Le budget 2013, un budget qui crée la récession

Publié Par Guillaume Cairou, le dans Fiscalité

Le budget 2013 présenté aujourd’hui est un budget catastrophique, qui crée la récession au lieu d’encourager la croissance par la baisse des dépenses publiques.

Par Guillaume Cairou.

Jérôme Cahuzac, ministre délégué au Budget, et Pierre Moscovici, ministre de l’Économie.

Nous sommes en train de créer artificiellement les conditions d’un décrochage définitif de nos entreprises dans la compétition mondiale alors que l’exécutif suédois vient d’inscrire dans son budget 2013 une baisse sensible du taux de l’impôt sur les sociétés.

Nous, entrepreneurs, sommes stupéfaits de ce qui est envisagé pour le budget 2013. Ce budget est un choc, c’est un budget qui crée la récession.

  • Nous demandons une réforme structurelle de l’impôt sur les sociétés (IS), et une modulation du taux en fonction de la taille de l’entreprise.
  • Nous attendons enfin une baisse des cotisations sociales pour alléger le coût du travail.

Ce budget ignore toutes les réalités économiques auxquelles les entreprises sont confrontées. Industrie en déclin, parts françaises du marché mondial en recul, chute du nombre d’entreprises exportatrices, des marges au plus bas depuis 1985.

En axant son budget sur l’augmentation drastique des prélèvements obligatoires et des impôts au détriment de la réduction des dépenses publiques, le Gouvernement semble ne pas se rendre compte du désinvestissement massif des entreprises que cela va engendrer.

Nous sommes en train de créer artificiellement les conditions d’un décrochage définitif de nos entreprises dans la compétition mondiale alors que l’exécutif suédois vient d’inscrire dans son budget 2013 une baisse sensible du taux de l’impôt sur les sociétés.

Si nous, chefs d’entreprises, avons besoin d’un plan de relance, c’est comme en Suède d’un plan de relance fondé sur la baisse de la charge fiscale qui pèse sur nos entreprises pour innover, investir et embaucher plus.

Nous nous frottons chaque jour au terrain de la guerre économique mondiale. Nous entendons parler de compétitivité, nous ne pouvons plus attendre, surtout en vain, que les actes suivent les discours. La situation, notamment dans l’industrie, se dégrade à une vitesse si inquiétante que chaque jour qui passe est un retard irrattrapable.

Nous constatons que de commissions en comités, le « choc de compétitivité » dont a besoin le pays s’éloigne. L’exécutif va-t-il longtemps encore continuer à fait fuir les investisseurs et à nuire à l’attractivité de la France ?

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  1. Il est vrai que la droite « libérale » a plutôt tendance à adopter des budgets taillés pour les plus riches et les entreprises, en écrasant au passage les plus pauvres. Heureusement, cette droite là, aucun français n’en veut !

    1. Ah tiens, comme c’est original : un fan du NPA qui est convaincu que si on critique les socialistes c’est nécessairement parce qu’on était sarkozyste.
      Ben non, pas de bol : il fallait venir lire Contrepoints quand Sarkozy était président et vous auriez pu constater que Contrepoints dénonçait les niches fiscales, justement parce que ces mesures prônées par l’UMP n’ont strictement rien d’une « droite libérale ».

    2. Pour info :Lors de l’élection présidentielle, l’immense majorité des sites libéraux était remplie d’articles et de commentaires appelant à sanctionner Sarkozy, notamment en prônant l’abstention.

      Vous venez de dévoiler votre méconnaissance totale du libéralisme, en osant qualifié la Droite Française de libérale.
      En effet nous avons en France, une des droites les plus étatistes et collectivistes d’Europe!

    3. Il faut toujours se méfier de ce qu’on nous apprend dans les sectes, et faire une analyse personnelle plus profonde.
      Quand il n’y aura plus de riches, plus de patrons etc., qui va te trouver un salaire ??, l’état ??, on a asssez vu ce que ça donnait dans tous les pays qui ont tenté cette aventure, fait des recherches, Google est ton ami.
      En France ce seraient les plus pauvres qui paieraient pour les riches ???, vraiment comique revoit ta bible il y a des erreurs dedans.
      Les plus pauvres coûtent très cher aux riches, mais ne t’en fais pas sous peu nous serons tous égaux, nous serons tous pauvres, là tu seras heureux.

  2. Le problème des entrepreneurs est qu’ils pensent qu’en abaissant les charges (patronales et / ou salariales) ils vont échapper au désastre et axent la totalité de leur discours sur le transfert de ces charges sur autre chose, peu importe quoi. Hélas, même s’ils obtenaient satisfaction – ce dont je doute car le socialisme est un cancer qui tue l’organisme économique auquel il s’attaque – ils oublient qu’en transferrant sur un autre agent économique – le particulier par exemple – ils en détruisent la solvabilité et qu’aucune demande ne pourra voir le jour quelle que soit la qualité de l’offre.

    La seule solution n’est pas de se dire: on confond plus-values et revenus, pas grave c’est l’autre qui paie, on s’accroche à l’ISF qui détruit le tissu économique des PMEs, pas grave c’est l’autre qui paie, on augmente les impôts, pas grave c’est l’autre qui paie, etc… c’est de comprendre qu’à 57% du PIB de dépenses publiques, en ajoutant des prélèvements et en provoquant une récession nous sommes tous entrainés dans la faillite.
    Le discours de tous les agents économiques doit être STOP l’Etat – STOP les dépenses publiques – STOP les impôts – STOP la démagogie – STOP le clientélisme – STOP l’idéologie – STOP les délires !

    1. Je crois que ce sont plutôt les riches qui ont été assistés par l’Etat francais ces dernières années. Toutes les règles fiscales étaient en leur faveur et l’argent public est parti dans leur poche à travers le bouclier fiscal et toutes les niches en leur faveur, (l’argent public , quand il est pour eux , ils sont pas contre). . Hollande nous apporte enfin un peu de justice dans ce monde de brutes cupides et égoîstes, complètement obsédés par l’argent qu’elles ne font que thésauriser , l’oeil rivé sur les taux de performance.

      1. Alors ça, c’est typiquement le discours socialiste que je ne peux plus supporter : ça déverse des idées dégeulasses et en plus ça ose nous faire des leçons de morale.

        Eh bien non :

        1. Qui sont les plus cupides si ce n’est les socialauds obsédés par le flouze, le blé d’autrui, l’œil rivé sur la poche d’autrui, toujours à jalouser ceux qui gagnent plus qu’eux, et dont la doctrine, uniquement matérialiste, cache mal l’obsession du pognon : « partager » les profits, « redistribuer » l’argent, « faire payer les riches », etc.

        2. Dans la propagande socialiste, moins taxer les gens, c’est leur faire un « cadeau ». Eh bien non, bande d’ordures, l’argent que vous prélevez et qui a été honnêtement gagné par les gens, c’est le LEUR, ce n’est pas celui de l’État. Ce n’est donc pas faire un cadeau que de moins taxer, c’est au contraire restituer l’argent à son légitime propriétaire.

        Immorale et flattant les plus bas instincts, l’idéologie socialiste est vraiment dégueulasse.

  3. « Droite libérale ? En France ? Où ça ? »

    En fait la droite à pris le pire du libéralisme. En effet il ouvre les frontières alors que a concurrence n’est pas loyal(donc les principes libéraux sur ce domaine ne marche pas avec les pays émergent).
    Malheureusement elle n’a pas pris la baisse de la pression fiscale et la déburaucratisation de l’Etat et de l’économie.

  4. En France, bien peu de gens savent ce qu’est vraiment le libéralisme.

    Ce terme est devenu un alibi pour masquer l’échec des politiques socialo communistes menées depuis de décennies.
    La crise de la dette, c’est la démonstration éclatante du fiasco des théories keynésiennes.
    Nous avons, plus que jamais, besoin de libéralisme pour dégraisser un État obèse et gaspilleur, et pour rendre aux entreprises leur compétitivité.