Des progrès importants dans la lutte contre le cancer !

Publié Par Chelsea German, le dans Santé

Par Chelsea German, depuis les États-Unis
Un article du Cato Institute

Treating Cancer with Nano-bio Technology - Credits Argonne National Laboratory (CC BY-NC-SA 2.0)

Treating Cancer with Nano-bio Technology – Credits : Argonne National Laboratory via Flickr (CC BY-NC-SA 2.0)

 

Même s’il est encore trop tôt pour parler de « remède contre le cancer », celui-ci semble vraiment à portée de main. Comme le montre un article récent du Wall Street Journal, nous avons fait d’énormes progrès dans la lutte contre le cancer.

Arrêtons-nous un instant sur les résultats pour nous réjouir des nombreuses vies sauvées par l’innovation médicale. Examinons les succès réalisés contre les quatre types de cancers les plus meurtriers : les cancers du poumon, du côlon, du sein et de la prostate.

Observons combien le taux de mortalité du cancer du poumon a baissé depuis les années 1980 (taux pour 100 000 personnes) :

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Même si la chute est mondiale, les gains les plus importants peuvent être observés dans les pays riches et développés comme les États-Unis. Comme le note Matt Ridley, membre du conseil consultatif de HumanProgress.org, ceci s’explique en partie parce que « dans le monde occidental, nous avons vaincu la plupart des causes de décès prématurés qui décimaient nos aïeuls », et avec l’âge les effets du cancer s’aggravent, ce qui rend les succès dans la lutte contre le cancer plus notables.

Examinons ensuite la forte baisse dans les pays développés du taux de mortalité pour le deuxième cancer le plus meurtrier, le cancer du côlon ou de l’intestin.

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On peut également observer une forte baisse du taux de mortalité du cancer du sein (taux pour 100.000 femmes). Le taux de mortalité pour le troisième cancer le plus meurtrier était resté relativement stable dans les années 1950 jusqu’au début des années 1990, période où il a commencé à chuter – et il continue de baisser depuis.

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Enfin, nous pouvons constater une baisse similaire du taux de cancer de la prostate, le quatrième cancer le plus meurtrier.

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L’innovation et le marché libre favorisent le développement des progrès médicaux qui permettent la baisse de ces taux de mortalité. Certaines personnes estiment que les styles de vie modernes (par exemple, le fait de consommer des sodas) provoquent les cancers, mais ces affirmations ne sont pas toujours documentées – beaucoup de cancers seraient plutôt affaire de malchance. Loin de nous tuer, les innovations contribuent au contraire à sauver des vies.

Nous avons pu constater que les avancées dans la compréhension de la maladie abondent lorsque la réglementation ne les ralentit pas. Pour accélérer la lutte contre le cancer et éradiquer la maladie, nous devons laisser les innovations suivre leur cours.


Sur le web. Traduction : Raphaël Marfaux pour Contrepoints.

    1. Le premier lien (biomedcentral.com/1471-2458/14/554/abstract) est symptomatique de la mauvaise science : une étude de corrélation fondamentalement stupide entre un facteur X et un facteur Y lui même corrélé à un phénomène Z, dont on prétend déduire une corrélation, et même un lien de causalité, entre le facteur X et le phénomène Z…
      Et à la fin on se retrouve avec un résultat qui à 90% de chance d’être faux…
      http://journals.plos.org/plosmedicine/article?id=10.1371/journal.pmed.0020124
      Je n’ai même pas regarder les autres.

      1. Oui je connais les critiques de John P. A. Ioannidis ….
        Toutefois il est difficile de nier l’évidence: le mode de vie moderne n’est pas bon pour la santé, surtout si on respecte les recommandations officielles.
        Sinon va au bout de la review avant de rejeter mon post.

        1. En 2013, ont été comparées 2 cohortes de nonagénaires danois et leur état de santé général pour les années 2003 et 2013. A 10 ans d’écart, les nonagénaires de 2013 sont en meilleure santé que ceux de 2003. Le mode de vie moderne n’est-il pas bon pour la santé?

          1. L’augmentation de l’incidence du cancer diagnostiqué est un fait. La part de cette augmentation du à une meilleure détection n’est pas négligeable, mais ne la justifie pas entièrement.
            Les stats c’est des chiffres, et les chiffres on leur fait dire à peu prêt ce que l’on veut… Surtout en science humaine. Votre étude précise t-elle ce qu’est l’ « état de santé général » ?

      2. karg se, il me semble qu’il y a un truc élémentaire qui vous a échappé. Je ne néglige pas la liste des études citées (je n’ai d’ailleurs lu que l’abstract de chacune) mais supposons qu’on accepte la conclusion de ces chercheurs, qu’est-ce que ça signifie par rapport aux graphiques présentés dans l’article ?

        Tout simplement que si l’on consommait moins de sucre, la baisse des taux de cancers cités dans l’article serait encore plus forte. Cela veut dire que si les taux de cancers ont chuté, ce fut malgré la « dégradation » des habitudes alimentaires. Personne n’a jamais prétendu que les habitudes alimentaires sont le seul facteur de cancers. Il n’y a donc rien de paradoxal.

        1. Je pense que la raison pour laquelle Karg se s’insurge c’est parce que l’auteur conclus son articles sur une petite phrase qui en fait pensé long sur son intention…
          Il remet en cause l’intérêt de faire des études sur la causalité comportement/cancer et va même jusqu’à affirmer (vaguement) qu’en faite chopper le cancer c’est juste avoir la poisse.

          Des liens de causalité son clairement établies dans de nombreux cas. L’incidence du cancer augmente. L’auteur parle de mortalité quand toutes les personnes sérieuses qui se penchent sur la question parlent de survie à 5, 10ans ou nette (mort d’autre chose).

    2. Il y a de nombreux facteurs documentés, le tabac est le principal facteur pour la sphère oropharyngée, pour le cancer de l’estomac c’est une bactérie (soit dit en passant cette bactérie est progressivement éradiquée par le mode de vie moderne).
      Pour d’autres facteurs, il y a débat, et c’est loin d’être tranché. L’obésité serait un risque, mais un léger surpoids est un facteur protecteur, la limite n’est pas du tout tangible.
      On est très loin d’un consensus sur ces sujets.

  1. Ce que je vois dans vos tableaux c’est un taux de mortalité pour un nombre donné d’habitants : en l’occurrence 100000. Je ne vois pas en quoi on peut attribuer la baisse de mortalité à la recherche médicale.
    Pour le cancer du poumon par exemple, est-ce que ça ne viendrait pas de la baisse des comportements à risque ? Je crois même que la personne citée dit exactement ce genre de chose : « nous avons vaincu les causes ». Elle ne dit pas « nous avons vaincu la maladie ».

    Je ne dis pas qu’il n’y a pas de progrès médicaux, ou que l’innovation ne doit pas être défendue, mais l’article présente la chose de manière assez trompeuse. Quelques arguments d’autorité et des tableaux qui ne correspondent pas du tout à ce qui est énoncé…

    1. Exactement, en l’occurrence la baisse des comportements à risque et l’amélioration de la nutrition sont des causes plus probables que l’amélioration des techniques médicales, qui restent somme toute bien grossières. La technique de base étant bien souvent le bazooka qui détruit ou endommage à la fois les cellules saines et les cellules malades. Le sous-titre ‘Les innovations médicales ont permis des avancées’ semble trompeur.

    2. Le cancer du poumon est assez souvent le résultat de metastases. On a aujourd’hui des traitements ciblés pour certains cancers tels que le cancer du sein ou pulmonaire non a petites cellules, c’est l’avancée la plus importante. Mais on développe aussi de nouvelles techniques d’imagerie et de diagnostic, ce qui diminue indirectement la mortalité.

  2. Je confirme les commentaires précédents : le titre n’a aucun rapport avec le corps du texte.
    Ca fait presque cinquante ans (Nixon en 1971 : « la lutte contre le cancer sera gagnée dans cinq ans ») qu’on entend systématiquement les mêmes inepties sur les traitements contre le cancer.
    Aujourd’hui, l’imposture est tellement évidente que les rapports officiels préfèrent parler d’autre chose : de prophylaxie comme dans dans l’article plus haut, d’accompagnement des proches, de la douleur, de tout ce qu’on veut (lisez le plan cancer du gouvernement français, c’est comique) mais pas de la guérison. Tous les six mois, j’entends au journal télévisé qu’on vient de découvrir des « molécules révolutionnaires » qui permettraient de « vaincre le cancer ». Puis on en parle plus. Probablement les patients invités à participer à ces protocoles sont-ils tous morts.
    S’agissant du cancer du poumon qui est évoqué plus haut, le risque d’en mourir lorsque vous en êtes atteint est quasiment le même qu’il y a cinquante ans : 100 % (les statistiques vous donneront 90 % parce qu’à partir de cinq ans de survie, vous êtes considéré comme guéri. Chez les personnes âgées, la tumeur évolue lentement, ce qui fait qu’elles meurent parfois après cinq ans. Youpi, le cancer est vaincu !)
    Pauvres humains, apeurés et stupides. Et si crédules vis à vis de tout discours officiel.

    1. Les traitements innovants sont très efficaces mais très très ciblés. Par exemple le tamoxifène ne traite que les patients dont une majorité de cellules cancéreuses présentent des récepteurs aux oestrogènes.
      La chimiothérapie classique qui présente des effets indésirable reste obligatoire mais ces traitements diminuent considérablement les récidives.
      Le problème actuel est le typage des cellules cancéreuses. Ca coûte cher d’analyser l’ADN. Les nouvelles technologies diminuant les coûts ne sont pas encore répandues.
      Le nouveau credo de l’oncologie est en passe de devenir : un patient, un traitement.

  3. Certianes méthodes existent mais sont contreversées comme la thérapie de potentialisation à l’insuline (ipt) et la metronimic chemiotherapy…De plus chaque traitement de chimiothérapie ( ou autre) doit etre du cas par cas pas des protocoles standards comme promus actuelement par l’OMS…

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