Agriculture européenne : Bruxelles est un champ de bataille

La politique agricole de l'Union européenne ne fait pas consensus à Bruxelles. Des divisions apparaissent de plus en plus clairement.
Partager sur:
Sauvegarder cet article
Aimer cet article 2
Timmermans PES Group extraordinary meeting by PES Group Committee of the Regions (creative commons CC BY 2.0)

Promouvoir la liberté n’est pas gratuit

Mais cela peut aider à réduire vos impôts de 66%

Faites un don dès maintenant

Faire un don

Agriculture européenne : Bruxelles est un champ de bataille

Publié le 9 mai 2022
- A +

La stratégie « de la ferme à la table » (farm to fork) est censée nous mener à un eldorado ou un nirvana agricole, écologique, économique et social (dans l’ordre alphabétique).

N’est-elle pas sous-titrée : « pour un système alimentaire équitable, sain et respectueux de l’environnement » ? Le but n’est-il pas de se diriger « vers un système alimentaire plus sain et durable dans l’UE pour notre alimentation, notre santé, notre planète et notre avenir » ?

Ses composantes sont duales : un objectif louable et désirable, associé à un objectif chiffré, démagogique, déterminé au doigt mouillé. Pour les seconds : -50 % de pesticides (c’est évidemment sous-entendu : de synthèse) ; -20 % d’engrais (à nouveau sous-entendu : « chimiques ») ; -50 % d’antibiotiques en élevage et aquaculture ; et 25 % de surface agricole utile en agriculture biologique. À cela il faut ajouter un ambitieux plan « biodiversité » qui amputerait ou extensifierait 10 % de la surface agricole.


(Source)

La stratégie a été adoptée dans la joie et l’allégresse – et aussi les récriminations de ceux qui en voulaient davantage : contre l’agriculture qui nous nourrit, contre les milieux économiques abhorrés de l’agrochimie, etc., contre les agro-technologies modernes…

Des Cassandre avaient pourtant annoncé un avenir moins rose.

Ce fut le cas en particulier du Centre Commun de Recherche – de la Commission Européenne ! – dont le « rapport technique » annonçait des diminutions conséquentes de la production agricole.

 

(Source à partir d’ici)

 

Le Service de Recherches Économiques du Département Américain de l’Agriculture avait aussi produit des analyses selon trois scénarios (« nouvelle donne » adoptée par l’Union européenne seulement ; par elle et ses partenaires économiques ; par le monde entier). Le premier scénario induirait une augmentation des prix de 17 % dans l’Union européenne.

(Source)

Le rapport du CCR avait été gardé sous le coude et publié en catimini juste avant la pause estivale de 2021, le 31 juillet. La Commission s’était justifiée en insistant sur le fait qu’il ne s’agissait pas d’une étude d’impact et qu’il ne couvrait pas l’ensemble de la stratégie proposée. Les aficionados de farm to fork en ont fait de même.

(Source)

Avec leur sens habituel de la diplomatie qui sied dans les relations avec celui qui tient les cordons d’une grande bourse, les organisations agricoles majoritaires, le COPA et la COGECA (Comité des Organisations Professionnelles Agricoles de l’Union Européenne et Confédération Générale des Coopératives Agricoles) marquèrent le coup le 9 août 2021 en concluant :

« Pour le Copa et la Cogeca, les conclusions de cette étude devraient alerter les acteurs bien au-delà de la communauté agricole et susciter un débat public, car ces politiques ont d’immenses répercussions sur notre autonomie stratégique, sur les prix payés par les consommateurs ou encore sur la délocalisation de notre agriculture. Les auteurs de ce rapport appellent à mener des analyses plus approfondies quant à ces objectifs et modèles. Le Copa et la Cogeca soutiennent cet appel et attendent avec impatience de pouvoir lire les principales conclusions de ce rapport clé et y réagir dans les mois à venir. »

Cela n’avait pas empêché le Parlement européen, le 19 octobre 2021 et à une large majorité (452 pour, 170 contre et 76 abstentions), de

« salue[r] les ambitions et les objectifs de la stratégie « De la ferme à la table » en tant qu’étape importante pour parvenir à un système alimentaire durable, équitable, sain, respectueux des animaux, plus régional, diversifié et résilient, qui est essentiel à la réalisation des objectifs fixés dans le pacte vert pour l’Europe et dans les ODD [objectifs de développement durable] […] encourage[r] la Commission à traduire dès que possible la stratégie en actions législatives et non législatives concrètes, assorties des mécanismes de soutien financier adéquats pour la transition ».

 

…puis vint la guerre en Ukraine

Le « désastre annoncé et assumé », selon un titre de Mme Emmanuelle Ducros dans L’Opinion n’a pas suscité le genre de réaction auquel on aurait dû s’attendre… la bien-pensance fait décidément perdre la raison.

La guerre en Ukraine a provoqué un réveil en sursaut. On a soudain réalisé dans divers milieux que la stratégie « de la ferme à la table » nous menait dans le mur.

Farm Europe a résumé le 5 avril 2022 dans « Farm to fork news : la guerre en Ukraine entrave la F2F et divise les institutions » :

« La guerre en Ukraine a ouvert les discussions sur les objectifs de la stratégie de la ferme à la fourchette, avec des personnalités des institutions européennes prenant des positions opposées. Ainsi, la Commission (Timmermans, Kyriakides) défend toujours les objectifs de cette stratégie, arguant que l’appel renouvelé à l’indépendance de l’UE vis-à-vis, par exemple, des importations d’engrais et de pesticides est tout à fait d’actualité et que le F2F contribuera, en fait, à l’atteindre. Cette position est partagée par de nombreuses ONG et les Verts au Parlement européen. De l’autre côté, plusieurs députés de la commission de l’agriculture (dont son président, M. Lins), ainsi que des organisations d’agriculteurs, demandent de surseoir aux ambitions de la stratégie afin de donner à la réalité de la production le temps de s’adapter à la nouvelle situation du marché. Le commissaire à l’agriculture semble pencher pour cette dernière option. »

Bien évidemment, pour les ONG comme Corporate Europe Observatory et les Verts et verdâtres du Parlement européen, ce sont les lobbies de l’agribusiness, de l’agrochimie et de l’agriculture « productiviste » qui sont à la manœuvre.

Cependant, c’est sans doute suite à l’insistante invitation de nombreux ministres de l’Agriculture que la Commission a accepté de promulguer une dérogation, pour 2022 seulement, permettant aux États membres de mettre en culture des jachères sans perte des droits aux aides PAC afférentes.

La Présidente de la Commission Ursula von der Leyen a aussi demandé au premier Vice-président exécutif Frans Timmermans de différer la publication des propositions de la Commission sur les pesticides et la biodiversité.

Côté Parlement européen, une proposition transpartisane de résolution « sur la nécessité d’un plan d’action urgent de l’Union européenne visant à assurer la sécurité alimentaire à l’intérieur et à l’extérieur de l’Union compte tenu de l’invasion de l’Ukraine par la Russie » a donné lieu à quatre propositions d’amendement dont deux ont été adoptées ; la proposition du PPE de revoir les stratégies « de la ferme à la table » et « biodiversité » a échoué de peu (274 pour, 289 contre et 20 abstentions).

L’adoption de cette résolution a fait tomber une proposition des Verts qui invitait la Commission à renforcer le volet réduction de l’utilisation d’engrais de la stratégie « de la ferme à la table » et

« lan[çait] un avertissement solennel contre l’utilisation cynique de la guerre comme occasion de revenir à un statu quo dysfonctionnel et intrinsèquement non durable, dont il est clairement et scientifiquement prouvé qu’il n’est pas adapté à l’objectif poursuivi… »

Bref, les stratégies en cause ne sont pas encore sur le billot, mais leur intégrité est sérieusement menacée.

Frans Timmermans à la Commission « Envi » du Parlement Européen

C’est dans ce contexte volatile que M. Frans Timmermans s’est exprimé le 28 avril 2022 devant la Commission « Envi » du Parlement européen. Son intervention ou une partie de celle-ci est visible sur Twitter.

(Source)

Euractiv a retenu en titre de son article : « L’alarmisme en matière de sécurité alimentaire est « malhonnête et irresponsable » ».

Sur la stratégie « de la ferme à la table », M. Frans Timmermans est parti d’un formidable homme de paille :

« […] Ceux qui n’ont pas aimé farm to fork dès le départ ont utilisé la guerre en Ukraine comme prétexte pour revenir à leurs positions antérieures et tenter de faire échouer farm to fork. Je vais être très direct maintenant, mais je dois dire – au moins devant cette Commission parce que je compte sur cette Commission pour être mon allié pour essayer et garder farm to fork sur les rails – parce que… C’est tout de même quelque chose que certaines personnes prétendent qu’il y a un risque de pénurie alimentaire dans l’UE, ce qui n’est pas le cas. »

Diogène, avec sa lanterne, cherche les « certains »…

Il n’y a certes pas de pénurie alimentaire en Europe, mais des tensions sur certains produits – notamment l’huile de tournesol – qui se traduisent par des achats de précaution, des restrictions sur les quantités, des rayons vides dans les supermarchés et des substitutions de produits chez les industriels.

Frans Timmermans pousse très loin son argument :

Il y a un problème, bien sûr, à cause de l’Ukraine et de la Russie, avec les marchés internationaux de blé, de maïs, etc. OUI ! Un problème grave ! Mais effrayer les gens et leur faire croire que nous pourrions ne pas avoir de quoi manger sur nos tables en Europe est irresponsable et, franchement, et si incroyablement… euh ! Euh ! Comment puis-je dire… malhonnête. 

Son analyse de la situation internationale est aussi décoiffante ; elle est à mettre en balance avec la crainte d’un « ouragan de famines » exprimée par le Secrétaire Général des Nations Unies Antonio Guterres. Il n’y aurait pas, selon M. Frans Timmermans, de problème de disponibilité des aliments, mais « un problème de logistique et de finances » ; c’est peut-être vrai à très court terme, mais c’est faire preuve d’une singulière myopie.

Cela lui permettait évidemment d’éluder l’objection principale aux stratégies foncièrement décroissantes. Bref :

« Si nous ne comprenons pas que la stratégie de la ferme à la table est une tentative de sauver l’agriculture, et non de la pénaliser, à la lumière des effets désastreux de la perte de biodiversité et du changement climatique sur la production alimentaire à l’échelle mondiale, nous sommes vraiment dans la mauvaise direction. »

C’est à lire avec cet autre propos qui se voulait fort mais constitue en fait un autogoal :

Nos citoyens sont déjà terriblement inquiets à propos de tant de choses. N’ajoutons pas à leurs angoisses de faux problèmes destinés à conserver une position dans certains secteurs économiques.

Certes, fixer un objectif de 25 % d’agriculture biologique n’est pas destiné à « conserver », mais à « constituer »… Et sur quoi repose en grande partie la stratégie ? De terribles inquiétudes, savamment orchestrées et instrumentalisées…

  1. Frans Timmermans a revisité le sujet avec un fil Twitter le 29 avril 2022. Le mille-feuille argumentatif se fonde par exemple sur un tableau qui annonce une autosuffisance globale prévisionnelle de 116,1 % pour l’année 2022-2023 en matière de céréales ; c’est oublier que les stratégies de la Commission auraient précisément pour effet de gommer le surplus et de nous mettre en situation d’insécurité, toutes autres choses étant égales par ailleurs. Il s’est aussi bien gardé de citer le chiffres pour les oléagineux : 63,5 % pour la même année.

Voici un des éléments de ce fil, précédé par un commentaire du commissaire en charge de l’agriculture, Janusz Wojciechowski.

(Source du premier)

Le commissaire Janusz Wojciechowski répond avec élégance et pertinence

Par un fil Twitter du 2 mai 2022, le commissaire Janusz Wojciechowski a reconnu en introduction qu’il n’y a pas, actuellement, de problème d’approvisionnement alimentaire. Après avoir énuméré des facteurs d’incertitude évidents, il a conclu :

« Ainsi, bien que nous ne soyons pas actuellement confrontés à une menace pour la sécurité alimentaire dans l’Union européenne, nous ne pouvons pas prédire comment les choses vont évoluer au cours de l’année ou dans un avenir proche.

Il est tout simplement prudent que nous soutenions nos agriculteurs pour qu’ils produisent davantage de nourriture tant qu’ils le peuvent. »

 

(Source)

Mme Christiane Lambert, présidente du COPA-COGECA (et de la FNSEA), réagit avec vigueur

Il y a un communiqué de presse du COPA-COGECA du 30 avril 2022, « L’UE et la sécurité alimentaire mondiale : ni dramatiser, ni minimiser ! » :

« Plus que jamais, l’UE doit soutenir ses agriculteurs et maintenir un dialogue constructif avec eux. Les déclarations inopportunes du Vice-président exécutif, Frans Timmermans, basées sur des fake news provenant directement des réseaux sociaux, ont été très mal reçues par l’ensemble de la communauté agricole présente à Bruxelles. Nous invitons les rédacteurs et journalistes intéressés à prendre un moment pour lire nos communications sur ce sujet. 

Christiane Lambert, Présidente du Copa, a déclaré :

« Notre position est claire : ni dramatiser, ni minimiser la situation ! Les déclarations du Vice-président Frans Timmermans sont problématiques à deux égards : le Copa-Cogeca n’oppose pas agriculture et environnement, les agriculteurs sauront produire mieux et durablement. Les chaînes alimentaires vont se rompre dans les pays les plus dépendants dans le monde entier, et l’Europe ne peut pas être égoïste et repliée sur elle-même dans ce contexte. Les valeurs d’humanisme et de solidarité sont l’ADN de la construction européenne depuis le Traité de Rome, qui visait la paix et la stabilité par le développement et le commerce. 65 ans plus tard, l’histoire se répète. Les agriculteurs européens devront à nouveau relever le défi historique. » »

 

(Source)

Cela a été plus percutant en conférence de presse :

« Je n’accepte pas ces accusations de malhonnêteté intellectuelle. Et je l’accuse d’être inhumain, d’être égoïste, de ne s’occuper que des Européens et pas des citoyens du monde… »

 

(Source)

La chaude ambiance du Berlaymont…

Les divergences de vues sont en principe inévitables et foncièrement saines.

Ici, toutefois, elles portent sur un sujet qui relève, d’une part, de l’urgence publique compte tenu de la guerre en Ukraine et des ses conséquences réelles et potentielles et, d’autre part, du refus de considérer le désastre annoncé et, jusqu’à il y a peu, assumé de la stratégie de la ferme à la table.

Contrairement à celles qui ont agité la Commission par le passé, elles sont aussi portées sur la place publique, avec notamment un appel à une fraction du Parlement européen à constituer une alliance pour, en fait, combattre d’autres composantes de la société européenne et avec des accusations de malhonnêteté et d’irresponsabilité portées contre tout un secteur économique.

Cette Commission est malade et dangereuse pour l’avenir de l’Union européenne.

 

Voir les commentaires (9)

Laisser un commentaire

Créer un compte Tous les commentaires (9)
  • Avatar
    jacques lemiere
    9 mai 2022 at 6 h 53 min

    quels sont supposés être les effets, en termes quantitatifs des diminutions des pesticides de synthèse et des engrais sur la santé directs, et indirects? puis sur l’environnement..

    ou comment va on mesurer que on a quelque chose , pour ce pognon…

    comme d’hab, le succès c’est d’appliquer une politique, pas ses résultats éventuels…

    j’entendais un jour un maire déclarer que de passer à la cantine bio allait diminuer le nombre de cancers…cancers qui parmi ses élèves se montaient à zéro, dans le meilleur des cas on peut imaginer diminuer le risque de cancers liés au fait que le menu est non bio.. ce qui est une hypothèse pas un fait!!!

    soyons clairs, si les gens font ce genre de choix avec leur argent, pas de problème…si vous obligez les autres à le faire… c’est une autre affaire..

    les verts veulent appliquer des politiques pour des objectifs non mesurables, mais un cout réel…

  • L’Europe de Bruxelles a déraillé pour devenir un monstre totalitaire incontrôlable,
    aux mains de lobbies et d’idéologues
    Les Anglais, comme d’habitude, ont compris avant les autres
    Notre avenir: allez voir en Grèce ce qui nous attend

  • ben et alors?
    vous n’avez pas vu qu’il y a une pandémie d’obésité qui rode?
    elle arrive tout à fait à propos, la covid ne fait plus vraiment peur à Mme Michu, qui est triplement vaccinée, et qui rechigne aux doses suivantes(la France va jeter 2.5 millions de doses)
    et pour l’obésité, pas de vaccin(jusqu’ici, pas dit que Pfizzer n’étudie la question, sur les conseils de Mc Insey?)
    et donc l’rame fatale pour cette pandémie, ce sont les frigos vides,ça tombe bien, gouverner c’est prévoir, on est parés
    Tout est dans le CO2, pas un aspect de nos vies n’y échappe, et donc ,on va continuer dans les politiques les plus absurdes, les plus dommageables, les plus idiotes, les plus ruineuses, ce dogme ne saurait être remis en question, ni même questionné
    me demande combien de temps on pourra encore se faire soigner
    https://wattsupwiththat.com/2022/05/07/cancer-surgery-causes-climate-change/
    et pendant ce temps, Xi met en service des centrales charbon qui effacent nos « gains » CO2 en une semaine, en finance dans le monde entier, Vlad peaufine son bilan carbone en Ukraine, et Total continue à nous vendre à prix d’or le gaz ,pendant inévitable des « intermittents »
    On se répète depuis 20 ans, je ne suis même pas sur que le désastre annoncé y changera quoi que ce soit, les gens matraqués depuis l’école de propagande bien pensante ne peuvent se libérer de leur dépendace aux nouveaux gourous par des arguments rationnels

  • Sur le papier, tout cela est bien joli, mais en admettant que les producteurs puissent fournir, il leur faudrait en outre organiser le réseau de distribution « local » ce qui amènerait inéluctablement à revenir à la situation antérieure: stocks, dépôts, approvisionnements des points de vente…
    J’ai la chance d’habiter à la campagne, et je dois reconnaitre que dans ce cas particulier, la formule « de la ferme à la fourchette » fonctionne relativement bien, si l’on veut se plier à certaines contraintes: se déplacer fréquemment chez les producteurs, savoir que vous n’aurez pas de cerises en janvier, la nature ayant son propre rythme, qui ne correspond pas forcément à celui de vos envies…pour la viande, il faut bien connaitre les éleveurs pour être capable de sélectionner les meilleurs…et vous serez toujours tributaires de la grande distribution (PQ, produits d’entretien, vêtements…)

    • « vous serez toujours tributaires de la grande distribution (PQ, produits d’entretien, vêtements…) »
      Le sujet étant l’agriculture, restons en aux préoccupations agricoles! Consommer local OK, pour les ruraux qui ne sont pas trop éloignés de producteurs diversifiés offrant fruits et légumes de saison. Le problème sera juste la multiplication des déplacements vers ces différents producteurs qui ne supprimeront pas certains déplacements vers la grande distribution de la ville voisine, pas très écologique tout ça!

      • vous voyez, cela rejoint tout à fait la conclusion de mon commentaire
        on a déjà discuté, démontré, l’absurdité du localisme, mais rien n’y fait
        que quelqu’un décide de se l’appliquer, pourquoi pas, il peut aussi aller à Lassa à genoux, franchement si c’est son « trip », mais vouloir me le vendre comme une vertu, non merci
        j’habite moi aussi à la campagne, et mon producteur local, c’est grand frais, on y trouve de tout en abondance,et à des prix corrects, par exemple de belles soles de la mer du Nord,à 4.5 euros, des vraies crevettes grises introuvables dans le coin,du vrai parmesan, etc etc..
        et j’achète mes oeufs ,chez la voisine
        à noter que le localisme est la conséquence de la lutte CO2, comme tout, alors qu’il n’existe aucune preuve incontestable que cela soit un problème, mais j’attends que le grand Cyril se prononce sur la question, pour le pape c’est fait

  • Ils ont vraiment rien à faire pour s’occuper d’agicullture, qu’ils laissent ça aux agriculteurs. Faut dire que pour le reste ils n’ont pas un mot à dire, ces gens n’ont aucune utilité, ils s’amusent à nos dépens… Ou sous pression de quelques cartels… Pénurie egalant toujours augmentation des prix et des bénéfices. L’ue est vraiment corrompue!

  • « Ne mangeons qu’un repas par jour », dixit Kim Jung Il.

  • Si on ne trouve plus de moutarde, c’est un nouveau règlement aussi, juste pour éviter qu’elle ne monte au nez des administrés…

  • Les commentaires sont fermés.

Promouvoir la liberté n’est pas gratuit

Mais cela peut aider à réduire vos impôts de 66%

Faites un don dès maintenant

Faire un don

J'ai trop souvent prévenu que la richesse et la prospérité de l'Occident pouvaient disparaître en un clin d'œil à cause de politiques irrationnelles. L'Europe a pillé les dividendes de la paix de l'après-guerre froide, emprunté à la génération suivante et est maintenant confrontée à un hiver long et froid, sans autre choix que la misère. Tout cela en se pliant à une idéologie verte qu'elle ne peut plus se permettre économiquement et qu'elle semble incapable d'abandonner politiquement.

Après un départ émotionnellement brutal de ma carri... Poursuivre la lecture

Les négociateurs du Parlement européen et des États membres de l'UE (Union européenne) sont récemment parvenus à un accord sur de nouvelles règles européennes visant à lutter contre ce que l'on appelle le "blanchiment écologique", par lequel des entreprises se présentent comme plus respectueuses de l'environnement qu'elles ne le sont réellement. Les nouvelles règles imposent une série de nouvelles exigences en matière de rapports - d'abord aux grandes entreprises, puis également aux PME - dans le but de "mieux informer" les citoyens de "l'imp... Poursuivre la lecture

Depuis juin dernier, les Pays-Bas sont le théâtre de blocages et manifestations. Agriculteurs et éleveurs s’opposent à un plan de réduction drastique des rejets d'azote, annoncé par le gouvernement. Pour atteindre l’objectif ambitieux de réduction des émissions - 70 % d’ici 2030 -, ce dernier prévoit de réduire l’utilisation des pesticides, ainsi que le nombre de têtes de bétail.

En effet, l’élevage contribue aux émissions d’azote par le biais de l’engrais, des effluents d’élevage ou encore des déjections animales. Selon le gouvernemen... Poursuivre la lecture

Voir plus d'articles