Civilisation et libre arbitre : pourquoi l’Occident est différent

La grandeur de notre civilisation réside dans l’idée que l’Homme dispose du pouvoir et de la liberté de penser et d’agir. Il n’est pas un animal comme les autres, comme le montre le dernier essai de Jean-Philippe Delsol.

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Civilisation et libre arbitre : pourquoi l’Occident est différent

Publié le 7 juin 2022
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Le titre du dernier ouvrage, considérable et remarquable de par l’ampleur et l’érudition, de Jean-Philippe Delsol, Civilisation et libre arbitre, peut paraître quelque peu sévère, mais réfléchissez-y, c’est là que tout se joue, s’est joué et continuera à se jouer, à moins que l’on n’interrompe la partie, qui est la nôtre et explique pourquoi l’Occident est différent.

Réfléchissons-y, car cela ne va pas de soi. Dit sans fard, la grandeur de notre civilisation réside dans l’idée que l’Homme dispose du pouvoir et de la liberté de penser et d’agir, qu’il n’est précisément pas un animal comme les autres, une espèce comme une autre, comme certains veulent le faire accroire.

La croyance au libre arbitre de l’Homme, si ce n’est une réalité objective dont l’Histoire a témoigné, en sa volonté et sa capacité à l’effort afin de surmonter la précarité de l’existence, s’oppose à l’idée que la partie lui échappe, soit jouée d’avance ou soit le fruit du hasard. Mais si cette vision de la destinée humaine peut paraître évidente à l’Occidental d’aujourd’hui, elle n’a nullement prévalu, ni au fil du temps, ni en tous lieux, et, de nos jours, même en Occident, les discours sur la décroissance et de soumission à la nature montrent à suffisance que le débat sur le libre arbitre n’est pas clos.

C’est la tâche essentielle que s’est assignée Jean-Philippe Delsol d’en retracer les circonvolutions de l’Antiquité à nos jours, au travers des âges, des idées et des croyances. Nous faut-il porter d’un cœur léger, comme le suggère le grand tragédien grec Eschyle (525-456 av. J.-C.), cité par l’auteur, le sort qui nous est fait et comprendre qu’on ne lutte pas contre la force du destin, nous soumettre à ce qu’il nous soit dicté par la religion ou par l’idéologie, par ceux qui prétendent savoir ? C’est là l’enjeu.

 

Aristote, un précurseur

Si, au IVe siècle avant notre ère, Aristote considérait déjà que « l’homme est principe de ses actions », il fut loin de faire l’unanimité en son temps, ni parmi ceux et des plus grands qui s’inscrivent dans la lignée classique. Jean-Philippe Delsol attribue aux premiers chrétiens la volonté, dès l’origine, de se départir de la prégnance du destin ainsi que de l’astrologie, l’idée que les astres étaient les agents du destin.

Il écrit :

« Le libre arbitre fait partie du fonds de la doctrine catholique, sans lequel elle ne serait pas ce qu’elle est. Cette défense du libre arbitre se retrouvent à toutes les époques, chez tous les Pères de l’Église et théologiens, ou presque. »

Il en veut notamment pour témoins saint Augustin (354-430), saint Anselme le bénédictin (1033-1109), saint Bernard de Clairvaux le cistercien (1090-1153), Thomas d’Aquin (1225-1274), ou Érasme (1466-1536), lequel définit le libre arbitre comme étant le pouvoir de l’homme de choisir entre ce qui le mène au salut éternel ou ce qui l’en détourne.

Un autre élément constitutif de la liberté, préalable au libre arbitre, consiste en l’affirmation biblique « Rendez à César ce qui est à César, et à Dieu ce qui est à Dieu » reprise dans les trois premiers Évangiles du Nouveau Testament (Marc 12,13-17, Matthieu 22,15-22 et Luc 20,20-26), à savoir la séparation des autorités civiles et religieuses.

Le débat sur la capacité de l’homme d’échapper au destin n’en a pas été évacué pour autant, d’abord parce que la liberté a été tiraillée par des encycliques subséquentes (Jean-Philippe Delsol y consacre un chapitre) et d’autres religions n’ont pas épousé la même vision de la liberté et de la contingence. En outre, à notre époque, d’autres arguments d’ordre philosophique et scientifique ont été mêlés à la discussion. Songeons, entre autres, à ce qu’ont signifié la biologie, la physique, les neurosciences d’une part, la psychologie et la sociologie d’autre part. Pas plus que le monde n’est arrivé à la fin de l’Histoire, le libre arbitre n’est arrivé à bout du déterminisme.

L’histoire de l’essor du monde occidental fut-elle basée sur l’avènement de la liberté individuelle, l’idée selon laquelle cette dernière doit s’intégrer dans une « pseudo-volonté générale » (Rousseau), voire dans celle de l’État (Hegel, Marx), ou l’idée selon laquelle la volonté est asservie par l’instinct, la passion, les pulsions et les désirs (Schopenhauer), voire par la société ou le contrôle social qui s’y exerce, renvoient à d’autres formes de pensée déterministe, non moins débilitantes ni irrationnelles que celles d’ordre religieux.

S’en distinguent-elles d’ailleurs sur le plan du parti pris métaphysique ?

 

Nul ne détient la vérité

À l’opposé des théories qui s’extraient de toute réalité à force de penser un homme qui n’existe pas et de réduire l’humanité à de vaines objectivations de l’État ou à des digressions métaphysiques, les unes n’excluant pas les autres (cf l’écologisme), les penseurs, et en particulier les économistes libéraux ont mis l’Homme et sa volonté au cœur de leurs réflexions sur le progrès et la prospérité et, c’en est un aspect encore plus fondamental qui se retrouve chez Adam Smith, Hayek, Karl Popper et d’autres, ils ont mis l’accent sur les limites de la connaissance. Nul homme ne détient la vérité. La quête de cette dernière est infinie. C’est là la nécessaire raison d’être du libre arbitre.

Dans L’Univers irrésolu, cité par Jean-Philippe Delsol, Popper écrit :

« Nous sommes libres parce que la rationalisation progressive de notre monde se heurte, à n’importe quel moment, à des limites inhérentes à la croissance de la connaissance elle-même. »

Si le parangon de la primauté de l’individu sur la société fut Ayn Rand, la conception romantique qu’elle en fournit dans les romans The Fountainhead (La source vive) et Atlas shrugged (La Grève) n’en est pas la contribution la plus significative, n’en déplaise à ses aficionados, parce que lui manque précisément cette profondeur épistémologique, même si Rand a le mérite d’offrir un projet positif (par rapport à un Sartre dont l’existentialisme empreint de néant est sans doute plus proche du  néolibéralisme tant décrié de nos jours que la pensée d’aucun penseur libéral !).

Jean-Philippe Delsol conclut :

« La liberté n’a de sens que par ce que chacun veut et peut en faire par une décision qui soit la sienne et non celle d’un autre, une décision personnelle plutôt que prête à l’emploi, plutôt qu’assujettie à la pensée commune, à la pression sociale ou à tout quelconque lavage de cerveau politique ou médiatique. »

Tant il est vrai que la société occidentale d’aujourd’hui si farcie de liberté « s’en remet de plus en plus à des pouvoirs auxquels elle mendie ses chaînes. »

Jean-Philippe Delsol, Civilisation et libre arbitre, Pourquoi l’Occident est différent, Desclée de Brouwer, 2022? 384 pages.

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  • C’est un thème passionnant !
    Ce n’est pas libre arbitre contre déterminisme (dans le débat éventuellement) mais libre arbitre ET déterminisme, comme cela l’est pour l’environnement et l’hérédité. D’ailleurs le libre arbitre n’aurait pas de sens sans déterminisme.
    Donc ce n’est pas si on veut on peut mais si on peut on veut !

    • Un thème inépuisable, l’essentiel étant là, source d’inépuisables questions.
      « Ma volonté ne dépend absolument que de moi seul ! Je peux vouloir ce que je veux : ce que je veux, c’est moi qui le veux » », Schopenhauer décrit ainsi l’esprit naïf qui croit au libre-arbitre.
      A la question « sommes-nous libres ? » un grand nombre répondra par l’affirmative « oui puisque je peux faire ce que je veux ».
      Mais cela ouvre une foultitude d’autres questions : ma volonté est-elle libre de faire autrement que ce qu’elle veut ? Puis-je faire un choix quand il se présente à moi en toute objectivité, sans la détermination de motifs extérieurs à moi-même ? Mais de quoi dépend ma volonté qui me fait bouger mon petit doigt, ou pas. De mon libre-arbitre ou de quelque chose d’immensément plus vaste qui nous dépasse ? Spinoza compare le libre-arbitre à une pierre soumise à l’impulsion d’une cause extérieure et qui reçoit une certaine quantité de mouvement en vertu de laquelle elle continue de se mouvoir même quand la cause motrice a cessé d’agir. Tandis que cette pierre continue de se mouvoir, elle pourrait croire, si elle avait la capacité de penser, qu’elle est libre dans son mouvement, alors qu’elle est poussée par une force extérieure.
      Je suis donc condamné à être moi-même. Le libre-arbitre est une illusion à laquelle je ne crois plus malgré les plaintes de ma raison qui a fini par se plier à ma volonté. La question reste évidement ouverte et je n’aurais pas assez d’une vie pour continuer de me la poser. La liberté métaphysique consiste à accepter l’inéluctable. Dans le champs du libéralisme, nous n’affirmons pas que l’homme est libre métaphysiquement, nous constatons qu’il choisit et agit et en cela il est responsable de ses actes.
      « Nous n’affirmons pas que l’homme soit « libre » lorsqu’il choisit ou agit. Nous constatons simplement le fait qu’il choisit et agit et que nous sommes impuissants à employer les méthodes des sciences naturelles pour expliquer pourquoi il agit de telle façon et non d’une autre » Ludwig Von Mises.
      Je n’ai aucune difficulté à concilier ma non-croyance dans le libre-arbitre dans le champs de la métaphysique avec le principe de responsabilité dans le domaine de la philosophie du droit. A ceux qui « sachent » de m’expliquer mon incohérence, si elle existe, parce que je vis très bien mon libéralisme sans croire au libre-arbitre et en croyant que je suis déterminé par des causes extérieures à moi-même et par ma volonté qui elle est déterminé par mon essence.
      Bon, les infirmières m’appellent, c’est l’heure des médicaments.
      🙏

      Mais nous parlons ici de liberté métaphysique qu’il ne faut pas confondre avec la liberté des libéraux.

      • Je retire ma dernière phrase, un truc qui traînait, j’ai oublié de l’enlever, c’est plus subtil que ça.

      • Mais si la volonté ne vient pas de nous même d’où vient elle? Peut on au moins en catégoriser l’origine et ses directions? Par la naissance, la classe sociale, la richesse, l’âge, le sexe, le pays d’origine…
        Tous ces explicatifs sont utilisés par les anti libéraux pour regrouper les gens dans des classes, qui détermineraient leur volonté. Mais si je l’abhorre, je dois avouer que ces catégories expliquent en partie la volonté. Mais ce n’est pas tout, cela ne détermine pas tout. Car je suis fonctionnaire et je suis ici, comment l’expliquer?

      • Les mots eux-mêmes sont problématiques car parfois on en devient prisonnier.

      • @Aero Schopenhauer dans sa phrase « Ma volonté ne dépend absolument que de moi seul ! » veut discréditer grossièrement (ça marche parfois) les personnes qui croient au libre arbitre . Bien sûr je crois au libre arbitre mais chaque personne est libre de l’utiliser ou non. Liberté totale donc. Celle de glisser sur la pente ou celle de choisir un cap et éventuellement de la remonter . Cette question de libre arbitre chacun pour moi doit se la poser pour vivre sa vie au quotidien partout , tout le temps , sinon on est un passager clandestin de sa propre vie . Il est intéressant à ce titre d’effectuer des relectures de vie pour regarder à postériori quand l’on a exercé son libre arbitre , ou pas . Bien sûr le libre arbitre est au cœur de la religion chrétienne . Elle invite l’ homme à prendre sa liberté partout , tout le temps . Liberté coeur de cette religion , qui en fait l’ennemi juré de tous les totalitarismes . « La vérité vous rendra libre » dit St Jean

    • @titi. Je dois vous avouer que je combats contre ma raison lorsque je défends que le libre-arbitre est une illusion.
      Pourquoi je m’inflige ça ? Pensez-vous que c’est mon libre-arbitre ou comme moi que je suis déterminé à agir ainsi par mon éducation, la génétique, l’atavisme familiale, mes expériences, mes lectures, les connaissances accumulés par des générations avant moi dont je ne perçois que des bribes, les personnes que j’ai rencontrée, les lieues où je me sens vivant, la couleur du ciel, la qualité de la nourriture que j’absorbe, les souffrances que j’inflige à mon corps, mon caractère, ma personnalité, etc…
      Ais-je réellement le choix d’être différent de ce que je suis. Même quand je change, je reste le même, ce ne sont que mes opinions ou mes idées qui sont différentes mais moi, je reste immuable.
      Vous êtes fonctionnaire, Adam Smith était douanier et je suis un pirate ( je ne vole que le voleur, j’ai une éthique ). La belle affaire !
      Je ne sombre pas dans le polylogisme à expliquer que le raisonnement d’une personne dépend de sa classe sociale, de sa race, de son sexe et si je suis compris ainsi c’est que je suis pas assez subtil. Mais ne venez pas me racontez que vous ne croyez pas que nous sommes pas déterminés par notre biologie, sinon pour quelle raison refuser aux woke, si c’est votre cas, le libre-arbitre de se penser autrement que ce que la biologie, la culture, etc…ont déterminées ? 😈. N’’ont-ils pas le libre-arbitre de se déterminer eux mêmes comme vous croyez le faire avec votre libre-arbitre ? Je crois qu’ils sont déterminés en grande partie par leur ignorance, leur manque de culture et la vacuité de leurs valeurs qui sont aux antipodes des miennes et que le libre-arbitre est étranger à leurs choix autant que mes valeurs déterminent les miens qui eux mêmes sont déterminés mar des motifs extérieurs à moi-même dont je ne peux distinguer que certains effets.
      Vous auriez subi avec précisions les motifs extérieurs qui m’ont influencé ( souvent même sans que je m’en aperçoive), vous n’en seriez pas moins très différents de moi, mais vous n’auriez d’autre choix que de l’accepter si différend que vous seriez de ce que vous êtes maintenant. Pas de liberté de changer de ce que Schopi appelle le caractère immuable. Notre liberté est limité par les limites inhérentes à notre être, à notre essence, mais dans le cadre de ces limites, tout est possible.
      « Ce n’est pas si on veut on peut mais si on peut on veut ! » comme le dit si simplement @indivisible qui décidément est un vrai sage, misérable vermisseau que je suis.
      J’ai pas vraiment répondu à vos questions je sais bien, je n’ai pas les réponses que vous attendez. Si le sujet vous intéresse, lisez le traité sur le libre-arbitre de Schopenhauer, cela ne fera pas de vous un gauchiste 😉 et les entrées de wikiberal.org consacrée au libre-arbitre et au déterminisme, et cela sera beaucoup plus divertissant intellectuellement et fécond pour l’esprit que cette cochonneries de Rousseau dont le noms associés à cette grande âme Arthur ( 😉) dans l’article – un motif extérieur à moi-même, non ? – m’a provoqué un malaise proche de la nausée, un agrandissement de mes pupilles, une dilatation de mes narines. J’aurais put en rester là, si indivisible, sans qu’il le sache évidemment , m’incita à faire mon coming-out dont je n’avais aucune idée 30 mn auparavant. Ce n’est pas mon libre-arbitre qui me fait faire cela, je ne contrôle pas. J’ai l’illusion d’avoir eu le choix de le faire ou en tout cas je n’ai aucun moyen expérimentale de vérifier que j’ai fait réellement ce choix et qu’il n’est pas déterminé par l’auteur de l’article, l’article, indivisible, les lectures, mon ego, la simple contingence de mon existence et de l’univers dans laquelle rien de tout cela ne serait arriver.
      « Tout ce qui arrive arrive nécessairement »
      Évidement dans la vie quotidienne, j’utilise le libre-arbitre, magnifique invention du christianisme et fierté du libéralisme, c’est évidemment beaucoup plus pratique et cela permet de raison garder et à aucun moment je ne doute de l’existence de la Libertê et de son corollaire la Responsabilité lorsque je fais de la philosophie politique, même si je doute du libre-arbitre quand je fais de la métaphysique. Je ne vois aucune incohérence a penser ainsi, peut-être tout simplement car je suis dans l’incohérence jusqu’au cou. Chacun aura son avis, je continue de travailler de mon côté.
      Je vous mets un excellent article ( normal que ce soit le chapitre 9 ) du site du collège de France argumentant en faveur d’un libre-arbitre : https://books.openedition.org/cdf/4965
      Bon je vais me coucher, je suis fatigué et le butin de la journée n’a pas été lourd.

      • Ça grouille de fotes mon mur de texte, l’heure tardive et la fatigue, la flemme de me relire y sont pour beaucoup. Ne m’en tenez pas rigueur.

  • Il est amusant de noter que le christianisme , fut accusé jadis d obscurantisme empêchant tout progrès et liberté par ceux qui se réclamaient des philosophies des lumières (franc macs en tête) . Et maintenant , je lis que le même christianisme est accusé de tous les maux par les écologistes pour avoir permis le progrès et donc pour eux la ruine de la planète …. il faudrait savoir … Comme toujours le chrétien se met tout le monde à dos car il se veut libre mais sous le regard de dieu : science et conscience . Mais voilà en face se tiennent les idéologues , et ceux la ne veulent pas réfléchir : ils veulent un jour la science , et maintenant la jettent aux orties et on les attends toujours dans le domaine de la conscience . Je crains qu’on attende longtemps …

    • Je ne crois pas en Dieu mais j’aime les croyants et particulièrement ceux qui croient en Jesus-Christ. Je les envie un peu, cela me simplifierait l’existence.
      Ne soyez pas blessé par les attaques des ignorants et ils ne vous atteindront pas, vous le savez parfaitement. Et personne n’a jamais dit que ce serait facile. Et puis dites vous qu’ils se sentent peut-être également blessé par vos idées, ce qui est stupide convenez-en. Ne nous abaissons pas à être comme eux.
      Vous savez c’est comme ça depuis que le monde est monde, les autoritaires pourrissent la vie des gens qui ne demandent qu’à vivre peinard sans ennuyer autrui et je vous promets sans prendre beaucoup de risque que cela durera plus longtemps que les impôts mais beaucoup moins que la vie éternelle. C’est un combat, il n’aura pas de fin.
      Rhooo, v’la ti pas qu’on veut me mettre dans la pièce capitonnée, mais je suis sage et calme pourtant. « Trop d’écran M. Aero, c’est pour votre bien, ça vous énerve ».
      Bon promis, ce soir je m’évade.

      • Oula Aero ne croyez pas que croire en Jésus simplifie l’existence hi hi . En revanche il éclaire un peu la route et procure -parfois- un grand réconfort . Je n’ai rien contre ceux qui choisissent de ne pas croire je les trouve courageux car la route doit être difficile.

  • Les commentaires sont fermés.

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