Une Europe « inclusive et ferme ta gueule »

La crise ukrainienne montre que l’Europe est inclusive, bienveillante et démocratique, et si vous ne le pensez pas, vous serrez tendrement broyé.

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European Flag by Rock Cohen (CC BY 2.0)

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Une Europe « inclusive et ferme ta gueule »

Publié le 9 mars 2022
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Et subitement, la situation devient pénible, notamment pour certains progressistes enragés qui doivent vivre avec leurs contradictions de plus en plus évidentes entre ce qu’ils prônent (surtout pour les autres) et ce qu’ils pratiquent (éventuellement avec l’usage de la force). La coterie de nos dirigeants européens actuels illustre fort bien cette tendance.

Ainsi, de clips en campagnes de marketing aux couleurs acidulées, de points presse en communiqués policés, tout ce que compte l’Europe d’importants personnages nous a assuré de l’inclusivité, de l’ouverture d’esprit et de la grandeur d’âme de la construction européenne et de ses institutions. On nous a seriné que l’Europe, c’est la paix et dans le même souffle, qu’elle entendait porter haut ses valeurs de démocratie, de liberté et d’égalité des citoyens.

Avec l’arrivée du dernier petit virus à la mode il y a deux ans, on a cependant pu remarquer quelques lézardes dans la belle assurance de l’Europe et dans le concert des États membres qui l’animent. Bousculade lors de l’achat de certains approvisionnements médicaux, certains n’hésitant pas à aller sur les tarmacs, au pied des avions des autres, pour négocier le rachat à prix d’or de masques ou de telle ou telle indispensable fourniture, démonstrant ainsi que la puissance politique agit avec fermeté et détermination.

Les commandes de milliards de doses de petites injections miracles ne furent pas non plus spécialement représentatives d’un processus aussi démocratique que transparent. On attend encore des éclaircissements sur les échanges de SMS entre la présidente de la Commission et le PDG de Pfizer, par exemple.

De la même façon, l’introduction d’un passeport vaccinal dans différents pays d’Europe aurait dû déclencher au moins un scandale au Parlement, devant l’abandon des principes d’égalité des citoyens et de proportionnalité dans les démarches politiques entreprises, tout comme les confinements ou les couvre-feux. Il n’en fut rien, montrant à tous que les institutions européennes étaient autant de vent inutile que les institutions nationales, reléguées à un pure rôle subalterne et piteux de Chambres d’enregistrement.

Début janvier, ces valeurs européennes avaient déjà pris leur comptant de gifles et de crocs-en-jambe. Avec la crise ukrainienne, l’agression des principes de base de tout ce qui fait la civilisation européenne se fait maintenant à l’arme blanche aiguisée à coup de tweets : en l’espace de quelques jours, le citoyen européen lucide assiste, médusé, à l’abandon des principes fondateurs et de l’idéologie européenne.

Voilà qu’après avoir fait VRP pour labos pharmaceutiques, Ursula von der Leyen s’occupe de trafic d’armes : dans ce qui est présenté comme historique (consternant aurait été mieux choisi), la présidente de la Commission et le chef de la diplomatie, Josep Borrell, ont lancé pour 450 millions d’euros d’achat d’armes à destination de l’Ukraine, en utilisant avec un cynisme froid la ligne budgétaire « Facilité européenne pour la paix ».

Si vis pacem para bellum, je présume et ça tombe bien, la guerre est déjà là : on gagne un temps fou !

On peine à voir quel mandat confère ainsi à Borrell et von der Leyen le droit de se lancer dans une telle manœuvre et dans quelle mesure tout ceci ne va pas aggraver le conflit.

La stupidité de ce genre d’annonces qui bafouent à peu près tout ce qu’il convenait jadis d’appeler les principes fondateurs de l’Union européenne, rivalise en fait avec l’incroyable Niagara d’imbécilités qui se sont accumulées ces derniers jours pour bien faire comprendre à tous et à chacun que la guerre devait être totale contre la Russie, son peuple et chacun de ses habitants.

Ce n’est pas une exagération : outre les déclarations parfaitement consternantes d’un Bruno Le Maire, ministre indigne d’une économie française en complète déroute, dans lesquelles il parle justement de guerre totale (l’inculture du bonhomme permettra d’imaginer qu’il n’a pas la référence à Goebbels), on découvre la multiplication, en France comme ailleurs, du bannissement de tout ce qui ressemble vaguement à du Russe : sportifs et artistes sont exclus plus vite qu’on ne peut prononcer leur nom, des commerçants (d’origine ukrainienne !) de spécialités russes sont menacés par voie épistolaire, on tente d’éliminer Dostoïevski d’une université italienne, on envisage de ne pas effectuer le retour de la collection Morozov, on confisque sans procès les avoirs de Russes ne résidant plus en Russie, ce qui donne une excellente idée de ce qui se passera pour les dissidents français, dans quelques mois ou quelques années, et pire que tout, on bannit les chats russes de compétitions internationales félines !

Le pompon a été atteint alors que ceux qui se gargarisent de « liberté d’expression » se sont empressés de demander l’interdiction de Russia Today et de Sputnik, deux chaînes de télévision russes opérant sur le territoire européen : le Conseil de l’Union est parvenu à les faire interdire en leur imposant l’abandon de tout contrat avec la Russie (d’où provient une grande partie de leurs financements).

Beaucoup trop se sont réjouis de ce qui n’est qu’une nouvelle démonstration de l’effondrement complet de toutes les valeurs qui fondèrent l’Union. Ce sont les mêmes qui souhaiteraient faire taire ceux qui n’ont pas la même opinion qu’eux, qui osent distribuer d’autres vérités ou d’autres points de vue…

La tendance lourde, évidente, funeste qui se dessine en Europe est réellement impossible à ignorer : à mesure que ses institutions s’affaiblissent parce que ses valeurs morales se dissolvent dans la pensée unique et la censure, cette faiblesse se traduit en violence de plus en plus forte envers ceux qu’elles peuvent abuser. Et alors que ces abus se multiplient sous les applaudissements des crétins qui ne voient pas les chaînes qu’on leur passe au cou, se mettent en place tous les ingrédients d’une sorte de « supra-nationalisme » européen sur fond de censure médiatique, de restrictions économiques carabinées, de chasse aux sorcières frétillantes d’imbécilité…

Certains, les mêmes qui étaient (soi-disant) pro-science et tremblaient de peur derrière leurs trois doses et leur double masque FFP2, sont maintenant les premiers à inciter les autres à partir défourailler en Ukraine, ou souhaitent très officiellement que les Allemands rebâtissent une armée solide, traversent la Pologne pour aller, au besoin, combattre les Russes. Hardis crétins.

La raison semble avoir, une fois de plus, abandonné les foules. Une fois encore, ceux qui tentent de réfléchir et de ne pas trop faire dans l’inclusif à la mode européenne sont rapidement ostracisés et conspués comme, il y a quelques mois, ceux qui tentaient de pointer du doigt les dérives graves qu’entraînaient confinements, obligations et autres vexations mises en place pour faire plaisir à ces foules volontairement apeurées.

Tout ceci est la démonstration effrayante que les politiciens ne gouvernent plus la réalité, mais des narratifs. Ce ne sont plus des dirigeants mais de simples communicants qui n’ont d’ailleurs pas besoin de convaincre une majorité et peuvent se contenter d’hypnotiser une minorité active, qui vote niaisement, de décourager et ostraciser un nombre important d’électeurs, de présenter un Plan Com’ les valorisant comme seuls remèdes à ces crises qu’ils créent de toutes pièces.

Heureusement que nous sommes encore en démocratie, hein !


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  • A Toulouse nous avions l’un des meilleurs chefs d’orchestre au monde, Tugan Sokhiev, à la fois directeur de l’orchestre national du capitole et officiant au Bolchoi. Je vous invite à lire sa lettre de démission, dont voici un extrait :
    « On me demande de choisir une tradition culturelle plutôt qu’une autre.
    On me demande de choisir un artiste plutôt que l’autre.
    On me demande de choisir un chanteur plutôt que l’autre.
    On me demandera bientôt de choisir entre Tchaïkovski, Stravinsky, Chostakovich et Beethoven, Brahms, Debussy. Ça se passe déjà en Pologne, pays européen, où la musique russe est interdite.
    Je ne peux pas m’empêcher de voir comment mes collègues, artistes, comédiens, chanteurs, danseurs, réalisateurs sont menacés, traités irrespectueusement et victimes de la soi-disant «cancel culture». En tant que musiciens, nous avons une chance et une mission extraordinaires de garder la race humaine gentille et respectueuse les uns envers les autres en jouant et en interprétant ces grands composi Nous, musiciens, sommes là pour rappeler à travers la musique de Chostakovich les horreurs de la guerre. Nous les musiciens sommes les ambassadeurs de la paix. Au lieu de nous utiliser et notre musique pour unir les nations et les gens, nous sommes divisés et ostracisés. »

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    • Merci, Sebastien P pour nous avoir permis de lire la terrible lettre de démission de Tugan Sokhiev. C’est à pleurer de désespoir.

  • On notera surtout le bel empressement des dirigeants zeuropéens et de leurs fonctionnaires et bidules constitutionnels à se coucher devant les oukases du Saint Empire. Parce que, bon sang, ce n’est pas parce que Ursula dit quelque chose que cela a force de loi en France ou Italie!
    Comment ne pas en déduire qu’ils ont tous les mêmes patrons absolument pas élus?

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  • tristesse partagée avec vous. On manque de l’Europe qu’il aurait fallu construire, et l’on se retrouve avec un conglomérat qui n’a pas voulu se situer, ni se structurer démocratiquement sur l’échiquier multi-latéral, bien que beaucoup fassent comme si, elle avait réellement existé. Cet organisme invertébré et sans tête, ne comprend pas que les guerres sont ce qu’il faut éviter à tout prix. Ce sont toujours les artistes qui prennent en premier dans les guerres.

  • Le pire, c’est que les personnes il y a quelques années qui souhaitaient se rendre plus indépendant au niveau agriculture, énergétique ou militairement, étaient traité de protectionnistes ou fachos… 🙂

  • Merci comme toujours pour votre regard acéré et cinglant sur les « idiocraties » du monde, européen en l’occurrence. A qui profite cette guerre, sujet peu abordé. Pas à l’Europe il me semble, cette chose hors sol, qui n’a pas réussi à se donner une figure…Peut-être à la Chine puissance terriblement ascendante, Peut-être aux Etats-Unis sur le déclin? En tant que chat-Chien (je tiens de deux), je constate que les humains se donnent en spectacle, pour manquer de fourrage ou en bloquer l’approvisionnement. Je ne suis pas pro Poutine, mais je ne confonds jamais les dirigeants avec leurs peuples. Pendant que les va-t-en guerre médiatiques s’acharnent, les peuples ici , comme en Russie, régleront les ardoises. Quelle tuile ! Grâce à Dieu, nous avons Kouchner et BHL. L’heure est grave, en effet.

  • Avatar
    jacques lemiere
    9 mars 2022 at 13 h 16 min

    et macron plaide pour une information « publique » forte pour contrer la désinformation..et les médias en perte d’auditoire et d’argent.. ne mouftent pas..

    • Hé oui. La « Vérité » (Правда pour ceux qui ont la mémoire un peu plus longue que leurs bons sentiments) c’était bien. Les chefs parlent, le peuple écoute… et il croit !
      Macron, en bon disciple de Vladimir Ilitch Oulianov, voudrait lui aussi, à son tour, faire souffrir la Russie pour installer l’ordre nouveau. Et il a donc besoin d’un organe de communication à la hauteur, ou en situation de monopole…

  • Depuis 2007, la médiocrité de nos dirigeants est gravissime.
    Hollande se permet de demander qu’on arrête d’importer du gaz russe, alors qu’il a fait interdire la prospection de gaz de schiste sur note sol et qu’il a initié la fermeture de Fessenheim !
    L’Europe prend des sanctions contre la Russie, au gré des émotions, sans même en évaluer les conséquences.
    Depuis des années, nous favorisons l’agriculture bio au détriment de l’agrochimie, seule capable de nous nourrir.
    La plupart des médias traitent de la guerre en Ukraine comme ils ont traités le Covid, les généraux ont remplacés les professeurs de l’APHP qui doivent être en pleine dépression.
    Si on en croit les sondages, Macron pourrait même être reconduit à l’Elysée dès le 1er tour.
    Après nous avoir abondamment menti, insultés, retiré la citoyenneté à des millions de Français, 1/3 d’entre nous sont prêts à voter pour lui.
    Comment peut-on être aussi cons ?

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    • Et encore je vous trouve en-dessous de la vérité.

    • Je vous trouve bien naïf.
      Ils n’ignorent pas une seconde les conséquences de leurs décisions… Ils les souhaitent. Ils veulent un peuple réduit à la misère, vivant à l’âge de pierre et pensant que leurs dirigeants sont des Dieux, contrôlant le climat, les épidémies, et le monde extérieur, par la puissance de leur « magie » incontestable.
      Déjà un nombre conséquent de gens y croient (d’où les réaction d’intransigeance, d’extrémisme religieux notées dans le présent article)… Les autres ? Voués aux enfers (sociaux pour l’instant, économique bientôt, la vraie géhenne peu après).

      Pour paraphraser Einstein, « tout est relatif, tout est fini… Sauf l’hubris des politiciens ».

  • Tout à fait d’accord avec vous.
    Nos dirigeants se sont assis sur les libertés et la démocratie pour sauver des vies.
    Maintenant, il faut mourir pour sauver les libertés et la démocratie (ce qui s’entend à mon sens pris isolément), tout en prenant des mesures liberticides.
    Il faut être bien accroché pour suivre l’enchainement.

    • « Nos dirigeants se sont assis sur les libertés et la démocratie pour sauver des vies. »
      Sous prétexte allégué de sauver des vies.

    • En effet, après avoir justifier la fin de la démocratie et des droits individuels dans l’espoir de sauver « même une vie unique », il faut désormais comprendre que sacrifier des vies (loin d’être uniques) est une bonne chose pour défendre la démocratie et les droits… pas vraiment individuels, plutôt des États « amis ».

      Mais tout fait sens si vous regardez de près les âges concernés : pour le COVID on a sacrifié aussi… les jeunes et leur avenir, pour sauver les vieux. Pour l’Ukraine, on envisage de saccager le futur, encore, et peut-être d’envoyer les jeunes crever dans les boues de l’Est. Cette fois il faut sauver la moraline des vieux.

      Comment ne pas réaliser que l’UE est une gérontocratie en guerre active contre les moins de 50 ans, avec Macron, LE jeune du club, en faux nez un peu trop visible (il y a Brigitte, après tout).

  • La politique étrangère US peut nos sembler injuste, violente, stupide, naséabonde. Mais au moins elle est cohérente et peut s’appuyer sur un sentiment national. La politique étrangère européenne hésite entre le néant et le grand-guignol.

    Le plus grave est comment elle déteint sur les politiques nationales : notre grand « partenaire économique » et fournisseur d’hydrocarbures écolo-politiquement-correct est devenu notre ennemi économique juré. Et on crie « tous à Moscou » en pantalon garance pour ficher la trouille à Poupou et convaincre les russes que le nationalisme c’est caca ! Bizarre, vous avez dit bizarre ?

    CEE-F : Cette Europe Est Foutue.

  • C’est toujours « 1984 » qui continue et qui s’accentue…L’Histoire est réécrite en fonction des circonstances et de ce qui arrange. Il y a bien un eurasia mais sans la Russie.

    Les journalistes et les francais ont la mémoire sélective. Le matraquage médiatique fonctionne bien. C est comme s il n’y avait pas de pluralisme.

    Il est heureux que l’histoire existe encore dans les programmes du lycée.

  • L’Europe, tu l’aimes ou tu la quittes.
    Quoi, comment ça ? On me dit dans l’oreillette que je paraphraserais un grand président de petite taille se promenant avec un bracelet électronique. Pfff. Sornettes, balivernes et billevesées.

  • Vous avez raison, c’est à la fois effrayant et désespérant de constater l’incurie de nos dirigeants et leur suivisme.

  • Superbe! Quel talent! Si H16 n’existait pas, il faudrait l’inventer. Mais en avons-nous les capacités?

  • Ce qui est le plus effrayant dans cette affaire c’est que l’UE a été fondée pour prévenir la guerre et assurer la paix en Europe… On m’a du moins raconté ça pendant toute ma jeunesse.

    Et puis l’UE (avec d’autres) a pris sur elle de se mêler d’une guerre civile qui ne la regardait pas dans les Balkans. Puis maintenant (dans une position exactement inverse à celle qu’elle a eu à l’époque, bombarder Kiev pour les russes aujourd’hui est le pendant exact de bombarder Belgrade pour les européens il y a quelques années), non seulement elle ne fait rien pour la paix mais elle met de l’huile sur le feu Ukraino-Russe, pousse à la guerre, veut la guerre…

    Il est temps de partir de ce nauséabond assemblage bureaucratique qui se permet, caché derrière quelques oripeaux de démocratie, de décider sans et contre les peuples, et d’aller à la guerre quand il devait garantir la paix !

  • Les commentaires sont fermés.

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