Ne m’appelez plus « citoyen »

Publié Par Guillaume Nicoulaud, le dans Politique

Je ne suis plus un citoyen mais le sujet d’une nouvelle aristocratie, celle des hauts-fonctionnaires et des hommes de loi.

Par Georges Kaplan.

La démocratie, au risque de pêcher par naïveté rousseauiste, c’est un système de gouvernement dans lequel ce sont les citoyens, assemblés sur l’agora de la cité ou ce qui en tient lieu, qui décident des lois de la cité. Les pouvoirs exécutifs et judiciaires sont des exécutants ; ce qui importe en démocratie, dans un État de droit, c’est le pouvoir législatif. C’est là et nulle part ailleurs que réside la souveraineté du corps des citoyens.

Naturellement, à mesure que la population de la cité augmente, il devient impossible de réunir l’ensemble des citoyens : on fait alors appel à des représentants qui, comme leur nom le suggère, sont désignés par les citoyens pour les représenter. Mon représentant n’est pas mon chef, ce n’est pas mon dirigeant ; c’est celui à qui je donne mandat pour me représenter à l’Assemblée nationale, pour y défendre mes idées.

Or voilà, ma représentante à moi, la députée de la 5ème circonscription des Bouches-du-Rhône, c’est Madame Marie-Arlette Carlotti [1] et ça, voyez vous, ça me pose un gros problème.

Le fait que Mme Carlotti soit ma représentante me pose un problème parce que je ne partage, pour autant que je puisse en juger, à peu près aucune de ses opinions. Entendons-nous bien : Mme Carlotti est sans doute une dame très bien, pétrie de bonnes intentions et convaincue du bienfondé des politiques gouvernementales. Elle a ses opinions – c’est son droit le plus strict – et j’ai les miennes : le fait est qu’elles sont radicalement différentes pour ne pas dire opposées [2].

Dès lors, je vous pose la question : comment cette dame pourrait-elle être ma représentante ?

Même à supposer que Mme Carlotti prenne son rôle de représentante très à cœur, elle reste avant tout (pseudo-) socialiste, elle défend l’idée d’une société organisée par le haut, d’un État fort et interventionniste ; c’est-à-dire qu’elle défend très précisément les positions que j’ai en horreur. Elle ne peut me représenter que si et seulement si elle renie en bloc l’essentiel de ses convictions ; c’est-à-dire qu’elle ne peut me représenter que si elle cesse de représenter les quelques 52% des électeurs de notre circonscription qui ont voté pour elle (à supposer, naturellement, que ces derniers soient réellement en phase avec les opinions défendues par Mme Carlotti).

Le fait est là, imparable : je n’ai aucun représentant à l’Assemblée nationale. Je ne suis plus – et, à vrai dire, je n’ai jamais été – un citoyen de ce pays ; je suis un sujet ; au mieux le sujet d’une majorité à laquelle je suis étranger, au pire, celui d’une nouvelle aristocratie, celle des hauts-fonctionnaires et des hommes de loi.

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Sur le web.

Notes :

  1. Elle est aussi conseillère générale du département des Bouches-du-Rhône, conseillère régionale de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur et – accessoirement – ministre déléguée en charge des personnes handicapées.
  2. Je précise ici que je n’ai pas plus d’affinités avec Renaud Muselier, son adversaire du mois de juin dernier.

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  1. Les présidents de la République disent toujours « Je serais le président de tous les français ». (Sous-entendu même ceux qui n’ont pas votés pour moi.) On voudrait bien, au contraire, qu’ils ne soient président que pour ceux qui ont votés pour eux.

  2. Les athéniens membres du conseil des 500 n’étais pas choisis par le vote mais par le tirage au sort. Pensez vous que vous seriez mieux représenté avec ce modèle ? Je ne le pense sincèrement pas. Nous avons fait en France le choix de la représentation, qui implique un certain pouvoir de la classe dominante (cf travaux de Bourdieux sur la violence symbolique). Je ne suis pas non plus en accord avec la tendance de ma commune ni de ma circonscription mais selon notre modèle, vous devriez par votre action, pouvoir faire changer leschoses (a condition d’être un homme, d’une cinquantaine d’année issu des milieux aisés). Tout le monde a le droit de se présenter a nos élections, c’est au peuple de décider qui le mérite

      1. Concernant internet, je ne pense pas que ce soit une très bonne idée, je me pose surtout la question de la sûreté du mécanisme. Et puis je pense surtout que si nous sommes actuellement représentés par des personnes politiques, c’est certes parce que réunir tous les citoyens français est impossible, mais aussi parce que certains n’ont ni le temps ni l’envie de participer. Libre a ceux qui le souhaitent de s’y consacrer totalement

        1. À condition d’en avoir le temps et l’argent actuellement seuls le. Peuvent les fonctionnaires qui ne perdent rien au change. Un privé lui perd son travail ! Vous avez dit égalité ?

        2. Si les gens n’ont pas envie de participer, peut être la question qui leur est posée n’a pas vocation à trouver sa réponse dans la sphère publique.
          On peut aussi penser à un système d’allocation de ressources, pour les projets qui n’empiètent pas sur des libertés individuelles, chacun paye en fonction de ses convictions, pas avec l’argent des autres. Mais ça existe déjà, c’est la société civile….

    1. « Pensez vous que vous seriez mieux représenté avec ce modèle ? »

      Très probablement, oui. D’ailleurs les élections étaient dénoncés par les philosophes grecs d’alors comme d’essence aristocratique: elles créent une caste de politiciens voués tout entier à monnayer leur popularité contre du pouvoir par tous les moyens, en dépit des droits de ceux qu’ils gouvernent.

      Le tirage au sort au moins empêche toute professionnalisation et stratification sociale des législateurs.

        1. Euhh… les gens à polytechnique sont sélectionnés selon leur compétences. On en demande pas tant pour les politiciens, sinon on prendrait des économiste pour le budget et l’économie, des militaires pour la défense etc….

          En politique c’est affaire d’opinion, et c’est comme les trou duc, tout le monde en a. Le fait de tirer au sort permet de ne pas sur représenter certains classes sociales, doxas, etc….

          En fait de créer un échantillon représentatif.

          Après vous avez le droit d’être en désaccord, mais un petit argumentaire serait appréciable.

          1. Il n’y a pas à argumentr sur les avantages d’un tirage au sort pour désigner les représentants du peuple car c’est un concept grotesque, imaginé par des minables qui n’arriveront jamais à être élu et veulent imaginer mettre fin à leur frustration.

  3. Je suis dans le même cas que vous (sauf que ma socialiste à moi, c’est Sylvie Andrieux), et je suppose qu’on peut en dire autant de 75 % des français.
    Mais quelle sont les alternatives ?
    La proportionnelle intégrale ? Des votations locales ?

    1. Je suppose que pour avoir des députés qui nous ressemblent, il faudrait des libéraux qui se présentent aux élections.

      Il faudrait commencer par là non ? Le problème des libéraux dont je suis c’est que personne ne veut se présenter parce que tout le monde sait que le pouvoir corrompt.

    2. Une proportionnelle intégrale serait déjà mieux.

      Compte tenu de l’avancement technologique il doit être possible de tous se rassembler sur l’Agora qu’est internet et ainsi se passer de représentants.

      Même avec des représentants tirés au sort je serais mieux représenté.

      1. « Compte tenu de l’avancement technologique il doit être possible de tous se rassembler sur l’Agora qu’est internet et ainsi se passer de représentants. »

        +1

        Sinon, il y a beaucoup à s’inspirer du système suisse

  4. Euh non un sujet inclue que vous n’ayez pas de droits politiques strictement parlant ou plus communément que vous vous trouver dans un régime monarchique donc avec un roi à la tête de l’état.

    Le fait que votre représentante ne vous conviennent pas est une chose , qu’elle soit illégitime et qu’elle vous prive de droit politique en est une autre. D’autant plus , qu’en votre qualité de citoyen vous pourrez vous présenter contre elle et être élu si vous recueillez une majorité de suffrage pour faire entendre votre voix à la réprésentation nationale. Donc dire je ne suis plus citoyen et pouvoir exercer des droits politiques est une contradiction logique en soi. Cette affirmation ne peut rester que du domaine du ressenti mais en aucun cas d’un raisonnement logique ou juridique.

    1. Kaplan n’a pas dit qu’elle était illégitime, il a même dit explicitement le contraire : il lui reconnait une représentativité pour ceux qui ont voté pour elle. Mais seulement pour eux. Quoi de plus logique ? quoi de juridiquement solide ?
      il pouvait se présenter ? Certes. il aurait même pu être élu, supposons ; il aurait alors eu un représentant, lui-même (impossible de rêver mieux !)… mais tous ceux qui aurait voté pour les autres candidats n’aurait pas eu de représentants, eux ; le problème de fond aurait été le même, juste avec des victimes différentes.
      Notre système de scrutin est censé fonctionner sur le mode « 1 homme = 1 voix ». En réalité il fonctionne sur le mode « 0 voix pour les vaincus »

      1. Hein ? 1 homme = 1 voix , c’est la base du scrutin. Pour gagner il faut atteindre la majorité. C’est un mode de sélection commun avec le tirage au sort depuis l’antiquité. Que vous n’aimez pas votre député, tout le monde s’en fiche ! Le but de ce suffrage n’a jamais eu l’objectif de contenter tout le monde mais de désigner des responsables qui assureront les affaires de l’état pendant une période donnée. Rien de plus rien de moins.

  5. Démocratie semi-directe comme en Suisse.

    Vrai pouvoir de décisions sur les lois, la fiscalité, droit de référendums, d’initiatives etc. etc.

    Il n’est pas étonnant du tout que les pays les plus démocratiques sont aussi ceux ou les libertés sont les plus forte. Quant à la France, elle n’est même plus classée comme démocratie:
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Indice_de_d%C3%A9mocratie

    Si les élites Françaises n’avaient pas peur de perdre le pouvoir de faire leurs petites mixtures entre amis ils ne seraient pas si farouchement opposés à cette forme de démocratie ni aux référendums.

    1. C’est étonnant mais d’après cet indice de démocratie – et par corollaire de liberté -, plus l’on s’éloigne de l’équateur, plus les États sont démocratiques (en gros). Les États les plus proches des pôles sont aussi les plus libres. A quelques exceptions près.
      Coïncidence ?

      1. Ilmryn: « Les États les plus proches des pôles sont aussi les plus libres. A quelques exceptions près. »

        On ne peut qu’émettre des postulats empirique mais c’est intéressant effectivement.

        On pourrait avancer que les conditions difficiles du nord rendent les gens plus dépendants les un des autres et la coopération y est une obligation de survie.

  6. En fait l’actuel système politique n’est pas une vraie démocratie.
    Pour que ce soit une démocratie réelle il faudrait avoir de hauts fonctionnaires qui mettent en oeuvre les résultats des référendums soumis aux électeurs et qui ces résultats représentent la réelle volonté des gens.
    Prenons un exemple récent et éclairant. Le référendum sur la constitution. Vote pour le NON = 54-55% je ne me rappelle plus exactement.
    Deux ans plus tard arrive Sarkozy qui « s’assoie » dessus. De quel droit?
    Un autre exemple :
    La vitesse sur le périf à Paris:
    Un bureaucrate, maire de Paris décide que ça va être 70 km/h.
    Dans une vraie démocratie un demande au 10 millions de conducteurs qui habitent la région Ille de France qui l’utilisent de choisir (60 … 100) km/h. C’est a eux de décider. Comment un seul bureaucrate peut savoir mieux ce qui est bien pour les utilisateurs que les utilisateurs eux mêmes ??

    1. « Démocratie réelle » ? Hum… j’ai déjà entendu cette dénomination quelque part… ah oui dans l’ancienne union soviétique.

      Le fait qu’il y a des imperfections dans le régime démocratie représentatif ne doit pas être prétexte au grand n’importe quoi.

      1. Sceptique: « Le fait qu’il y a des imperfections dans le régime démocratie représentatif ne doit pas être prétexte au grand n’importe quoi. »

        Voter tout les 5 ans pour les mêmes issu de mêmes écoles qui prennent les même décisions ce n’est plus de l’imperfection,

        Et la démocratie semi-directe à la suisse c’est très, très loin d’être « n’importe quoi ».

        1. En fait vu depuis des types qui votent dix fois par année pour les lois, la fiscalité, les assurance maladie voir même les pistes cyclable, l’aménagement des parcs ou la fumée dans les lieux publique c’est le système Français qui semble tomber d’une autre planète.

          Vous faites ce que vous voulez mais appeler ça une « démocratie » alors que le peuple n’a strictement aucun pouvoir de décisions… C’est amusant.

          Le bidule est vicié à la base, les représentants ne sont élus que quand ils claquent l’argent des autres à vitesse grand V et promettent la lune.

          1.  » voire même les pistes cyclable, l’aménagement des parcs  »

            La pseudo-democratie locale existe.Chez moi le maire avec ses ajoints organise chaque année des réunions de quartier pour (soit-disant) entendre de vive voix les doleances des particuliers.
            C’est de la pure démagogie.J’ai fait remarquer à plusieurs personnes présentes à ces réunions le mépris dont il sont victimes .
            je me base sur le fait que les élus notent sur une vague feuille de papier leurs doléances.
            A l’heure où tout le monde à un ordinateur portable, c’est se foutre du monde que de dire on prend note de vos doléances.
            La feuille de papier froissée finira à la poubelle dans les prochains jours suivants ces réunions.

          2. turnover: « La pseudo-democratie locale existe. »

            Ah oui, ça c’est comme les AG dans les universités, aucune valeur.

            Ce serait amusant de demander un vote à bulletin secrets comme conclusion de la réunion, juste pour voir le type changer de couleur et s’empêtrer dans ses explications.

            On peut s’amuser à relancer la ligne en demandant à quoi servent les réunions si la décisions finale ne colle pas avec les votes majoritaires et si le but visé est bien l’avis du plus grand nombre, pourquoi alors ne pas les organiser ?

            Le fun c’est le seul truc qui reste…

  7. Les développements sont intéressants car ils posent un problème de fond relatif à l’organisation institutionnelle de notre Etat. En effet, la France est malade de ses institutions, malade de gouvernants qui ont dénaturé le concept du régime parlementaire en occultant les principes de la Constitution du 4 octobre 1958. En deux faits majeurs :
    1/ L’élection du Président de la République au suffrage universel direct.
    2/ L’abolition du septennat pour le quinquennat et la synchronisation du calendrier des législatives après la présidentielle, donnant aux législatives un caractère plébiscitaire et tronqué de ces élections cruciales, Mr Kaplan a pertinemment rappelé l’importance du Législatif.
    Actuellement, l’Etat Français n’est ni interventionniste, ni libéral, et encore moins souverain en son territoire ; il est un système hybride entre fédéralisme refoulé et démocrate auto-proclamé, dont Bruxelles veillent au grain et s’assurent de contre-carrer le moindre dérapage souveraino-protectionniste.
    La VIème République ? Septique, car démarrer une nouvelle république avec les responsables supra-nationaux de la précédente reviendrait à mettre un coup d’épée dans l’eau. Non, je crois sincèrement que la France a besoin d’une Révolution, que dis-je, d’une contre-révolution ! Pas forcément le retour à la Monarchie, mais contre-réformer certains institutions étatiques cruciales, au premier rang desquelles : le Gouvernement. Ce dernier ne saurait être dyarchique.
    Pierre.

  8. Conséquence il faut juridiquement bien distinguer ce qui est public de ce qui est privé, de façon à ce que les choix d’une majorité ne conduisent pas la totalité des individus dans le mur ! Le problème est le totalitarisme de l’état moderne qui par le biais fiscal (75% d’imposition en particulier) lie la quasi totalité de ce que possède un individu à la collectivité. Et en particulier la « connerie humaine » et es coûts qu’elle entraîne,rhabillée en solidarité !
    Il n’y a malheureusement plus que des sujets ! La réquisition des biens immobiliers de personnes privées par un état qui ne met pas ses propres biens publiques à disposition des sans logis, tout en étant l’unique responsable du déficit de construction de logements depuis 20 ans ( par goinfrerie fiscale accompagnée de divers dispositifs pour corriger l’ineptie de départ…perissol, borloo de robien…dufflot) est significative! Considérez que pour un individu dont le taux d’imposition est de 50% pour ses revenus professionnels, les revenus fonciers sont imposés à 50% + 10% de csg, soit comme principal propriétaire des revenus la collectivité via l’état, et comme unique propriétaire de la dette l’individu !

  9. un « détail » le député est élu dans une circoncription mais représente ( miracle !) la Nation, le sénateur représente un territoire…
    vous/nous sommes donc représentés, imparfaitement certes, à l’Assemblée Nationale ! Lol

  10. Attention, c’est bien moins que 52% des électeurs qu’elle a eus. Les non inscrits, les abstentionistes et les non exprimés sont aussi des électeurs. Leur découragement ne leur enlève pas leur droit.

  11. Vous êtes « citoyen » et vous invoquez la liberté politique que celle-là. Cette liberté, c’est quoi, pourquoi faire ? Personnellement je m’en fous car celle qui m’intéresse c’est la liberté de l’individu, la liberté civile, et là, à Sparte euh, en France, aucune. Il est quand même aberrant de lire dans une constitution que la société se charge du bonheur des individus… Vous ne pouvez prendre aucune décision personnelle sans qu’un fonctionnaire ignare, autrement il ne serait pas fonctionnaire, vous demande de rendre des comptes, vous impose des consignes, des règles au nom de votre liberté politique spécieuse.
    Le bonheur est personnel et surtout relatif. Le moscovite était heureux quand à trois heures du matin trois agents du KGB tambourinaient à sa porte en demandant – Ivan Petrovitch ? – Non, c’est en face !
    Les agents du KGB étaient toujours trois, l’un savait lire, l’autre savait écrire et le troisième était chargé de surveiller ces dangereux intellectuels.
    Sparte comptait 8.000 habitants quand elle fonda sa république et ses syssities pour se retrouver à 1200. Sparte est l’exemple typique de la liberté civile étouffée par la soi-disant liberté politique, comme nous.

      1. CITOYEN: « Nul système est parfait !  »

        …Dis le médecin après t’avoir amputé des deux bras alors que tu venais pour une appendicectomie.

        CITOYEN: « et le sentiment d’être citoyen est-il compatible avec l’égocentrisme ? ou autrement dit l’individualisme ? ou autrement dit le libéralisme ? »

        Faut voir, vous êtes combien sur ton ordi, et ton ipad ? T’as envie de vivre avec combien de personne dans ton kibboutz ? 15-20 ? 45 ?

        Si t’es pas qu’un sale individualiste j’ai un copain dans le besoin, tu pourrais bien lui filer des trucs à toi…

  12. Il me semble que le problème ne vient pas tant du système de représenattion dans notre systeme que de l’idée liberticide qu’une fois élu, les députés et plus généralement les gouvernans sont libres de tout faire.
    Je n aurais aucun problème avec le fait que mon/ma député (e) ne soit pas du meme avis que moi sur tous les sujets tant que les décisions qu ‘elle prend ne sont pas une atteinte à mes libertés fondamentales.
    En effet, je considère que les citoyens ont des droits fonadmentaux (sureté, liberté de penser et d expression, liberté de circulation et droit de propriété…) et que tout acte de gouvernement doit respecter ces droits fondamentaux.
    Une facon simple de respecter ces droits est d assurer les facons régaliennes de l’état (défense nationale, Police, Justice) et d’avoir un conseil constitutionnel qui interdise toute violation des droits fondamentaux. Bien évidemment ce n ‘est pas le cas aujourd’hui.
    Bref le gouvernement doit respecter les droits fondamentaux de toute les minorités, la plus petite des minorités étant l individu.