Fiscalité : comment les candidats vont vous traiter (1)

Voici les programmes des candidats au sujet de la fiscalité. On commence par Zemmour et Pécresse.

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Fiscalité : comment les candidats vont vous traiter (1)

Publié le 6 février 2022
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Aujourd’hui, intéressons-nous à la face sombre des programmes : leur côté fiscal. Qui paiera les beaux cadeaux promis ? Comment seront traités les contribuables ? Qui verra son fardeau allégé ? Qui le verra alourdi ? Pour cet exercice, gardons à l’esprit que toute baisse d’impôt (pour les uns) n’est crédible que si l’État réduit ses dépenses. À défaut, ce n’est qu’un transfert d’impôts des uns vers les autres.

Le dernier sondage IFOP publié par Le Figaro le 4 février donne ceci.

Le premier volet de cet article est consacré à Éric Zemmour et Valérie Pécresse. Le deuxième traitera de Marine Le Pen et Jean-Luc Mélechon.

 

La fiscalité selon Zemmour : davantage de pouvoir d’achat sans véritable économie

Sur le site de présentation des grandes lignes du programme du candidat, EricZemmour2022, il faut butiner dans la partie économie qui se décline en deux rubriques : « programme entreprise » et « programme pouvoir d’achat ».

Dans le « programme pouvoir d’achat », on note :

  • disparition de la taxe de redevance audiovisuelle (135 euros) puisque le candidat prévoit la privatisation de l’audiovisuel public
  • défiscalisation des heures supplémentaires (idée sarkozyenne)
  • défiscalisation des primes de participation

 

Dans le « programme entreprises » sont inscrites trois autres propositions :

  • réduction des impôts de production
  • baisse des taux d’impôts sur les sociétés à 15 % pour les petites entreprises, les artisans, les commerçants, les agriculteurs
  • fin des droits de donation et de succession pour la transmission des entreprises familiales

 

La baisse promise des impôts de production ne sera-t-elle pas totalement engloutie par la promesse de mettre à charge des entreprises 50 % des frais de carburant de leurs salariés pour leur trajet domicile-travail ?

Bilan : de bonnes choses mais…

Le programme ne prévoit aucune économie notable sur le train de vie de l’État concernant ses missions non régaliennes et il est par ailleurs interventionniste (agriculture, environnement). Certains espèrent du fait du « programme immigration » une diminution drastique de la fraude sociale. Elle est estimée par le magistrat Charles Prats à 30 milliards d’euros par an (et à 52 milliards par contribuables.org) tandis que le déficit budgétaire actuel se monte à 171 milliards.

Le compte n’y est pas. Par conséquent, avec Zemmour il faut s’attendre à une augmentation de la pression fiscale. Les gains promis en pouvoir d’achat risquent d’être aussi éphémères qu’un sorbet à la pistache exposé au soleil du Sahara…

 

La fiscalité selon Pécresse : la chimère des vieux cossus

Pécresse annonce la couleur : les missions prioritaires sont « protéger, éduquer, soigner ». Pécresse = Super-Nounou. Et elle n’a pas de programme mais un projet (tendance Dolto).

C’est sûr que pour qui se veut deux tiers Merkel et un tiers Thatcher, un programme cohérent est difficile à pondre. Tant qu’on y est, la future fondatrice de la « banque du droit à l’échec » pourrait rajouter deux tiers Piketty à son dosage chimérique, histoire de se ménager encore plus d’espace de rotation de girouette (qui comme on le sait bien ne tourne pas, c’est le vent qui tourne).

Entrons dans le détail de ses propositions fiscales que vous trouverez ici :

  • allègement de la transmission du patrimoine avec défiscalisation des donations jusqu’à 100 000 euros tous les six ans au lieu de dix ans actuellement
  • doublement du crédit d’impôt pour les aides à domicile pour les foyers avec enfants ou personnes âgées dépendantes
  • abattement sur la résidence principale porté à 50 % (au lieu de 30 % actuellement) pour ceux qui payent l’IFI

 

Concernant la fiscalité des personnes privées, c’est clair : voici la candidate des vieux plutôt cossus. Figurent d’autres mesures qui intéressent les entreprises :

  • crédit d’impôt pour investissement ou prêt jusqu’à 20 000 euros et pour une durée minimale de cinq ans pour les entreprises situées dans des communes de moins de 20 000 habitants
  • augmentation de la part payée par l’impôt (et non pas par les charges sociales) de la Sécurité sociale

 

À ce stade, les vieux cossus regrettent d’avoir égaré leurs lunettes et découvrent qu’ils vont rapidement rendre gorge de leurs allègements fiscaux dus aux trois mesures précédentes…

Suivent ensuite deux propositions que je cite in extenso car j’avoue humblement ne pas tout comprendre :

  • « Renforcer le crédit d’impôt recherche sur les PME et adapter ses dispositions en fonction d’évaluations précises pour accroître encore son efficacité.
  • Supprimer la Contribution Sociale de Solidarité des Sociétés (C3S) qui est un impôt de production absurde qui taxe le chiffre d’affaires, pénalise la compétitivité de nos entreprises et se répercute en cascade à toute l’économie, avec de l’impôt sur l’impôt. Quand les réformes auront effectivement permis de réduire les dépenses publiques, il pourra être envisagé de s’attaquer aux autres impôts de production. En veillant toutefois à ne pas réduire l’autonomie fiscale des collectivités locales. »

 

Nounou-Merk-tcher serait-elle en train d’avouer qu’elle ne connaît pas l’efficacité des impôts existants et qu’elle s’accrochera à ceux dont on sait qu’ils sont nuisibles ? Ceux qui paient apprécieront.

Enfin, nous terminons par une petite note surréaliste :

  • « Après la suppression de la taxe d’habitation, accroître l’autonomie des collectivités locales en matière de fiscalité locale. »

 

Pour ceux qui n’auraient pas suivi, résumé de la saison présidentielle précédente. Macron arrive avec son cadeau populaire : la suppression (progressive et pas pour tout le monde) de la taxe d’habitation (rare impôt auparavant payé par tous).

Ceci revient à rendre les communes encore plus dépendantes des dotations de l’État central, à supprimer la concurrence fiscale qui fait apparaître les communes bien gérées et les autres, à re-centraliser, à mettre les « territoires » (les Parisiens ne disent plus « province » puisque ça fait trop parisien) encore plus à la botte des préfets. Là, Valérie Pécresse nous dit que de nouveaux impôts locaux verraient le jour…

Un point positif : Nounou-Merk-tcher paraît légèrement sensibilisée au délabrement de nos finances publiques et souhaite un bilan. Serait-ce un sursaut de lucidité de la part d’une ancienne ministre du Budget ?

« Mener dès mai 2022 une Opération Vérité sur le « quoi qu’il en coûte » afin de constater l’ampleur des dégâts du quinquennat et d’arrêter les dépenses inefficaces qui peuvent l’être. La baisse des dépenses publiques est un préalable à toute réforme de la fiscalité pour ne pas creuser encore plus la dette abyssale laissée par le gouvernement. »

Quelque conseiller lucide devrait cependant lui souffler à l’oreille que les dégâts ne proviennent pas seulement de ce quinquennat mais de 51 ans de septennats et quinquennats majoritairement pilotés par ses camarades de l’ENA.

Quant à l’objectif qui conclut ce volet : « ramener la dette vers 100 % du PIB en 10 ans », quelle touchante modestie !

Zemmour et Pécresse ne semblent pas vaccinés contre La rage de l’impôt. Aucune baisse d’impôt « durable et responsable » n’est à attendre de candidats qui n’annoncent pas clairement vouloir faire reculer les prérogatives d’un État qui contrôle désormais 60 % de l’économie nationale.

Dans un deuxième article, nous nous intéresserons à Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon.

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  • Tant que les dépenses de baisseront pas il n’y aura pas de baisse d’impôts réels.

  • L’idée de faire ces simplifications et explications est intéressante, mais en se contentant de regarder le programme économie, on oublie le gain que peut apporter, par exemple, le programme immigration justement, ou enseignement (plus de « travailleurs » et donc moins d’aides par ricochet) ou même justice.
    Un autre exemple de l’importance de tout lire/dire : la prise en charge de 50% des frais de carburant est plafonnée à 40€ et à condition qu’il n’y ait pas d’alternative en transports en commun (s’il les sécurise, on peut penser qu’ils seront davantage utilisés). Avec ces informations complémentaires, l’idée est-elle toujours trop coûteuse pour les entreprises par rapport à la baisse des impôts de production ?
    Je pense qu’il faut calculer l’entièreté des programmes, en prenant aussi en compte les effets « boule de neige ».
    Je ne sais pas si le programme de Zemmour permettra de bien réduire les impôts, mais le fait qu’il trouve parfaitement scandaleux le taux de prélèvements de notre pays, et il l’a redit à Lille, je veux croire qu’il a tenu compte de ce constat dans son programme. Ce n’est pas un politicien sorti de l’ENA, justement.

    • Halte aux prises en charge et aux primes payées par les employeurs, pour ceux qui remplissent telle ou telle condition (en général, de faire partie d’une catégorie d’électeurs capturables). La réduction des impôts, ce doit être des suppressions sans conditions, et tant pis (tant mieux) si les gros contribuables en bénéficient aussi ! Et la reconversion forcée des fonctionnaires chargés de percevoir ces taxes et de distribuer ces aides !

      • Oui je suis d’accord avec vous MichelO. Je citais cette mesure en détail juste parce que ce n’était pas fait dans l’article. Je voulais dire ce qu’a détaillé Pierre Ponce, à savoir que des mesures qui ne sont pas spécifiquement économiques font tout de même remonter le pouvoir d’achat.
        Mais en effet, je suis contre l’ingérence de l’état dans tous les domaines. Force est de constater que Zemmour, même s’il est clairement étatiste, est le seul en mesure de réduire cette ingérence.

    • Zemmour n’a pas non plus fait HEC .
      V. Pécresse , aussi fustige les prélèvements obligatoires . V. Pécresse elle , a un bilan celui de la région qu’elle préside ayant même été félicité par la cour des comptes pour sa gestion rigoureuse .
      On ne compare pas, un amateur, avec un technicien !

  • Vous oubliez un volet intéressant du programme de Zemmour, celui qui concerne les automobilistes (et motards) et aussi le pouvoir d’achat :
    – retour du 90 km/h (donc moins de PV)
    – suppression du permis à points (fin des stages payants et de l’obligation de repasser le permis)
    – des amendes de stationnement ramenées à 17 euros
    – périodicité du contrôle technique passée à 3 ans
    – pas de CT pour les motos)
    A ma connaissance le seul candidat qui arrête enfin de harceler les usagers de la route.

    12
    • Bof, ceux qui conduisent normalement n’ont aucun problème de pv ou d’amande. Donc aucun effet sur la majorité des gens. Et le CT est une micro-partie de l’ardoise que doivent payer chaque français par rapport au flot de dépense.

      C’est un peu comme si vous proposiez un tiquet de cinéma gratuit par mois, pour soutenir le pouvoir d’achat. Sur le papier, c’est bien, dans la réalité, c’est loin d’être la priorité.

      -5
      • Avez-vous oublié la crise des Gilets jaunes ?
        Causée par le 80 km/h, le durcissement du contrôle technique et la taxe carbone…
        Et s’agissant du CT motos, Macron l’a éliminé cet été par peur de la fronde.
        Contrairement à ce que vous croyez, l’acharnement anti-bagnole et anti-moto est un sujet très explosif, à la frontière de plusieurs autres : le pouvoir d’achat, la bureaucratisation excessive, la perte de liberté (j’avais oublié la suppression des ZFE dans ma liste) etc.

        • Il y a une certaine augmentation sur le prix des carburants, en plus des autres taxes habituelles qui augmentent.
          Et concrètement, les GJ sont du passé. Il n’y a eu aucun changement parce que les français n’en avaient à foutre d’eux pour la plupart. Et la base « libérale » du début s’est bien vite évaporée.

          -3
        • Les rues et routes ont été récemment aménagées avec obstacles, rétrécisseurs et ralentisseurs, et les places de stationnement éliminées des centre-villes. Il ne sert à rien de revenir sur les amendes si les voies ne sont pas réaménagées, en assumant clairement une volonté de faire disparaître les bouchons, d’offrir un stationnement facile et de réduire drastiquement le temps perdu (et le carburant gaspillé) par les automobilistes plutôt que de juste faire des cadeaux électoraux à la catégorie qu’ils représentent.

      • Euh, si vous conduisez normalement, càd à 90 km/h sur une nationale, aujourd’hui, vous vous prenez une prune – effet direct du passage aux 80 km/h.
        Et si vous conduisez normalement sur une route où les limitations changent sans arrêt, vous finissez par vous prendre une prune aussi.
        Ceux qui roulent beaucoup, notamment pour le travail, savent ces choses. Les citadins qui ne prennent leur voiture que pour les vacances, ou les retraités, beaucoup moins.
        EZ a parfaitement raison sur ce coup-là, foi de « provincial ».

        • Justement, ils ne changent pas. Ça passe à 80 et c’est tout. Après, je comprend que ça soit agaçant de rouler à cette vitesse. Mais la grande majorité respecte et surtout s’adapte à la nouvelle norme.

          -9
          • Il y avait 2 manières de revenir sur cette « règle » des 80km/h (au passage, je vous mets au défi de dire en une phrase simple où, dans la réglementation initiale, cette limitation s’appliquait réellement) :
            1. la supprimer et revenir à la situation antérieure, ce qui aurait un peu saoûlé les gestionnaires des routes, chargées de rechanger tous les panneaux, mais aurait abouti à une situation simple et claire pour tout le monde, ou
            2. en mode Edouard Philippe, dire aux collectivités : « vous pouvez changer au cas par cas, ça sera tant pis pour vous s’il y a un accident ! ».
            Devinez quelle méthode a été choisie ?
            Résultat : aujourd’hui, quand vous voyez une route, vous ne pouvez pas savoir si la limitation qui s’applique est 80 ou 90. C’était compliqué avec la réglementation Philippe, mais comme on est revenus dessus de la pire manière qui soit c’est devenu impossible.

      • « Bof, ceux qui conduisent normalement n’ont aucun problème de pv ou d’amande ». Apparemment vous ne conduisez pas beaucoup, dans notre doux pays graduellement devenu le règne des guet-apens pour taxer les automobilistes, même « normaux ».

      • Et les PV de stationnement avec grosse majoration en cas de dépassement ou d’oubli? C’est gratuit?Et c’est surement le fait de mauvais conducteurs extrêmement dangereux ( surtout à l’arrêt!).

      • @Koris
        Bonjour,
        Par « ceux qui conduisent normalement » entendriez-vous veux qui respectent les panneaux de lenteur limites ? Parce que pour d’autres, cela signifie « ceux qui conduisent sans se crasher, ni causer de.dommage au véhicule d’autrui ni à à autrui ».

      • Je vous défie de faire 15000km par an sans vous faire verbaliser.

  • Je ne suis, pour une fois, pas tout à fait d’accord à propos du théorème invoqué au premier paragraphe qui mériterait d’être précisé. Une baisse d’impôts implique-t-elle une baisse de dépenses ou une hausse de la redistribution?
    Il faut tenir compte du facteur temps mais aussi de la distinction entre taux et recette.
    D’abord, une baisse de recette fiscale peut se traduire par une hausse d’endettement, traditionnellement vive en période préélectorale, donc par une hausse d’impôts plus tard ou faillite à terme.
    Ensuite et surtout, une baisse de TAUX d’imposition doit à moyen terme mécaniquement entraîner une baisse des dépenses, une hausse de l’assiette imposable voire une hausse des recettes (effet Laffer), tout simplement parce que ce qui n’est pas confisqué (et gaspillé) par l’État est productif d’activité imposable supplémentaire tout en dégonflant les dépenses sociales (pognon de dingue).
    Bref, on peut raisonnablement proposer des baisses de taux fiscaux sans se précipiter sur des baisses de dépenses ni promettre d’étrangler les riches.

    • Oui, ou on peut proposer une baisse de dépenses moins élevée « sur le papier » que la baisse d’imposition prévue, et pour autant on peut se retrouver à l’quilibre du fait du surcroît d’activité engendré par la baisse d’imposition. Trump l’a en partie démontré durant son mandat.

  • Bof, ceux qui conduisent normalement n’ont aucun problème de pv ou d’amande. Donc aucun effet sur la majorité des gens. Et le CT est une micro-partie de l’ardoise que doivent payer chaque français par rapport au flot de dépense.

    C’est un peu comme si vous proposiez un tiquet de cinéma gratuit par mois, pour soutenir le pouvoir d’achat. Sur le papier, c’est bien, dans la réalité, c’est loin d’être la priorité.

    -5
  • Il y a pourtant tant d’économies à faire !
    EZ parle de la fraude sociale ou de l’entretien très coûteux des clandestins et il a raison, mais : il faudrait y ajouter les innombrables associations qui reçoivent de l’argent public, les médias, les syndicats, même les partis politiques… et le traitement des politiciens et autres hauts fonctionnaires, on en parle ?… et plus généralement, l’assistanat tous azimuts.
    Modifier le statut des fonctionnaires me paraît une mesure de base : ils ne doivent plus avoir la garantie de l’emploi. Par ailleurs, l’État doit d’engager à ne plus embaucher de fonctionnaires pendant cinq ans (sauf dans le régalien). Pour le reste, redéploiements ou fermetures de services.
    Il y a au bas mot deux millions de fonctionnaires en trop dans ce pays.
    Il y a tant de choses à faire… repousser l’âge de la retraite (et introduire la capitalisation), sélection à l’Université – que ceux qui n’ont rien à y faire aillent bosser, etc.

  • « allègement de la transmission du patrimoine avec défiscalisation des donations jusqu’à 100 000 euros tous les six ans au lieu de dix ans actuellement » ?
    Il me semble que c’est tous les 15 ans actuellement (depuis Hollande, et 10 ans depuis Sarkozy).

  • « Quoiqu’il en coûte » >>> « quoi (… espace…) qu’il en coûte » (fatigué par cette erreur).
    « Quant à l’objectif qui concluE ce volet » >>> « Quant à l’objectif qui concluT ce volet »

  • Vous dites que vous ne voyez aucune économie notable dans le programme de Zemmour mais il, me semble l’avoir entendu samedi à Lille parler d’établir une liste non exhaustive de tout ce qui coûte à l’état et de couper dans ces dépenses.
    D’autres se demandent qui va financer les primes pouvant aller jusqu’à 3.000 EUR (bien que je ne l’ai pas entendu plafonner ce montant!) défiscalisés et libres de toutes charges (patronale, salariales et impôts). Si quelqu’un peut m’expliquer ce que financer ces primes veut dire. Si un employeur verse une prime à son employé qui est libre de toutes charges, où est le coût? on pourrait parler de perte pour l’état mais pas de coût. Dans tous les cas, je trouve que c’est une belle initiative qui donnerait du pouvoir d’achat et ferait donc circuler l’argent, donc le PIB.

    • L’employeur peut-il réduire le salaire officiel du montant de la prime défiscalisée, et utiliser cette prime pour que le salarié touche la même somme ? Sinon, où l’employeur va-t-il trouver l’argent pour verser la prime ? Auprès de ses clients, en augmentant ses prix, évidemment.

  • « Le programme [de Zemmour] ne prévoit aucune économie notable sur le train de vie de l’État concernant ses missions non régaliennes »

    En réalité elles sont énormes. Entre la bureaucratie, les associations rouges dédiées au « social », la fraude sociale (74 millions de cartes Vitale pour 50 milliards), les logements et autres dispositifs « sociaux » dédiés à des gens qui ne sont ni du pays ni contributeurs on doit approcher les 150-250 milliards si on coupait tout. Les 700 milliards de dépenses « sociales » annuelles ne sont pas un hasard et en recoupant des tas de rapports et enquêtes plutôt confidentielles (comme la fraude Vitale qui date de 2012 et sort maintenant), et des données d’autres pays qui ne cherchent pas à les cacher, le diagnostique est parfaitement clair:
    L’immigration a servi à la gauche pour anéantir l’opposition, piller le pays et le transformer en bureaucratie « sociale ».
    .
    On ne parle même pas des coûts « qu’on ne voit pas », l’insécurité (3 millions d’illégaux dans le pays) qui fait fuir ou fermer des commerces, les vols, les cambriolages, les agressions, les incendies (40’000 voitures brûlées chaque année).
    .
    Je l’ai écouté pendant des heures d’un point de vue libéral/suisse (dont il déclare s’inspirer), rien ne choque, le diagnostique est bon, les solutions pragmatiques et sans ces solutions la France est morte économiquement et socialement.
    .
    Reste à voir si ce serait possible avec un deepstate proto-fasciste decomplexé et s’il ne reculera pas dans le bras de fer qui va s’engager, mais c’est la même alternative entre ne pas sauter d’un avion en flamme et tenter de sauter avec un parachute incertain.
    .
    Pecresse est un Macron bis, rien à en attendre, les autres non plus.

    • Le polémiste Zemmour n’a aucunes compétences dans aucun domaine !
      Son programme n’est qu’emprunt à droite à gauche et au milieu. A 60ans il n’a jamais été confronté à la » vraie réalité  », n’ayant en aucun cas eu à résoudre un problème sur le terrain, ni pris aucune décision engageant sa responsabilité. Il est juste bon à pérorer sur un plateau télé énoncer les faits divers que chacun peut lire dans les médias . Quand il a qq en face de lui, il perd tous ses moyens , il insulte les femmes, allant jusqu’à traiter de folle une journaliste Mm Elkrief qui le mettait en face de ses inexactitudes !

      -4
      • Ben voyons Delibra!
        Parfaitement d’accord avec l’analyse de Guillaume P qui a fait un excellent résumé

        • Tout ce qui est proposé par Zemmour sur l’immigration, n’est rien de plus que ce qui est déjà appliqué en Suisse. Y compris la défense excusable…

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