Présidentielle : les 5 candidats les plus antilibéraux

Les pulsions étatiques du sur-moi marxiste hexagonal peuvent hélas encore nous surprendre…
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Mélenchon mars 2018 by Bachellier Christian(CC BY-NC-ND 2.0)

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Présidentielle : les 5 candidats les plus antilibéraux

Publié le 1 février 2022
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Moins de trois mois nous séparent des élections présidentielles. À la différence du scrutin de 2017, il semble que la situation socio-économique française se soit enfin invitée dans la campagne. Ce qui n’empêche pas l’habituelle surenchère idéologique chez bon nombre de candidats en lice. En atteste le récapitulatif des programmes des candidats, réalisé et mis à jour par l’iFRAP.

Cet excellent outil de démocratie nous montre une fois de plus, sans fard, l’inventivité des antilibéraux, et cette incroyable capacité qu’ils ont à déformer voire à ignorer le réel dans le seul but de pouvoir conserver leurs vieilles lunes marxistes.

Ce marxisme s’est certes plus ou moins mâtiné de verdure écologique et d’une morale soi-disant progressiste, mais il n’en demeure pas moins hors sol et profondément liberticide. Voici le hit-parade des candidats les plus antilibéraux, top-cinq calculé parmi l’ensemble des candidats dont le programme est détaillé sur le site de l’iFRAP1.

The winner is…

Jean-Luc Mélenchon, vainqueur sans partage

La première place du candidat communiste est à la fois écrasante et solide. Il n’existe pas une rubrique dans laquelle son programme ne contienne pas des mesures dirigistes ou dangereusement collectivistes.

Mais plutôt qu’une longue synthèse, voici quelques extraits parmi les plus inquiétants :

  • bloquer les prix des produits de première nécessité
  • encadrer les prix alimentaires
  • rétablir et renforcer l’impôt de solidarité sur la fortune
  • augmenter les droits de succession sur les gros patrimoines et créer un héritage maximum pour les fortunes les plus importantes
  • taxer les entreprises ayant profité de la crise sanitaire
  • interdire aux ministres et préfets d’assister à des cérémonies religieuses
  • rendre obligatoire un « permis de louer » dans toute la France
  • encadrer les loyers partout sur le territoire
  • réquisitionner les logements vides et les remettre sur le marché
  • rétablir la retraite à 60 ans
  • interdire le dépôt de brevets sur les médicaments et les équipements nécessaires à une réponse sanitaire urgente
  • renationaliser la SNCF, refuser la libéralisation et la mise en concurrence du transport ferroviaire
  • nationaliser les autoroutes et les aéroports stratégiques
  • supprimer les lignes aériennes quand l’alternative en train est inférieure à 4 heures
  • supprimer l’obligation d’accepter une soi-disant « offre raisonnable d’emploi »
  • rétablir immédiatement la durée légale hebdomadaire à 35 heures
  • interdire les licenciements boursiers et le versement de dividendes dans les entreprises ayant recours à des licenciements économiques
  • remettre en cause les autorisations de travail le dimanche
  • faire voter une loi d’amnistie pour les syndicalistes, militants écologistes, associatifs et les Gilets jaunes qui ont été condamnés pour leur participation à la vie publique
  • réserver la taxe d’apprentissage aux établissements publics et interdire la délivrance de diplômes professionnels privés
  • créer une Agence pour les relocalisations dépendant du Conseil à la planification écologique, chargée de recenser les secteurs industriels indispensables à la souveraineté nationale
  • établir un plan de relocalisation pour chaque filière ou production stratégique identifiée
  • instaurer une taxe kilométrique aux frontières de la France pour dissuader les délocalisations et l’importation de produits trop éloignés
  • mettre fin à la cotation continue des entreprises en bourse
  • fixer un salaire maximum autorisé pour limiter l’écart de 1 à 20 entre le salaire le plus bas et le salaire le plus haut dans une entreprise
  • supprimer les stock-options
  • interdire les fermes-usines
  • interdire la chasse
  • titulariser les précaires des trois fonctions publiques
  • garantir des recrutements reflétant la diversité sociologique de la société dans les concours de la fonction publique

Anne Hidalgo, brillante seconde

Les propositions de la maire de Paris se distinguent de celles du gagnant par leurs imprécisions et cette impression d’amateurisme qui s’en dégage, à l’instar d’une mesure particulièrement fumeuse qui mérite d’être relevée : valoriser le travail en permettant aux salaires de remonter (sic)2.

Parfois même loufoques, ces propositions n’en demeurent pas moins dirigistes et liberticides.

Qu’on en juge :

  • déployer un million de bornes électriques supplémentaires dans tout le pays, avec une priorité pour les zones rurales
  • diminuer la vitesse sur les autoroutes de 130 à 110 km/h
  • créer une taxe empreinte carbone sur le billet d’avion lorsqu’une alternative ferroviaire comparable existe
  • abroger Parcoursup
  • porter à 60 % d’une classe d’âge le nombre de diplômés du supérieur
  • généraliser l’encadrement des loyers, de manière à ce que son montant ne dépasse pas un tiers du revenu
  • plafonner l’âge légal de départ à la retraite aux 62 ans actuels
  • inciter les entreprises qui le souhaitent à avancer vers la réduction du temps de travail, sans modifier la durée légale de 35 heures
  • imposer 50 % d’administrateurs salariés dans les conseils d’administration et de surveillance des entreprises de plus de 1000 salariés, et dans leurs comités. Cette part sera de 33 % dans les entreprises de moins de 1000 salariés
  • augmenter de 15 % les salaires invisibles (soignants, caissières, etc.) et le SMIC
  • doubler le salaire des enseignants
  • mettre en place un ISF pour financer la transition énergétique. Les placements liés aux énergies fossiles seront surtaxés
  • mettre fin au chantage à l’évasion fiscale

Fabien Roussel sur le podium

La troisième marche du podium des anti-libéraux paraît logique pour le candidat communiste officiel. Bien que peu nombreuses pour le moment, ses propositions se caractérisent déjà par leur radicalité.

Il s’agit d’un véritable racket des riches et des entreprises sur fond d’aplanissement dirigiste des inégalités sociales. Ces mesures font bien évidemment l’impasse sur les causes structurelles de ce contre quoi elles sont censées lutter. C’est du punitif pur et dur d’un côté et de l’égalitarisme pur et dur de l’autre :

  • rétablir et tripler l’ISF
  • doubler l’impôt sur les bénéfices des multinationales
  • augmenter le SMIC de 20 %, à 1800 euros bruts
  • mettre fin à ParcourSup

Yannick Jadot, bon quatrième

Le candidat des Verts confirme son penchant pour une écologie punitive, administrée de façon étatique et autoritaire. Également peu nombreuses à ce jour, ses propositions surprennent par leur radicalité et l’absence de détail au sujet de leur financement :

  • suppression de l’élevage industriel en France d’ici 2025
  • mettre fin à l’artificialisation net des sols d’ici 2050
  • interdire la vente de voitures diesel et thermiques à partir de 2030
  • augmenter de 50 milliards d’euros par an les dépenses publiques supplémentaires, chaque euro étant conditionné au climat, à la justice sociale et à l’égalité femmes-hommes »
  • développer une grande filière de la rénovation avec comme objectif la création de 200 000 emplois

Marine Le Pen, lanterne rouge du top cinq

La présidente du Rassemblement National semble avoir mis de l’eau dans son vin pour ne terminer que cinquième de ce funeste classement. Sans doute trônait-elle plus près du candidat de la France insoumise lors de la présidentielle de 2017.

Quoi qu’il en soit, elle n’est toujours pas un parangon de libéralisme, ni de réalisme, loin s’en faut :

  • passer la retraite à 60 ans avec 40 annuités de cotisation
  • nationaliser les autoroutes
  • instaurer la gratuité des trains pour les jeunes de moins de 25 ans, en dehors des heures de pointe
  • remplacer l’impôt sur la fortune immobilière par un impôt sur la fortune financière avec les mêmes taux et seuils que l’ISF
  • réintégrer dans l’IFF les œuvres d’art détenues depuis moins de dix ans

La France : un sur-moi marxiste en pleine forme

L’élection présidentielle de 2022 semblait s’annoncer plus réaliste et moins hors sol que celle de 2017. Mais au regard de ces programmes terriblement anti-libéraux, alors que la France est pourtant surétatisée, suradministrée et surtaxée, ce n’est pas si certain… Les pulsions étatiques du sur-moi marxiste hexagonal peuvent hélas encore nous surprendre…

Sur le web

  1. Afin de réaliser une comparaison neutre et objective, les mesures anti-libérales ont été scorées, puis les totaux ont été calculés pour chaque candidat et ramenés au nombre de rubriques de l’iFRAP sur lesquels chaque candidat a donné des détails de son programme. Ceci évite de surpondérer les candidats qui ont communiqué leur programme sur toutes les rubriques -ces rubriques sont : « Social/Solidarité ; Territoires/Collectivités ; Politiques publiques ; Emploi/Economie ; Finance publique/Dette ; Environnement/Energie ; Gouvernance et République ; Fonction publique ; Fiscalité-. Toutefois, le classement à la sixième place de la candidate Christine Taubira est peu significatif compte tenu du faible nombre de rubriques sur lesquelles son programme a été communiqué.
  2. Cette proposition est intéressante à analyser car elle n’est qu’une tautologie, la première proposition servant à introduire la seconde alors que ni l’une ni l’autre ne s’embarrasse des moyens pour y arriver et que chacune est le synonyme de l’autre. Cela revient à dire : augmenter le nombre d’emplois pour diminuer le chômage, ou l’inverse. C’est la preuve flagrante de l’absence de stratégie politico-économique, le travail de la candidate se limitant à énoncer des promesses agréables.
Voir les commentaires (14)

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  • La journée commence mal …

  • Macron, c’est du tout bon à côté !! Dangereux, le Merluche.

    -1
  • j’aurais mis jadot premier…

    jadot n’ets même pas collectiviste…
    au sens de l’individu ne doit pas se plier à la volonté du groupe..
    mais par dessus le marché à « l’environnement »…

    le communisme mène au massacre… mais se stabilise en général..i par pragmatisme…… l’ecolgisme peut conduire à l’annihilation.. l’ecolgiste peut se suicider…c’est envisageable pour lui..

    une idéologie qui admet le principe de surpopulation…
    ce que n ‘ose pas le communisme…

    si les verts ne sont pas des monstres c’est justement parce qu’ils ne sont pas de véritables environmentalists mais de simples aristocrates..

  • tellement facile d’annoncer de tels programmes dans le seul but de se faire élire…..et de se rendre compte après coup que ce n’est tout simplement pas tenables ….

  • J’aurais adhéré à ce genre d’article avant la crise du covid.

    Mais maintenant, c’est complètement renversé. L’homme qui a détruit le plus de libertés en France depuis Pétain, c’est EM. C’est à lui que revient le podium, très loin devant les autres. Là on n’est pas dans des vœux pieux dont la plupart ne pourront jamais se réaliser, on est dans des faits.

    Le parti qui approuve systématiquement les mesures liberticides d’EM au sénat, c’est LR, VP est donc deuxième sur le podium.

    Ensuite viennent les petits candidats de gauche dont les partis soutiennent aussi les mesures, et seulement tout à la fin, on se retrouve avec JLM, MLP et EZ… C’est complètement délirant, mais si on ne sanctionne pas ceux qui ont détruit les libertés sous EM, on risque de tomber dans un totalitarisme bien pire même que sous JLM.

    • J’aurais tendance à penser comme vous.
      Avec méfiance quand même : quand un parti s’est construit autour d’une vision collectiviste, d’un discours anti-libéral, il est plus probable qu’il agisse dans ce sens. Mais on sait bien (et on l’a vu et revu à notre détriment ces dernières années) qu’entre le discours (libéral, d’ouverture à la modernité) de Macron et sa réalité (fasciste dans tous les sens et toutes les dimensions du terme) il y a un très large fossé.

      Même si c’est en me pinçant le nez, si un second tour « Macron-Le Pen » ou « Macron-Mélanchon » a lieu, je voterai pour le deuxième nommé ! Pour Pécresse c’est moins net (elle à « soutenu » quand les médias disaient ‘blahlbahblah le peuple et la science veulent que…  » mais elle n’a pas mis en place et poussé elle même les mesures fascisantes du locataire actuel de l’Elysée).

      • Méfiance? C’est même aucune illusion. Aucun des candidats actuels ne va relever la France, tout au plus, certains ralentiront son effondrement. C’est le seul espoir que j’ai: ralentir l’effondrement jusqu’à ce qu’il y ait un changement de mentalité.

        Je pense que si on sanctionne EM, peut-être que son successeur se sentira un peu obligé de faire une autre politique que la sienne, si il veut obtenir un second mandat. A l’inverse, si on ne sanctionne pas EM, il risque de profiter de son deuxième mandat pour se lâcher complètement.

    • Dans les grandes crises, l’opposition se donne toujours le beau rôle. Avec elle, nous n’aurions eu ni confinement, ni pass, ni mensonges.
      Un peu d’expérience politique nous fait prendre conscience que dans le meilleur des cas, elle aurait fait à peu près la même chose. Comme le prouvent aussi les actes des autres pays, quelle que soit la couleur politique du pouvoir en place.

      -1
      • Aux USA, des Etats républicains ont mis fin aux mesures depuis longtemps.

        S’il fut un temps où les défenseurs de la liberté se trouvaient à la gauche de la gauche, aujourd’hui, c’est partout à la droite de la droite qu’il faut les chercher.

        Je ne sais pas si l’opposition française aurait fait moins pire qu’EM, mais si on ne le sanctionne pas, il n’y aura aucune incitation à faire mieux.

  • Quand Alexis Corbière affirme que le prix du pain est encadré, on peut se dire qu’on a du souci à se faire.

  • Reste donc à choisir entre Macron, Pécresse et Zemmour. Quel est le plus libéral ou le moins collectiviste? Quel est le moins étatiste? Le plus démocratique? Le plus ennemi des impôts? Le moins « menteur »? Le plus crédible? Le moins clientéliste? Le plus apte à remplir pleinement la fonction? Le plus crédible?
    Ceci dit, MLP n’est effectivement plus du tout libérale contrairement à son père et à sa nièce. D’ailleurs, elle devrait se méfier de Roussel qui a tous les atouts pour reprendre les électeurs venus du communisme ou contestataires!

  • Il faudra voter pour celui qui vous représente le plus et ne surtout pas « voter contre » qui est en fait « voter pour » celui qui ne vous représente pas. Aucun n’aura ma voix.

    • Aucun des candidats ne me représente. Par contre, les autres candidats n’ont pour l’instant que fait des promesses dont ils ne tiendront probablement pas la moitié. A l’inverse, le président élu a détruit beaucoup de vies. Je vais donc voter contre ce président, afin de signifier que je n’accepte pas qu’on détruise des vies.

  • C’est tout simplement effrayant ! Avec ces programmes la France deviendra Cuba sans le soleil.

  • Les commentaires sont fermés.

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