Le sexe expliqué aux tout-petits par Vincent Peillon

Publié Par Baptiste Créteur, le dans École & éducation

Le ministre de l’Éducation nationale Vincent Peillon va lancer demain un groupe de travail sur l’éducation sexuelle à l’école, dès la primaire, selon une information du Figaro, confirmée mercredi par le ministère.

Par Baptiste Créteur.

Vincent Peillon. Quand le gouvernement joue à touche-pipi…

Après avoir longtemps joué avec l’économie et la vie des citoyens, l’État souhaite s’immiscer dans un des rares domaines qui demeuraient intimes : la sexualité. Et comme souvent en France, quand les constructivistes veulent décider des comportements des autres, ils commencent à l’école.

Le système éducatif français, qui fonctionne très bien et fait l’objet de réformes ambitieuses et bien pensées, est un sujet récurrent de propositions d’améliorations de la part d’un gouvernement qui pense réellement à l’avenir de la population et prend en compte les besoins de l’économie et les évolutions macroéconomiques.

Peu cher, le système éducatif rend les jeunes productifs. Après avoir rempli ses missions de base, qui consistent notamment à écraser toute envie d’entreprendre et de réussir, il sera désormais chargé d’enseigner aux enfants, en plus de la morale, la sexualité. Ainsi, comme le relate un article du Nouvel Obs. :

L’idée principale est que la sexualité ne soit plus abordée uniquement sous l’aspect prévention et réduction des risques, telles que les grossesses précoces non désirées ou les infections sexuellement transmissibles, mais soit aussi évoquée « sous l’angle relationnel et affectif » », et plus précisément « que l’éducation à la sexualité à l’école intègre « des connaissances biologiques sur le développement et le fonctionnement du corps humain », mais aussi des « dimensions psychologiques, affectives, sociales, culturelle et éthiques ».

La circulaire, datant de 2003 mais jamais effective le deviendra, permettant aux enfants de découvrir, dès le primaire, ce qu’est la sexualité. « Cette éducation répond à la fois à des questions de santé publique et à des «problématiques concernant les relations entre garçons et filles, les violences sexuelles, la pornographie ou encore la lutte contre les préjugés sexistes ou homophobes». » Qui mieux que l’école républicaine peut expliquer à des enfants de 6 à 10 ans comment on fait les bébés ?

Le gouvernement l’a bien compris : c’est en expliquant à des enfants pré-pubères ce qu’est la sexualité, avec moult illustrations et vidéos éducatives, qu’on les protégera de la pornographie. Les préjugés sexistes et homophobes, qui font des ravages dans les cours d’école parce qu’on force les filles à jouer à la marelle et les garçons au football, seront démontés lors de ces cours, où les enfants seront invités à jouer à touche-pipi pour mieux comprendre et accepter leurs différences. Ceux qui pensaient que la diversion n’était qu’une stratégie politique se trompaient : en faisant de la sexualité un sujet éducatif en primaire, le gouvernement nous montre qu’il faut, toujours et partout, occuper les esprits plutôt que les développer.

Le seul but de l’éducation est d’apprendre à un élève comment vivre sa vie – en développant son esprit et en lui donnant les moyens de faire face à la réalité. La formation dont il a besoin est théorique, i.e. conceptuelle. Il faut lui apprendre à penser, à comprendre, à intégrer, à prouver. Il faut lui apprendre l’essentiel de la connaissance découverte par le passé – et il faut lui donner les moyens d’acquérir des connaissances plus poussées par son propre effort.
(Ayn Rand, Return of the Primitive: The Anti-Industrial Revolution)

Les Français ne seront peut-être pas les plus brillants, mais qui voudrait être brillant dans la France de demain ? Ils seront armés pour leur avenir : dans la société française, où l’optimisme sera de mise, la sexualité fera partie des rares choses qu’on ne peut leur enlever.

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  1. Ces gens-là pensent que l’enfant est une pâte à modeler et que l’Education Nationale est faite pour donner une forme bien précise (celle du bon citoyen) à cette pâte à modeler. Comme, bien évidemment, cela ne marche pas le moins du monde, on ne remet pas en question cette croyance de l’enfant-pâte à modeler, on avance l’âge et l’intensité du modelage. De plus en plus dangereux.

    1. Ces gens-là pensent que l’enfant est une pâte à modeler et que l’Education Nationale est faite pour donner une forme bien précise (celle du mouton) à cette pâte à modeler

  2. J’ajoute qu’il faut relire absolument  » le Meilleur des Mondes » où le conditionnement, y compris sexuel, dès le plus jeune âge est parfaitement décrit.

  3. L’art de la diversion.

    On balance un truc énorme pour éviter de parler d’autre chose, au hasard la dernière réforme voulue par Peillon et le fait que pas grand monde ne soit d’accord avec.

    Ca marche aussi avec d’autres sujets (prostitution, mariage homosexuel, dépenalisation du cannabis, droit de vote des étrangers pour les socialistes, questions religieuses pour la droite).

  4. Charentais libéral

    Ce Peillon, quel rigolo, il se prend pour Leibnitz, qui a dit : « faite moi maître de l’enseignement, je me charge de changer la face du monde »
    C’est un début……..il continue par la sexualité, après la semaine des 4 jeudis !

    1. Les gauchistes sont des gros trous du cul. (d’après une étude hautement plus sérieuse et attentive, que celle sur les OGM… des articles de contrepoints.org). Merci.

  5. Je recherchais un article de la presse sur le sujet et voici le premier commentaire que j’ai lu dans le premier article sur lequel j’ai cliqué, c’est comment dire? consternant? Oui ce mot n’évoquant que le superflu de ce que je ressens…
    « Anonyme Le 25 octobre 2012 à 14h31 Les parents parlent très rarement de sexe à leurs enfants. Il me semble que pour qu’on soit tous égaux, il faut que l’on ait tous le même discours clair qui nous permettra de comprendre qui nous sommes, l’orientation sexuelle que nous avons, et nous permettra aussi de comprendre celle des autres et de ne pas être intolérants comme certains commentaires…(10h20…21h49). Quand a ceux qui disent que c’est trop tôt, à 12 / 13 ans certaines filles ont déjà des rapports sexuels, la faute à une société hypersexualisée (si vous les laissiez pas regarder secret story et autres conneries aussi…), ou les gamines dès 10 ans portent maquillage, chaussures à talon et portable… pour faire « comme les grands ». Ca serait aussi de la prévention contre la pédophilie et le viol. Après il y a certes une façon d’aborder les choses, on va pas non plus leur diffuser du porno ! »

  6. Dans la Hongrie communiste de Bela Kun (1919), il y avait des cours d’éducation sexuelle avec travaux pratiques pour les petits. Avec des résultats effroyables.

    Peillon est vraiment un type dangereux.

  7. Déjà mentionné par Florence, la sexualité est au coeur (ou au moins a une dimension importante dans) des civilisations décrites dans Un Bonheur Insoutenable et Le meilleur des Mondes, il doit bien y avoir une raison! Mais uniquement la sexualité, pas les passions ou les sentiments, ça doit être considéré comme « trop libéral »!

    1. La sexualité n’est qu’une simple mécanique pour les socialistes. de ce fait elle doit être régulé et contrôlé comme toutes les autres activités humaines. la passion et les sentiments, c’est trop bizarre pour nos amis constructivistes…mais qu’a cela ne tienne, ils y travaillent

  8. je suis prête a manifester pour soutenir Vincent Peillon contre les attaques injustes qu’il subit . et pour défendre l’enseignement républicain et laïque !nous ne laisserons pas s’imposer en France l »obscurantisme et la guerre des religions…Vive un enseignement de l’ Histoire avec la prise en compte des contradictions et le rappel de la chronologie.vive les fables de Lafontaine pour tous . ET L’EGALITE HOMME FEMME .

  9. J’espère que cet article débile (du niveau d’un édito de « Minute ») est une farce? Un poisson d’avril ? comment peut-on être assez stupide pour écrire de telles conneries sinon ? A en croire l’auteur, expliquer la sexualité c’est mal… ouh, le vilain péché ! Je suppose qu’il considère aussi que la masturbation rend sourd et aveugle, et que le sexe sans mariage envoie direct dans les flammes de l’enfer… Ah non, bien sûr, ce qui est mal, c’est que l’école apprenne des choses aux enfants sans que des frustrés hystériques dans son genre puisse avoir le monopole de la Vérité et de l’Autorité… Tant mieux, ça les empêchera peut-être de devenir des psychorigides obscurantistes comme papa!

    1. Cher Danton Q.,
      Loin de moi l’idée de vous rentrer dedans. Permettez toutefois que j’introduise quelques idées.

      D’abord, l’intention du gouvernement n’était pas d’enseigner la reproduction sexuée aux enfants, mais la sexualité.
      II y a sans doute des choses qu’il est bon d’enseigner à des adolescents lorsqu’ils sont physiquement assez murs pour comprendre ce qui leur sera expliqué, et que cela leur soit utile. Et même alors, je ne suis pas certain que ce soit alors à l’école de leur apprendre. Loin de là.
      Je n’ai rien contre la masturbation. En revanche, si vous souhaitez pratiquer le sexe avant le mariage avec la signification que cela avait à l’époque où certains textes ont été produits, je ne peux vous soutenir dans cette démarche qui consisterait à avoir des relations sexuelles avec des enfants. On se mariait tôt, avant, et malheureusement sans réellement savoir ce que l’on faisait.

      Je constate en revanche que vous confondez deux choses qu’il est important de distinguer.
      Je ne défens pas mon inexistant monopole de la Vérité et de l’Autorité, mais dénonce celui qu’a aujourd’hui l’État. Et, plus précisément dans l’article que vous commandez, que ce monopole soit utilisé pour faire autre chose avec les enfants que leur apprendre les fondements (plutôt que les leur montrer), et leur apprendre à apprendre le reste.
      Ce monopole de la Vérité et de l’Autorité que je dénonce, c’est vous qui, de fait, le défendez. Si vous souhaitez le faire, il vous faudra des arguments plus développés que des idées et intentions que vous me prêtez.