Covid-19 : l’Union européenne au bord de la catastrophe

Que se passe-t-il si un État peut faire porter une partie des coûts du confinement sur les autres avec de la dette supplémentaire ou des aides ? Le confinement peut durer longtemps.

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Europa by Leena Saarinen(CC BY-NC 2.0)

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Covid-19 : l’Union européenne au bord de la catastrophe

Publié le 2 mai 2020
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Par Philip Bagus.
Un article du Mises Institute

La zone Euro est une gigantesque machine à redistribuer de la monnaie. Plusieurs États indépendants peuvent financer leurs dépenses par des déficits monétisés directement ou indirectement par une seule planche à billets.

Plus précisément, la Banque centrale européenne (BCE) peut acheter des obligations d’États directement sur le marché ou bien les accepter en garantie dans ses opérations de prêts, ce qui a pour effet d’augmenter la masse monétaire.

Avec cette monétisation, un État peut partiellement externaliser les coûts de son déficit au détriment des citoyens des autres pays de la zone Euro sous la forme d’un affaiblissement du pouvoir d’achat de l’euro.

Cette configuration ressemble à une tragédie des biens communs. La ressource possédée en commun est le pouvoir d’achat de l’euro qui est exploité par plusieurs utilisateurs. Ces derniers sont les administrations de la zone Euro. Ils émettent de la dette, ce qui augmente la création monétaire. En faisant des déficits comparativement plus importants que leurs pairs, les États de la zone Euro peuvent tenter de vivre aux dépens des étrangers.

Il n’est pas surprenant que la plupart des administrations aient ignoré le nouveau traité institué à l’aube de la crise de la dette européenne pour réduire les dettes et les déficits. Au cours des dernières années, avec une croissance économique modérée et des taux d’intérêt pratiquement à zéro, des États fortement endettés n’ont pas profité de la situation pour réduire leur dette. Ils ont plutôt profité de la hausse de la collecte de l’impôt et des faibles taux d’intérêt pour accélérer les dépenses publiques dans d’autres domaines.

Les États pensent qu’ils peuvent s’en tirer à bon compte. La logique de ce comportement irresponsable est simple : à la prochaine crise ces États se contenteront d’émettre encore plus d’obligations d’État, de les faire acheter par leurs banques et de faire payer les autres sous la forme d’une baisse de pouvoir d’achat de l’euro.

Ces États croient que personne ne mettra fin à la monétisation car stopper ce mécanisme provoquerait un défaut sur la dette souveraine, ce qui causerait des dégâts aux autres États de la zone Euro.

Les banques européennes, et en particulier la BCE, sont gavées d’obligations d’États de la zone Euro. Le défaut d’un État provoquerait des pertes non seulement dans le pays en défaut, mais pour toutes les banques de la zone. Cela conduirait à des faillites en cascade, une immense crise bancaire, une immense crise de dette souveraine et une immense crise économique. La confiance dans l’euro pourrait être sévèrement affectée par le risque d’(hyper-)inflation.

Bien que les États du sud comme l’Italie, la France et l’Espagne, n’aient pas profité de ces dernières années pour réduire leurs déficits, l’Allemagne et d’autres pays du nord comme les Pays-Bas ont réduit leurs dettes, ce qui, ironiquement, augmente le risque que les États du sud aient besoin du soutien financier de l’Allemagne et du nord.

Durant la panique de la pandémie Covid-19 et les confinements qui en ont résulté, l’Italie, l’Espagne et la France ont vigoureusement réclamé la « solidarité » de l’Allemagne, en faisant mine de menacer de quitter l’UE si leurs exigences n’étaient pas satisfaites. Malgré leur incapacité à réduire les dépenses publiques et les déficits dans les périodes fastes, ces pays croient qu’ils ont droit à une aide financière.

Leurs déficits excessifs passés peuvent s’expliquer par la perspective d’une mutualisation européenne des dettes. De fait, plusieurs schémas d’aide financière ont été institués pendant la panique du coronavirus. La BCE a annoncé qu’elle achèterait pour 750 milliards d’euros d’obligations et l’Union européenne a approuvé un volet d’aide financière de 540 milliards.

Malheureusement, l’aléa moral qui est la conséquence de la mise en place de l’euro a non seulement influencé l’excès de dépenses publiques mais encore il influence très probablement la réaction des États à l’épidémie.

Les coûts des confinements et des aides financières apportées aux citoyens et aux entreprises sont énormes. Les États doivent examiner avec prudence la décision qui consiste à imposer un confinement coûteux. Mais que se passe-t-il si un État peut faire porter une partie des coûts du confinement sur les autres avec de la dette supplémentaire ou des aides ?

Si cette possibilité existe, comme c’est le cas dans la zone Euro, il devient plus probable qu’un État décrète le confinement et le poursuive plus longtemps. Au lieu de lever les restrictions aussi vite que possible, les États du sud les prolongent car ils comptent sur une aide financière et un soutien de ceux dont les finances sont en meilleure posture. En ruinant leurs propres économies les États du sud font de fait monter la pression pour la mise en place de circuits de redistribution et au final d’un super-État européen.

Le raisonnement, illustré par le tristement célèbre ex-ministre grec des Finances Yanis Varoufakis est le suivant : si vous ne venez pas à notre secours nous ferons défaut, ce qui conduira à une crise bancaire européenne, de lourdes pertes pour la BCE et une forte récession. Vous feriez mieux de nous aider.

Ainsi, la mise en place de l’euro pourrait être responsable dans certains pays de la zone Euro de confinements suicidaires qui dureront plus longtemps qu’ailleurs avec toutes les conséquences néfastes d’un point de vue social, politique, sanitaire et économique. Et il se peut que cette crise aboutisse à une décision radicale concernant l’avenir de l’euro et ouvre la voie à un super-État européen.

Traduction pour Contrepoints de The Covid-19 Crisis Is Driving the EU to the Brink.

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  • on sait que l’euro va plonger , dans un phénomène d’hyper inflation mondiale,, les pays du nord l’accepteront ils? il n’y a rien de moins sur!
    pour l’instant l’europe a surtout profité a l’Allemagne grâce a l’extension vers les pays de l’est et leur arrimage a la grande europe,
    il faudra observer l’Angleterre , si elle réussit , l’europe va exploser

    • Entièrement d’accord avec vous, l’Allemagne était industriellement prête à l’extension de l’Europe vers l’est , la France non. Il va falloir quand même, qu’un jour notre pays se mette au vrais travail pour sortir la tête de l’eau.
      Pour cela il faut une France ou tout le monde rame dans le même sens et là, avec un état maternisant, des syndicats rétrogrades, et des Français pleurnicheurs ce n’est pas gagné !

      • Il ne suffit pas de se mettre au travail, nous avons une monnaie surévaluée depuis des années.

        • Le pb français ne vient pas de la surévaluation de la monnaie, mais du parapluie que l’euro a créé et qui a servi a se surendetter à moindre coût pour préserver un modèle étatique caduque et abusivement coûteux .

          • sans compter les retraites cotisées en francs et payées en euro,
            pour les fonctionnaires c’est le jackpot

        • La monnaie est surévaluée parce que nous ne sommes pas compétitifs, trop de charges, trop de taxes par rapport aux autres sans compter les 35 heures. Nous avons choisis d’avoir un Etat obèse, des strates administratives nombreuses et coûteuses et nous en payons le prix.

        • Le problème, c’est la rigidité, le manque de souplesse de l’économie et surtout de l’état en France.

  • les dirigeants européens font la manche : six d’entre eux , dont macron , vont lancer leur grande plateforme pour recueillir des fonds , à hauteur de 7,5 milliards d’euros ,pour lutter contre le covid-19 via une grande conférence en ligne d’appel aux dons …( le JDD )

    • @véra-non 7.500 milliards d’euros
      Mais pour faire quoi ? Il faut interviewer le quémandeur Bruno Le Maire, il n’en sait rien, mais comme cela s’est fait dans le passé on fait pareil, c’est dur d’être économiste quand on n’en a pas un échantillon sur soi.
      Mais quant il faudra expliquer que ça n’a pas marché il sera moins pédant

  • L’Angleterre ne peut pas s’en sortir ..Et la crise là bas sera dramatique..D’où je pense un Brexit soft parce que l’ami américain fera défaut dans un premier temps , trop pris par sa propre crise et les élections qui approchent..Après avec un Brexit dur… l’immobilier par chez nous va connaitre un bon extraordinaire pour qui aura de l’argent..Pour être dans une région très prisée par les londoniens ..beaucoup sont repartis chez eux et ne reviendront pas..l’inflation en France va exploser et les retraites britanniques baisser….c’était déjà compliqué pour eux quand nous en discutions cela le deviendra encore plus et à contre coeur ils retourneront au pays..Quant à l’Europe …Je persiste sur le fait qu’elle était gérable à 6 ( traité de Rome) avec des pays environnants ayant un statut différent et un euro différent..là elle ne résistera pas sous sa forme actuelle.. L’Italie va faire défaut et bonjour la débandade..

    • toute l’europe du sud va faire défaut

    • C’est l’Euro qui va dévisser. Quant à la Livre, cela va dépendre des délires des gouvernants GB. S’ils en ont trop, cela sera un concours de chute, sinon, la £ remontera à coup sur.

    • « Je persiste sur le fait qu’elle était gérable à 6  »

      Et pour rester ad vitam eternam à 6 ?
      Ou elle devient une organisation de tous les états européens souverains. Ou elle doit disparaître dans sa forme du traité de Rome.

  • Le pendant de l’excès de dettes des cigales est un surplus d’exportations par les pays ayant une industrie efficace. Si ceux ci ne veulent pas être payés en monnaie de singe, la parade est très facile. D’abord ne jamais garder cette monnaie et la convertir immédiatement en actifs tangibles (les bijoux de famille des cigales). Ensuite il leur faut anticiper l’inflation prévue en augmentant fortement les prix des produits qu’ils vendent a des cigales incapables de les produire. Et si les exportateurs des fourmis sont trop timorés dans cette hausse, une surtaxe à l’exportation peut être rajoutée. Si les « forts » en ont la volonté, ils peuvent facilement trouver des parades aux manœuvres des « faibles ».

  • Il est donc urgent de lui faire faire un grand pas de plus.
    Plouf !!!! Et ça repartira d’aplomb.

  • Le super Etat européen était le but de la construction européenne dès le traité de la Ceca qui en posait les bases.
    L’économie a été le lrétexte à un projet dnabord politique.
    Le problème c’est que ce super Etat ne sera pas démocratique.

  • Il est triste que la rigueur des états du nord ne soit pas mieux valorisée et récompensée. Nous n’arriverons à rien sans un changement radical d’État d’esprit.

  • Le raisonnement se tient, sauf que quand on lit ça :  » des États fortement endettés n’ont pas profité de la situation pour réduire leur dette. Ils ont plutôt profité de la hausse de la collecte de l’impôt et des faibles taux d’intérêt pour accélérer les dépenses publiques dans d’autres domaines », ce n’est pas que les « États fortement endettés » sont peuplés d’un tas de fainéants, mais parce que l’architecture de l’€ a dévasté leurs économies, de la Grèce à la France, en passant par l’Italie, l’Espagne, le Portugal,etc. et qu’ils ne pouvaient faire autrement que s’endetter pour maintenir une capacité de consommation à leur population tout en délocalisant leur production pour maintenir en vie leurs entreprises. Voir ce qui se passe en Italie du Nord, beaucoup plus libérale que nous : https://www.marianne.net/monde/apres-le-coronavirus-l-hostilite-envers-l-union-europeenne-atteint-des-sommets-en-italie

    • @Le Rouméliote-J’en reviens encore aux anglais qui ne voulait pas d’un euro/monnaie unique mais d’un euro/monnaie commune qui permettrait de favoriser les échanges et conserver les monnaies nationales nationales moyens de mesure de leur économie propre. cf. feu Sir Jimmy Goldsmith

    • « l’architecture de l’€ a dévasté leurs économies,  »
      Ces pays n’avaient pas besoin de l’Euro pour avoir une économie dévastée.
      Au contraire, l’Euro aurait pu être l’occasion de remettre de l’ordre en prenant l’Euro comme bouc émissaire. Mais il aurait fallu un certain courage politique pour cela. N’est pas Schröder qui veut…

  • Le cataclysme financier est la suite logique de la propagande de terreur initiée par le virus pour mettre les gens au pas.
    Partout dans le monde occidentalisé la même méthode de politique de la peur où l’on prédit des millions de morts à venir prétexte à instruire arbitrairement des décrets liberticides.
    Partout en Europe c’est le même scénario médiatico-sanitaire, la même stratégie. Etrange, non ?
    La Deutsche Bank va appliquer des taux négatifs sur l’épargne à partir de mai, et sera suivi à coup sûr par d’autres pays et ce ne sera que le commencement des douleurs, avec les faillites et l’explosion du chômage.
    Une autre peur va se mettre en place celle de la spoliation de nos économies.
    Tout cela semble être bien orchestré par qui et dans quel but ?
    Interdiction aux médecins de pouvoir prescrire des traitements qui marchent, le plus grand scandale liberticide pire que le sang contaminé, le ravitaillement de Rivotril pour les Ehpad pour faire partir les vieux, le scandale des masques indisponibles, le manque de test, le confiment même dans les zones faiblement touchées tout cela donne vraiment l’impression d’un plan diabolique.
    Des voix courageuses s’élèvent en Italie, en Autriche, en Allemagne pour dénoncer ce scandale. En France ? personne, notre président aura réussi à faire taire toute opposition.
    Et maintenant le déconfinement au compte goutte pour maintenir la pression sur le troupeau.
    L’achat de 3 millions d’euros de gaz lacrymogène, de 650 drônes dans quel but ?
    250000 morts par an en France du cancer, près de la moitié des décès en Ehpad dû au virus il y a des chiffres qui interpellent.
    Et pas que.

  • Tout çà va nous conduire à une hyperInflation où ceux qui ont les moyens de ^payer s’en sortiront e ceux qui ne les ont pas crèveront . Rien de nouveau sous le soleil depuis les débuts de nos connaissances de l’humanité

  • Mouais… Du mal à croire à cette hypothèse tant l’aide éventuelle de l’Europe ne pourrait couvrir les pertes des pays, énormes en PIB et en emplois. Les gagnants seront ceux qui deconfineront au plus tôt, ou ceux chez qui le confinement a été light. Pas ceux qu’on aidera le plus, qui seront donc les plus malades…
    Par ailleurs, on le sent bien, les populations, qui sont les premières concernées par le confinement, commencent à exprimer leur ras le bol.
    Les gouvernements ne pourront pas les assigner à résidence, à coup d’ausweiss, pendant bien longtemps…

  • Les seules pleureuses que je vois c’est vous toujours a se plaindre mais sans avoir aucune alternative pour se sortir de ce merdier économique, juste comparer les
    pays qui s’en sortent le mieux et encore !!
    Allez y vivre en Allemagne ou au US puisque
    ce sont les eldorado de demain !!! Moi pauvre paysan, je retrousse mes manches et
    continu mon pauvre labeur puisque vous les supers intellos n’avez rien de mieux a proposer que les Français sont des fainéants…. Bon courage…

  • Il faut que toute l’Europe du sud quitte l’U.E.
    Cette structure vermoulue ne doit plus durer.

  • si il faut il n’y a plus rien qui marche

  • Je continue à être impressionné par la façon dont les protagonistes des deux camps dans le débat sur les « obligations Corona » continuent à tourner autour du pot (« um den heissen Brei herum reden »). La solution est pourtant simple est évidement:
    La précondition des Européens du Nord pour l’émission des obligations garantis par la zone euro en bloc est l’union fiscale, qui n’est rien d’autre que la première étape à la création d’un vrai Etat Fédéral Européen. Création qui a été bloqué à plusieurs reprises par les Européens du Sud, la dernière fois par la France en 2004 lors des negotiations sur la constitution européenne.
    Pourquoi ? A mon avis parce qu’ils perdraient leur liberté budgétaire (qui, dans les faits est déjà perdue avec les critères de Maastricht), et notamment parce que la France serait mis sous une pression sans antécédent de réformes économiques, de décentralisation et de régionalisation qu’elle n’a pas connu depuis 1945.
    Cependant, la création de cette Fédération est d’une actualité hors commun avec la crise COVID, faut de quoi les Européens du Sud (y compris la France) risquent fortement de tomber encore plus forte sous la tutelle des Européens du Nord – via les plans de sauvetage multiples déjà agréés et salués – qui finiront par de soldes Target (https://fr.m.wikipedia.org/wiki/Syst%C3%A8me_de_transferts_express_automatis%C3%A9s_transeurop%C3%A9ens_%C3%A0_r%C3%A8glement_brut_en_temps_r%C3%A9el) encore beaucoup plus biaisé en faveur des Européens du Nord qu’ils ne le sont déjà aujourd’hui.
    A la fin sera un disequilibre majeur de puissance entre pays européens qui ne pourra être résolu que par la création d’une Fédération qui soldera le tout.
    Tout fantasme de quitter la zone euro ou même l’UE me semble irréaliste vu le degré d’endettement des États du sud. Et, s.v.p., n’oublions pas que l’introduction de lEuro SANS union fiscale (cette union a été demandé déjà par le gouvernement Kohl à l’époque, rejeté par Mitterrand) était la précondition française à la réunification d Allemagne afin de « entamer » la puissance de la Deutschmark alors déjà complément dominante. Avec des conséquences au niveau de pression aux réformes structurelles jamais vues pour les Européens du Sud (y compris la France). Déjà a l’époque ceci était predit par tout économiste qui se respectait. Donc pas de quoi à s’énerver aujourd’hui. Il faut finir le travail de 1994 et 2004 et finalement franchir le cap et créer la Fédération !

    • S’ils cédaient les dirigeants du Sud ne pourraient plus faire la fête, boire du Champagne millésimé, et croquer du Homard Géant comme en France. C’est pourquoi ils sont pour une union fistale à sens unique, eux seuls dictant le rythme des hausses d’impôts dans les autres pays, étant bien entendu qu’aucune baisse ne sera possible puisque cela serait de la concurrence « déloyale ». Au nord de suer, au sud de ripailler.
      Ce n’est pas pour rien que l’or a fait un gros bond.

    • « finir le travail de 1994 et 2004 et finalement franchir le cap et créer la Fédération ! »
      Ou finir par réaliser une scission entre 2 sous-ensembles: une Union Européenne du Nord et une du Sud avec leurs propres monnaies.
      Nos européistes béats avaient déjà déclamé haut et fort que quitter l’UE était chose impossible (impensable plutôt). L’UK l’a fait…
      Donc pourquoi pas une scission…

    • « et créer la Fédération ! »
      Quel intérêt pour l’Allemagne et les pays européens du Nord?

      Les populations de France, d’Italie, d’Espagne, du Portugal, de la Grèce et de la Belgique représentent 205 millions de personnes sur 443 millions au total.
      Tous les autres pays européens, même s’ils ont une politique budgétaire plus rigoureuse, ont eux aussi un électorat de gauche friand d’endettement et de politique économique facile avec redistributions d’argent sous diverses formes. Cet électorat serait en position de force dans un Etat Fédéral européen car allié à l’électorat des pays dispendieux! Or l’électorat des pays dispendieux est dans sa quasi-totalité friand d’argent des autres pour assurer son train de vie, la différence entre la droite et la gauche ne se mesurant qu’à la loupe sur la position du curseur.

    • « qui, dans les faits est déjà perdue avec les critères de Maastricht »
      Critères de Maastricht que, dans les faits, certains pays n’ont aucun scrupule à ne pas respecter.

    • La solution est la subsidiarité et la responsabilité fiscales. Comme on l’a vu pour à peu près tout le reste, derrière des avantages apparents d’unicité et d’uniformité qui rabotent les excès se cache une irresponsabilité des échelons intermédiaires qui au final aboutit à un nivellement par la base. Rien de ce qui pourrait être réglé à un échelon donné ne doit remonter et dépendre d’un échelon supérieur. Voilà la devise qui aurait pu sauver l’UE, mais je crains bien qu’il ne soit trop tard.

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