Francophonie, état des lieux

Finalement on s’aperçoit d’un glissement du français du statut de langue de culture de tout l’Occident et d’une partie du reste du monde à celui d’une langue de masse, notamment africaine.

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Francophonie, état des lieux

Publié le 11 décembre 2022
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Début 2015, dans La langue française : une arme d’équilibre de la mondialisation je dressais un panorama de la situation du français dans le monde, point d’appui pour les militants de la langue française et avec l’espoir de les multiplier.

Sept années ont passé, voyons comment la situation a évolué.

 

Les Français ont l’impression que leur langue est en recul

Ils constatent l’invasion des mots anglais dans leur environnement et l’usage de l’anglais à Bruxelles malgré le Brexit.

À l’inverse les études de l’OIF sont plutôt optimistes et les déclarations d’Emmanuel Macron au sommet de la francophonie à Djerba 19 novembre 2022 sont offensives, bien qu’il évoque un recul dans le même discours : « La francophonie s’étend par la démographie de certains pays […] mais il y a aussi des vrais reculs ».

Mon livre sur la francophonie  exposait l’histoire du français et sa situation géographique et professionnelle. Il signalait notamment que, sauf postes ou métiers particulier, l’utilisation de l’anglais dans l’entreprise n’allait souvent pas dans le sens de l’efficacité.

 

Sept années ont passé

Voyons comment la situation a évolué.

Ceux qui veulent des explications plus détaillées pourront se référer à mes récents articles sur la francophonie que je signalerai au passage au fur et à mesure de cet état des lieux.

Tout d’abord le nombre de francophones est en forte augmentation, atteignant 321 millions, selon l’OIF (Organisation Internationale de la Francophonie). Pour la petite histoire, je rappelle que Philippe Rossillon m’avait chargé il y a une cinquantaine d’années de compter le nombre mondial de francophones. Nous en avions trouvé alors entre 60 et 70 millions. Il y en a donc aujourd’hui cinq fois plus.

La France est toujours le principal pays francophone mais ne représente maintenant qu’un francophone sur cinq (20 %).

 

La montée de l’anglais en France

Dans notre pays les défenseurs du français sont pessimistes car ils constatent un envahissement du vocabulaire et des noms propres (entreprises, marques…) par des mots anglais auxquels s’ajoutent maintenant des expressions, mais pas (encore ?) des phrases entières.

Et une grande partie des contacts avec l’étranger, que ce soit en France ou hors de France, se font en anglais. Pour cette raison, et « pour l’avenir de nos enfants » les parents poussent les institutions de l’enseignement supérieur à avoir de plus en plus de cours en anglais.

Certains relativisent cette anglicisation du vocabulaire : « Si certain nombre d’anglicismes sont poussés par les nouvelles technologies, il y a une vivacité de la langue française qui les remplace peu à peu et des anglicismes d’il y a trente ans ont disparu des dictionnaires. »

Cet envahissement du français s’est accéléré après la Première Guerre mondiale et surtout la Deuxième dans un contexte de domination économique et culturelle des États-Unis. L’inflation de l’usage de l’anglais est manifeste aussi bien dans les milieux dirigeants du fait de leurs obligations internationales que dans des milieux populaires, via les films, chansons, marques et autres moyens de l’influence américaine.

Depuis quelques dizaines d’années s’ajoute à cette influence américaine un usage de l’anglais plus technique et indépendant de l’américanophilie, celui d’une langue internationale commune. Bref l’anglais n’est plus seulement la langue du monde anglo-saxon et de ses anciennes colonies mais aussi une sorte de « latin du Moyen Âge » à l’occasion de la mondialisation.

Dans les entreprises et institutions, grande est l’influence des services chargés de la communication. Ils flattent leurs dirigeants en leur faisant miroiter une audience internationale alors que ce n’est pas toujours le cas et que la numérisation leur permet aujourd’hui de segmenter la communication par langue. Parallèlement, la traduction automatique est devenue de bonne qualité à l’écrit et progresse à l’oral.

Face à cette évolution, les militants de défense de la langue crient à la trahison alors qu’il s’agit d’un choix considéré – à tort ou à raison – comme pratique ou inévitable.

Les partisans de l’anglais, y compris dans la hiérarchie moyenne ses entreprises, sont impressionnés par l’usage de l’anglais parmi les couches supérieures et à l’étranger et ne demandent même plus à leur interlocuteur s’il parle français, alors que ça reste relativement fréquent dans beaucoup de pays : en Arabie Saoudite réputée anglophone, j’ai travaillé en français avec les très nombreux Libanais qui avaient des postes qualifiés.

Oublier de poser la question : « Parlez-vous français ? » a des conséquences psychologiques catastrophiques puisque celui qui se voit aborder en anglais par un Français en déduit qu’il n’a aucun intérêt à apprendre le français.

En politique, le français souffre d’être surtout défendu par la droite identitaire et une partie de la gauche, notamment les communistes. Bien qu’extrêmes, ces courants politiques insistent sur un argument tout à fait valide à mon avis : la langue française constitue une partie essentielle de la France.

Mais à l’étranger, cette assimilation du français à la France peut être contre-productive.

En effet, comme le soulignait le président Macron le 20 mars 2018, « Le français s’est émancipé de la France, il est devenu une langue monde ». Non seulement c’est exact et depuis longtemps : les officiers russes avaient beau être francophones, ça ne les empêchait pas de se battre contre Napoléon.

Cette assimilation du français à la France irrite à l’étranger, un peu en Belgique, Suisse et Canada, mais surtout en Afrique ! Il faut insister sur le fait que le français y est une langue africaine et non une langue coloniale.

De plus il est de notre intérêt et de celui de francophones de bien rappeler aux États-Unis, à la Chine et bien d’autres que le français ce n’est pas seulement la France, mais une bonne partie du monde et que 80 % des francophones sont aujourd’hui installés ailleurs qu’en France.

Remarquons que ce que nous venons d’écrire à propos de la pression de l’anglais sur le français en France est valable pour toute l’Europe et d’autres parties du monde. Dans certains pays l’enseignement supérieur est totalement en anglais, ce qui déclenche d’ailleurs des réactions nationales. Quant à l’affichage et au vocabulaire, la situation est souvent pire qu’en France.

 

En Europe, une lointaine deuxième place derrière l’anglais

En Belgique, au Luxembourg et en Suisse

Outre la France, l’Europe comprend trois pays francophones : la Belgique, le Luxembourg et la Suisse.

En Belgique et en Suisse, le français est minoritaire et la situation linguistique est figée, dans le calme dans ce dernier pays mais dans l’hostilité réciproque en Belgique, tandis que le plurilinguisme avec l’allemand et le luxembourgeois l’emporte massivement au Luxembourg.

Dans ces trois pays le français est enseigné à l’ensemble de la population.

En Suisse où le poids du français augmente doucement tout en restant très minoritaire (21 %), son enseignement est critiqué comme deuxième langue dans la partie germanophone qui préférait l’anglais, demande refusée jusqu’à présent.

Le reste de l’Europe

En dehors de ces trois pays partiellement francophones, le français est la deuxième langue enseignée après l’anglais, mais loin derrière, et dans les pays où il y a deux langues étrangères au programme.

Il garde une place honorable dans certains pays : la Roumanie, Chypre et le Portugal mais inférieure à l’époque où il était obligatoire comme représentant la culture humaniste. Concernant notre plus important partenaire européen, l’Allemagne, seulement 15 % des élèves de chaque pays apprennent la langue de l’autre.

Mais quand on parle du français en Europe, beaucoup pensent à sa place dans des institutions européennes, symbolisées par le mot « Bruxelles ». À ne pas confondre avec la capitale de la Belgique, francophone à 85 %.

Le Brexit n’a pas freiné le recul du français à Bruxelles

L’Union européenne de Bruxelles a commencé à fonctionner en français seulement, puis en français et anglais à partir de l’acceptation de l’entrée de la Grande-Bretagne dans l’Union européenne par Georges Pompidou.

Depuis l’admission des pays d’Europe centrale et orientale, la part du français à Bruxelles s’est malheureusement écroulée.

Aujourd’hui, malgré le Brexit, l’anglais est devenu langue commune dans les institutions européennes.

Cela s’explique par le remplacement du français par l’anglais pour les nouvelles générations des cadres européens qui ont été diplômées aux États-Unis.

C’est particulièrement le cas en Europe centrale et orientale, où la bourgeoisie francophone a été éliminée par les nazis puis les communistes et où se sont précipitées des universités américaines et leurs bourses dès la chute du mur en 1990. La langue commune entre un Français et un Tchèque est maintenant l’anglais.

Résultat : l’usage du français dans l’Union européenne post Brexit est devenu marginal.

En 2017, 84,4 % des textes pour lesquels une traduction est demandée à la Commission européenne étaient en anglais, 2,6 % en français, 2 % en allemand. » (source Vie Publique)

 

Au Québec, une francophonie contrastée

En Occident, on cite souvent le Québec comme un autre pays francophone. La réalité est plus complexe.

Le Québec est juridiquement et économiquement une province canadienne où l’anglais a les mêmes droits que le français malgré quelques textes symboliques.

De plus le Canada est un pays confédéral où le pouvoir est partagé entre Ottawa, à dominante anglophone, et Québec. À titre d’illustration, remarquons que le Québec et, séparément, le Canada font tous les deux partie de l’Organisation Internationale de la Francophonie.

Le poids du français dans l’ensemble du Canada diminue du fait du développement de certaines provinces plus rapides que le Québec et donc de l’immigration qui les alimente. Il n’est plus aujourd’hui que de 23 % de la population canadienne, auxquels on peut ajouter quelques points d’anglophones bilingues.

Au Québec, la métropole de Montréal, 2,7 millions d’habitants, se « bilinguise » de plus en plus. La majorité francophone y est minorisée, notamment par le nombre d’Américains et de Canadiens anglophones de passage. Ça ne se constate pas statistiquement mais plutôt culturellement.

Un symptôme en est qu’une petite partie de la jeunesse francophone veut y faire ses études secondaires en anglais : « En 2018, 3000 étudiants de langue maternelle française sont inscrits au cégep (enseignement secondaire) anglais à Montréal » avec comme résultat paradoxal de diriger l’argent des contribuables québécois vers l’anglicisation. « Ce nombre a doublé depuis 1995. Et si les immigrés francophones (maghrébins, africains, haïtiens) se tournent vers l’enseignement en français, les autres s’inscrivent massivement au cégep anglais. » Et ces immigrants francophones ne suffisent pas pour maintenir l’effectif de l’enseignement secondaire en français du fait de la chute de la fécondité des Québécois.

Ce phénomène, parmi d’autres, illustre une certaine diminution de l’identité québécoise à Montréal : la « révolution tranquille » de 1963 qui avaient relancé le français au Québec s’appuyait sur le mépris de la minorité anglophone. Maintenant que ce mépris a largement disparu, la motivation communautariste en faveur du français a diminué : la révolution est menacée par son succès !

Par contre, presque tout le reste du Québec est largement unilingue français et y assimile les immigrants.

La situation en Afrique contraste avec ce tour d’horizon globalement pessimiste.

 

Grands progrès du français en Afrique

En francophonie, il y a le Maghreb et l’Afrique subsaharienne.

Au Maghreb, on note à juste titre la pression de l’arabe par l’enseignement et les médias de la péninsule arabique, et celle de l’anglais, favorisée par la mondialisation et les gouvernements. Mais tout cela fait oublier la profonde imbrication des sociétés maghrébines et francophones du nord, concernant tant les entreprises que les individus avec des familles à cheval sur le nord et le sud et de nombreuses entreprises et institutions fonctionnant en français.

Dans la presque totalité des pays francophones d’Afrique subsaharienne, l’enseignement primaire, secondaire et supérieur se fait quasiment exclusivement en français. Le problème pour l’instant est que les niveaux d’éducation et d’alphabétisation y sont particulièrement faibles.

Le nombre de francophones africains – plus de de 200 millions – y est donc en augmentation rapide, sauf dans les zones de guerre au Sahel où l’école recule.

En effet, dans le monde entier, lorsque l’école n’est enseignée qu’en une seule langue et que cette dernière est différente de la ou des langues parlées (comme c’était le cas en France jusqu’au début du XXe siècle où les langues locales étaient largement pratiquées), la langue de l’école s’impose en trois générations.

Or, en Afrique francophone, si la scolarisation est loin d’être générale, il y a de plus en plus d’endroits où la troisième génération a été formée en français ; et à cela s’ajoute une croissance démographique rapide. Plusieurs mondes cohabitent donc, l’un « vraiment » francophone, l’autre multilingue et d’autres où le français est peu ou mal connu.

La zone où le français est parlé à la maison touche ainsi surtout les zones de scolarisation ancienne, notamment la zone côtière de la Côte d’Ivoire au Gabon et la bourgeoisie des villes.

Richard Marcoux, spécialiste en la matière, en déduit un plurilinguisme africain généralisé.

Je vais plus loin : une langue parlée à la maison est une langue maternelle quelles que soient les autres langues connues. Le français est donc (aussi) une langue africaine.

Les régions bilingues et parfois multilingues sont notamment celles de la zone du bambara au Mali ou du wolof au Sénégal.

Et les régions où le français était peu implanté du fait de la faible scolarisation sont aussi celles des régions sahéliennes plus ou moins sous le contrôle de divers groupes djihadistes et d’où les représentants de l’État, notamment les instituteurs, sont souvent partis.

Les djihadistes interdisent l’école aux filles et envoient les garçons à l’école coranique où l’on n’apprend ni la langue locale ni le français… ni aucune autre matière utile au développement du pays d’ailleurs.

La République démocratique du Congo, ex Congo belge, mérite une place à part du fait de ses quelques 110 millions d’habitants.

Le colonisateur belge a eu la sagesse de ne pas y introduire le flamand. Le français s’y diffuse et il y a maintenant une cinquantaine de millions de francophones d’après l’OIF.

Enfin, la diffusion de la Coupe du monde de football 2022 au Qatar a illustré la francophonie des équipes africaines auprès de 5 milliards de téléspectateurs.

 

La francophonie n’empêche pas la francophobie

Il y a une explosion, au moins apparente, de francophobie notamment au Mali et au Burkina.

Je dis « au moins apparente » parce qu’une partie des manifestants et des intervenants sur les réseaux sociaux seraient largement payés par les Russes. Mais il est difficile d’en connaître la proportion.

En tout cas ils noient les messages beaucoup plus réalistes de ceux qui alertent sur les dangers russes et sur les conséquences militaires et humanitaires d’une rupture avec la France. Et la propagande malienne se déchaîne, diffusée par la junte au pouvoir au Mali, appuyée par les mercenaires russes qui se payent sur la production d’or locale.

Le charnier de Gossi proclamé comme provenant de l’armée française, s’est révélé être du fait des Russes comme les images aériennes l’ont prouvé, tandis qu’un ministre malien a proclamé à l’ONU que les djihadistes étaient armés par la France, nouvelle intox avérée.

Vous pouvez lire par exemple les réactions sur « le ressentiment anti-français » dans Jeune Afrique ou la situation dégradée de la France au Sahel.

Je publie mes articles sur des groupes Facebook africains pour voir les réactions du public et je constate une francophobie délirante et une idéalisation des Russes qui semble un peu artificielle, les « vive Poutine ! » apparaissant quel que soit le sujet de discussion.

Quoi qu’il en soit, l’excès des propos est tel qu’il me paraît inévitable qu’il retombe, d’autant qu’il a de plus en plus de personnes sérieuses rappelant l’importance de la diaspora en France : « et si la France les renvoyait en Afrique ? » ou encore l’importance des ONG financées par la France… que le Mali vient justement d’interdire.

À l’époque de la Françafrique, le régime malien aurait été balayé par la France ou par un parti soutenu par elle. Il est probable que certains Maliens demandent à la France de le faire mais elle ne veut pas retomber dans les accusations de néocolonialisme particulièrement exacerbées actuellement.

 

Le reste du monde : de la culture à Internet

Dans le reste du monde, le français qui était une langue de culture et à ce titre la deuxième langue des élites de nombreux pays, y compris l’empire ottoman, a perdu une partie de ce statut.

En effet ces élites ont souvent été éliminées suite aux révolutions (URSS, Europe orientale, Turquie, Iran, Indochine…).

Une autre raison est que la culture est devenue moins littéraire et davantage sociologique, économique, technique… Bref plus utilitaire.

Mais on peut également remarquer l’absence de fortes personnalités françaises de réputation internationale.

Certes, les deux derniers prix Nobel de littérature, Patrick Modiano en 2017 et Annie Ernaux en 2022 nous mettent encore en situation honorable ainsi que le grand succès de Guillaume Musso, peut-être le français le plus lu depuis onze ans avec 1 278 000 exemplaires vendus en 2021.

Certes également le déclin relatif de la littérature française est en partie normal puisqu’au fur et à mesure de leur développement, les élites des pays concernés prennent leur place. Ce phénomène touche tous les pays occidentaux, pour la production littéraire comme pour l’économie en général.

Certes encore, la culture française s’appuie sur son passé : Jules Verne est le deuxième auteur le plus traduit au monde, après Agatha Christie. D’autres disent que Le petit prince est le livre le plus traduit au monde après la Bible et le Coran.

Mais la francophonie culturelle va maintenant probablement être relayée par une percée de l’élite africaine.

Le phénomène a déjà joué dans le monde anglophone avec les succès des auteurs indiens, dont Salman Rushdie et d’innombrables écrivains africains et antillais. En langue française, citons Alain Mabankou, l’écrivain africain francophone le plus connu. Mais il enseigne aux États-Unis à l’UCLA (Los Angeles), et non dans un pays francophone… tout comme Souleymane Bachir Diagne, autre figure francophone internationalement connue, mais en histoire et sociologie cette fois.

Le reste du monde, c’est aussi Internet.

Dans ce domaine, citons Daniel Pimienta, le responsable de l’Observatoire de la diversité linguistique et culturelle dans l’Internet qui nous donne les chiffres de 2022 : on y voit que l’anglais est maintenant très minoritaire sur Internet et a été rejoint par le mandarin (langue officielle de la Chine), avec 20 % des contenus de la Toile pour chacune de ces deux langues (moyenne des fourchettes ci-dessous). On constate également la grande diversité des langues de la Toile :

Les langues dans l'Internet

Après l’espagnol, le français est maintenant en 4ième place avec le russe, l’hindi, le portugais et l’arabe. Je pense que ces deux dernières langues, ainsi que peut-être le russe, seront bientôt distancées par le français pour des raisons démographiques et géopolitiques.

Pour l’avenir, deux tendances contradictoires vont s’affronter : d’une part le raccordement Internet des populations indiennes s’exprimant en hindi (au moins 500 millions) ; et d’autre part le raccordement de l’Afrique francophone.

Au-delà de ce classement, l’avenir de la francophonie se joue en partie dans les câbles et les satellites.

 

En conclusion : l’Afrique et la dégradation de l’anglais

Finalement on s’aperçoit d’un glissement du français du statut de langue de culture de tout l’Occident et d’une partie du reste du monde à celui d’une langue de masse, notamment africaine. Et c’est ce volet africain qui devrait assurer son avenir !

Mon éternel optimisme m’amène également à penser qu’un renouveau culturel est possible, forcément partiellement africain, du fait de la banalisation de l’anglais.

Ce dernier pourrait souffrir de sa dégradation au rang de globish, une langue simplifiée et réduite à un rôle de communication basique. On peut alors rêver pour le français d’une place analogue à celle du grec de l’empire romain…

Sur le web

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  • « Il faut insister sur le fait que le français y est une langue africaine et non une langue coloniale. » Assertion étrange car, dans ce cas, écririez-vous que, dans les colonies anciennement britanniques, l’anglais est une langue africaine? Et en ce qui concerne l’Afrique du sud, quelle est votre analyse?

  • Le français subit les mêmes préjudices que les autres langues. L’anglais est justement réduit, comme la nôtre, à l’état de dialecte. Ceux qui ont voyagé le savent déjà. Ils suffisent surtout à se « débrouiller dans la vie courante, comme les parlers régionaux d’hier et d’aujourd’hui. Il est vrai qu’en regardant nos bibliothèques, quand elles existent, on croit encore que le français est toujours vivant. Non, il appartient au passé. On ne regarde plus en arrière mais on avance en aveugle sans se prendre la tête.

  • Bonjour,
    La situation est effectivrment tres grave au Quebec ou les politique mente beaucoup sur leur ambition linguistique (il veulent l’anglais mais disent le contraire).

    En Afrique donc je reviens du Cameroun, le Francais s’impose, les langue local disparaisse tres vite.
    Il y a une tres forte ingerence anglophone et d’enorme pression americaine, mais elle n’a pas de consequence pour l’instant:
    La majoriter des Camerounais ce disent francophone et anglophone, mais il ne savent pas parler anglais (leur niveau est pire que le miens, je suis dyslexique et ne sait parler que Francais j’ai meme du mal a ecrire…) par contre il sont meilleur que moi en Francais.
    Dans les filiale de groupe americain, les interlocuteur tente d’imposer leur langue, mais face a une population tres hostile a l’anglais il n’y arrive pas.
    Les panneaux publicitaire sont beaucoup en Anglais dans les ville cotiere, mais personne ne semble les comprendre.
    La fifa est diffuser en Anglais, du coup des « traducteur » font la « traduction » devant les grand ecrans, pas besoin d’etre bon en anglais pour comprendre que les traducteur ne comprenne rien.
    Au Nigeria anglophone l’anglais disparait en faveur des dialecte locaux.
    En Afrique les Francophone on deix allier de poid, les russe et les chinois.
    Les chinois cherche a installer leur langue, mais utilise le Francais comme base pour l’apprendre, donc il faut savoir parler Francais avant et le chinois apparait generalement comme langue de travail dans les entreprise lier a la chine, les chinois prefere utiliser le Francais que l’anglais pour des raison politique.
    Pour les Russe, il ne cherche pas a imposer leur langue, il soutienne le Francais car il deteste les anglophone, l’influence russe semble ce limiter au classe populaire les plus pauvre (mais pas les classe en subsitance).
    Il utilise des aplication d’actualiter alternative, pour repandre leur connerie, une invasion du nigeria, puis maintenant on a l’immence guinee equatorial qui va soudisant envahir le cameroun (note les Cameroun doit faire entre 25 et 30 fois plus que la guinee equatorial).
    Plus inquietant les Russe on reussi a imposer des idee identitaire sur leur peuple et sur le notre qui sont fausse:
    Deja un Francais (ethnique brun blanc…) bah c’est un arabe selon eux (un extremiste musulman selon eux toujour).
    Quand au Russe bah c’est tres simple ce sont des Francais, les Francais serait blond et leur drapeaux sont inversser avec celui de la russie (selon eux).

    Le soutien Russe est ceoendant tres fragile, il suffit de leur montre le classement du produit interieur brut, il constateront que l’Italie est plus riche que la Russie, le resultat est garanti et imediat, profite en pour leur dire que la guine equatorial est une crite de nez avec une carte sa aide et que les Francais « pure » sont brun, et a diferencier les drapeau.
    Il comprenne asser vite que les Russe les on pris pour des cons…

  • un peu trop constructiviste pour moi….

    je diverge.. je le souviens des instits et prof nous intimant de parler français et d’oublier un patois qui a bien des égards était plus français que le français .. pas de quoi non plus en chier une pendule. MAIS….. je n’ai pas de respect pour le français formel… juste en tant que outil de communication..

    la langue MATERNELLE. On la parle à la maison… la langue officielle quand elle en diffère.. est un coin mis entre l’enfant et le parent.. c’est un déni éducatif..

    pareil avec l’anglais…

    les langues s ont toujours été un outil de subjugation des foules.. messe en latin!!!!

    le fumiste habituel va , quand il n’a rien à répondre sur le fond, nier votre éducation via la forme du langage.. comme il peut le faire via le diplôme…
    argument d’autorité.. rein de plus révoltant quand on cherche la justice qu’une personne qui use de l’ostracisation il vous a très bien compris et « explique que votre propos est incomprehensible ..

    la belle affaire que le français quand la culture française est une idée vide ..

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