C’est bon, détendez-vous, on passe l’hiver !

Reprenons un petit verre de whisky. Cela ne réchauffera pas beaucoup, mais cela peut aider à oublier que tout ceci était parfaitement prévisible.

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Arrival of Emmanuel Macron by OECD Forum 2018 (creative commons) (CC BY-NC 2.0)

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C’est bon, détendez-vous, on passe l’hiver !

Publié le 16 décembre 2022
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Si les températures ne sont pas très élevées, reconnaissons au moins à certains amateurs de ballon rond de savoir dégeler plus que l’ambiance dans les rues françaises. Pendant que l’homoncule en charge du ministère de l’Intérieur fait semblant de s’agiter à réduire un peu l’empreinte carbone de ces fêtards émotifs dans les rues de Paris, apprécions tout de même l’à-propos de leurs actions qui incitent chacun d’entre nous, forces de l’ordre incluses, à faire un peu plus de sport et contribuer ainsi à se réchauffer sans utiliser une énergie devenue fort coûteuse dans le pays…

Mais il n’y a là aucune raison de s’inquiéter.

D’une part, parce que les autorités nous ont amplement expliqué tout maîtriser. Les performances passées étant souvent un bon indicateur des performances futures, on sait donc que si le meilleur n’est pas certain, il reste encore fort probable. Voilà qui requinque, n’est-ce pas ? (prenons même un petit verre de whisky.)

D’autre part, parce qu’alors même que les températures descendent et avant l’action salvatrice des supporters émotifs, le réseau français a bien tenu la charge : malgré le froid qui s’installe doucement sur l’Hexagone, le signal Ecowatt – qui est au citoyen français ce que le signal Batman est à l’inspecteur Gordon – ne s’est pas déclenché. Autrement dit, les plans du Joker n’ont pas mis Gotham à genoux et l’alerte sur l’électricité française n’a pas eu lieu. (reprenons un petit verre de whisky, ça réchauffe.)

Outre les vivifiants sports de rue, à quoi devons-nous cette belle performance énergétique ? Les analystes sont formels : le réseau tient bon grâce à la baisse notoire de consommation électrique par rapport aux années passées. Eh oui : pas de doute, les Français consomment moins !

Sans nul doute, les petits messages agressivement niais du gouvernement et les « je décale, j’agace je réduis je fumiste » de Pannier-Runacher ont fonctionné, mes amis ! Grâce à la chassogaspi d’importation directe des années 1970, le discipliné Français a fait des efforts, tout s’est bien passé et le fait que les prix de l’énergie ont crevé tous les plafonds n’y est pour rien, voyons. Le fait que les factures frisent maintenant le délirant ne joue pas. L’hypothèse que les Français seraient en train de s’appauvrir un grand coup, en direct, devant nos yeux, n’effleure absolument ni la presse ni les gouvernants. La communication a marché, qu’on vous dit. Un petit verre de whisky s’impose.

Cette certitude n’est pas seulement installée chez nos dirigeants mais est aussi partagée par ceux d’autres pays européens jusqu’à la tête de la Commission européenne où l’on apprend ainsi qu’Ursula, sa patronne, a décrété très récemment que « nous sommes en sécurité pour cet hiver », et que « le chantage de la Russie a échoué ».

Quelques douches froides (prends ça, Poutine !), un thermostat à 19°, une saine remise en question de la raclette et voilà : les réserves sont pleines, nous avons plein de gaz, les éoliennes tournicotent vigoureusement, les miroirs magiquent comme jamais, le charbon brûle sans plus rejeter de CO2 et deux semaines avant le début de l’hiver, nous savons déjà que nous allons le passer avec brio, youpi, on est les champions et c’est bon, on a les droits !

Certes.

Mais avant de reprendre un petit verre de whisky, on peut se demander ce qui se cache derrière ces bonnes nouvelles affichées complaisamment par la presse et annoncées avec gourmandise par les politiciens qui, récemment, nous ont surtout montré une belle panoplie des pires défauts humains.

Cette baisse de consommation signifie que la France (et l’Europe) consomme moins d’énergie (10 % apparemment) ce qui signifie aussi qu’il faut s’attendre à une baisse globale de son PIB tant cet indicateur est corrélé avec la consommation d’énergie. Difficile de ne pas y voir un funeste présage et les prémices d’une récession carabinée dont la fermeture de 80 % des boulangeries ne serait que la partie la plus visible.

Et lorsqu’on se penche, un verre de whisky à la main, sur l’état réel des réserves énergétiques du pays, on se rend compte que la bonne performance affichée n’est plus si bonne : on a certes diminué la consommation globale d’énergie et certes, Ecowatt n’est pas passé à l’orange mais cela n’a pas empêché une forte hausse (+43 %) de la consommation de gaz par les centrales électriques pour compenser les réacteurs nucléaires (malencontreusement) à l’arrêt, merci Ducon merci Macron.

Autrement dit, pendant que la Pimprenelle de la Commission frétillait d’aise devant des réserves de gaz remplies à 90 %, les centrales françaises suçotaient du gaz comme d’autres du whisky avec un entrain qui laisse penser que la fin de l’hiver pourrait être un tantinet plus tendue que son début, indépendamment des conditions météorologiques (dont tout le monde sait qu’elles seront favorables, réchauffement climatique oblige, n’est-ce pas).

À ce tableau décidément peu lumineux, il convient d’ajouter les récentes décisions politiques européennes d’imposer un prix maximum pour le pétrole et le gaz dans un mécanisme typiquement bureaucratique absolument incompréhensible (même avec un petit whisky derrière la cravate) : pour garantir que la Russie ne pourra s’enrichir en vendant ce dont nous avons actuellement cruellement besoin (à savoir pétrole et gaz), les États membres de l’Union européenne ont plus ou moins décidé d’imposer un prix-plafond aux transactions de ces énergies, ce qui n’a bien évidemment aucun sens économique dans la mesure où l’acheteur n’est ici pas du tout en position de force pour négocier quoi que ce soit.

On peut déjà garantir d’âpres tortillements d’arrière-trains européens pour se sortir de cet invraisemblable carcan posé (de travers) pour des raisons purement idéologiques à mesure que les froidures de l’hiver s’installeront dans les pays du nord de l’Europe et que les populations, lasses de ces décisions suicidaires, commenceront à faire remonter leur agacement à leurs représentants politiques…

En attendant, reprenons un petit verre de whisky. Cela ne réchauffera pas beaucoup mais peut aider à oublier que tout ceci était parfaitement prévisible et que les responsables sont aussi coupables que connus.

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  • Toujours d’excellents articles, Cher h16, mais celui-ci est carrément excellentissime ! Un effet (désirable) du whisky, peut-être ?

    12
  • Je suis un grand amateur de whisky mais j’ai peur d’être un peu juste par rapport à vous !
    On pourrait se réjouir qu’il n’y ait pas de coupures, pourtant je pense qu’il nous en faudrait quelques unes pour que les Français se réveillent.
    Si nous passons l’hiver sans encombre, Macron continuera de faire ce qu’il fait de mieux, à savoir concrètement à peu près rien, et aucun plan de relance du nucléaire ne sera engagé.

    • Si il n’y a pas de coupures, Macron dira que c’est grâce à lui et aux excellentes mesures prises par son gouvernement …

    • « Macron continuera de faire ce qu’il fait de mieux, à savoir concrètement à peu près rien ». Par devant, c’est sûr, mais par derrière, quel boulot de destruction sociétale! Un cafard destructif, le mec.

      • Réélu par des lâches et des traîtres collabos il y a à peine six mois.

        • @Normandie
          Bonjour,
          Il a reçu les voix de 18 772 819 citoyens, sur 48 752 500, et dont on ne sait pas combien ont voté « contre MLP ». Élu ?
          Quant à être des collabo, des lâches et des traîtres, il me semble que sous l’Occupation il n’y avait pas d’élection, les nôtres sont juste pipées. Blâmez-vous les électeurs des élections bidon de Corée du Nord, de Cuba ou blâmez-vous le régime qui impose ces élections bidon ?

  • Ça ne va pas de sponsoriser le whisky de nos tyrans, le cognac ou l’armagnac est préférable pour une gueule de bois.. Et direct dans la cheminée……
    L’hiver est pour janvier février pour la France, l’Allemagne est déjà en train de vider ses réserves, macron va évidement vider les notre, joyeux Noël !

  • « la raclette m’a tuer. »..

  • Puta*! #@n, on est mal !!! Pourvu que le cours whisky ne suive pas celui du gaz !

  • Bonjour, ceci est un message qui s’adresse à tous les rédacteurs et lecteurs du site.

    Je visite régulièrement contrepoints et partage la dénonciation des entraves multiples à la liberté qui court à travers tous les articles proposés. Restrictions, perte de souveraineté, destruction industrielle programmée, dogme de l’urgence climatique etc.

    Une question cependant.

    Quand la libre concurrence aboutit au monopole, peut-on encore parler de liberté juste ? Ceux qui orchestrent et profitent de cet état de fait devenu droit, prétendent sans doute agir en toute liberté, et si cette dernière sème chaos et précarité chez le plus grand nombre, il s’agit d’un simple dommage collatéral. La sacrosainte liberté ne devant jamais, au nom du respect de chacun et de tous, être limitée. Au niveau global, une caste ne sévit-t-elle pas qui impose la déréglementation et la marchandisation forcée de chaque atome au seul profit de ses membres et descendants ? Leur liberté ne doit souffrir aucune contrainte. Pour cela, celle de tous les autres est implacablement rongée.

    Il me semble que les pulsions humaines ont besoin d’être non pas entravées mais mises au service de « quelque chose » qui, en les incluant et les dépassant, les transcende, leur confère une dimension inédite. Une portée bienveillante. L’idéal étant que l’individu lui-même développe, en parallèle d’une soif de création, d’un besoin de croissance légitimes, le sens du partage, de l’équilibre, de la responsabilité – en lieu et place du pouvoir – et de la mesure.

    L’avènement d’un tel homme n’est pas pour demain. D’ici là, partant du principe – contestable – que notre espèce ne s’autodétruira pas, certaines règles peuvent paraître indispensables. Est-il insensé, malsain de souhaiter survivre à la course au profit – dont le taux baisse – généralisée ?

    La liberté de certains, bien nés – nantis d’actifs ou de qualités personnelles dont ils n’ont fait qu’hériter – semble ne devoir jamais finir, celle des autres, plus humbles, n’avoir aucune chance d’espérer commencer un jour. C’est ainsi n’est-ce pas ? Chacun selon ses capacités. D’entreprendre, de conquérir, de s’armer et de vaincre. Vae victis.

    Ne pensez-vous pas qu’être libéral implique la limitation de ses propres appétits afin qu’une vraie concurrence, donc une réelle diversité puissent opérer ? Si, au bout du chemin, il n’en reste qu’un ou une poignée qui a racheté, en toute liberté, tous les autres, devenus les simples variables d’ajustement d’un bilan global, que des savoirs-faire ont disparu, et dans leur sillage tout un tissu d’inventions, d’ingénieuses trouvailles adaptées au milieu qui les a vu naître, une proximité, une confiance précieuses, que reste-t-il de la liberté ?

    Bien cordialement

    • Une réponse libérale au monopole d’EDF aurait été de dire à ses éventuels concurrents : « Si vous souhaitez vendre de l’électricité aux Français, fabriquez là, transportez là et, si vous êtes compétitifs, les Français vous l’achèteront. »
      La mise en concurrence d’EDF, telle qu’elle a été mise en place, est le fruit de cerveaux malades.
      Nos dirigeants sont pour la concurrence sauf pour eux-mêmes, puisqu’ils s’arrangent pour toujours conserver le pouvoir.

      13
      • Une réponse libérale devrait faire payer à EDF les investissements réalisés par l’Etat à son profit. C’est loin d’être aussi simple que ça paraît, mais ça n’en est pas moins désirable.

        • Comment faire?
          EDF c’est l’état à 84% et bientôt 100%.
          Problème de vases communicants.

        • Rappelez-vous quand l’Etat-Ségolène a interdit à l’EDF-Etat d’ajuster ses tarifs à la hausse, l’EDF-Etat a fait poursuivre l’Etat devant le Conseil d’Etat qui a condamné l’Etat à restituer à l’EDF-Etat le manque à gagner, ce qui fut élégamment fait par violation rétroactive du contrat entre EDF-Etat et ses clients-pigeons obligés de payer un rappel de factures. L’Etat a toujours raison, même quand il triche ouvertement.
          Encore mieux que le miracle extraterrestre de Nazareth avec la multiplication des pains.

    • « La sacrosainte liberté ne devant jamais, au nom du respect de chacun et de tous, être limitée. » La théorie est belle; mais incompatible avec la vie en société.. Et il n’y a plus d’île déserte…

      • Je me permets de préciser le contexte dans lequel j’écris cette phrase que vous citez. Elle est à mettre en relation avec celle qui la précède et celle qui la suit. Ce n’est pas une belle théorie que je défends mais un concept dévastateur et infantile qui devrait être incompatible en effet avec la vie en société. Malheureusement, certains s’en affranchissent allègrement. Leur avidité, leur arrogance et leurs gains n’ont alors plus aucune limite.

        Tout dépend de quoi l’on parle, et si la notion de « respect de chacun et de tous » est invoquée de façon juste et légitime ou fallacieuse. Concernant le covid, le bien commun ne fut qu’un alibi pour réduire nos libertés. La menace n’impliquait nullement les mesures coercitives mises en place. En revanche, concernant, par exemple, l’optimisation fiscale ou les super profits, le bien commun qu’il s’agirait, en l’occurrence, de défendre hardiment ne fait soudain plus le poids. Certains intérêts particuliers prévalent.

        -1
        • Tout ce que vous avez écrit n’est rien d’autre que le mantra de « l’homme nouveau » cher au communisme. Vous ne partez de liberté que pour la dénigrer et la limiter, la contrôler, car pour vous elle est dangereuse (et des citoyens libres encore plus) Évidemment, vos exemples pour votre argumentaire reposent sur ce que vous pensez être du capitalisme mais qui n’est rien d’autre que du capitalisme de connivence.

          • Si l’expression de ma liberté consiste, par exemple, à vous rouler dessus, vous pourriez être amené à la considérer comme dangereuse. Un « capitalisme de connivence », tout à fait. Merci pour votre commentaire.

            • @Doulos83
              Bonjour,
              Dans le cas hypothétique ( toujours hypothétique) où vous me rouleriez dessus (les gens comme vous se mettent toujours en situation néfaste envers autrui), votre liberté ne serait pas le gros de mes soucis ni sa dangerosité : ce serait vous car VOUS seriez dangereux et votre liberté devrait vous être retirée pour un temps. Ni votre liberté, ni vos Droits, ni votre véhicule d’ailleurs ne seraient dangereux, seul vous, le seriez.
              De plus, vous vous mettez dans une position où vous seriez position de force : vous dans votre véhicule et moi marchant tranquillement sans me douter de rien. Admettons qu’au lieu d’un vehicule, vous soyez à pied, colleriez-vous un « sucker punch » à un inconnu, à une femme, à un enfant, dans une foule bondée ? La réponse est non, n’est-ce pas ? Vous ne seriez pas en position de force.
              Je ne sais pas par quel moyen psychologique vous pouvez confondre liberté et oppression/tyrannie. [ rouler sur quelqu’un avec un véhicule est de l’oppression, une tyrannie de voie publique, vu que l’acte nierait TOUS mes Droits fondamentaux)
              On dirait du Bienavous/William Morris/etc… au passage.

              • Je ne m’identifie pas à ce chauffard, libre d’écraser qui il veut. Simple rhétorique. J’ai endossé le rôle du « vilain » pour ne pas vous en charger. Respect élémentaire. L’usage que vous faites de votre liberté, je n’en sais et n’en dirai donc rien, je ne vous connais pas. Contrairement à vous qui semblez m’avoir cerné en deux messages. « Les gens comme vous ». Un rien discourtois. Que savez-vous de moi hormis ce que vous en projetez ?

                Ceci dit, ce n’est pas moi qui confonds liberté et tyrannie. Le comportement vorace des acteurs majeurs du monde économique et financier – je ne parle pas des petits et moyens entrepreneurs, souvent courageux et maltraités – peut s’apparenter à celui d’automobilistes tous puissants qui refusent le code commun. De leur point de vue, ils mettent sans doute autrui en danger mais doivent, quoi qu’il en coûte, jouir de leur liberté. D’enfler à l’infini. D’acquérir, d’optimiser. Il me paraît légitime et urgent de chercher à préserver les autres vivants d’une telle brutalité. 

                Bien cordialement

                -1
                • @Doulos83
                  Bonjour,
                  « ce chauffeur libre d’écraser qui il veut » et vous recommencez à confondre et à changer le sens de liberté.

                  « Les gens comme vous. Un rien discourtois. »
                  « Discourtois » dixit le commentateur qui se présente comme un libéral et qui n’en a pas la moindre once.
                  « Comme vous »
                  Oui parce que tous les faux libéraux ou vrais socialo-communistes ont le même tic : ils se projetent à faire des actes interdits à autrui pour montrer le bon fondement de leur raisonnement. Tous, absolument tous ceux avec lesquels j’ai débattu sur des sujets tels la liberté, son exercice/pratique ou le droit de port d’armes, ont « endossé le rôle de vilain » plus ou moins tôt dans le débat/conversation (avec en plus les petites doses de Moraline 500 pour prouver leur supériorité morale dans votre style :! « pour ne pas vous en charger. Respect élémentaire. »)

                  « De leur point de vue, ils mettent sans doute autrui en danger mais doivent, quoi qu’il en coûte, jouir de leur liberté. »
                  C’est surtout la pensée profonde de tous les socialo-communistes et de leurs connivents quand les premiers sont au pouvoir.

                  « Il me paraît légitime et urgent de chercher à préserver les autres vivants d’une telle brutalité. »
                  Donc, selon vous, il est légitime d’applaudir les riches le plus tôt. Il sera donc légitime de leur ôter leurs richesses rapidement. Il sera donc légitime d’empêcher quiconque d’atteindre un niveau de richesse décidé par une instance autrement plus brutale, qui elle, possède des moyens financiers via le Fisc, législatifs via le 49 3, les décrets et autres pouvoirs spéciaux en tant de crise, et le bon vieil Ultima ratio soit les Forces de l’Ordre et l’Armée, toutes armées par cette même instance qui signe leurs chèques mensuels. Il sera donc légitime d’empêcher quiconque de sortir de sa condition initiale… bref du communisme.

                  • Si je réagissais sur le même mode que vous, nous en viendrions vite aux mains ou aux armes…Je ne me suis jamais présenté comme libéral. Pas plus que je ne suis socialo communiste. J’essaie de respecter les nuances. Sans renier certaines convictions. Ces dernières ont, au cours du temps, évolué. Je pense qu’il est plus urgent et pertinent que jamais de respecter la complexité des choses.

                    J’ai tenté de dialoguer, mais les simplifications, les attaques ad hominem, les interprétations abusives me dissuadent de continuer au-delà du présent message. Pour tenter de définir ma position à ce jour, voilà ce que j’ai écrit à Evarixe au terme d’un échange fructueux : Je continue à penser que le projet libéral n’apporte pas, en l’état, une réponse satisfaisante à la question sociale. Par ailleurs, il est évident qu’aucun projet de type communiste n’a su répondre, à ce jour, de manière pertinente à la question de la liberté. Assurer liberté et justice au plus grand nombre, le défi paraît insurmontable.

                    Bonnes fêtes

                    Bien cordialement

    • Bonjour Doulos83. Votre question est intéressante et j’espère pouvoir vous donner un début d’éclairage sur le sujet si elle est sincère. Sinon je vous invite à lire les classiques d’économie qui y répondent avec éloquence et exemples, comme par exemple les Harmonies Economiques de Bastiat (disponibles en ligne : http://bastiat.org/fr/harmonies.html).
      Le monopole désigne une situation où un seul acteur alimente tout un marché. Il existe des monopoles naturels, par exemple le cas d’un musicien au talent particulier. Un concert qu’il donne ne pourra être fourni à l’identique par un concurrent (vous pouvez aimer plusieurs artistes, mais vous n’y cherchez pas forcément la même chose). Une ressource présente en un seul exemplaire, ou un réseau qui n’est pas divisible,… Ces monopoles apparaissent et disparaissent spontanément dans une société libre. Vous pouvez aussi avoir le monopole naturel d’un fournisseur particulièrement doué et implanté qui va perdurer tant que les consommateurs le préfèreront à une potentielle alternative.
      A l’inverse dans le monde réel (non libéral) il existe des monopoles forcés dans la plupart des sociétés, qui résultent directement ou indirectement d’excès de réglementations ou d’une absence de sûreté.
      L’excès de réglementation peut être une loi qui impose un seul fournisseur pour un produit donné (énergie, transport, réseaux souvent) ou des contraintes qui ferment en pratique l’accès à de nouveaux concurrents (licences, concessions, labels, certifications, droits d’entrée) et donc font perdurer la situation de monopole d’un acteur.
      L’absence de sûreté implique en général qu’une mafia se retrouve à exercer un pouvoir de fait sur une société et s’accompagne de réglementations comparables à celles des Etats : devoir payer pour tenir un commerce sans être attaqué, reverser des parts de revenus, écouler obligatoirement certaines marchandises, activités réservées au parrain, etc.
      Votre crainte est légitime face à un Etat trop présent ou à la mafia : on finit par vous vendre l’air que vous respirez, vous devez travailler sous la menace et vous n’avez aucune latitude pour améliorer votre condition.
      Dans un monde libéral, c’est totalement impossible : sans la force physique dirigée délibérément contre d’éventuels concurrents, il est toujours possible de créer de la concurrence réelle et de se faire une place, sans modérer ses appétits et sans que les héritiers déjà en place ne modèrent les leurs. Vous n’avez pas nécessairement besoin d’argent ou d’être introduits : vous avez le droit et la possibilité de tout construire de vos propres mains. Nous ne démarrons pas dans la vie à égalité de conditions, mais nous avons la liberté et donc aucune entrave à nos créations.
      Si dans ce monde, les savoir faire ont disparu de la grosse boîte de la poignée qui a tout acheté, le petit gars qui se rappelle encore quelques trucs ne va pas disparaitre, bien au contraire tous ses voisins vont échanger avec lui pour bénéficier de ses services, et s’ils n’ont pas de monnaie parce qu’elle a été captée et stockée par la poignée avare que vous décrivez ils feront du troc et chacun aura ce dont il a besoin (une autre monnaie émergera d’ailleurs rapidement, le manque de monnaie officielle n’a jamais été un vrai problème économique contrairement à une idée reçue largement répandue, les gens s’arrangent très vite entre eux sur un marché).

      Concernant l’aspect moral du développement humain en rapport avec le modèle économique (développement des valeurs comme l’humilité et le partage par rapport à la jalousie et la domination), Bastiat explique bien dans ses ouvrages en quoi le libéralisme est compatible et encourage la responsabilité et l’honnêteté et au contraire comment le collectivisme avilit l’homme.

      N’hésitez pas à me demander des précisions si ce n’est pas clair.

      • Vos éclairages sont clairs et instructifs. J’ai lu Bastiat, ainsi que la critique qu’en a faite Charles Périn. Je continue à penser que le projet libéral n’apporte pas, en l’état, une réponse satisfaisante à la question sociale. Par ailleurs, il est évident qu’aucun projet de type communiste n’a su répondre, à ce jour, de manière pertinente à la question de la liberté. Assurer liberté et justice au plus grand nombre, le défi paraît insurmontable.

        Merci, Evarixe, pour votre réponse, aussi sincère je n’en doute pas que l’était ma question. Je ne regrette pas de l’avoir posée. Me voilà moins ignorant.

        Bien cordialement

    • @Doulos83
      Le libéralisme est la seule doctrine qui prône la liberté pour tous, et non seulement pour les plus forts, comme le font toutes les doctrines socialistes. La liberté pour tous, qui est l’essence même du libéralisme, impose à chacun une limite à ce qu’il peut faire, la liberté de chacun étant limitée par celle, égale, de tous les autres. Le prétendu « droit » d’imposer aux autres sa volonté par la force « pour le bien de la « société » », est consubstantiel à toute forme de socialisme. Ce que vous critiquez, à juste titre, c’est donc le socialisme, et non le libéralisme. En ce qui concerne la concurrence, c’est l’absence de restriction légale (imposée par l’État) à l’entrée sur un marché. Il ne peut y avoir de monopoles qu’étatique.

  • Nan mais c’est quoi cet article de promotion éhontée du whisky ? L’auteur doit avoir un conflit d’intérêt…Buvons français que diable. Avec modération bien entendu.

    • Un des meilleurs whisky au monde est fabriqué par un français en France. Ce n’est pas parce que la perfide Albion a développé ce breuvage pour s’affranchir de l’embargo napoléonien qui interdisait aussi l’exportation du Cognac vers le Royaume-Uni que la France ne peut pas fabriquer cette liqueur. Et certains fabriquants outre Manche ont été racheté par des distilleries françaises.
      On trouve aussi parmi les meilleurs whiskys, un whisky japonais qui n’a, lui non plus, rien à envier à ceux du Royaume-Uni.
      Tout cela pour dire que vous pouvez boire français en buvant du whisky. Soyez rassuré.

  • On passera l’hiver pas plus mal, puisque nous sommes en hiver depuis 54 ans.

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