne seraient pas en mesure de les utiliser. »

Cela suppose qu’un tueur détraqué et psychopathe, décidé coûte que coûte à assassiner, se laisserait arrêter par un obstacle comme trouver une arme à feu légalement. C’est absurde. Un  tueur détraqué et psychopathe, par définition, est décidé à accomplir sa mauvaise action, et considère même qu’il est en droit de le faire. Si les armes sont interdites, il y aura un « marché noir » pour les armes, tout comme actuellement il y a un « marché noir » illégal pour la marijuana, l’héroïne et la cocaïne.

Les gens qui prétendent que la violence peut être contrôlée en interdisant les armes montrent comment ils comprennent mal la nature et la psychologie des criminels. Ils supposent, ils sont bien obligés d’adopter ce type de croyance, que ces tueurs sont pour la plupart semi-raisonnables, bien que leur esprit soit confus, et qu’ils se précipitent, sous l’effet d’une subite impulsion, à la boutique du coin pour acheter leurs armes à feu. Si cet achat est rendu plus difficile, voire impossible, selon ce raisonnement implicite, ces pauvres esprits tourmentés vont s’abstenir de leurs actions violentes.

Je suppose que c’est la raison pour laquelle ce sont les mêmes personnes qui, d’un côté, sont favorables à la prohibition et qui, de l’autre, trouvent toutes sortes d’excuses au comportement des criminels. Elles ont tendance à être du genre à considérer que n’importe qui et n’importe quoi porte la responsabilité du comportement criminel, à l’exception du criminel lui-même.

Elles ne peuvent pas comprendre, ou peut-être ne veulent-elles pas le comprendre ou l’accepter, la psychologie du mal. Il est certes perturbant d’essayer de le faire. Mais cela ne justifie pas de supprimer le droit pour la majorité des gens qui ne sont ni violents, ni criminels, de se protéger de la violence en rendant plus difficile ou impossible pour eux d’acheter des armes pour leur autodéfense.

Voyons les choses de ce point de vue. Avez-vous envie de vivre dans un monde où les individus dangereux auront la certitude que tous les autres, ni violents, ni criminels, en face d’eux seront désarmés ? Pensez-vous que cela permettra vraiment de réduire la criminalité ou bien de contribuer à son essor ; d’autant plus que les conditions économiques continuent de se détériorer dans une société où l’État agit de plus en plus comme un engin de destruction de l’activité économique ?

Bien sûr, ceux qui veulent interdire des armes au nom du pacifisme et de la non-violence sont généralement les mêmes qui pensent que l’État doit intervenir dans tous les domaines. Trop de sucre dans les sodas ? Il faut faire une loi. Certaines personnes incapables ou réticentes à souscrire une assurance santé ? Il faut faire une loi. Rappelez-vous, pas seulement une loi concernant ces individus mais une loi qui impose à tous la « solution universelle » à un prétendu problème, soit la garantie d’une aggravation du problème en question.

controle des armes rené le honzecSouvenons-nous de l’époque de la prohibition, ceux qui voulaient boire réussissaient à se procurer de l’alcool. Interdire l’alcool a permis, non pas de changer la société, mais de la rendre plus dangereuse et à donner au gouvernement plus de travail. De même, la « guerre contre la drogue » n’a en rien contribué à éliminer ou même à réduire la dépendance à l’héroïne, la cocaïne ou la marijuana. Elle transforme simplement les gens qui aiment ces produits en criminels, mais cela ne change pas leur comportement d’un pouce. Nous pourrions décriminaliser leur comportement demain et cela mettrait fin au dangereux marché noir des drogues, et soulagerait l’État, ce qui lui permettrait de se concentrer sur les choses vraiment importantes comme, oh, par exemple, la capture des terroristes. Et la décriminalisation de ce comportement n’aurait guère de conséquence sur la nature ou l’étendue de tous les problèmes de toxicomanie tels qu’ils existent. Les choses continueraient sans doute comme avant, ni plus ni moins, peut-être un peu moins, éventuellement.

Il en est de même avec la possession des armes. Les partisans d’un contrôle considèrent la possession d’une arme à feu comme comparable, et peut-être pire, que la consommation d’héroïne et de cocaïne. Ils pensent que si l’État interdit les armes demain, et en les enlevant des mains des gens paisibles, les criminels seraient en quelque sorte sous pression, voire honteux à l’idée même de tuer. C’est complètement ridicule. Je vous garantis que si les armes sont interdites dans un proche avenir, vous allez voir beaucoup de changements dans la vie de ceux qui vivent paisiblement, mais pas le moindre dans la mentalité et le comportement des gens violents. En fait, la violence augmentera, parce que les individus violents sauront que les gens paisibles seront désarmés, et qu’ils ne devront compter éventuellement que sur l’action aléatoire de la police pour les aider.

Le pire de tout, c’est l’autosatisfaction et le sentiment de supériorité intellectuelle des partisans du contrôle des armes à feu. Ceux qui expriment une autre position sur le sujet sont vus comme des ignorants ou des demeurés. On aurait pu espérer de ces esprits supérieurs et sophistiqués sur le plan intellectuel une certaine connaissance théorique de la façon dont un esprit criminel fonctionne. « Criminel » par définition se réfère à quelqu’un qui se considère comme en dehors et au-dessus de la loi, et pense avoir le droit de faire ce qu’il veut dans la vie, même si cela signifie utiliser la force contre autrui.

C’est le genre de personnes qui dormiront mieux la nuit si nous adoptons des lois restrictives ou confiscatoires sur les armes à feu. Et leur prétendue supériorité intellectuelle consiste avant tout à protéger les gens ordinaires en rendant la vie plus facile aux criminels.


Traduction pour Contrepoints par Gérard-Michel Thermeau de The arrogant ignorance of supporting gun control.

  1. Psychologue, docteur ès lettres, docteur en psychologie, diplômé de Saybrook University (San Francisco) et de Catholic University of America (Washington), titulaire d’un Master of Social Work (University of Maryland at Baltimore), auteur de plusieurs livres dont « Bad Therapy, Good Therapy » et du blog drhurd.com
  1. Le problème dans cet affaire c’est bien l’idéologie en effet.
    Il faudrait aborder la question de la criminalité de façon pragmatique.
    si on regarde ce graphique
    http://static-f.qe.cirano.qc.ca/sites/default/files/gnuplot/1436-1319801232-1328199366.720.png

    on se dit que à part quelques pays ,dont font partie les usa, ça ne vaut pas la peine d’en parler tant la dispersion n’est pas énorme. et les usa forment un pays compliqué aux législations et situation socio culturelles diverses.
    le controle des armes à feu est donc à priori un problème secondaire si on s’en tient aux homicides…

    comme pour la peine de mort il s’agit d’affirmer une posture idéologise.

    1. Les chiffres de votre lien ne correspondent à ceux de wikipedia :

      https://fr.wikipedia.org/wiki/Classement_des_pays_par_taux_d'homicide_volontaire

      1. oh…je n’ai pas creusé ( les quelques pays j’ai vérifiés sont pas si loin que ça d’ailleurs) , mon propos n’est pas celui ci , il serait plutôt de la pourriture de questions importantes par l’idéologie …
        le controle des armes feu est devenu un facteur séparant les bons des mauvais…comme la peine de mort et un certain nombre de questions…

        mais comme pour la peine de mort ce sont des questions sans réelle importance au sens statistique dans les pays de l’ocde…

  2. C’est vrai que l’état n’a jamais tué personne avec son monopole de la violence (enfin quoi, quelque centaine de millions de personnes, mais c’était LEGAL monsieur !)

    1. Exact et les partis libéraux en font partie comme tous les autres

      1. Pourrais-tu citer des états ayant à leur tête un libéral ?

        1. et surtout, est-ce que Lazarius pourrait citer des états ayant eu à leur tête un libéral et s’étant livré à une tuerie de masse « légale » ?

    2. Les armes à feux ont tuées combien de personnes aux états unis depuis la dernière guerre mondiale ?

      1. Les armes à feux : zéro !

        Les criminels : beaucoup trop !

        1. Certes, mais ont dit qu’un avion transporte n passagers donc, par translation, des armes tues n personnes.

          D’ailleurs, derrière une arme qui a tuée il n’y a pas forcément un criminel, il y a les accidents et les suicides.

  3. Habitant aux USA, j’irais encore plus loin dans ce raisonnement. Pratiquement TOUTES les tueries qui ont eu lieu ces 20 dernières années, se sont déroulées dans des « Gun Free Zones ». En pratique, le criminel recherche ces endroits car il sait qu’il arrivera a faire un maximum de dégâts sans le risque de rencontrer la moindre résistance. Une fois de plus, des « elites » se donnent bonne conscience en décrétant un endroit comme étant interdit aux armes et le criminel, non seulement n’en n’a que faire mais cela devient un critère de sélection pour lui exactement parce qu’il sait qu’il est le seul a enfreindre cette règle. J’habite à moins de 20 km de l’endroit ou James Holmes a effectué son massacre dans un cinéma et l’enquête a démontré que Holmes avait considéré 7 different complexes mais choisi celui d’Aurora car c’était le seul a être une gun free zone… Si on suivait la même logique que nos élites partisans de la confiscation, je trouve plutôt qu’il faudrait interdire les gun free zones…

    1. Il y a aussi une autre logique, celle des chiffres, en Europe il n’y a que des « Gun free zones » et beaucoup moins de tueries.

  4. je suis effarée par la grossièreté des arguments et du raisonnement développé par ce « docteur ».

    Déjà, il présuppose que l’individu en question agira coûte que coûte, ce qui signifie qu’il commence déjà implicitement à supposer que le contrôle des armes ne sert à rien. Une belle pétition de principe qui consiste à supposer ce qu’on veut prouver.

    passons sur les qualificatifs « pshychologie du mal », « mauvaise action » qui ressemble plus à une homélie qu’à un discours scientifique ou philosophique.

    Deux arguments très simples pour démonter la « thèse » de l’auteur.
    1. Il ne me semble pas déraisonnable de penser que certains individus peuvent agir sous le coup d’une émotion qui leur fait perdre le sens de la réalité, les conduit à un délire psychotique meutrier. Dans ce cas faciliter l’accès et le port d’armes est complètement dingo.

    2. Même s’il existe un marché noir de l’armement, l’accès sera toujours plus difficile que si on peut acheter son armes au supermarché. Qui dit plus difficile, dit plus de temps pour en acquérir. pendant ce temps plusieurs choses peuvent arriver, l’individu peut revenir à la raison, il peut mourir pour une raison ou une autre, se faire arrêter, en achetant sur un marché noir, il peut se faire arrêter lors d’une descente et condamner. tout cela c’est du temps de gagner et des vies qui peuvent être sauvées.

    Enfin, la dichotomie : méchants, criminels vs gentils non violents est d’un simplisme effarant. Qui peut croire qu’un « gentil » ne deviendra pas « méchant » un autre jour. On ne naît pas « tueur » mais on naît tous « potentiellement tueurs ». C’est ce qu’oublie ce « docteur ».

    1. Visiblement, vous ne connaissez pas la mentalité des habitués des commissariats, de ceux qu’on appelle « les transgresseurs ».
      En lisant votre laïus pétri de bons sentiments bien dégoulinants, une vieille chanson de pirates du folklore traditionnel de la marine à voile, « le Forban » m’est revenue.

      A moi forban que m’importe la gloire
      les lois du monde et qu’importe la mort
      Sur l’océan j’ai gravé ma victoire
      et bois mon vin dans une coupe en or
      Vivre d’orgie est ma seule espérance
      le seul bonheur que j’ai su conquérir
      sur l’océan j’ai passé mon enfance
      c’est sur les flots qu’un forban doit mourir

      Vin qui pétille, femmes gentilles
      sous des baisers brulant d’amour
      plaisirs batailles, vive la canaille !
      je bois je chante et je tues tour à tour.

      1. je vois mal où il y a des bons sentiments lorsque j’explique que chacun est un tueur potentiel !

        Ensuite, lorsque vous évoquez les « habitués des commissariats », cela n’a pas grand chose à voir avec les tueurs de masse dont parle l’auteur qu’on trouve aux USA. Dans le cas dont vous parlez, favoriser le port ou la vente d’armes aurait encore moins de sens car croyez-vous que des individus qui s’en prennent à la police ou à d’autres bandes donc des personnes armées et qui savent utiliser des armes auront peur de s’attaquer à un citoyen lambda même si celui-ci est armé ? Pas grande logique dans tout ça.

        1. Votre commentaire serait exact si la police avait la possibilité de se servir de ses armes sans problème! Or, en France, si un policier se sert de son arme, il risque les pires ennuis, les criminels étant souvent victimisés. Il faut pour cela qu’il soit en danger de mort et même dans ces conditions, cela ne sera pas simple pour le policier qui tue ou blesse un criminel. Ces derniers le savent très bien: il y a donc un avantage pour eux à tirer le premier.
          Vous avez raison sur un point: un criminel armé attaquant par surprise un citoyen armé isolé aura de forte chance d’avoir le dessus. Par contre, pour un criminel, attaquer un groupe de citoyen ou une seule personne au milieu de plusieurs, sera plus risqué car il ne saura pas qui est armé (voire même si quelqu’un est armé) autour de lui. Pour se défendre contre une agression, un citoyen armé (et bien sur formé un minimum à l’emploi de son arme, c’est indispensable) n’aura pas les mêmes restrictions réglementaires que la police.

          1. il me semble qu’on parle ici des USA.

            Les règles pour les policiers s’appliquent a fortiori pour les citoyens lambda, pour eux c’est encore plus restrictif.

            Bon il faut savoir de quoi on parle. Tuerie de masse ? Crimes commis par des malfrats ? Tout cela est différent et mérite des analyses différentes. de quoi voulez-vous qu’on parle ?

    2. @ alpha 73 :

      je suis effaré par la grossièreté de vos arguments :

      Vous présupposez dans un premier temps que l’individu qui utilise une arme est sous le coup d’une folie passagère qui va passer, alors qu’ensuite, vous affirmez que tout individu est un potentiel tueur, donc qui est sous le coup d’une folie continuelle.

      Ensuite, selon vous, ce monsieur affirme que les êtres humains sont tous gentils, et il ferait preuve de simplisme effarant, et vous, vous affirmez que les êtres humains sont tous méchants, et vous ne faites pas preuve d’un simplisme effarant ?

      Enfin, ce monsieur n’étant pas pour l’interdiction de la vente d’armes à feu, vous en déduisez qu’il est pour faciliter le port d’armes, il n’a jamais dit cela.

      1. « C’est le genre de personnes qui dormiront mieux la nuit si nous adoptons des lois restrictives ou confiscatoires sur les armes à feu. Et leur prétendue supériorité intellectuelle consiste avant tout à protéger les gens ordinaires en rendant la vie plus facile aux criminels. »

        Stéphane, si il n’est pas pour la facilité du port d’arme, sa conclusion n’a aucun sens…

        1. comme dit l’adage il n’est pire aveugle que celui qui ne veut pas voir… Les USA sont un succès n’est-ce pas. Je rappelle : une fusillade de masse chaque jour aux USA. Et c’est moi qui rend la vie facile aux criminels. Vous êtes très désorienté, sans doute un abus de champagne….

          1. Comme le dit très bien Cédric ainsi que des références fournies dans les commentaires de la 1ère édition de cet article, la très grande majorité des fusillades de masse ont lieu dans les Gun Free Zones. Alors oui, désarmer la population rend plus facile, le « travail » de ces individus.
            Quant à la difficulté de se procurer une arme illégalement, vous rêvez! Ce ne sont pas quelques Cerfats de plus à remplir ou quelques réglementations supplémentaires qui empêcheront quiconque de se procurer facilement une arme de guerre en Europe. Cf cette journaliste belge qui s’est procurée une Kalachnikov en 6H: http://www.dhnet.be/actu/societe/six-heures-pour-se-procurer-une-arme-51b7a145e4b0de6db984e36b.
            Sans parler des facilités d’importation (illégale certes, ce n’est pas bien et ce n’est pas du jeu!) de ces mêmes armes disponibles à bas pris dans d’autres pays d’Europe (article l’Expansion, le 12/02/2012).

            1. si je suis la logique de l’auteur de l’article, le fait que cela se passe dans des « gun free zone, à vérifier, ne change rien puisque ces individus sont décidés à commettre un meurtre de masse. même si les autres étaient armés, ils le feraient c’est la supposition de départ de l’article. Il faut à un moment être cohérent.

            2. s’il est facile de se procurer des armes illégalement, pourquoi tout individu ne s’enprocure-t-il pas ? pour sa sécurité. là encore soyez cohérent

              1. « s’il est facile de se procurer des armes illégalement, pourquoi tout individu ne s’en procure-t-il pas ? »
                Par ce que justement, un individu normal a tendance à respecter la loi et a en craindre les conséquences quand il ne la respecte pas. Ce qui n’est pas la cas des criminels.

              2. En Suisse, la possession d’arme chez soi est autorisée (mais ça ne se fait pas n’importe comment) et pourtant il n’y aurait que 0,5 homicide commis par arme à feu pour 100 000 habitants. Huit fois moins qu’aux États-Unis, deux fois moins qu’en Allemagne. Seulement voilà, les suisses vivent dans une démocratie semi directe où l’on apprend très tôt à débattre pacifiquement avec des gens aux opinions différentes. Ceci n’empêche bien évidemment pas certaines tueries.
                Le débat à mon sens ne devrait donc pas être porté que sur la simplissime question, doit-on autoriser oui ou non la possession d’arme à feu si l’on ne tient pas compte du contexte éducatif dans lequel baigne nos enfants…

      2. Tout d’abord je n’ai jamais écrit que tout individu utilisant une arme était sous le coup d’une folie passagère, je dis simplement que cela peut arriver. Ensuite lorsque je parle de « tueur potentiel », cela signifie simplement que tout individu peut tuer un jour ou l’autre, cela ne veut pas dire que tous tueront, bien heureusement. Si cet individu passe à l’acte, cela peut-être sous le coup d’une folie passagère mais cela peut-être pour une autre raison. En tout cas, vous raisonnez mal pour en conclure que cela signifie qu’un tueur potentiel serait sous le coup d’une folie continuelle. Il peut être sous le coup d’une folie passagère à un moment donné et passer à l’acte.

        Deuxièmement, à aucun moment je n’ai écrit que l’auteur affirme que les êtres humains sont tous « gentils ». Je fais remarquer qu’il a une conception très simpliste de la psychologie criminelle. A le lire on a l’impression qu’il y d’un côté les méchants (les criminels) qui seraient méchant de par leur nature, et de l’autre les bons, les gentils (les non criminels) et qu’il n’y a pas de passage possible entre les deux groupes.

        Cet individu est contre le contrôle des armes (ce qui signifie que non seulement il est contre l’interdiction de la vente libres d’armes à feux, mais même contre une vente encadrée, et contre l’interdiction de port d’armes). Lisez le mieux.

        1. Donc si on est contre l’interdiction de la possession d’armes à feu par le citoyen lambda, on est forcement pour la diffusion sans restriction et sans contrôle aucun de toutes armes à feu! Ben voyons! Où donc avez-vous vu cela dans le texte de cet article? C’est tout ce que vous avez trouvé pour dénigrer cet article? Entre l’interdiction totale et la diffusion sans restriction des armes, il n’y a pas de compromis possible? Simpliste.
          Simpliste également l’analyse psychologique que vous prêtez à l’auteur: les criminels d’un coté et les gentils (càd non criminels) de l’autre. Où avez-vous lu que l’auteur traitait de la « nature » du criminel? Ceci est votre interprétation. Et quel est l’intérêt de votre remarque? Si vous souhaitez discourir de la nature et de l’origine du crime et des criminels (personnes surement égarées et incomprises, n’est-ce pas), faites-le mais n’empêchez pas ceux qui veulent s’en prémunir de le faire.
          Ou peut-être trouvez-vous les termes utilisés pour désigner ces criminels trop discriminantes, dénigrantes. Que proposez-vous donc comme sémantique pour parler des criminels? C’est curieux ces débats sémantiques et manœuvres dilatoires dans le but de ne jamais parler des choses qui fâchent.

          1. lisez le titre de l’article, lisez le contenu de l’article et réfléchissez. Si vous mettez un contrôle sur la evnte ou le port d’arme à feux, si je suis la logique de l’article les « mauvais » ne le respecteront pas, donc cela ne servira à rien. J’ai l’impression que vous pataugez dans la semoule.

            le simplisme est de votre côté,; je l’utilise pour vous montrer à quel point vos positions sont ridicules et grossières. Mais vous ne vous en rendez même pas compte tellement aveuglé par votre sectarisme.

            Bonne année quand même/

  5. Les tueurs étant par définition ingénieux et mal élevés, je suggère qu’on interdise aussi les marteaux, les pics à glace, les cordes et ficelles, les oreillers, les produits corrosifs, les drogues et médicaments soporifiques, les couteaux de cuisine, les baignoires, les haches, les allumettes, voire les mains si commodes pour les étrangleurs …

    Et si certains persistent dans leurs menées criminelles,, ne surtout pas les condamner, mais leur apprendre à chanter des comptines et à jouer au ping pong …

  6. Puisque ‘il s’agit d’une mise à jour, je me permets de signaler une interview de Kurt Russel (qui a fait son « coming out » libertarien) et remis à sa place un journaliste adepte du gun-free: http://www.tpnn.com/2015/12/23/hollywood-star-kurt-russell-just-shocked-everyone-im-not-republican-im-worse-im/

    La bande-son est ici : https://www.youtube.com/watch?v=l7hlG-CTnk8

    1. Petite note supplémentaires :
      1) depuis les attentats les anti-gun se font plus petits
      2) depuis ce 1er Janvier, les texans peuvent porter les armes visible

  7. Bonsoir et bonne année à tous !

    Concernant le sujet, lors de la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen, Monsieur le Comte de Mirabeau avait proposé que soit adopté un article 10 dans la rédaction suivante : « Tout citoyen a le droit d’avoir chez lui des armes et de s’en servir, soit pour la défense commune, soit pour sa propre défense, contre toute agression illégale qui mettrait en péril la vie, les membres ou la liberté d’un ou plusieurs citoyens « . Or, les membres du comité ont considéré à l’unanimité que « le droit déclaré dans l’article X non retenu était évident de sa nature, et l’un des principaux garants de la liberté politique et civile que nulle autre institution ne peut le suppléer « . Ca ressemble assez au second amendement des U.S.A.

    En 1764, le grand jurisconsulte Cesare Beccaria écrivait dans l’illustre Traité des Délits et des Peines que : « Mauvaise est la mesure qui sacrifierait un millier d’avantages réels en contrepartie d’une gène imaginaire ou négligeable, qui ôterait le feu aux hommes parce qu’il brûle et l’eau parce qu’on se noie dedans, qui n’a aucun remède pour les maux mis à part leur destruction. Les lois qui interdisent de porter les armes sont d’une telle nature. Elles ne désarment que ceux qui ne sont ni enclins, ni déterminés à commettre des crimes (…) De telles lois rendent les choses pires pour les personnes assaillies et meilleures pour les agresseurs ; elles servent plutôt à encourager les homicides plutôt que de les empêcher car un homme désarmé peut être attaqué avec plus de confiance qu’un homme armé. On devrait se référer à ces lois non comme des lois empêchant les crimes mais comme des lois ayant peur du crime, produites par l’impact public de quelques affaires isolées et non par une réflexion profonde sur les avantages et inconvénients d’un tel décret universel  »

    Voici le lien pour l’article complet :
    http://www.armes-ufa.com/spip.php?article365

    Article 2 : « Le but de toute association politique est la conservation des droits naturels et imprescriptibles de l’Homme. Ces droits sont la liberté, la propriété, la sûreté, et la résistance à l’oppression. » Sans armes, la « résistance à l’oppression » me semble fort compliquée. Peut-être est-ce à dessein ? Sans armes, il est plus difficle pour les citoyens de défendre leurs droits et plus facile pour les Etats de les leur prendre. Exemple : l’Occupation.

    Certains peuvent se réjouir que cet article X là, n’ait pas été inclus. Nous aurions un autre état d’esprit.
    Peut-être aurions-nous eu plus de résistants pendant l’occupation ? D’ailleurs, la plupart n’a pas résisté en pensant que la Gestapo (par exemple) avait un moment de folie passagère et qu’elle pouvait redevenir humaniste. Certes c’était la guerre ! Et nous n’en sommes pas sortis sans armes.

    Je noterai que les « anti-armes » sont génralement très enclins à porter les intentions des « pro-armes » au pire des actes comme vider son chargeur sur le quidam qui marche sur les pieds d’un autre quidam, mais minimisent les intentions des agresseurs/oppresseurs : un individu qui pénètre chez un citoyen lambda de nuit, après avoir forcé l’entrée (autrement il n’y a pas effraction), c’est juste pour le frisson de l’interdit.

    Mais tout ça c’est pas politiquement correct alors… chut !

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