Le pitoyable féminisme des candidats à la présidentielle

Les candidats à la présidentielle ne savent que surenchérir de promesses frivoles et inutiles à l’électorat féminin ou inventer une « lutte des genres » nuisible à l’emploi.

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Le pitoyable féminisme des candidats à la présidentielle

Publié le 23 mars 2022
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Les candidats aux élections présidentielles tentent de caresser l’électorat féminin dans le sens du poil et agitent leurs promesses de pacotille.

Pour Emmanuel Macron : droit à la garde d’enfants et lutte contre l’endométriose.

Pour Marine Le Pen : allocation aux mères isolées et égalité salariale.

Pour Éric Zemmour : augmentation de la pension de réversion des veuves et libre répartition du congé parental.

Pour Valérie Pécresse, retenez votre souffle : mêmes promesses que Zemmour + congés pour règles douloureuses + reconnaissance de l’endométriose (pour aller sur les plates-bandes d’Emmanuel Macron) + baisse de la taxation des produits d’hygiène féminine + amendes pour les parents des filles de moins de quinze ans voilées (ni Éric Zemmour ni Marine Le Pen n’y avait pensé ) + tribunal spécialisé dans les violences conjugales + des plans de rattrapage en entreprise pour l’égalité salariale homme-femme.

Pour Jean-Luc Mélenchon : commission de contrôle sur l’égalité salariale homme-femme en entreprises et augmentation des sanctions pénales pour les entreprises non alignées.

Si ce subit intérêt de nos politiciens pour l’endométriose vous intrigue, sachez que selon le ministère des Solidarités et de la Santé, il s’agit d’une « maladie gynécologique chronique de la femme en âge de procréer qui se caractérise par le développement d’une muqueuse utérine (l’endomètre) en dehors de l’utérus, colonisant d’autres organes avoisinants ». Ce même ministère indique d’ailleurs qu’il existe depuis mars 2021 une « stratégie nationale de lutte contre l’endométriose » que de zélés conseillers devraient porter à la connaissance d’Emmanuel Macron et de Valérie Pécresse, ce qui leur éviterait du verbiage inutile.

Selon le rapport dédié à l’égalité homme-femme du Forum économique mondial (classement 2021), la France est assez bien classée, soit 16ème sur 156 pays. Ce serait  plutôt le manque de représentantes politiques et d’élues qui font baisser son rang plutôt que des disparités concernant l’éducation, la santé, la justice ou encore les salaires.

 

De l’égalité salariale à la lutte des genres

L’égalité salariale est un volet de la nouvelle idéologie de la discrimination « forme de lutte des classes, qui divise le monde entre exploités et exploiteurs » comme l’analyse Damien Theillier qui précise :

« La démocratie est devenue une arène démagogique dans laquelle des groupes organisés s’emparent de la machine législative pour imposer leurs choix aux autres et justifier la coercition envers les récalcitrants. Cette logique d’interventionnisme étatique conduit à l’accroissement indéfini de l’État et mine graduellement toutes les libertés individuelles. »

Sans surprise, l’Union européenne, soucieuse d’accroître son pouvoir s’est récemment saisie de ce dossier prometteur nous apprend l’IREF.

Les entreprises de l’UE comptant au moins 50 employés doivent ainsi divulguer des informations permettant de comparer plus facilement les salaires et de révéler tout écart de rémunération entre les genres. Si celui-ci est supérieur à 2,5 %, les États membres seront tenus de garantir que leurs entreprises – en coopération avec les représentants de leurs travailleurs – procèdent à une évaluation conjointe des rémunérations et élaborent un plan d’action pour l’égalité des genres.

Ce dont Mélenchon rêve, l’UE le fait. En France, le ministère du Travail, de l’emploi et de l’insertion n’a pas hésité à en remettre une couche punitive :

« En cas de non publication de ses résultats de manière visible et lisible, de non mise en œuvre de mesures correctives ou d’inefficience de celles-ci, l’entreprise s’expose à une pénalité financière jusqu’à 1 % de sa masse salariale annuelle ».

Comme je l’expose dans le collectif Nous ne sommes pas le sexe faible, nous nous confrontons dans ce domaine à des lois sexistes contraignantes non seulement inutiles mais nuisibles. La discrimination salariale est quasi-inexistante en France à emploi, entreprise et présentéisme identiques selon une étude de The Economist datant de 2016. En France, la différence n’est que de 2,7 %, inférieure au seuil fatidique de l’UE. Cela justifie-t-il une usine à gaz réglementaire et chronophage pour les employeurs ?

Même la discrimination sexuelle à l’embauche a disparu selon l’aveu de la Dares en 2021. Ceci indique que les contraintes de parité dans le travail imposées aux employeurs sont inutiles.

Certes parfois, la parité pourrait être utile. Par exemple, les différences biologiques liées au sexe sont importantes pour la médecine différenciée comme je l’explique dans Nous ne sommes pas le sexe faible. Par ailleurs, la parité dans les essais cliniques pour les pathologies qui atteignent les deux sexes n’est pas imposée. Par facilité, la population masculine plus homogène (moins de variations hormonales, pas de cycles menstruels) est prépondérante ce qui conduit à occulter des effets secondaires chez les femmes.

Comme d’habitude, nos politiciens étatistes se complaisent dans des combats d’arrière-garde ou de niche, omettant l’essentiel : la réduction de l’interventionnisme, du constructionnisme, de la réglementation.

 

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  • La parité dans les essais cliniques ? Waouh, quel combat !

    -2
    • J’espère que l’état va imposer une parité sur les essais cliniques liés à un sexe en particulier… Bah oui, avec les trans c’est possible désormais ! 😀

  • Les commentaires sont fermés.

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