Présidentielle : Un autre modèle économique est nécessaire : un modèle authentiquement libéral

Publié Par Frédéric de Harven, le dans Politique

La France se retrouve aujourd’hui dos au mur et doit urgemment entreprendre les réformes nécessaires afin d’assurer un avenir décent aux futures générations. Mais un autre modèle économique que celui proposé par les candidats encore en lice est nécessaire : un modèle authentiquement libéral.

Par Frédéric De Harven.

Les Français viennent de s’exprimer à une large majorité lors de ce premier tour des présidentielles. Pour la santé de notre démocratie nous ne pouvons que nous réjouir de cette mobilisation massive. Pour autant l’inquiétante progression des deux fronts nous rappelle, en l’absence de la reconnaissance du vote blanc, notre devoir de sincérité, d’intégrité, et de vérité envers les Français. En ces temps difficiles pour nous tous, où les crises d’une violence inédite se succèdent sans répit, nous devons avoir une attitude responsable. Durant la campagne du premier tour, aucun candidat n’a eu le courage de poser les vraies questions, ni proposer des bonnes réponses nécessaires au redressement de la France et à son entrée dans le XXIème siècle. Cela fait maintenant 30 ans que la Gauche et la Droite refusent toute évolution idéologique et pensent que :

  • L’impôt et/ou une nouvelle loi sont la solution à tous les problèmes ;
  • Pour restaurer la prospérité, l’étatisation et la dépense publique sont l’unique solution ;
  • La France est le seul pays qui, dans sa devise, prône l’égalité qui devient l’égalitarisme, valeur qui ne tient compte ni du mérite de chacun ni du travail, tous deux indispensables pour la justice sociale ;
  • Blâmer et appauvrir celui qui s’est enrichi par son travail et par l’entrepreneuriat est le seul moyen d’enrichir les pauvres.

La France se retrouve aujourd’hui dos au mur et doit urgemment entreprendre les réformes nécessaires afin d’assurer un avenir décent aux futures générations. Ainsi j’espère que les propositions ci-dessous trouveront un écho au second tour de l’élection présidentielle ainsi qu’auprès des candidats aux législatives de juin prochain.

  • Vouloir une France plus équitable et plus juste, cela passe notamment par la lutte contre les déficits publics et la réduction de la dette publique (diminution importante des dépenses). Nous ne pouvons plus vivre au-dessus de nos moyens. Il est temps d’assumer courageusement un discours de vérité sur la situation de nos finances publiques. Il est urgent de libérer les énergies pour retrouver la prospérité. Il faut lutter contre l’augmentation de la pression fiscale et l’emprise de l’État sur nos concitoyens.
  • Notre pays doit retrouver sa compétitivité. Cela implique de responsabiliser les acteurs de l’entreprise et du marché du travail, de rendre aux partenaires sociaux la liberté de fixer la durée du travail dans le respect d’un cadre légal, de soutenir les PME au service de l’emploi et de l’innovation.
  • Repenser le rôle de l’État, et voter contre toute dépense qui finance une activité qui sort du domaine régalien de l’État (sécurité intérieure et extérieure, ordre public et justice) ou dont l’efficacité à créer une richesse n’est pas raisonnablement démontrée à l’avance. Supprimer toute loi qui déresponsabilise les citoyens sous les prétextes les plus fallacieux et les privent du droit de choisir le contenu de leur vie.
  • Il s’agit également de construire une société de la reconnaissance, qui prenne mieux en compte les talents et les mérites de chacun, quels que soient son rang ou ses diplômes. Ainsi, l’alignement du statut de la fonction publique sur le secteur privé dans un premier temps puis  la suppression de ce statut hérité d’un autre temps sont nécessaires.
  • Enfin, défendre la construction d’une Europe forte, c’est-à-dire d’une Europe fédérale. L’Europe doit être plus qu’un simple marché unique et qu’un lieu de paix. Elle doit protéger davantage ses citoyens en respectant le principe de subsidiarité ascendante.

En conclusion, en face d’un candidat qui ne propose rien de mieux qu’un retour en arrière de 30 ans et qui ressort un programme d’un autre temps, mon choix est simple et sans ambiguïté. Le 6 mai prochain, je soutiens Nicolas Sarkozy. Il ne s’agit pas ici de lui donner un chèque en blanc et de valider sa politique étatiste des cinq dernières années, mais de prendre position en faveur du candidat le plus à même de prendre des décisions difficiles pour assurer une stabilité politique en France et en Europe. J’espère que ces élections permettront à nos concitoyens et à ses dirigeants de prendre conscience qu’un autre modèle économique est nécessaire aujourd’hui en France ; un modèle authentiquement libéral.

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  1. « Le 6 mai prochain, je soutiens Nicolas Sarkozy […] »: fool me once shame on you, fool me twice shame on me.

    Vous croyez franchement qu’il va arrêter du jour au lendemain l’ultra-étatisme?

  2. Frédéric, juste une petite chose à te rappeler : « l’Allocation Adulte Handicapé n’a pas à être supprimée » !! Ou alors être seulement remplacée par l’Allocation Universelle, un Revenu de Liberté ou l’impôt négatif de Friedman (octroyés, eux, à tout le monde). Nous sommes ici « en France » et les Français sont loin d’être suffisamment généreux « naturellement » pour pouvoir prétendre collecter des fonds d’un montant « égal à la contribution obligatoire actuelle » !

    Merci d’y penser si ‘toutefois’ tu étais amené à recevoir un handicapé lors de l’une de tes permanences (car je suppose que tu en tiendra) !

    Tu m’as débusquée derrière mon pseudo ? Je m’en doutais ! Et bien en conséquence je te donne de façon très ‘stalinienne’ la « consigne » de n’en rien dire à personne (je tiens à « mon anonymat hors du strict cadre de Facebook ») !! Je t’en remercie.

  3. « candidat qui ne propose rien de mieux qu’un retour en arrière de 30 ans »

    Et c’est justement ces 30 dernières années qui mous ont apportées la cata d’aujourd’hui.