Adhésion du Parti Libéral Démocrate à l’UDI

Publié Par Aurélien Véron, le dans Politique

Selon son président Aurélien Véron, le PLD entend défendre la ligne libérale au sein du parti centriste de Jean-Louis Borloo.

Par Aurélien Véron.

Aurélien Véron, président du PLD.

Sollicité par Jean-Louis Borloo, le PLD a choisi d’adhérer à l’UDI. Ce choix ne s’est pas fait sur un coup de tête. Toutes les instances du parti ont été consultées, et la plupart des membres ont pu en discuter depuis l’université d’automne à Courtomer. Les débats ont été animés, à l’image de ce qu’on a pu suivre sur les réseaux sociaux dans les heures qui ont suivi l’annonce officielle. La très grande majorité de nos membres et sympathisants a heureusement compris la logique de cette stratégie.

Je comprends que l’annonce suscite des inquiétudes. Dans une démarche de conviction, il y a bien entendu l’espoir de pouvoir déplacer seul des montagnes. Ce n’est hélas pas réaliste. Soyons clairs, le monde des idées ne se suffit pas à lui-même. Même avec l’émergence des réseaux sociaux, l’enlisement reste la menace principale qui guette les libéraux les plus résolus. Combien de projets enthousiastes sont morts au bout de quelques mois, faute de mobilisation et de ressources. Pour ne pas laisser les débats s’enflammer et fissurer l’unité d’un parti, pour éviter le découragement découlant de la marginalité, bref pour ne pas subir l’usure du temps, nous devons être dans l’action et ne pas nous contenter de la seule réflexion. Nous devons prendre des risques et gagner en poids. Dans la version Michel Audiard : « Deux intellectuels assis vont moins loin qu’une brute qui marche. »

Le PLD est né dans la perspective de devenir un pivot de bascule des coalitions du centre et de la droite. Partis de zéro fin 2008, notre ambition a d’abord consisté à atteindre une crédibilité suffisante pour motiver des libéraux à se présenter sous nos couleurs et à porter nos propositions devant les électeurs. Nous avons eu d’excellents candidats, comme Philippe Karsenty, David Dallois ou Thomas Zlowodzki. Mais les législatives nous ont permis de mesurer l’importance de l’étiquette pour un candidat : combien ont choisi de mettre d’abord en avant l’étiquette Modem, Nouveau Centre ou UMP plutôt que PLD.

S’exposer publiquement et mettre de sa poche des ressources conséquentes incite à minimiser les risques et à s’appuyer sur une marque connue. Notre priorité, dans cet acte important, c’est de défendre l’intérêt de tous ceux qui incarneront notre projet, notamment nos candidats. Et l’intérêt de nos candidats libéraux, c’est de bénéficier d’une étiquette qui ne soit pas un handicap par manque de notoriété, ou par incompatibilité de ligne. Rassemblant chrétiens démocrates, radicaux et dorénavant libéraux, l’UDI répond à cette attente.

Le reproche principal que les déçus nous opposent, c’est la prétendue « compromission » qu’une telle alliance pourrait signifier. Le PLD n’est pas l’UDI, il n’en est qu’une composante autonome dans sa ligne. Le PLD n’a pas été appelé pour mettre sa doctrine au placard, une fois l’accord signé, et stopper son combat. Jean-Louis Borloo n’est pas libéral, c’est sans doute pour cette raison qu’il n’est pas non plus membre du PLD… et qu’il a fait appel à nous. Nos partenaires comptent sur le PLD pour faire fructifier le courant libéral et mobiliser un électorat qui attend qu’on défende ses idées.

Si nous y parvenons, nous ne manquerons pas de peser sur la ligne générale de l’UDI… et de défendre avec encore plus de légitimité nos propositions auprès du grand public. Nous n’avons pas froid aux yeux et assumons pleinement le rapport de force intrinsèque à la politique. En contrepartie de cette chance de faire vivre un parti libéral reconnu et soutenu au sein d’une large famille, nous aurons des obligations, notamment au moment des investitures. Mais dans ce compromis (qui n’est pas compromission), nous défendrons fermement la ligne qui est la nôtre, dans le respect de nos partenaires de sensibilité différente.

La politique est une guerre lente. Elle nécessite de la combativité. Les libéraux en ont. Mais elle exige surtout une stratégie adaptée au contexte, aux adversaires en présence et aux règles du jeu. C’est la raison pour laquelle nous ne souhaitions pas avancer seuls en créant le PLD. Cet accord nous emmènera loin si nous sommes talentueux, et si les libéraux nous suivent, sortent du maquis et se joignent à notre dynamique collective prometteuse. Plus nous serons nombreux, rassemblés derrière le seul étendard libéral en France, plus notre levier sera efficace.

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  1. Une fois de plus, ca me laisse penser que Veron et comperes ont plus d’ambition que d’integrité. J’espère me tromper, mais du coup je jugerai (severement) sur piece alors que j’aurai presque signe un cheque en blanc a un parti liberal juste liberal. Mais j’imagine que les liberaux « entiers » dans mon genre ne se trouvent QUE sur contrepoints et ne representent pas un elcetorat viable pour soutenir une carriere politique.

    1. Tu ne les connais pas, pour dire ça. Si l’ambition était plus forte que leur intégrité, ça fait longtemps qu’il serait à l’UMP.
      Mais j’imagine que la ligne réaliste, qui accepte des compromis et des alliance avec des non libéraux, sera toujours taxée de compromission.
      Cela dit juger sur pièces reste l’attitude la plus raisonnable (en jugeant par rapport à ce qui est réellement possible, et non par rapport à un idéal impossible )

      1. « Si l’ambition était plus forte que leur intégrité, ça fait longtemps qu’il serait à l’UMP. »

        Même remarque pour Le Pen, Boorlo, etc qui ont bien compris qu’être n°1 d’un groupuscule donne plus de chances d’accéder à un maroquin qu’être n° 512 à l’UMP.

        Effectivement on jugera sur pièce, mais sans moi …

    2. On m’a dit que le Collectif Antigone se préparait à s’ouvrir aux adhésions.. et se développer… Peut-être le parti que tout le monde attend depuis longtemps..

      Eux ont un programme purement libéral (que je qualifierai de libertarien minarchiste vu les nouveaux termes en vigueur) et n’ont pas le caractère a se compromettre d’après les interviews que j’ai écouté lorsqu’ils faisaient campagne pour leur candidat durant la présidentielle : Bastiat2012 ;-) Maintenant j’ai vu qu’ils ont mis Bastiat2022 et n’ont pas Bastiat2017 ce qui sous-entend qu’ils prennent du temps pour prendre au sérieux l’élection de 2022 ! Très bon signe, d’ici là il y aura peut-être un vrai candidat pour remplacer le candidat fictif Bastiat ^^

  2. Ce qui est incroyable c’est de constater que les erreurs précédentes sont répétées ad nauseam. Democratie liberale est morte suite a son intégration avec l’UMP, Alternative libérale est morte et enterrée depuis son alliance, le PLD a perdu nombre de ses soutiens depuis son alliance avec Bayrou, il vient de disparaître dans l’UDI parti de cet escroc étatiste de Borloo!

    Alors, oui, tout est verrouillé en France mais vouloir changer les choses de l’intérieur est illusoire comme on a pu le constater à de nombreuses reprise.

    Il faut accepter ne ne pas avoir d’élus pendant 20 ans car il est fondamental de garder la ligne. Pas de compromis, pas de compromission. C’est la seule façon de faire comprendre aux gens ce qu’est le libéralisme.

    1. je suis quand même plutôt d’accord avec Rocou,
      en se mélangeant on dilue le message, changer par l’intérieur ça va être dur… très dur…

      Mais dans le font, dans la situation actuelle, c’est sur qu’on ne voit pas trop comment les gens pour changer d’idée vu que le système socialiste tient tout : de la maternelle, à la presse généraliste…

    2. DL n’est pas morte de son intégration à l’UMP, elle est morte au champs d’honneur électoral dans l’échec de Madelin à la présidentielle ; l’intégration à l’UMP n’en a été que la conséquence directe et inévitable.

      Cela dit, je comprend la ligne « pas de compromis » autant que je comprend la ligne « allions nous à l’UDI ». Libéralement, considérons que chacun use de ses propres ressources à la façon qui lui parait la plus apte à faire avancer la cause, selon la vision qu’il a de l’état politique actuel. Évitons juste de nous tirer dessus les uns sur les autres au nom d’une illusoire pureté idéologique (alors que certains proclament que justement « le libéralisme n’est pas une idéologie).

      Pour moi, le modèle à suivre c’est « Les Vert » : pas nombreux, autonomes, sectaires, mais engagés dans une alliance forte avec un parti puissant qui a besoin d’eux. Mais nous n’y sommes pas encore.

  3. Cela ne fait pas très longtemps que je suis au PLD mais je comprend tout à fait ce que mon président et la très grande majorité de nos membres. Le problème c’est le système politique en france . Il y a deux solutions la révolution ou accepter le système tel qu’il est .

  4. Moi j’ai plutôt l’impression qu’il ne manquait qu’une chose au PLD : un Mélenchon.

    Un gros connard grande gueule qui se ballade de plateaux en plateaux, de journaux papiers en journaux cartons, un type qui se fait connaître et reconnaître parcequ’il n’a pas la langue dans sa poche mais dans la gueule de son interlocuteur. Partout où on ne l’attend pas, un avis sur tout et sutout un avis.
    Bon, évidemment, Méluche ne gagne pas plus d’élections parceque son électorat est bouffé par le PS ; les libéraux n’auraient pas, à mon avis, ce problème.

    Mettez h16 sur BFMTV avec les pipoconomistes en débat et regardez la France devenir libérale en deux mois, mettre les socialistes au bûcher, bruler les drapeaux européens comme les effigies nationalistes !

    (Parceque, honnêtement, si les socialo-marxistes sont connus pour leur violence (j’l’ai bien expliqué avec Méluche), l’humour et le cynisme d’h16 ont bien plus de pouvoir convaincant, je l’expérimente chaque jour autour de moi.)

    1. « Mettez h16 sur BFMTV avec les pipoconomistes en débat et regardez la France devenir libérale en deux mois, »

      Pas bête
      Qu’en pense l’intéressé ?

    2. Je suis sur que ça plairait aux gens, une chronique hebdomadaire de l’intéressé sur BFM Business.
      Passer de l’écrit à l’oral est une autre histoire, mais quand je lis ses chroniques (par exemple celle du 16 janvier), quand même !! …

      « La critique est aisée, et le critique dans l’aisance » J Renard.

  5. Bien que ne comprenant pas/n’approuvant pas la ligne de conduite politique du PLD (De Ipso Facto fort éloignée de celle d’un Ron Paul par exemple), je souhaite de tout coeur au PLD de réussir.

  6. C’est tout le drame du libéralisme. Obligé sans cesse de se rallier pour -illusion?- exister. Ne révons pas, les libéraux (de conviction) en France représentent autant que le score d’Alain Madelin lors de la Présidentielle de 2002. Il ne faut certes pas baisser les bras mais on part de loin!

  7. Ok, ok…vos objections sont légitimes. Mais honnêtement, a t on une chance isolés? Que désirent les libéraux « entiers »? Polémiquer sur contrepoint, se flagorner en se disant qu’ils sont plus integres que les autres et quand le FMI arrivera dire, drapés dans une toge de Cassandre et leur orgueuil : « On vous l’avez bien dit, Bande de con!! »?
    Je ne me sens pas moins sincère que vous, mais je souhaite que les idées libérales soient populariser et qu’elles aient un impact dans la conduite du pays. Et cette adhésion discutable me semble une bonne idée.

  8. Triste nouvelle de voir une fois de plus un parti que je croyais libéral s’allier avec les pires apparacthiks pro-UE. Cette stratégie ne fera que discréditer le libéralisme dans l’opinion publique.
    Il y a pourtant en ce moment des opportunités historiques. Nos amis anglais de l’UKIP ont su la saisir, en se démarquant clairement et fortement des autres partis, notamment sur l’Europe. Leur idées sont en pleine ascension dans l’opinion publique.
    Vivement que des libéraux français fassent de même, au lieu de jouer les éternels larbins des centristes partisans du super-état européen.

  9. Il me semble que réfléchir à « la meilleure stratégie possible » est une erreur. L’idéal serait une synergie des techniques politiques : d’un côté l’arrivée progressive de mouvements libéraux au sein de partis institutionnels, de l’autre la médiatisation de personnalités au charisme fort (un anti-Mélenchon en quelque sorte) et bien évidemment la poursuite de l’excellent travail des thinks-tanks libéraux français. il y a suffisamment de forces libérales en France pour ne pas avoir à se focaliser sur une seule méthode de diffusion de nos idées.

    C’est peut-être pas l’endroit pour le dire, mais pour réussir politiquement, nous devrions prendre pour modèle nos adversaires de l’extrême gauche (verts, trotskistes, staliniens, internationalistes de tout poil) : en 150 ans ils sont passés de force marginale à composante majeure du système en place.

  10. Des liberaux avec Borloo !!! le pire planiste (pire que les socialistes) le pire arriviste possible. Les « grenelles de l’environnement » avec leur cortège de taxes et de délires éoliens ne suffisent pas ? Ce type ferait n’importe quoi pour un hochet ministériel.
    Décidement comme dirait un de mes bloggeurs préféré : ce pays est foutu !!

  11. C’était prévisible, déjà soutenir Bayrou à la présidentielle…

    La seule façon voir le libéralisme peser et percer en France serait un bipartisme comme aux USA…

    En France c’est quasi impossible de monter un nouveau parti qui marche sans avoir déjà un ou plusieurs politiques très connu à sa tête, sans qu’il provienne d’une scission avec un parti existant ou sans être reconstruit sur les ruines d’un autre parti. Il est totalement illusoire de croire qu’on peut développer un nouveau parti en partant de rien en France.

    Partant de là il ne reste que l’entrisme… mais pour que l’entrisme marche il faut un vrai bipartisme. Avec des courants libres à l’intérieur du gros parti, qui peuvent dire ce qu’ils veulent et voter comme ils veulent, avec des primaires au bout. Là des courants libéraux pourrait grossir, peser, voir gagner le gros parti.

    Tant qu’il n’y aura pas de bipartisme.. je crains fort que le libéralisme reste minime, inaudible, et à la marge.

  12. Ce raisonnement me laisse pantois. Le parti radical est le parti politique le plus ancien de France. Il a donc démontré sa résistance et sa capacité à traverser les âges en gardant sa ligne politique. J’ai bien peur que la pensée libérale ne soit bien diluée au grand dam des électeurs qui auront apporté leur voix lors des élections. Même si ça l’est moins qu’avec Bayrou, cette alliance me paraît bien bancale.

  13. J’ai lu les commentaires, certains acerbes et non dénués de sens. Quelques remarques en vrac:

    Un Mélenchon libéral? Une grande gueule? Peut être mais en partant de rien ce n’est pas réaliste. Madelin avait plusieurs fois ministre et donc avait accès aux médias de part sa notoriété. Idem pour Chevènement. Mélenchon n’a pas été ministre il me semble mais par ses mandats acquis avec le PS, il a eu accès aux médias et a ensuite bouffé le PC parce qu’ils élu Pierre Laurent qui est une serpillière en plus d’être communiste. Jamais personne n’est parti de rien : Qu’ils soient souverainistes libéraux ou communistes.

    Ensuite examinons l’offre politique actuelle :

    PC/PS. no comment…

    Modem : ça se résume à François Bayrou dont les convictions sont à géométries variables. Il a dénoncé la dette en 2007, bien mais même en 2012 il n’a pas osé dire comment et n’a pas mis les pieds dans le plat des inepties administratives françaises. Et c’est quand même un type qui lorsqu’il a pris les rennes de l’UDF avait presque 200 députés pour ramener son score à 0 en 15 ans…

    UMP : Une pensée UDF mélangée de populisme pour éviter la vague FN, des libéraux muets ou rangés au placard… Quand on voit ce parti accorder des responsabilités à Nadine Morano pourtant battue et discréditée après ses exploits pro-FN d’avant les législatives, on ne peut que ce dire que les libéraux n’ont rien à faire dans ce mouvement à la dérive, déconnecté des attentes de ses militants et sympathisants, le vote pour la présidence et encore plus celui pour les motions en sont la cruelle preuve.

    FN : Autant Jean-Marie Le Pen était libéral au moment de la poussée collectiviste en France qui a débutée vers la fin des années 70 autant sa fille reprend le discours nationaliste mais se tourne économiquement vers le social-clientélisme. Malgré les propos immondes du premier, je pense que le plus nazi des deux c’est bien la fille…

    UDI : Bin hélas peu nombreux, disparates mais c’est clair que c’est le seul mouvement où les libéraux pèsent. Allez voir les voeux d’Hervé Morin et ses propos récents : Je concède qu’Hervé Morin… C’est Hervé Morin! Mais on sent chez lui comme chez d’autres à l’UDI un discours qui réalise que la fuite en avant collectiviste de ce pays le mène à la ruine. Je pense que le PLD a fait le bon choix mais qu’il lui va falloir faire entendre sa voix.

    Enfin sur H16 : Ses billets sont de plus en plus lus… Qu’il continue et nous à les diffuser, ça finira nécessairement à payer tôt ou tard, l’important c’est qu’au moment où la situation française sera désespérée, les français ne se trompent quand il auront le choix entre la liberté et le communisme.

  14. 1) le message d’Aurelien Veron a le mérite d’être clair
    2) que des libéraux « entiers » comme Mitch soient circonspects, c’est normal, ils ont des raisons de l’etre et le seront plus encore à l’avenir
    3) en effet, je partage l’analyse de Veron : avoir raison ne suffit pas, il faut devenir crédible politiquement, et l’udi est un bon support
    4) les libéraux doivent maintenant arrêter de se faire des nœuds au cerveau, et même s’ils ne sont pas à 100% en ligne avec le PLD le rejoindre, en faire une machine de guerre, agir plutôt que jouer les intellos Cassandre !
    5) je vais rejoindre le PLD et essayer modestement de les aider.

    1. Excellente synthèse.

      Avoir raison dans son coin sans de donner les moyens d’avoir accès aux micros en croyant que c’est « naturellement » que les choses viendront est parfaitement stérile.

      1. @Liberalparisien, j’aurais sans doute aidé avec plaisir un PLD indépendant et vraiment libéral, j’avais cotisé à un moment à A.L, n’étant pas au courant de sa proximité avec le centre. Là (et en fait depuis le rapprochement du PLD ou d’AL avec la mouvance centriste), c’est absolument hors de question pour moi.

        J’irai même plus loin en disant que jamais un candidat lié de près ou de loin aux centristes et aux partisans du super-état fédéral n’aura ma voix. Même si il est du PLD.

        Je vais maintenant attendre tranquillement le plantage massif de l’U.E et de son système de fuite en avant dans la dette, en espérant bien que tous ceux qui ont soutenu directement ou indirectement cette utopie seront définitivement discrédités.
        Je donne au grand maximum trois ans de survie politique à des partis comme l’UDI ou le Modem dans le contexte économique actuel, wait and see !

        1. Si seulement ce que vous prédisez pouvait se réaliser…j’en serais heureux…Le Parti Libéral Démocrate…n’est-ce pas un pléonasme ? Parce qu’il y a des libéraux non démocrates ? PLD devrait se nommer PL. Point c’est tout…
          Soutenir Bayrou? Son programme présidentiel était aussi étatiste que ceux de ses adversaires, UMP et FN compris…
          Si le PLD veut faire de l’entrisme au sein de l’UDI, pourquoi pas …mais ce sera un échec…un libéral n’aura jamais la tactique, la technique et la violence d’un Trozkiste…dommage…!!!

    2. Il suffit d’aller faire un petit tour sur le compte de Twitter de Borloo pour y lire des choses du genre :
      « Il y a des écarts de fiscalité considérables. Les revenus du capital sont beaucoup moins taxés. »
      « Il faut augmenter le prélèvement libératoire de 19 à 25% »
      « Nicolas Hulot est l’homme du pacte écologique. »
      « Cette taxation des marchés financiers est morale, vis à vis des indignés. »
      En revanche, je n’ai pas trouvé de tweet de sa part accueillant l’arrivée du PLD au sein de l’UDI.

      Tout est dit.

  15. Mon avis sur l’adhésion du PLD à L’UDI :

    Il existe en France un immense patrimoine libéral qui ne demande qu’à être actualisé, prolongé, ensemencé. S’il n’a pas de traduction politique, il est voué aux musées et aux colloques à vocation funéraire.

    Le passage à la politique comporte des contraintes et il a ses propres lois physiques. La nécessité de s’allier pour conquérir le pouvoir en est une.

    Le plongeon dans l’écosystème politique, comme toute aventure dans le monde du réel, comporte aussi des risques. En l’occurrence : récupération, manipulation, trahison, échec, découragement, et j’en passe. Celui qui reste à quai est sûr de ne jamais se noyer mais il est aussi sûr de perdre.

    L’ancrage du PLD à l’UDI répond à certaines nécessités vitales de la politique : support logistique, base militante, capacité de projection, surface médiatique et diffusion d’image. Il aide aussi à garder les pieds sur terre : les questions d’organisation sont aussi dignes d’intérêt que les questions idéologiques.

    Pour ce qui est de ces dernières, le PLD a en héritage une tradition d’une richesse et d’une profondeur incomparables. Là sont ses atouts et sa force : la capacité de convictions et de propositions. A tel point, qu’il y aurait même surabondance d’idées et d’argumentations. Un travail de synthèse serait à effectuer.

    Le PLD doit devenir le lien et l’interface entre des réservoirs d’idées libéraux extrêmement dynamiques et une population en attente de solutions. Il doit être une vaste entreprise pédagogique de vulgarisation et de filtrage des idées libérales destinée à les faire infuser dans le monde politique et la société. D’où l’intérêt d’un relais et branchement type UDI.

    L’intendance a donc son importance en politique mais il y a aussi une autre loi : il faut faire rêver les citoyens. Il faut faire naître le désir. A côté du nécessaire travail de plomberie et de câblage, il y a le message qu’on veut faire passer. Il y a cette part d’utopie et de rêve qu’il faut savoir créer. Montrer qu’on a raison n’est pas suffisant, il faut susciter le mouvement vers la terre promise.

    Denis Matton
    candidat du PLD aux dernières élections législatives

  16. « Dans une démarche de conviction, il y a bien entendu l’espoir de pouvoir déplacer seul des montagnes. Ce n’est hélas pas réaliste. Soyons clairs, le monde des idées ne se suffit pas à lui-même. Même avec l’émergence des réseaux sociaux, l’enlisement reste la menace principale qui guette les libéraux les plus résolus. Combien de projets enthousiastes sont morts au bout de quelques mois, faute de mobilisation et de ressources. Pour ne pas laisser les débats s’enflammer et fissurer l’unité d’un parti, pour éviter le découragement découlant de la marginalité, bref pour ne pas subir l’usure du temps, nous devons être dans l’action et ne pas nous contenter de la seule réflexion. Nous devons prendre des risques et gagner en poids. Dans la version Michel Audiard : « Deux intellectuels assis vont moins loin qu’une brute qui marche. »

    Je ne peux pas laisser passer le sous entendu selon lequel rien d’autre que ce choix n’est de « l’action » sans rien dire. Quand est-ce qu’on va prendre au sérieux ce que les libéraux sont censés savoir, avec La Boétie, Hume, Mises, etc., c’est-à-dire que ce qui compte ultimement en ce qui concerne les limites de la sphère étatique, c’est l’état de l’opinion publique et donc que tout ce qui la fait changer dans le bon sens est de l’action?

    Dès l’instant où on prend au sérieux cette idée, il devient parfaitement clair que toute initiative consistant à diffuser des idées solides d’une façon convainquante est bonne à prendre. Et ce n’est certainement pas un parti qui est naturellement en position de faire ce genre de choses, tant les incitations inhérentes au processus dans lequel il est engagé s’il veut effectivement se comporter comme un parti, i.e. avoir des représentants élus, le tirent dans une autre direction.

    Il y a un monde en dehors de la politique (au sens électoral, la bataille des partis, etc.). L’oublier ne risque pas de servir les idées libérales.

  17. Depuis quand les libéraux crachent-ils sur l’ambition ?

    J’espère qu’Aurélien est ambitieux, et j’espère qu’il n’ambitionne rien de moins que de devenir président ! ET je l’aiderai pour ma part comme j’aiderai n’importe quel libéral !

    S’il y arrive avez vous réfléchir à ce que cela ouvre comme opportunité pour tout le monde ? Pour notre mouvement, pour nos idées ?

    Le compromis est une donnée de la politique. Personne dans une démocratie n’a JAMAIS exercé un pouvoir absolu, seul les tyrannies y arrivent et encore je ne suis pas sûr. Croire que du jour au lendemain ce pays abandonnera 200 ans de délire étatiste Jacobin pour épouser une forme strictement libérale et passera en un an de 56% de dépense publique à 10% relève du délire. Nous avons 4 millions de fonctionnaires qui détiennent tous les pouvoirs, vous croyez que cela peut être réformé en 1 an, par magie et qu’ils renonceront spontanément à leur pouvoir. La Suède a mis 15 ans pour descendre sa dépense publique de 10 points avec des réformes libérales ! même avec une faillite de l’état c’est une travail de 10 ans pour enraciner le libéralisme dans ce pays pour que peut-etre dans 3à ou 40 ans nous arrivions à obtenir quelque chose qui ressemble à ce que nous avons en tête aujourd’hui ! Si nous accédions au pouvoir aujourd’hui nous serons peut être morts avant que nos idéaux soient pleinement mis en oeuvre ! Redescendez sur terre.

    Je ne sais pas si cette alliance avec l’UDI sera la voie. Mais j’aiderais mes amis toujours et même s’il se plante les rencontres, le chemin et l’expérience enrichiront notre cause.

    Aurélien est mon ami. Il est un libéral, pendant des années il s’est dédié entièrement à la cause, il l’a financé et porté une ambition politique libérale. Qui peut douter ? Renseignez vous.

    Il est temps que l’on cesse les querelles de clochet. Le spectacle est franchement affligeant, nous n’avons rien, nos ténors ont une audience ridicule et tout le monde se fait la guerre. Il faut nous unir et que notre audience passe de quelques dizaines de milliers à plusieurs millions. C’est l’intérêt de tous et alors nous aurons créé un tremplin pour tous. Nous avons besoin d’augmenter notre audience, avoir des relais dans la presse, les médias, la politique, le tissus associatif, les entreprises, partout. Et nous devons nous soutenir et aider ceux d’entre nous qui sont ambitieux car ce sont eux qui ouvrent la voie pour tous.

    Moi je soutien le PLD, j’ai confiance dans l’intégrité de ses hommes. Même si ce chemin n’est pas le bon, le pire c’est de ne rien essayer. cessez avec cette mentalité française qui consiste à casser les pattes de ceux qui tentent. J’ai fais comme vous la première fois. je me suis rendu compte de mon erreur. Allez on y va et on aide tout comme il faut aider le collectif antigone, l’institut Coppet et toute autre formation libérale. on avance et on s’aide. Et tant mieux s’ils réussissent !

  18. Quel plaisir.

    Oui, quel plaisir de lire toute ces réactions, négative pour une grosse partie, je le reconnais volontiers.

    Voilà quelques semaines que ce « big bang » à eu lieux pour les libéraux. On a à présent un poil de recul sur l’adhésion du PLD à l’UDI.
    J’en vois beaucoup qui voyaient là la fin du PLD, et d’autre, encore plus nombreux, qui ne s’épanchent pas dans des commentaires qui visent au découragement, mais qui ont compris que le PLD était devenu un parti, un vrai. Avec des ambitions, des relais sur le terrain et de réelles perspectives d’évolution.
    Et oui ! N’en déplaise à beaucoup d’entre vous, le choix de notre président, Aurélien Veron, à mis la lumière sur notre parti, à fait parler des libéraux, et permet sur le terrain de voir les gens revenir, adhérer et vouloir de nouveau militer.
    Pourquoi opposer « ambition » et « libéraux » ? Les vrais libéraux se battent justement pour ramener de l’ambition dans un pays endormi sous morphine étatique, j’espère retrouver des militants qui veulent rayer le parquet et gagner !
    L’UDI nous apporte une logistique et des relais indispensables sur le terrain. il est facile de jouer les grands libéraux dans les forums, il est plus difficile de diffuser nos idées sur le terrain sans aucun soutien médiatique, mais également sans élus avec nous.
    Le but d’un parti c’est quoi ? Arriver au pouvoir. Et ce pouvoir il arrivera quand nos idées seront diffuser au grand public, quand nous ne nous contenterons plus de jouer les prophètes sur internet mais quand les citoyens se seront habitué à nous voir.
    Je suppose, sans me tromper je pense, que nombreux sont ceux qui diffusent des commentaires négatif sur ce rapprochement n’ont pas de carte dans un parti, ne sont jamais allé tracter, discuter, convaincre sur le terrain. Les citoyens que nous rencontrons font confiance aux gens qu’ils voient !
    Vous voulez que nos idées gagnent ? Alors une seule solution, adhérer au PLD pour peser sur le débat. ici vous débattez avec des convaincus du libéralisme, la critique est donc très facile, adhérez et venez avec nous sur le terrain, et là, nous serons plus forts.

  19. DAILLY DONALD MOISE

    INVITATION ÀLA CONFÉRENCE DE L’OPPOSANT MAMADOU KOULIBALY À PARIS FRANCE

    Madame, Monsieur

    Le Parti politique Ivoirien , Liberté et Démocratie pour la République (LIDER) a le plaisir De vous inviter à la conférence de l’opposant, le professeur Mamadou KOULIBALY.

    En Côte d’Ivoire, plus l’élection présidentielle se rapproche plus les agressions et intimidations à l’encontre du parti Liberté et Démocratie pour la République (LIDER) augmentent.

    C’est dans cet environnement que le Président du LIDER, un parti libéral démocrate, l’opposant au régime Ouattara, l’ancien président de l’Assemblée Nationale de Côte d’Ivoire le Professeur agrégé d’économie Mamadou KOULIBALY, donne une conférence sur la situation socio-économique de la Côte d’Ivoire.

    Date et heure: Mardi 8 juillet 2014 à 18h 30 à 23H 00.
    Adresse: 6 Avenue Maurice Ravel 75012 Paris , Salle Congrès , CISP,
    (Métro Porte de Vincennes, T3 a Alexandra David -Neel)

    Contact LIDER FRANCE:
    Inscription France (nombre de places limité): liderfrance@gmail.com
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    Sincères salutations
    Moïse Donald DAILLY
    Consultant-Expert en Commerce International