Maths pour tous, la fausse réforme

Le ministre de l’Éducation nationale est revenu sur la réforme Blanquer en remettant 1 h 30 de mathématiques obligatoires en Première et Terminale. C’est à la fois un enterrement de la réforme de son prédécesseur et une accélération de l’idéologie du genre.

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Maths pour tous, la fausse réforme

Publié le 18 novembre 2022
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Classes préparatoires et universités s’étaient émues de l’effondrement du niveau en mathématiques. Le responsable désigné fut la disparition des mathématiques obligatoires en Première et Terminale, à la suite de la réforme Blanquer.

Son successeur vient de revenir dessus en mettant 1 h 30 de mathématiques pour tous les lycéens. Si le geste est unanimement approuvé par les acteurs de l’éducation, il suscite pourtant plusieurs interrogations, que peu de personnes soulèvent.

 

Où les mettre ? 

La première est celle de la faisabilité.

Comme très souvent en matière éducative, les idées ne tiennent jamais compte des réalités matérielles. Dans des emplois du temps qui sont déjà saturés, où ajouter 1 h 30 de cours hebdomadaire ? C’est quasiment mission impossible, ce qui va probablement contraindre à supprimer 1 h 30 de cours ailleurs afin de faire tenir le volume horaire.

Quoi que l’on pense de la réforme Blanquer, elle a sa logique et sa structure propres. La tripatouiller en retirant des heures ici et en en ajoutant là revient à mettre à mal l’ensemble de l’édifice. Comment alors articuler les options et les matières obligatoires, comment valoriser les filières choisies ? Des cours sont ajoutés sous le coup de l’émotion sans aucune analyse globale de la réforme. Une réforme qui, entre confinements et ajustements, n’a jamais été appliquée dans son entièreté et qui est désormais mise à mal dans sa structure de cours.

Cet ajout n’est nullement anodin pour la structure générale des cours. C’est à une refonte générale qu’il eut fallu se livrer pour aboutir à des programmes qui soient autre chose que des accumulations de rustines.

Le coût de l’opération n’a pas non plus été communiqué, de même que sa faisabilité humaine. L’une des raisons non avouées de cette suppression des mathématiques est le manque de professeurs. Où trouver les ressources humaines pour effectuer ces cours supplémentaires ? 1 h 30 semble peu, mais cumulé sur les classes et sur l’année, cela finit par représenter un volume très important pour les lycées.

 

Un problème d’égalité

Plus gênant en revanche, l’idéologie qui sous-tend cet ajustement structurel : il faudrait aboutir à une égalité fille/garçon en termes d’études scientifiques suivies. On a ainsi vu apparaître de nombreux commentaires demandant qu’il y ait 50 % de filles dans les études scientifiques. Toujours l’obsession de la parité par construction sociale.

C’est un fait, il y a davantage de filles en étude de droit, de lettres et d’infirmières et davantage de garçons en étude d’informatique et de sciences. Cette réalité, qui résulte d’une liberté de choix, est insupportable pour les tenants du constructivisme social. Il faut absolument nier la différence fille/garçon et donc aboutir à une égalité sexuée dans le choix des études. À ce titre, pourquoi ne pas s’émouvoir de l’absence de parité dans les études de droit, pourquoi ne pas demander qu’il y ait 50 % de garçons parmi les sages-femmes ?

Au lieu de s’assurer et de permettre que chacun puisse développer ses talents et ses capacités au mieux, le législateur intervient par idéologie pour établir sa planification sociale. Ce qui est fort inquiétant.

D’autant que la réalité est l’inverse de ce que croient les idéologues. Lors de mes recherches, qui ont abouti à mon ouvrage La non-mixité à l’école. Au-delà du tabou, pour une éducation innovante, j’avais ainsi démontré comment la mixité scolaire a conduit à créer des stéréotypes de genre qui conduisent à la situation actuelle d’une polarisation sexuée des études. Aux États-Unis, au début du XXe siècle, dans la région de Boston (cas étudié dans l’ouvrage), les filles choisissaient davantage les sciences que les garçons qui choisissaient eux-mêmes davantage le droit que les filles. C’est-à-dire l’inverse d’aujourd’hui, le tout dans un cadre scolaire non mixte.

Dans les écoles non mixtes d’aujourd’hui (que nous appelons écoles différenciées), les filles choisissent davantage les études scientifiques que la moyenne nationale et les garçons optent plus pour les études juridiques et littéraires. Des cas confirmés dans tous les pays européens étudiés : Suisse, Italie, Espagne, France, Royaume-Uni. L’école mixte a renforcé les stéréotypes de genre en créant l’idée qu’il existe des matières « pour les filles » et d’autres « pour les garçons ».

Une réalité que les idéologues de la rue de Grenelle ne veulent pas voir, tout obnubilés qu’ils sont par leurs expériences sociales réalisées sur les enfants.

L’objectif d’améliorer le niveau scientifique des lycéens est une bonne chose, mais le problème ne se règle pas en première et doit s’inscrire dans une revalorisation globale, dès les classes de primaire. Celui de créer un nivellement égalitaire et une obsession paritaire est en revanche fort mauvais et très inquiétant.

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  • Les mathématiques devraient faire parti du tronc commun et des humanités. C’était une erreur énorme de la part de Blanquer et de Villani de l’avoir laissé passer. Il y en a besoin pour des études en science mais aussi en économie.

    L’obligation de n’avoir plus qu’une ou deux options et selon la possibilité des lycées fait que les maths ne sont pas privilégiés par rapport à d’autres matières.

    Beaucoup d’élèves du nouveau bac blanquer sont actuellement en difficulté dans le supérieur et vont certainement perdre une année parce qu’ils n’ont pas eu la possibilité de suivre un enseignement dans ce domaine. Il n’y a pas eu de réflexion globale.

    Ce nouveau bac n’a pour but que de diminuer les coûts car sans spécialisation tous les élèves littéraires ou scientifiques sont mélangés. Les effectifs sont mieux répartis. Je pense qu’en vérifiant on pourrait se rendre compte facilement aussi que le nombre d’heures à diminué.
    S’il n’y a plus de maths aussi c’est parce que c’est une réforme faite par des littéraires qui n’ont pense qu’à eux et pour masquer les problèmes de recrutement.

    • Je pense le contraire pour avoir connu l’hégémonie des math dans les années 70 avec la Term C. Faut-il que tous les étudiants du supérieur soit compétents en math, que ce soit le Droit, la Médecine, le Commerce? Beaucoup d’étudiants sont sélectionnés par les math alors qu’ils ne serviront pas pendant leur carrière professionnelle. Connaitre les espaces vectoriels n’est pas d’une grande utilité pour beaucoup de métier.
      Dans mes souvenirs le BEPC (fin de 3°) avait déjà un bon niveau de mathématiques.

      • L’hégémonie des maths dans le cursus scolaire ne faisait que traduire l’hégémonie des bases mathématiques dans le monde professionnel et le reste du monde réel. Que certains parviennent, en général dans les carrières de l’esbroufe, à réussir sans les maths n’en amoindrit pas l’utilité. Ce ne sont pas les espaces vectoriels qui comptent, mais la manière de poser, de formaliser un problème, avec des entités qui ont chacune leur signification précise et immuable. Exactement comme la musculation pour un rugbyman : ça ne lui servira jamais sur le terrain, où il n’y a pas d’haltères, de savoir se relever avec une barre de 100 kg sur les épaules, pourtant…

        • Vous me faites rappeler les fanatiques des humanités qui soutenaient que le latin et le grec était indispensable pour toute étude.
          Dans le monde réel, on a besoin de la règle de trois, et malheureusement bcp ont du mal. La règle de trois ce sont des math.. mais des math élémentaires.

          • Ce sont peut-être des maths élémentaires, mais elles ne sont pas acquises par les élèves d’aujourd’hui alors qu’elles l’étaient pour le certificat d’études autrefois. Mais le point important, que n’enseignent peut-être pas je l’admets les profs d’aujourd’hui, est de savoir quand on peut faire une règle de trois et quand ça ne rime à rien. Il est facile de distinguer dans la conversation ceux qui ont eu un cursus scientifique (C ou D à mon époque) de ceux qui ont eu un cursus littéraire. C’est une affaire de rigueur, de logique, de raisonnement. Aujourd’hui on n’en voit plus guère, et l’à-peu-près triomphe de la rigueur, comme le suivisme aveugle du sens critique. Oui, certains ont du mal et d’autres de la facilité. Et alors ? Voulez-vous, au nom de l’égalitarisme, faire oublier le temps où l’on n’avait rien sans rien ?

            • Mon point c’est que le bac C en 70 représentait 5% d’une classe d’âge. 1/3 de la population est incapable intellectuellement de rigueur de logique. Vouloir amener 80% de la population au bac est possible en baissant le niveau ou en faisant des math style: entoure les patates avec ton crayon.
              C’est bien le but de la réforme, les math pour tous.
              Non mais on troll 🙂

          • Ça dépend vers quel métier vous vous projetez. Combien d’enfants savent ce qu’ils veulent faire plus tard à cet âge ? Combien d’enfants savent ce qui va les attendre juste 2 ans après et s’ils auront pris les bonnes options ? Qu’est ce qui va se passer pour le futur de certaines filières si tout le monde choisit comme option math+physique et délaisse la biologie ou la technologie car ces options sont trop sectaires? Ils seront où les ingénieurs et biologistes de demain si les maths sont une option indispensable plutôt qu’à la base de l’enseignement ?

        • Bonsoir Michel,

          Votre langage métaphorique vaut mieux en l’occurrence qu’un long discours !
          Notre univers tout entier REPOSE sur des notions mathématiques, et ce constat élémentaire n’a rien de « fanatique »! (C.F.ISAAC NEWTON : » L’univers entier est mathématique »)
          J’ai souvenance lors de mes études que ceux qui excellaient en mathématiques, section C, excellaient « comme par hasard » dans TOUTES les matières !
          Le rôle des sciences dites « dures »reste déterminant, si l’on aborde le principe de l’unité de la science…….en dépit de mon penchant pour les sciences dites « molles »! (C.F. : Le poète Hölderlin « Plein de mérites, mais en poète l’homme habite sur cette terre »)

      • Alors pourquoi dans le programme accorder toujours autant d’importance à l’histoire-geo qui est une répétition du collège ? Pourquoi une troisième langue et avec une si petite dose ? Pourquoi du sport ?

        L’enseignement scientifique à été complètement anéanti. Ii n’est plus possible de faire à la fois des maths, de la physique et de la technologie ou de la biologie! Les enseignements sont pourtant complémentaires et quasi indispensables pour un futur ingénieur dans l’industrie.

        • Globalement d’accord. Cependant, l’histoire-géo n’est pas forcément inintéressante, c’est la manière dont elle est enseignée qui n’est probablement pas à la hauteur. J’ai un souvenir ému des heures quotidiennes de « social studies » en 7th grade aux USA, rien à voir avec les heures barbantes d’histoire/géo en France.
          Le sport, lui, me paraît aussi essentiel que les maths. Non pas pour les poncifs de corps sain, mais par les valeurs de discipline intellectuelle qu’il apprend, surtout si on s’y livre à la compétition. Obstination, autoformation, respect, coopération constructive, dépassement de soi, volonté de réussite, etc.

          • C’est marrant, le sport me rappelle plutôt humiliation, discrimination, violence. Et comme par hasard ceux qui y excellaient étaient justement les moins doués dans (toutes) les autres matières. Ce qui amenait pour eux un facteur de revanche, ce que le professeur encourageait bien sûr.
            Bref, plus pour défouler les imbéciles mal dans leur corps plutôt que pour la compétition sportive. Soyons honnêtes, ce n’est pas en EPS qu’on apprend la compétition. Et maintenant en maths non plus, le niveau enseigné est beaucoup trop faible.

          • +1
            « Le sport, lui, me paraît aussi essentiel que les maths »
            « Obstination, autoformation, respect, coopération constructive, dépassement de soi, volonté de réussite, etc ».
            …….Des valeurs positives souvent oubliées qui ne peuvent que contribuer à l’accomplissement de tout individu.
             » Un esprit sain dans un corps sain »,expression loin d’être un poncif, devrait au contraire revêtir plus que jamais le plus grand intérêt !

      • Pour exemple,certaines règles de droit sont complexes et demandent de la réactivité pour leur compréhension.
        Une qualité essentielle dont fait toujours preuve le doué en mathématiques qui se distingue avant tout par sa capacité innée à maîtriser rapidement les abstractions.
        Cette tournure d’esprit restera la plus recherchée dans tous les domaines car elle correspond à la vision mécaniste de nos sociétés.

  • c est interessant de voir que dans les ecoles non mixte il y a plus de femmes en sciences et plus de garcon en droit … Je suis sur que sandrine rousseau vous dirait que c est a cause du patriarcat et que les filles sont opprimées dans les classes mixtes (pour les gracon j ignore ce qu elle inventerai mais je lui fait confiance)

    Sur le probleme purement pratique du manque de prof, il n y a pas 36 solutions: il faut les payer plus. Je sais que ca va faire hurler ici mais si vous voulez avoir des profs competants, il faut qu ils soient payés plus de 1800 €/mois et eviter de les mettre a cheval sur 2 lycées (astuce de l admistration pour qu en cas d absence ca fasse moins de vague car les heures sautent sur 2 villes diffentes)

    • OK, la solution est simple : les profs de maths devront faire 50% d’heures en plus et seront payés 50% plus que les autres.

    • Effectivement, ils sont très mal payés, augmentons les au niveau de salaire d’autres pays européens, mais n’oublions pas de les mettre aussi à 43 h de cours par semaine…. comme en Allemagne par exemple

      • Je suis allé vérifier les données dans les études comparatives de l’OCDE (2019) :
        Nombre d’heures de cours effectuées par les enseignants du second degré (en moyenne annuelle) :
        – France : 650h statutaire, mais 720h effectives (les enseignants faisant en moyenne 2h supplémentaires par semaine, soit 20h par semaine pour un certifié)
        – Allemagne : 750h (rapportés au nombre de semaines, cela fait environ 21h par semaine) En Allemagne, c’est l’inverse de la France : le temps statutaire d’enseignement est de 24h/semaine, mais le temps effectif est plus bas (en revanche, ils ont d’autres tâches à réaliser que l’enseignement, ce qui fait qu’ils sont davantage présents dans l’établissement).
        – Moyenne OCDE : 670h

        Bref, les enseignants en Allemagne ne font en moyenne qu’une heure de cours de plus que les enseignants français…

  • Avant la réforme, il y avait bien ces 1h30 de math (en gros)… Donc ça ne devrait pas être si compliqué que ça de trouver ce temps (qui a très certainement du être pris pour d’autres matières moins « utiles »…

  • Il faut aussi suprimer d’urgence toutes interventions dans les ecoles, (et supprimer des programme) de Herrou, des écolos, des LGBT, de théorie du genre, l’Histoire sans chronologie… Un enfant matraqué par des idéologies develloppe un cerveau inapte aux sciences, et aux mathématiques.

  • Si on étudie le choix des études faites par les garçons et les filles, on s’aperçoit que les garçons délaissent de plus en plus les études débouchant sur des métiers dont les revenus diminuent. Ainsi, par exemple, la médecin se féminise car il est de plus en plus difficile de travailler en secteur 2. De même, le métier d’avocat en France est mal rémunéré pour la plus grande majorité des avocats. Dans les métiers plus rémunérateurs, la compétition garçon/fille est plus exacerbée.

  • Les maths quand on voit le niveau de notre ministre des finances ou d’autres, plus besoin d’en faire, surtout, l’informatique le fait pour vous… Savoir compter ses sous suffit largement à la majorité des gens. Les barjos de mon époque m’ont imflige la théorie des ensembles, rien à faire de cette chose là. Si des gens s’intéressent aux maths tout est dispo sur le net…. Encore un ministre a foutre à la poubelle.

  • La théorie de la déconstruction se poursuit de façon insidieuse . D’abord on laisse paraître une amélioration en instituant 1h30 de mathématiques par semaine en Première et Terminale ce qui est grotesquement ridicule et insuffisant et ne nous rapproche pas de la médaille Fields . Ensuite on veut nous imposer 50% Filles/Garçons dans les choix supérieurs . Mais depuis quand l’intelligence a un rapport avec le sexe ? Laissons donc cette valeur fondamentale s’imposer là où elle veut pour le bonheur des méritocrâtes et nous pourront alors être fiers du résultat.

  • « Cette réalité, qui résulte d’une liberté de choix »
    Ben c’est sûr, avec un tel présupposé, la vision du monde libérale s’auto- justifie en mode Baron de Münchhausen. Mais…c’est un peu court, non ?
    Ou bien…c’est vraiment pas « choix » que, footballeur du dimanche, je ne suis pas entré dans l’équipe du PSG ? C’est vraiment par choix que, fils de parents non diplômé et longtemps chômeur, je n’ai pas intégré Normale Sup ? C’est vraiment pas une somme de choix pur et sans biais d’influence qu’une cohorte d’étudiants en première année de médecine donne une très forte sur-représentation d’étudiants dont au moins un des parents est dans le monde médical (ça marche aussi pour les étudiant en étude d’agriculture) ?
    Un petit soupçon de sociologie (sans devenir pour autant un horrible gauchiste) ne ferait pas de mal, non ?

  • Les commentaires sont fermés.

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