Emploi : la vraie proposition, c’est le « chèque formation »

Publié Par Institut Turgot, le dans École & éducation

Peut-on compter sur l’État pour se former ? Tout comme Alain Madelin, le Docteur Pelouze réagit à la proposition Sarkozy/Fillon de référendum sur la formation des chômeurs.

Par Guy-André Pelouze
Article publié en collaboration avec l’Institut Turgot

Pouvez-vous compter sur l’État pour vous former ? Vous avez des preuves ?

Depuis 1945 au contraire la formation professionnelle est mieux assurée par des institutions privées à la fois en France ou en Europe. La formation professionnelle par l’État est un échec total et une gabegie pour des pseudo-formateurs qui, bien sûr, sont rémunérés non sur la base de leurs résultats mais de leur présence.

Bien entendu, pour enseigner, et donc être rémunéré, il vaut mieux être dans la connivence et dans la rectitude politique et économique, tout se tient.

Les universités dans tous les pays avancés forment les personnes quel que soit leur âge, alors que les universités françaises d’État ne forment qu’à un diplôme, et ensuite ne veulent plus entendre parler du quidam.

La formation diplômante ne peut plus être valide à vie, les diplômes devraient être délivrés avec une durée de vie comme le permis de conduire, les brevets et d’une manière toute certification.

En réalité, dans nos sociétés de la connaissance, il y a un continuum de formation où des entreprises, dans lesquelles on a travaillé ou pas, des institutions académiques et des universités font des offres. L’individu choisit en fonction de son projet, de ses moyens, en sachant que jamais la formation n’a été aussi peu chère car l’information est à la fois de qualité, disponible everywhere et bon marché.

Une solution, plutôt que de prélever des cotisations « sociales » qui sont des impôts, est de permettre l’ouverture d’un compte formation en déduction d’impôt pour chaque individu qui le souhaite, destiné uniquement aux dépenses de formation et qu’il peut, à la fin convertir, en retraite par capitalisation, rente ou cash.

C’est la formation par capitalisation, car chaque individu a un parcours qui lui est propre, alors que nos syndicats marxistes pensent encore en termes de classe ouvrière homogène et collective au sein de laquelle les têtes ne dépassent pas : un mythe dangereux.

Ainsi l’individu serait très économe et utiliserait son argent à des projets qui lui sont utiles plutôt que de faire des formations « pour voir », un peu comme l’armée brule l’essence en fin d’année…

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Sur le web

La version originale de ce texte a été publiée sur le site personnel de Guy-André Pelouze, Cosmosophy, en date du 14 février 2012 sous le titre : « Formation : faites-vous confiance dès le plus jeune âge ».

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  1. La vraie formation c’est sur le terrain. Les études n’ont jamais été aussi longues qu’on nous serine désormais avec cette marotte de la formation tout au long de sa vie. Cette proposition de chèque-formation financée par le travailleur librement sur un compte épargne est une bonne chose.