De l’école du village à la multinationale

Publié Par Aurelien Biteau, le dans École & éducation, Lecture

SABIS, une chaîne d’écoles privées internationale d’origine libanaise, a prouvé qu’elle pouvait, mieux que n’importe quelle école publique, réussir à fournir une instruction de haute qualité aux enfants pauvres.

Par Aurélien Biteau.

En 2009, James Tooley relatait dans The Beautiful Tree le fruit d’une de ses plus importantes recherches : dans les endroits les plus pauvres du monde, des écoles privées à destination des pauvres sont massivement créées afin de satisfaire leur besoin en éducation où elles jouent un rôle de premier plan.

Dans From Village School to Global Brand (De l’école du village à la multinationale), James Tooley désire cette fois-ci nous présenter SABIS : complètement méconnue en France alors que sa notoriété est importante au Moyen-Orient et aux États-Unis, SABIS est une chaîne d’écoles privées internationale d’origine libanaise, implantée dans 15 pays sur quatre continents et qui éduque avec réussite plusieurs dizaines de milliers d’enfants à travers le monde.

Mais pourquoi s’intéresser à SABIS ? Quel rapport y a-t-il avec l’intérêt que Tooley porte à l’éducation des plus pauvres ? Si SABIS mérite autant d’attention, c’est tout simplement parce qu’elle a prouvé au cours de son histoire qu’elle pouvait, mieux que n’importe quelle école publique, réussir à fournir une instruction de haute qualité aux enfants pauvres et à leur faire obtenir d’excellents résultats. Plus encore, ce qu’il y a de fascinant chez SABIS, c’est l’envergure qu’elle a pu prendre aujourd’hui à travers son développement : SABIS est devenue une marque internationale dans le domaine de l’éducation où sévit depuis plus d’un siècle un mythe : l’école se devrait d’être un service non-marchand laissé aux mains des États. Or précisément, ce paradigme est totalement remis en cause par des entreprises comme SABIS, précurseurs de l’industrie de l’éducation.

SABIS : de l’école du village en 1886 à la multinationale 126 ans plus tard

Le premier campus de Sabis à Choueifat.

Pour SABIS, tout a commencé en 1886, à Choueifat, actuel Liban : très préoccupé par l’éducation des filles du village, et se sentant véritablement investi dans la mission de les instruire, le Révérend Tanios Saad, aidé par Louisa Proctor, fonde une école pour filles. Rapidement, l’école accueille aussi des garçons et commence à acquérir une réputation dans la région. Suite à la Première Guerre mondiale, Choueifat et le Liban passés sous mandat français, le gouvernement français propose d’aider l’école par des fonds publics, mais le Révérend Saad refuse afin de conserver son entière liberté. Sa volonté d’indépendance et de garder l’école privée, ainsi que sa forte volonté d’apporter l’éducation là où l’on en a le plus besoin marquent définitivement les valeurs de la future SABIS.

À partir des années 1950, le fils du Révérend, Charles Saad, prend la direction de l’école de Choueifat. C’est sous sa direction que la future SABIS va prendre toute son envergure. À la recherche d‘un professeur de mathématiques, Charles Saad fait la rencontre de Ralph Bistany : celui-ci devient rapidement le moteur principal du développement de SABIS (ce nom mixe ceux de SAad et de BIStany).

Ralph Bistany, étonné d’apprendre que l’école est financée par des activités privées extérieures menées par Charles Saad, inculque à la future marque une autre de ses valeurs primordiales : non seulement l’école est privée, mais elle doit aussi être fière de réaliser par elle-même des profits. Pour Ralph Bistany, il ne fait aucun doute que l’éducation est un service marchand comme les autres dont la capacité à faire des profits prouve la capacité à satisfaire les clients – ici les parents d’élèves.

Or en assumant complètement que l’école est une véritable entreprise marchande, Ralph Bistany change l’angle de vue sur la pédagogie et se lance dans une grande recherche d’innovations afin d’optimiser au maximum l’ensemble des ressources, financières comme pédagogiques, disponibles au sein de l’école. Sous son impulsion va naître le système SABIS, que nous verrons plus tard.

Avec le début de la guerre civile libanaise en 1975, Ralph Bistany est contraint de quitter le pays. Mais cette année-là, une opportunité unique s’ouvre à lui et à Charles Saad : l’émirat de Charjat aux Émirats Arabes Unis fait appel à eux pour créer une école privée dans la ville de Charjat : c’est le début de l’expansion internationale de l’École Internationale de Choueifat.

En 1985, celle-ci s’installe aux États-Unis. À cette époque, quelques États des États-Unis décident de créer des « charter schools », partenariats public-privé, dans les quartiers les plus pauvres. C’est à Springfield, Massachusetts, ville réputée pour son haut niveau de criminalité, que SABIS ouvre sa première charter school. Elle y obtient des résultats incroyables dans un quartier défavorisé : à la sortie de l’école, 100% des élèves entrent au college. L’école obtient une reconnaissance nationale à travers de nombreux prix, ainsi que par la demande très élevée des parents d’élèves pour y envoyer leurs enfants (SABIS sélectionne dans toutes ses écoles les futurs inscrits par tirage au sort). SABIS ouvrira plusieurs charter schools aux États-Unis avec des résultats similaires.

Mais pour parvenir à ce succès, SABIS a dû faire face à une forte méfiance des autorités publiques et une opposition virulente des syndicats d’enseignants : accusé – avant même d’avoir pu faire ses preuves – de ne pas être préoccupé par l’éducation des enfants et leurs difficultés, mais seulement par la quête effrénée du profit, Ralph Bistany dut prouver sa passion et sa bonne foi. SABIS perdit plusieurs investissements à cause d’un changement de décision de dernière minute de la part d’hommes politiques soi-disant plus soucieux des plus pauvres.

Aujourd’hui, SABIS poursuit son développement par les partenariats public-privé, comme au Kurdistan, mais aussi par le système de licence : en effet, après des années d’innovation, un système SABIS est né et ce système se vend comme licence à de nombreuses écoles privées. Il constitue une voie de développement très importante pour le futur de la multinationale.

Le système SABIS

Son immense succès, SABIS le doit au système qu’elle a mis petit à petit en place sous l’impulsion de Ralph Bistany. Ce système est fondé sur une optimisation maximale des ressources disponibles grâce à l’innovation, et à ce titre, se distingue totalement de la façon dont sont organisées la plupart des systèmes éducatifs publics dans le monde.

Dans le but d’optimiser l’organisation de son école, Ralph Bistany a su saisir l’immense intérêt de l’informatique dans l’éducation dès qu’elle est devenue disponible. Il fut l’un des tout premiers acheteurs d’un ordinateur au Liban dans les années 1960. Grâce à cet ordinateur, il mit en place un premier système d’information qui lui permit de collecter et de traiter d’importantes données sur les résultats des élèves et donc sur la pertinence du modèle pédagogique de SABIS.

Cette collecte de données fut associée à une organisation spécifique des programmes à travers le Point System : le programme de chaque niveau est disséqué en points de programme, répartis pour chaque jour dans l’année scolaire. Ainsi chaque jour, le professeur doit enseigner les points de programmes indiqués dans son planning : au début de chaque cours, il informe les élèves des points qui seront abordés dans le cours. Et chaque semaine, les élèves sont évalués sur les points de programme abordés, qu’ils retrouvent dans les livres écrits et fournis par SABIS.

Ces évaluations hebdomadaires sont entièrement informatisées afin de rendre immédiate la collecte de données et de permettre aux professeurs de repérer immédiatement les points acquis par les élèves, et ceux non acquis.

SABIS est partisan du « pas d’excuse » : les mauvais résultats ne doivent pas être expliqués par l’environnement ou la mauvaise volonté des élèves, mais par l’utilisation d’une mauvaise méthode. SABIS, grâce à ses systèmes d’information, est donc en évaluation constante de sa méthode qu’elle contrôle intégralement : chez SABIS, la pédagogie n’est pas un domaine laissé aux enseignants, elle est standardisée à l’échelle mondiale et fait partie intégrante de l’image de marque de la chaîne. Ce contrôle de la pédagogie lui permet aussi de ne pas avoir à courir derrière la ressource rare que constituent les très bons professeurs. La méthode SABIS doit pouvoir être performante même avec des enseignants moins qualifiés, mais parfaitement intégrés dans le système SABIS.

Si l’informatique et les réseaux de systèmes d’information de SABIS constituent une part très importante du capital de l’entreprise, capital qu’elle partage par les licences qu’elle vend, sa méthode repose aussi sur une participation active des élèves dans la vie de l’école et dans la pédagogie.

Du point de vue pédagogique, SABIS a su comprendre que les professeurs n’étaient pas les seuls à être une source de savoir et d’enseignement. En effet, les bons et les très bons élèves constituent eux aussi une ressource importante de l’école. C’est ainsi que furent créer deux concepts : le « peer learning » et le « Shadow teacher ». Le premier consiste à utiliser les élèves qui savent comme transmetteur de savoir auprès de ceux qui ne savent pas encore : ainsi une classe peut être divisée en plusieurs petits groupe organisés autour de l’élève qui a acquis le savoir. Le Shadow teacher, quant à lui, est un très bon élève désigné pour suppléer le professeur, voire pour le remplacer lorsqu’il est absent, et pour soutenir les élèves des niveaux inférieurs. Comme on le voit, chez SABIS, aucune ressource, aucun temps n’est gaspillé, au profit des élèves.

Il faut noter la volonté de SABIS de ne pas utiliser de méthodes fort chères en ressources, bien que réclamées dans les pays occidentaux : les élèves sont nombreux dans la classe, parce que même en dessous de vingt élèves dans l’effectif, le temps consacré à chacun sur 45 minutes resterait dérisoire. Et de même il est peut-être intéressant de mettre les élèves en situation d’éveil et de les laisser découvrir le savoir, mais ceci coûte cher en temps et n’est donc pas une méthode acceptable.

SABIS insiste beaucoup sur la vie étudiante et a créée le « Student Life Organization », après avoir remarqué que dans certaines situations, les élèves se sentaient responsables par eux-mêmes de la discipline et résolvaient seuls des problèmes qui se posaient à eux. La Student Life Organization vise à l’intégration et à l’auto-organisation des élèves. Elle est divisée en plusieurs sections, dont l’une est chargée de la discipline. C’est un autre résultat incroyable de SABIS dans les charter schools américaines : les problèmes de discipline y sont beaucoup moins nombreux, même dans les quartiers les plus difficiles. D’autres sections sont dédiées au sport ou à la charité (SABIS veut que les élèves viennent en aide à leur communauté). L’appartenance et l’identification à l’école est forte et permet de favoriser la coopération chez les élèves, tout en leur offrant leurs premières expériences de gestion et d’organisation.

Le système SABIS est aujourd’hui riche et complexe, mais il a fait ses preuves. Toutefois, SABIS refuse toute immobilisation et poursuit ses politiques d’innovation. Ses dernières recherches l’ont amenée, sur une idée de Ralph Bistany,  à s’intéresser à l’apprentissage par la lecture plutôt que par la transmission orale. Selon Bistany, il semble que la lecture est un vecteur plus important d’apprentissage que l’oral, à la fois dans la mémorisation et dans la gestion du temps. Des classes test ont été mises en place grâce au soutien de l’informatique. Chaque élève de la classe lit le cours avant de passer à des applications sur son ordinateur, relié à une console gérée par le professeur qui peut voir en temps réel ce que fait chaque élève. Les résultats des applications sont bien sûr immédiatement collectés par le système informatique en vue d’évaluer la performance de la méthode.

SABIS a ainsi pour ambition de réussir à instruire les enfants qui ne pourraient avoir accès à un professeur et pousse donc ses recherches afin de créer une classe sans enseignant.

Peu à peu, SABIS est en train de changer de métier : elle n’est plus un simple gestionnaire d’écoles, mais un véritable créateur de méthodes pédagogiques performantes et commercialisables. Son capital immatériel représente la plus grosse partie de son patrimoine.

L’industrie de l’éducation

SABIS est la preuve parfaite que l’école est un service comme les autres où la standardisation et les économies d’échelle ont leur place. Le système SABIS, sa forte politique d’innovation et surtout ses réussites prouvent jour après jour que le paradigme de l’école comme service public protégé et soutenu par les États n’a plus de raison d’être, voire est totalement contre-productif.

James Tooley n’a de cesse de défendre l’idée que la meilleure et la plus large éducation possible ne peut exister que dans la liberté d’enseigner. Faire des profits ou ne pas faire des profits via cette liberté est parfaitement secondaire : en effet, comme il aime à le rappeler, nous ne nous inquiétons jamais que des gens puissent faire profit de la liberté de s’associer, ni que d’autres, à l’instar des médias, fassent profit de la liberté d’opinion et d’expression. Et nous ne craignons pas que faire des profits empêche toute qualité dans presque tous les secteurs marchands.

En vérité, le profit est une cause de la qualité : dans la liberté, il n’y a de profit possible que là où il y a la satisfaction des clients. Or justement, dans le cadre de l’éducation, une école privée qui recherche le profit doit rendre des comptes à ses clients, à savoir les parents, elle doit leur offrir une satisfaction qui est l’éducation de leurs enfants.

L’école publique est un véritable non sens et un énorme gaspillage – et pas seulement financier. L’école publique est parfaitement incapable d’innover réellement, parce qu’elle n’en a pas l’intérêt. Prenez cet exemple : SABIS utilise des ordinateurs depuis qu’on a commencé à les commercialiser et gère depuis d’importants systèmes d’information qui lui permettent de tester chaque jour sa méthode. Aujourd’hui en France, une bonne partie du corps enseignant est toujours incapable de remplir ne serait-ce qu’un bulletin informatique.

En un siècle de gestion de l’éducation par les États, aucune innovation performante n’est sortie, bien au contraire. L’école publique est à l’éducation ce que la Trabant fut au secteur automobile. Nul ne s’imagine devoir rouler durant un siècle en Trabant, mais c’est ce que nous devons subir avec l’école publique, où de toute façon, les professeurs sont dédouanés de toute responsabilité vis-à-vis des résultats de leurs élèves et vis-à-vis des parents. L’école publique n’a donc pas plus d’intérêt à réduire ses coûts. De toute façon, le contribuable paye sans avoir son mot à dire.

SABIS a réellement pour fierté et assume complètement le fait d’être une entreprise à but lucratif. Ceci sert selon elle de gage : elle est obligée de réussir et d’innover. Mais c’est aussi dans l’intérêt des plus pauvres que l’éducation à but lucratif se développe, et SABIS insiste là-dessus. Faire des profits, c’est accroître son capital. Accroître son capital, c’est accroître ses investissements. Accroître ses investissements, c’est diminuer ses coûts. Diminuer ses coûts, c’est diminuer le prix de l’éducation. Vertu du capitalisme. Prenez la Khan Academy : si le projet est digne d’intérêt, ses perspectives de développement sont faibles de même que ses possibilités de contrôle de la performance de la méthode.

SABIS, elle, a vu son capital s’accroître sans cesse, de même que ses investissements. Sa méthode a un prix, et avec, une demande bien quantifiable qui prouve le succès de l’entreprise. Elle peut désormais s’implanter dans des pays comme l’Irak dans des villes ravagées par la guerre et la misère et toucher les populations pauvres avec des technologies de grande qualité.

C’est là tout l’avantage de la marque de la multinationale. C’est là tout l’avantage du capitalisme appliqué à l’éducation. SABIS est une petite goutte de capitalisme dans un océan d’étatisme, et elle a réussi des performances qu’aucune éducation publique n’a pu réaliser dans le même laps de temps avec des ressources financières et humaines bien plus importantes. Libérons l’enseignement de l’État et nous verrons fleurir des SABIS à l’échelle du monde. Et comme les Allemands de l’ex-RDA, nous ne roulerons plus en Trabant, mais en Mercedes ou dans tout autre voiture de notre choix. Pour notre plus grand profit.

SABIS a démystifié le statut de l’éducation. Elle est un précurseur de l’école de demain, elle a traité l’éducation comme une industrie, a développé une marque et son image, et y a réussi. Elle a fait et réalisé ce que l’on dit impossible de faire dans les pays obstrués par la sociale-démocratie : elle a fait du capitalisme du début à la fin, à la manière de tous les autres secteurs marchands, mais dans le domaine de l’éducation. Son succès ôte à l’État toute légitimité à faire courir les mythes habituels sur l’école… pour peu qu’on entende parler de cette multinationale et des autres chaînes d’école et d’éducation, ce que nous pouvons désormais faire grâce à ce livre et James Tooley, qui, encore une fois, nous montre des réalités cachées et ignorées mais particulièrement riches et intéressantes, de l’éducation telle qu’elle se pratique dans le monde bien réel où nous vivons.

James Tooley, From Village School to Global Brand : Changing the World Through Education, Profile Books Ltd, 2012.

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  1. Eduquer quelques élèves pauvres, c’est bien. Eduquer tous les élèves pauvres (comme le fait l’Education Nationale en France), c’est mieux (mais c’est plus difficile).

    1. L’Éducation Nationale n’a pas été créée pour instruire mais pour endoctriner les français dans le soutien au régime politique.

      Elle remplit très bien cette mission; et son échec à instruire n’est souligné que par ceux qui ne comprennent pas que ce n’est pas sont but principal.

      D’ailleurs elle fut créée dans un contexte où l’alphabétisation était complète; sa première mission fut de déchristianiser et de franciser.
      Pas d’instruire.

  2. Mais tu n’as rien inventé, mon petit Aurélien. Je suis une mamie de 72 ans et j’ai donc une très longue expérience. Tu nous présentes une école privée pour les pauvres qui obtient d’excellents résultats. Le meilleur résultat pour une société ne serait-elle pas de ne pas générer de pauvres ? De plus, je trouve tes pensées parfois très malsaines dans ton exposé, notamment ton appréciation des enseignants du public qui seraient dédouanés de toute responsabilité. Que fais-tu de la conscience professionnelle et même de la passion qu’on peut avoir pour son métier ? Cela n’existe pas dans ton schéma de pensée ?.
    Tu sais pourtant que les enseignants sont très mal payés en France, alors pourquoi auraient-ils choisi ce métier ? Je te signale qu’il y a plus de 40 ans j’organisais ma classe en groupes de 6 élèves composés d’enfants de niveaux différents pour faire un travail commun, les meilleurs partageant leurs compétences avec les autres. Je te signale que la préparation de chacun de mes cours ressemblait à une pièce de théâtre avec mes élèves-acteurs comme moi et que les corrections et le bilan de chaque soir en étaient la critique et entraînaient éventuellement une remédiation pour le lendemain. Mes bilans étaient quotidiens, pas seulement hebdomadaires. C’est cela, l’école publique, qui n’a pas seulement pour objectif la satisfaction des parents, mais aussi celle des élèves et de soi-même, conscient de l’importance de son travail pour l’avenir de chaque enfant, de la Nation (mot que tu dois haïr) et de l’humanité entière. Ton école cherche le profit, considéré comme valeur, mon école de la République agit pour « Liberté, Egalité et Fraternité ». Ton idéologie entraîne le monde à la catastrophe, tu sembles la considérer comme un dogme et cela me semble très dangereux, notamment pour toi. A mon âge, j’ai eu la temps de réfléchir aux diverses doctrines économiques et ma pensée libre m’a entraînée vers les valeurs de citoyenneté pour une « res publica » et les valeurs humaines.

    1. « A mon âge, j’ai eu la temps de réfléchir aux diverses doctrines économiques et ma pensée libre m’a entraînée vers les valeurs de citoyenneté pour une « res publica » et les valeurs humaines. » Et on voit le résultat, une petite vieille qui radote et crache sa haine…

    2. Bonjour mamie danièle
      C’est tellement beau le récit de votre expérience que je crois que je vais pleurer.
      Ha, l’éducation nationale que le monde entier nous envie, c’est beau comme l’orchestre du titanic qui joue ‘God save the Queen’ pendant son naufrage :)

      1. @gillib
        L’orchestre du Titanic joua ‘Nearer to thee my God » pendant le naufrage et non « God save the Queen’. Les hommes de l’orchestre avaient pour mission de jouer la musique pour calmer les passagers et s’acquittèrent de leur tâche avec courage, noblesse et dévotion : ils avaient joué jusqu’à la fin sans jamais cherché à quitter le navire et périrent tous dans la tragédie, pour l’amour de leur vocation.

        C’est une insulte à ces gens que de les comparer aux saboteurs de l’Education Nationale.

      2. Je sais sur quel site m’a entraînée une recherche Google. Il ne fait pas partie de ceux que je fréquente habituellement, mais il est bon d’être à l’écoute de tous. Je savais donc que j’aurais droit aux critiques de néo-libéraux qui sont ici chez eux. Cependant, dans le souci d’une stratégie efficace, je pense qu’ils faudrait accorder vos violons. Entre celui qui me voit « cracher ma haine  » et celui que je ferais presque pleurer d’émotion, il existe un gouffre gênant pour
        une bonne compréhension.
        Au premier, je précise que je ne radote pas encore : avez-vous constaté des répétitions dans mes messages. Quant à la haine,
        l’avez-vous vraiment ressentie ? De ma part, cela m’étonnerait ; de la vôtre à la lecture de mon commentaire ? Vous êtes le seul à pouvoir le dire.
        @ Gillib. Je réponds d’abord à votre bonjour et vous souhaite une excellente journée. Je pense que vous êtes bien au courant de tous les obstacles mis à la bonne marche de l’Ecole Publique surtout sous l’ère Sarkozienne, tous les sacrifices qu’on lui a demandés et toutes les privations dont elle a fait l’objet au seul bénéfice du privé, par exemple la loi Carle. Par ailleurs, si on accepte la répartition 80/20
        (80% pour le public et 20% pour le privé) différentes associations ont fait les comptes et arrivent au résultat suivant : en s’appuyant sur des chiffres donnés depuis 10 ans, les suppressions et créations de postes depuis 10 ans montreraient un fort déséquilibre et l’Ecole Privée devrait rendre autour de 20 000 postes à l’Ecole Publique.
        Il est difficile de donner un chiffre précis car les données ne sont pas fondées sur des critères de temps ou de lieux identiques. Nos évaluations varient entre 18 000 et 23 000 postes. Voyez comme mes arguments sont précis. Et il paraît que je radote… Ne vous inquiétez pas : l’Ecole Publique a trop d’amis pour qu’un quelconque
        gouvernement parvienne à la conduire au naufrage. Merci de votre attention.

        1. Vous ne semblez pas voir que l’école publique n’a pas besoin qu’on la conduise au naufrage, la cale est déjà pleine d’eau.
          Les manquement en instruction de l’Ed Nat sont bien antérieurs à Sarkosy, bien qu’il n’améliore pas le tableau.
          Quel serait l’intérêt de cantonner le privé à 20% des besoins?
          Le niveau du bac est à pleurer et celui de la 3° année d’université n’en est pas loin. L’école est la même pour tous, mais c’est d’une qualité déplorable.

        2. « Je savais donc que j’aurais droit aux critiques de néo-libéraux qui sont ici chez eux. »

          Et vous vous étonnez que l’on ne vous prenne pas au sérieux ! Vous débarquez et marquez déjà au fer rouge les intervenants comme des « néo-libéraux », il ne faudrait donc pas vous offusquer du juste retour de manivelle. La plupart des gens ici ne savent pas ce que le « néo-libéralisme », terme très largement inventé pour discréditer le libéralisme classique et refusé par la plupart des libéraux eux-mêmes, veut dire, si tant est que ce mot ait un sens.

          Votre école publique, j’ai failli en sortir analphabète. C’est ma mère qui m’apprit à écrire, car les enseignants n’y faisaient pas leur travail correctement, occupés qu’ils étaient à mettre en oeuvre les dernières calembraines néo-pédagogistes de votre administration jacobine.

          Votre système, c’est une longue suite d’échecs. Comme Raphaël Marfaux l’indique plus bas, votre système créé désormais 30% d’illettrés dans une classe d’âge donnée. Par ailleurs, ces chiffres sont repris dans un rapport de l’ »Education Nationale ». Outre les tests PISA, vous vous intéresserez aux réussites du modèle suédois, basé sur le principe du chèque scolaire.

          Vous ne vous rendez également pas compte que votre « res publica » et vos valeurs pseudo-citoyennes ne sont que du verbiage, mais nous ne nous attendions pas à ce que vous reconnaissiez la réalité d’un système dans lequel vous avez si longtemps vécu.

        3. Mamie Danielle, vous ne savez rien. Vous êtes une ignorante de la pire espèce, ceux qui croient savoir avant d’arriver en cours. Enseignante, vous en avez déjà rencontrer en classe, et vous savez d’expérience ce que ça peut être pénible. Et bien ici, c’est vous, l’élève pénible, mais qu’on aime bien quand même et qu’on voudrait bien voir s’en sortir.
          Commencez par oublier votre orgueil de vieille qui sait parce qu’elle à 72 ans, et soyez un peu à l’écoute, et apprenez. Il n’y a pas d’âge pour apprendre, n’est-ce pas ? et pas de honte à subir la leçon de jeunots même pas doués pour faire la leçon… mais qui, eux, savent de quoi ils parlent. Parce qu’ils ne sont pas enseignants, mais qu’ils ont été élèves. Parce qu’ils savent qu’ils ne savent pas, et par conséquent considèrent qu’il vaut mieux laisser de la liberté dans le système, de façon à ce que l’évidence s’impose d’elle-même a posteriori, plutôt que de voir une idéologie (désignée a priori et sortie d’un chapeau génial … ou pas) imposer son moule uniforme « républicain » (comme si la République c’était l’uniforme…).

          Le coup des « néo-libéraux », franchement… c’est stupide. Digne d’une paléo-jacobinarde (voyez, on peut le faire aussi ; ça fait pas avancer le schmilblik ,mais si ça vous amuse, hein ?).

          Le radotage, c’est parce que votre discours, on le connait par cœur. même si ce n’est pas vous qui le tenez.
          La haine, elle sue de vos propos. Avec la jalousie, c’est à dire les comparaisons mal placées ; comme cette stupidité que le privé devrait rendre 20 000 postes…. plus « comptable », tu meurs, non ? ne devriez vous pas plutôt demander une allocation préférentiel des moyens vers les établissement objectivement les plus efficaces, ceux qui offre la plus grande valeur ajoutée éducative? Bon, à cette aune, il aurait fallu détruire la moitié du public, et laisser le privé prendre ça place, mais ça, pas question, hein ?

          Les amis de l’école publique, on les connait. Mussolini, par exemple :
          « La transformation de l’instruction publique en éducation nationale est la plus fasciste de mes réformes ». Avec des amis pareils, à votre place, je m’inquiéterais…

        4. Je me dissocie de certaines marques d’irrespect, mais je suis très profondément outré par le mépris où vous tenez les libertés.

          Vous faites partie de la génération d’enseignants qui ont endoctriné les français dans le socialisme, l’esprit de système, le conformisme, et par-dessus tout l’athéisme relativiste, comme en témoigne votre référence à la « liberté de pensée ».

          Cet immense bouleversement imposé au peuple français, le plus important depuis sa christianisation, est le résultat du dévoiement de la force de l’État par une minorité collectiviste, une caste isolée de la France réelle qu’elle considère comme un champ d’expérimentation.

          La liberté de pensée ? Vous l’avez combattue !
          Sinon pourquoi toujours employer la force ?

          Croyez bien que sur Contrepoints, il vous sera difficile de convaincre grand monde que nos contemporains brillent par l’esprit critique !
          Ni même qu’il y ait quelque progrès dans ce domaine durant le siècle de dictature de l’Éducation Nationale.

          L’esprit critique en France a sombré en même temps que le niveau d’instruction et les humanités, et a été remplacé par le socialisme bêlant, le rejet fanatique de toute inégalité et toute responsabilité. Donc de toute liberté.

          La dialectique socialiste socialiste consiste souvent à désigner une chose comme son contraire: La liberté de pensée de l’ÉN, c’est le dogmatisme.

          Vous croyez-vous supérieure aux enseignants catholiques qui avaient, bien avant vous, avant même Jules Ferry, éradiqué l’illettrisme ? Qui ont été renvoyés comme des malpropres par milliers, voire expulsés, parce que le christianisme devait disparaître, parce que sa morale était un carcan ?

          Personne ne doute que vous ayez accompli votre travail avec dévouement ; mais votre idéologie socialiste, conformiste, étatiste, a transformé un peuple entreprenant et indépendant, qui s’inscrivait dans mille ans d’histoire, en un peuple au conformisme bêlant, adorateur de son État dont il attend tout, sans passé et indifférent à l’avenir, tendu vers l’objectif de devenir rentier pour deux décennies, quitte à piller les générations futures.

          Quoi d’étonnant: Votre pseudo liberté de penser, c’est le relativisme et donc le nihilisme.

          Le désastre actuel, non seulement économique, mais social, culturel, national en un mot, est l’oeuvre de vous et vos semblables.

          Il est temps de rendre aux parents la responsabilité et les moyens de faire progresser leurs enfants plus loin qu’eux-mêmes.

          Un siècle de dictature de l’Éducation Nationale suffit. Nous avons compris à notre tour ce que Jules Ferry avait compris: Qui contrôle l’instruction contrôle l’avenir. Nous voulons rétablir la liberté.

          Puisque le hasard vous a conduit à échanger avec des libéraux, je vous propose de méditer ce texte que nous connaissons tous, et qui vous exprimera mieux que je ne pourrais le faire ce qu’est selon nous la liberté et le rôle de l’État:
          http://bastiat.org/fr/propriete_et_loi.html

    3. C’est bien gentil, Mamie Danielle, de venir nous conter votre expérience, avec une certaine condescendance (« mon petit Aurélien »). Mais elle ne vaut pas grand chose face à la réalité des faits.

      Votre école publique, que vous défendez avec dogmatisme, obtient des résultats extrêmement médiocres, régulièrement épinglés par les études PISA de l’OCDE. De même, les statistiques de l’INSEE ont révélé que se présentaient 30% d’illettrés aux Journées Défenses et Citoyennetés (ex-JAPD) : http://www.contrepoints.org/2012/08/05/92831-30-dillettres-en-france
      30% d’illettrés, bravo l’Éducation Nationale !

      Enfin, les études PISA ont régulièrement démontré que l’école publique française accentue les inégalités sociales entre riches et pauvres.

      Donc, franchement, avec d’aussi piètres performances, il n’y a vraiment pas de quoi pavoiser au sujet de l’école publique !

    4. Votre condescendance ne vous honore pas. Vous présumez bien des choses sur ma personne, et des choses stupides qui plus est.

      Pas de chance pour vous, je baigne dans l’Education Nationale depuis tout petit parce que mes deux parents y ont été cadres de la fonction publique. La conscience professionnelle et la passion, dans le monde enseignant, meurent tranquillement.

      Et surtout, ça n’a jamais suffi. Ce qu’on attend des enseignants et de l’école, c’est des élèves bien instruits, pas de la passion. Celle-ci peut aider à produire les résultats, on est bien d’accord, mais ce n’est pas ce qui est jugé. Quant au profit, on ne voit pas en quoi il empêcherait les gens d’avoir des valeurs. Vous croyez vraiment que le boulanger, parce qu’il vend son pain, n’a pas de passion pour ce qu’il fait ?

      Sinon, faîtes un tour dans le monde réel, regardez de près qui s’occupe d’instruire les plus pauvres dans ce monde : http://www.contrepoints.org/2011/09/18/46618-des-ecoles-privees-pour-les-pauvres

      Votre propos est confondant de naïveté et de condescendance, ça m’ôte toute envie de vous répondre plus en détail.

    5. Il y a confusion des genres, Mme. DUGELAY, si je ne m’abuse : vous nous racontez ce que VOUS avez fait en classe, c’est bien, c’est mal, je ne me permettrai pas de juger vos méthodes, mais j’eusse aimé pouvoir juger des résultats que vous avez (ou pas) obtenus.

      Mais, quoi qu’il en soit, on s’en fiche, si vous me permettez l’expression : ce n’est pas parce que Mme. DUGELAY a eu quelques bons résultats que toute critique à l’égard d’un système pourri doit être bannie. Tout comme il convient de souligner (comme cet article le fait un système alternatif qui obtient des résultats. Point.

    6. Premièrement, l’age ne justifie rien et je n’ai jamais prétendu être meilleur ou mieux comprendre un système de part mon « ancienneté ». j’ai suffisamment rencontré de vieux c… pour ne pas prendre en compte ce paramètre secondaire.
      Deuxièmement, dire que les enseignants sont mal payé est une insulte vis à vis des millions de français travaillant très dure pour des salaires très bas. Les enseignants sont correctement payés et avec la sécurité de l’emploie pour une très grande majorité ce qui, dans le monde d’aujourd’hui, est sans prix. Ce qu’on demande aux enseignants aujourd’hui c’est de faire leur boulot le mieux possible, pas d’être des mère Térésa ou des Gandhi. Ce qui inclus que ceux ne faisant pas leur boulot soient virés et ne reste pas des années à pourrir le système jusqu’à leur retraite.
      Troisièmement, oui effectivement la nation on s’en fout. ce qui compte ce sont les individus car eux seuls ont des droits. La nation est une construction politiques destiné à asservir les masses, plus vite on s’en passera et mieux on se portera.
      dans « liberté, égalité et fraternité » seul le premier concept à un sens et paradoxalement c’est le seul qui à systématiquement été piétiné par le pouvoir. Dans le pouvoir j’inclus l’éducation nationale car ou se trouve la liberté dans l’éducation nationale? comment peut on justifié l’OBLIGATION d’un éducation étatique et unique soit compatible avec la notion de liberté? Quand à l’égalité,c’est encore une fois un mythe créé par la pouvoir afin de justement lui permettre de venir s’immiscer dans la vie privé des gens, c’est juste répugnant. Pour finir la fraternité ne se décrète pas, c’est comme le respect , c’est un sentiment qui se mérite. Pourquoi ne pas créer un ministère de l’amour tant qu’on y est… affligeant…
      Pour finir, ce n’est pas notre idéologie (qui n’en est une que pour ceux dépourvu de tout sens critique) qui mène le monde à la catastrophe c’est l’idéologie socialiste à l’oeuvre depuis près d’un siècle maintenant. Cette barbarie mentale à sapé une à une toute les valeurs qui ont permit aux être humain de s’élever un temps soit peu au dessus de la vie animal : le courage, l’effort, l’abnégation, la recherche de la performance, le gout du risque, de l’excellence, la recherche du bonheur pour soit même et ses proches. Tout cela à été écrasé au profits de la négation de l’individus avec pour objectif de créer une société « parfaite » ou tout est bien ordonné comme des sardines dans une boite. Oui le mythe de l’homme nouveau qui n’a de besoin que ceux que la société lui assigne et de but que la grandeur de celle ci. L’état et par extension son administration serait comme une divinité bonne et généreuse guidant les pauvres petit individus perdus vers la lumière du nouveau monde…qui se révèle de jour en jour comme un enfer sans nom.
      je quitte bientôt la France, bonne chance avec VOTRE société idéale…

  3. Je suis admirative…. Bravo ! c’est innovant, intelligent, ce n’est pas de l’humanisme larmoyant et bridé par lui-même. C’est une formidable leçon d’intelligence. Pourquoi les médias n’en parle-t-il jamais ????

    1. L’Education Nationale est centralisée, pas standardisée : les enseignants jouissent de la liberté pédagogique, font un choix de manuel, il existe des catégories d’école en fonction de l’environnement, etc. Les programmes sont identiques certes.

      Chez SABIS, toutes les écoles sont identiques, sont organisées de la même façon, et les cours de même, à la fois dans le contenu et dans la pédagogie.

      Et si la standardisation au sein de cette entreprise est mise en avant, c’est parce ce que c’est un des principaux socles, de fait, de SABIS : elle conçoit une méthode performante, testée continuellement. Et de fait, ça marche.

      1. Mmmmh voila une position qui mériterait un article en soit car elle est étonnante par rapport à ce que je constate. Il y a bien des programmes officiels (standardisation des contenus, déclinés en quelques manuels) et une standardisation de la manière d’enseigner. (Iufm, manuel du maître, etc…)
        Une standartisation continuellement évaluée et soumise à une pression de sélection est bénéfique, soumise à une pression de sélection politique, non.

  4. « les professeurs sont dédouanés de toute responsabilité vis-à-vis des résultats de leurs élèves et vis-à-vis des parents. »

    Effectivement, le réflexe — limite pavlovien — des parents et de des enseignants est de se dire que l’élève n’est pas bon, n’est pas motivé, voire a peur de l’école ; mais personne ne pose la question de l’enseignement.

    1. « En 1985, celle-ci s’installe aux États-Unis. À cette époque, quelques États des États-Unis décident de créer des « charter schools », partenariats public-privé, dans les quartiers les plus pauvres. »

      En gros les Etats Unis ont découvert l’enseignement privé sous contrat d’association avec l’état… Bon, et alors ? Ca fait plus d’un demi-siècle qu’on a ça en France et que ça concerne plus d’un million d’élèves par an…

        1. Prouver que l’éducation privé puisse marcher quand ses objectifs sont controllés et financés par une administration publique je vois pas trop en quoi c’est une quelconque nouvelle… C’est quoi la différence avec l’enseignement catholique à part un logo et un attaché de presse aux Etats Unis ?

          1. Vous avez lu l’article ?

            La différence entre SABIS et le reste des écoles privées, c’est que SABIS est une multinationale qui assume vouloir faire du profit (et ça c’est très rare), et qui dans son domaine pousse loin la standardisation et l’innovation. Bref, elle fait du capitalisme en présentant un modèle original, modèle prétendument impossible si l’on en croit la mythologie qui règne sur le sujet.

            Je ne vois pas ce qu’il y a de difficile à comprendre. Que sera votre prochain commentaire : « l’école ça existe depuis des siècles alors je vois pas ce qu’il y a d’original à faire des écoles ? » Écoutez, si l’article ne vous intéresse pas, vous pouvez bien passer à autre chose.

          2. Tilleul : « Prouver que l’éducation privé puisse marcher quand ses objectifs sont controllés et financés par une administration publique je vois pas trop en quoi c’est une quelconque nouvelle…  »
            ———————————-
            La nouvelle, c’est que SABIS donne des résultats impressionnants, contrairement à la merdouille gérée par l’administration publique. C’est comme le fait que Volkswagen est florissant alors que Trabant est une bouse fumante.
            C’est effectivement pas vraiment un scoop pour les libéraux mais c’est toujours bon de le signaler aux idiots utiles du collectivisme comme vous Tilleul.

            Bon, si vous ne voyez pas d’autres choses, relisez, avec le doigt.

  5. Bonjour

    Petite questions, je ne suis pas sûr d’avoir bien cerné leur modèle de financement. L’école reste gratuite et est financé seulement par la vente de licences ? Si non, comment les familles pauvres peuvent financer l’éducation ?

    Merci

    1. Dans le cadre des partenariats public-privé, le public paye le prix de l’instruction de chaque enfant (tandis que Sabis réalise les investissements).

      Dans les écoles privées classiques de SABIS, il y a des frais d’inscription payés par les parents, et ça marche comme ça depuis 1886.

      A côté de ça, la « vente » (location plutôt) de licences représente une ressource financière de plus en plus importante.

      Mais ne pas pouvoir bien cerner le modèle de financement de Sabis est effectivement une critique que l’on peut faire au livre de Tooley : il n’y aborde pas tellement ce point et aucune partie du livre n’y est consacrée. Il manque de l’information. Tooley est davantage intéressé par le système Sabis où il y voit l’émergence de l’industrie de l’éducation.

      1. Super article, dans un autre genre, il y a Lumni, qui finance des étudiants aux travers de fonds d’investissements: Lumni sélectionne des jeunes à fort potentiels (au Chili, ou en Colombie par exemple), et leur propose de financer leurs études contre une part déterminée de leurs salaires, durant les X premières année après la fin des études (défini par contrat négocié au début entre Lumni et l’étudiant). Si l’étudiant ne gagne rien ou peu, après ses études, il ne paiera rien ou peu. S’il gagne beaucoup, il paiera plus. Investing in Talent! Les « prêts » étudiant sont ensuite regroupés et vendus en part à des investisseurs…

  6. Pourquoi pas mais il faut aussi que l’on ait le choix. Par exemple, je ne voudrais pas mettre mes enfants dans cette école. Beaucoup trop standardisée, beaucoup trop normative à mon goût.

  7. Au sujet de l’éducation, l’important c’est le résultat constaté objectivement au près des enfants.

    Tout particulièrement dans ce domaine, l’argent est un bon serviteur mais un mauvais maître.