Agriculture : l’échec de l’écologie politique

Depuis juin dernier, les Pays-Bas sont le théâtre de blocages et manifestations. Agriculteurs et éleveurs s’opposent à un plan de réduction drastique des rejets d’azote.

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Agriculture : l’échec de l’écologie politique

Publié le 30 juillet 2022
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Depuis juin dernier, les Pays-Bas sont le théâtre de blocages et manifestations. Agriculteurs et éleveurs s’opposent à un plan de réduction drastique des rejets d’azote, annoncé par le gouvernement. Pour atteindre l’objectif ambitieux de réduction des émissions – 70 % d’ici 2030 -, ce dernier prévoit de réduire l’utilisation des pesticides, ainsi que le nombre de têtes de bétail.

En effet, l’élevage contribue aux émissions d’azote par le biais de l’engrais, des effluents d’élevage ou encore des déjections animales. Selon le gouvernement néerlandais, les oxydes d’azote dans l’atmosphère contribuent à la formation des pluies acides, tandis que les engrais rejetés dans les lacs peuvent provoquer la prolifération d’algues qui tuent la vie marine.

Les Pays-Bas sont l’un des plus gros émetteurs de gaz à effet de serre par habitant en Europe. Il s’agit du second pays exportateur de produits agricoles dans le monde – bien que cette donnée mériterait d’être nuancée. Or, la nouvelle réglementation aurait pour effet de réduire drastiquement la production au point de détruire économiquement certaines zones agricoles, selon l’association LTO. Ainsi, une baisse de 40 % des émissions d’azote impliquerait une réduction de 30 % du bétail, avec des expropriations en l’absence de respect des règles.

 

L’influence de la politique nocive de l’UE

Ces nouvelles restrictions s’inscrivent dans le cadre des objectifs fixés par la politique climatique de l’UE. D’ici 2050, il est prévu d’atteindre la neutralité carbone avec 0 % d’émissions de CO2 net par habitant. Les États membres sont donc tenus d’élaborer des stratégies nationales à long terme pour respecter leurs engagements et ceux de l’UE. À ce titre, les Pays-Bas ont adopté un accord sur le climat en 2019, le Klimaatakkoord, qui s’attaque notamment à l’agriculture et à l’utilisation des terres.

La difficulté est telle que l’approche de l’UE relève intrinsèquement de la planification centralisée. En matière d’agriculture, la PAC (Politique Agricole Commune) l’illustre parfaitement. Ainsi, la guerre en Ukraine a rendu nécessaire de prolonger la dérogation sur les jachères jusqu’en 2023. Initialement, les agriculteurs devaient préserver au moins 5 % de leurs exploitations de plus de 15 hectares à des « surfaces d’intérêt écologique ». Contrairement à ce qui avait été dicté par Bruxelles, ces derniers pourront finalement les consacrer à l’alimentation.

 

L’échec de l’expérimentation sri lankaise

Plus récemment, l’European Green Deal prévoit, en matière d’agriculture, la réduction de moitié de l’utilisation des pesticides d’ici 2030 et l’obligation de consacrer au moins un quart des terres au bio. L’expérimentation au Sri Lanka depuis 2021 devrait pourtant alerter. De manière plus radicale, le pays s’est enfoncé dans la planification du tout bio. Sous la pression de militants anti OGM – à l’instar de Vandana Shiva -, il a été décidé d’interdire l’importation de pesticides et engrais de synthèse pour une agriculture 100 % biologique.

Pour la population, les conséquences se sont révélées désastreuses.

De fait, il n’était plus possible de protéger suffisamment les plantes et d’éliminer les organismes nuisibles aux récoltes. Cela a engendré une baisse des rendements, au point de détruire des exploitations entières. Jayavardhana Pridarshani, mère de quatre enfants, affirme que sa famille avait l’habitude de manger du poisson ou des œufs tous les jours. Aujourd’hui, elle ne peut se permettre de manger ces aliments qu’une fois par mois : « Les enfants ici, y compris les miens, souffrent de fatigue et de faiblesse », précisant qu’il s’agit de carence en protéines.

Malgré les preuves scientifiques de la non viabilité économique de l’agriculture biologique – à moins de bénéficier de subventions massives pour combler le manque de rentabilité – et les avertissements de scientifiques agronomes, cela n’a pas suffi pour alerter le gouvernement.

Persuadé que le bio permet d’augmenter les revenus des agriculteurs en leur fournissant des alternatives durables et moins chères, ce dernier s’est empressé d’accuser les « riches » de thésauriser les denrées de base, et de mettre en place un contrôle des prix – ce qui n’a fait qu’exacerber les pénuries. Avec un tiers des terres agricoles abandonnées, des faillites d’exploitations ou encore des pénuries de denrées de première nécessité (riz, sucre, lait), les résultats de l’expérimentation sri lankaise inquiètent légitimement les agriculteurs néerlandais.

 

Un avertissement pour la bureaucratie européenne

Ce qu’il se passe actuellement aux Pays-Bas et au Sri Lanka devrait avertir la bureaucratie européenne. La planification agricole centralisée en matière d’agriculture (et dans tout autre domaine) ne fonctionne pas, et ne fonctionnera jamais. Le gouvernement n’a pas accès à l’information nécessaire pour dicter aux agriculteurs ce qu’il faut produire, ni comment le produire – pour la simple et bonne raison qu’il n’est pas omniscient. Seuls les acteurs concernés sont en mesure de s’adapter aux mécanismes du marché.

Les éleveurs néerlandais n’ont d’ailleurs pas attendu les directives de Bruxelles pour réduire les émissions d’azote. Jeroen van Maanen, fermier néelandais, témoigne :

« Aucun autre secteur n’a réduit l’azote au cours des 30 dernières années [autant que] nous. C’est pourquoi il y a beaucoup d’émotion et de souffrance ».

Couverture des structures de stockage de lisier, ajustement des rations alimentaires, diminution du nombre d’animaux par hectare… De nombreux leviers techniques ont été développés.

L’insuffisance de ces mesures révèle surtout des objectifs déconnectés de la réalité des éleveurs et agriculteurs. Or, ce n’est pas à la classe productrice de s’adapter aux désirs des bureaucrates ; mais bien à la bureaucratie de s’adapter à la réalité complexe du marché. Plus de 70 ans après sa publication, la théorie hayékienne de l’information n’a jamais été autant d’actualité.

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  • en fait le problème n’est pas EN SOI l’interdiction des pesticides et des engrais de synthèse cela fera remonter les prix et cassera les surproduction chronique..

    c’est un problème pour les consommateurs..

    mais.. l’agriculture est capitalistique… typiquement quand tu as une ferme « pensée autour des engrais et pesticides » tu te retrouves le bec dans l’eau..c’est le scandale actuel…

    et bien entendu si l’importation de produits le pays où l’utilisationd’engrais est autorisée..
    et bien entendu le risque…les pesticides sont une assurance rendement..

    néanmoins , pour les agriculteurs c’est « gérable ».. pour les pauvres par contre…se nourrir sera cher!!!!

    • quoi moins un..????

      je dis que ceux i doivent manifester sont les gens qui ne souhaitent pas que les prix alimentaires augmentent… autrement dit tousles gens qui se plaignent du pouvoir d’achat…

      ou les imbéciles idéologues qui pensent que la MISSION de l’agriculture est de nourrir les gens…

      leclerc lui avait critiqué la loi alim en disant mais vous vous rendez compte que les prix vont augmenter??? et il a suivi..et les prix ont augmenté et les gens se sont plaints et les politiques ont fait des yeux ronds et joué la surprise..

      total se fiche de devoir produire des renouvelables..les gens veulent du jus…il s’n fout!!! une rente se crée…

      les agriculteurs devraient faire la remarque que ….il existe DEJA des offres sans pesticides et sans engrais… et une taxe carbone…

      la pénurie n’est pas un problème pour les producteurs!!!!

      les agriculteurs devraient se rendre compte que leur difficultés actuelles, qui ne les concernent pas tous!!! vient des subventions qui provoquent une surproduction structurelle..

      la souffrance est là…
      là où je vis les revenus des éleveurs laitiers sont les subventions… ..

      oui il ya trop d’agriculteurs… mais la fin des engrais et des pesticides ne fait pas EN SOI pression sur les agriculteurs!!!!

      • c’est une façon idiote de résoudre la surpoduction CAUSéE par l’inteventionnsime politique!!!! à prétexte climatique je dirais..

        • et si vous croyez au réduction de CO2 achetez des terres agricoles!!!!

          • aux réductions ..

            la diminution des fossiles sera compensée en partie par de la biomasse qu’il faudra bien produire!!! et jai un doute sur la faisabilité des politiques d’appauvrissement..

      • quoi moins un..????

        je dis que ceux i doivent manifester sont les gens qui ne souhaitent pas que les prix alimentaires augmentent… autrement dit tousles gens qui se plaignent du pouvoir d’achat…

        ou les idéologues qui pensent que la MISSION de l’agriculture est de nourrir les gens…

        leclerc lui avait critiqué la loi alim en disant mais vous vous rendez compte que les prix vont augmenter??? et il a suivi..et les prix ont augmenté et les gens se sont plaints et les politiques ont fait des yeux ronds et joué la surprise..

        total se fiche de devoir produire des renouvelables..les gens veulent du jus…il s’n fout!!! une rente se crée…

        les agriculteurs devraient faire la remarque que ….il existe DEJA des offres sans pesticides et sans engrais… et une taxe carbone…

        la pénurie n’est pas un problème pour les producteurs!!!!

        les agriculteurs devraient se rendre compte que leur difficultés actuelles, qui ne les concernent pas tous!!! vient des subventions qui provoquent une surproduction structurelle..

        la souffrance est là…
        là où je vis les revenus des éleveurs laitiers sont les subventions… ..

        oui il ya trop d’agriculteurs… mais la fin des engrais et des pesticides ne fait pas EN SOI pression sur les agriculteurs!!!!

    • j’attends toujours l’mergence d’un parti..ANTIecologique….

      l’écologisme . idéologie dont le moyen est toujours l’appauvrissement n’est acceptable que l’orsqu’on l’applique à soi….

  • Il faut se rendre à l’évidence, l’UE soviétique est une impasse.
    Il faut revenir à l’idée gaullienne : l’Europe des nations;

    10
    • euh..concept assez difficile à saisir..
      nous avons déjà le monde des nations… et donc l’europe des nations..
      cela peut signifier pas d’Europe politique…PAR EXEMPLE…

      si il ya une chose que je n’accpete pas c’est l’idée que l’ue est tyrannique.. brexit!!!!

      il suffit d’avoir un parti qui accepte la simple idée de frexit… ou que lue n’est pas une bonne chose en soi..mais que tout dépend de ce qu’est l’ue..

      l’ue n’est pas l’europe… l’ue est .. quasi incomprehensible…une masse d’accords politiques intriqués qui profitent en premier lieu à la bureaucratie.. accords suspects de marchandages politiciens…je te donne de l’lectcité nuc tu cautionnes mes erreurs budgétaires…

      l’ue ne nous imposer RIEN….sinon de respecter des accords que nos gouvernement ont signés…

    • Nations, c’est un mot qui m’effraie. Il faut une commodité d’organisation en subdivisions, mais les gouvernements ne doivent pas avoir d’identité propre à défendre plutôt que de servir leurs administrés. L’Europe somme de ses pays, ça suffirait.

  • J’ai du mal à comprendre l’usage de l’expression « écologie politique « alors que le mot écologisme existe.

    • parce que écologie est une science… détail… le mot est galvaudé..

      mais c’est un détail… écologie est employé pour écologisme c’est ainsi..

      il est bizarre de présenter une idéologie comme un echec…

      le communisme a existé.. ce fut un succès..

      il convient de comprendre les buts de l’idéologie;.

      l’écologisme s’oppose au développement materiel humain…

      ce qui est gonflé…

      c’est un outil d’opposition NUCLEAIRE… ça justifie de TOUT interdire..
      donc ça permet d’interdire tout ce qu’on aime pas… TOUT… mais gare…au retour de baton..gare au miroir..

      Par contre c’est une idéologie de gouvernement pratiquement impossible…donc qui ,comme le communisme, se transforme très tot en simple tyrannie.. car il faut bien faire taire ceux qui se posent en « vrais écologistes »…

      pour s’opposer
      à un écologiste…soyez écologiste..juste un peu plus écologiste..

      • l’ecologisme peut réussir à rendre les gens heureux si ceux ci s souhaitent vraiment s’appauvrir..

        l’égalitarisme aussi si les gens souhaitent être égaux en tout;.

        j’ai comme un doute..

  • Tout cela est très sombre. Ce n’est un échec que pour le peuple. Rassurez-vous, Klaus et Bill auront toujours du steak au menu. Vous, vous aurez droit aux lardons « La Vie » (Eau, protéines de soja, huile de tournesol, sel, amidon de tapioca, gomme de konjac, alginate de sodium, arômes naturels, colorants : anthocyane et lycopène, conservateur : acétate de potassium), ou leur fromage (Fécule de pomme de terre , huile de noix de coco , farine de pois chiche (8,5%), levure nutritionnelle, sel de mer, arômes naturels, fibre de pois*). => Expliquez moi comment toute cette industrie arrive à se prétendre plus écolo que des vaches dans un pré ? La quantité de foutaise épandue dépasse l’entendement.

  • Il est pénible de voir répété en boucle des absurdités. Il ne s’agit pas de réduire les rejets d’azote (N2, gaz qui compose 78% de l’atmosphère), mais de l’oxyde nitreux, NO2, le fameux gaz hilarant, qui est un gaz à effet de serre très puissant (300 fois plus que le CO2, en outre impliqué dans la destruction de la couche d’Ozone). Les engrais azotés en particulier dans les sols humides rejettent ce gaz.
    Cela n’enlève rien aux commentaires ni au ton de l’article, mais c’est du même niveau que de dire que l’hydrogène est abondant parce que la formule de l’eau est H2O, alors que l’hydrogène sous forme de corps pur est quasiment inexistant à l’état naturel. Il me semble que ces notions de chimie élémentaires étaient enseignées en seconde. Même si le niveau baisse, ou qu’on ne s’en rappelle pas, Wikipedia existe.

    • Le « gaz hilarant » c’est N2O. C’est vrai… le niveau baisse.

      • Effectivement, ça ne fait pas très au niveau. L’oxyde nitreux(ou protoxyde d’azote) est N2O, le gaz hilarant, le NO2 c’est du dioxyde d’azote. La frappe au clavier n’était pas enseignée à l’EN.

    • que de le dihydrogène…l’hydrogène est bien abondant , le fond est sans doute juste..mais comme dans votre commentaire le fond s’articule un peu sur la forme… il faut être rigoureux sur celle ci.
      si on parle « science » hydrogène est l’élément..

  • Y a pas d’échec quand le but de l’écologie est de détruire l’humanité, ce qu’elle fait avec talent. Si on se laisse faire…

  • La planification agricole centralisée en matière d’agriculture (et dans tout autre domaine) ne fonctionne pas, et ne fonctionnera jamais.

    pour le bureaucrate elle fonctionne très bien pour lui donner un emploi et une raison d’etre…. et l’echec du plan à atteindre ses objectifs ne conduit que rarement à supprimer le plan…mais à étendre la planification..

    A mon humble opinion, en admettant qu’un pays admette l’idée et l’objectif de diminution de l’utilisation des fossiles..il convient de faire porter le débat sur la façon la plus juste de le faire…

    sinon on laisse les avions transporter des touriste mais taxe les diesel de smicards..

    notez que ce qui se passe actuellement n’est PAS une diminution de l’utilisation des fossiles mais une utilisation plus grande par l’etat via les taxes..

  • Bonjour. Il y a dans ces lignes une malencontreuse ligne idéologique qui fait oublier un point essentiel, à mon sens, à la compréhension de la situation agricole.
    En effet, on lit en guise de conclusion que « ce n’est pas à la classe productrice de s’adapter aux désirs des bureaucrates ; mais bien à la bureaucratie de s’adapter à la réalité complexe du marché », ainsi donc, il faut lire « c’est à la classe productrice de s’adapter au marché avec l’aide de la bureaucratie ». Le point central est donc le marché.
    Ainsi donc, de ce point de vue, la planification, quelle quelle soit, et l’administration qui en découle, est un problème, et on peut donc considérer bénéfique de le remettre en question.
    Je tiens à proposer ici une autre proposition, basée sur un constat, qu’il n’est effectivement pas possible de réguler quelconque problème en « planifiant », tant que les règles économiques consistent à déréguler et déplanifier.
    Et c’est peut être cela qu’il faudrait, ici, remettre en question: pourquoi les paysans devraient ils s’adapter aux lois complexes du marché? Pourquoi la nourriture est elle même un marché, se nourrir ne représenterait donc que cela, une part de marché, ou bien, peut être, le fait de nourrir sa population devrait être le fondamental d’une société, qui devrait donc mettre en place toute la planification nécessaire à cette fonction, si utile à son bon fonctionnement.
    En guise de conclusion, donc, je tiens à remettre sur la table le souvenir de Jérôme Laronze, agriculteur, ou plutôt Paysan français, tué par la police de deux balles dans le dos en 2017, alors qu’il était en « campagne », comme il le disait, contre l’industrialisation marchande de l’agriculture.

  • « Ainsi, une baisse de 40 % des émissions d’azote impliquerait une réduction de 30 % du bétail, avec des expropriations en l’absence de respect des règles. »
    Voilà le socialisme appliqué : du communisme donc, avec ses « règles » ou « violation despotique du droit de propriété », et ses « mesures qui, économiquement, paraissent insuffisantes et insoutenables » telles que :
    « 1 – Expropriation de la propriété foncière et affectation de la rente foncière aux dépenses de l’Etat ;
    2 – Impôt fortement progressif ;
    4 – Confiscation des biens de tous les émigrés et des rebelles ;
    7 – […] défrichement des terrains incultes et amélioration des terres cultivées, d’après un plan d’ensemble ;
    8 – […] ; organisation d’armées industrielles, particulièrement pour l’agriculture ; » Manifeste du P.C, Marx et Engels.

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