Le socialisme est incompatible avec la liberté

Combattre le socialisme n’est pas qu’une affaire d’économie, mais avant tout une question morale.

Partager sur:
Sauvegarder cet article
Aimer cet article 1
the pointed touch by canopic(CC BY-NC-ND 2.0)

Promouvoir la liberté n’est pas gratuit

Mais cela peut aider à réduire vos impôts de 66%

Faites un don dès maintenant

Faire un don

Le socialisme est incompatible avec la liberté

Publié le 2 janvier 2022
- A +

Par Nicolas Jutzet.
Un article de Liber-Thé

Le socialisme conserve un grand pouvoir de séduction et il bénéficie actuellement d’un retour à la mode particulier sous le couvert de diverses revendications sociales, écologiques et économiques. Entre plan de relance, mesures collectivistes et toute-puissance de l’État, il prend différentes formes.

Pourtant, cette idéologie a échoué dans le passé et continuera de le faire, pour deux raisons principales : c’est un système immoral et irréaliste. C’est sa nature qui explique ses échecs et non l’intensité de son application.

Le socialisme dont nous parlons – qui poursuit les idéaux de justice sociale et d’égalité – n’est pas affaire de parti et les questions que nous traiterons ici n’ont que peu de choses en commun avec celles qui font l’objet des conflits entre familles politiques.

Nous allons clarifier en quoi le socialisme et les idées qui le sous-tendent sont incompatibles avec les principes d’une société libre.

Le socialisme et sa volonté de modifier la nature humaine

Pour différencier le socialisme et le libéralisme, on peut faire la distinction entre le collectivisme d’une part et l’individualisme d’autre part.

L’attitude du collectiviste consiste à penser qu’on peut « modeler » une société selon ses propres vœux, qu’on peut la conduire comme on le ferait d’une machine. C’est l’approche adoptée par le socialisme, dans laquelle on veut imposer sa vision de la société idéale aux autres.

À l’opposé, l’individualiste ou le libéral laisse la société évoluer librement, même si cette réalité est liée à une certaine imprévisibilité des résultats. Le libéral souhaite respecter l’individu en tant que tel, reconnaître que ses opinions et ses goûts n’appartiennent qu’à lui, dans sa sphère. L’égalitarisme est une forme connue d’application concrète de projet collectiviste.

Il existe deux visions différentes de l’égalité : l’égalité face à la loi et l’égalité des résultats. Ces revendications sont antinomiques. La première approche constitue l’un des fondements du libéralisme, car elle postule que tous les individus sont égaux devant la loi. La seconde école, qui vise l’égalité des résultats défend une vision de la société qui nécessite un interventionnisme fort dans les processus naturels de vie en commun.

La différence entre les deux types de vision est fondamentale. C’est la même qu’entre poser des panneaux indicateurs et imposer aux gens la route à prendre. En interférant dans le cours des choses, pour imposer des résultats conformes au modèle défendu par les détenteurs du pouvoir, cette approche est en réalité extrêmement injuste, car elle place sur un pied d’égalité ceux qui souhaitent vivre de leurs efforts et s’en donner les moyens, et ceux qui profitent du fait que chacun a droit à la même récompense, et qui vivent sur le dos des efforts d’autrui.

Le socialisme est par nature immoral

Comme nous avons pu le voir, le socialisme place l’entité collective (la nation, la classe, le groupe etc.) avant l’individu et ses droits. Au nom d’un but commun, le groupe peut le sacrifier à son gré, car l’intérêt collectif est supérieur.

Le libéralisme rejette la substitution de l’individu par le groupe et réfute la notion d’un « intérêt général », tout simplement car il ne peut pas exister. Car comme tous les individus sont uniques et ont des préférences diverses et variées, il est impossible d’affirmer qu’il existe un « intérêt général ». Prétendre le contraire, c’est faire preuve d’une arrogance et d’une ambition aussi vertigineuses qu’illusoires.

En affirmant et en imposant un but collectif au nom d’une destinée prétendument d’intérêt général, on nie le fait que chaque individu peut avoir des préférences différentes qui sont elles aussi légitimes et qui méritent d’être respectées. Le socialisme s’attaque donc au fondement de nos sociétés libres et fait preuve d’un profond mépris pour l’individu.

Comme l’affirme Alain Laurent, « ce qui caractérise les systèmes qui portent le nom de socialisme, c’est une tentative continue, variée, incessante, pour mutiler, pour écourter, pour gêner la liberté humaine de toutes les manières ; c’est l’idée que l’État ne doit pas seulement être le directeur de la société, mais doit être, pour ainsi dire, le maître de chaque homme[…]son maître, son précepteur, son pédagogue ; que de peur de le laisser faillir, il doit se placer sans cesse à côté de lui, au-dessus de lui, autour de lui, pour le guider, le garantir, le retenir, le maintenir ; en un mot, c’est la confiscation de la liberté humaine ».

Pour toutes ces raisons, le socialisme est avant tout, immoral.

Le planisme est avant tout un échec économique

En plus d’être une doctrine immorale, le socialisme a toujours échoué dans son application. Sa principale erreur étant sa volonté de planifier de façon centralisée les actions d’une communauté.

Le fait de vouloir anticiper les activités d’un groupe, ou à l’échelle individuelle, n’est pas en soi une démarche problématique. Elle répond même à une volonté somme toute raisonnable de gérer des ressources de façon rationnelle. La controverse porte sur le meilleur moyen de le faire.

Pour les collectivistes, il ne suffit pas de mettre en place des institutions et un cadre légal qui offrent aux individus et aux groupes la possibilité de prévoir de façon rationnelle leurs activités.

Car cette approche libérale ne permet pas de viser un objectif préalablement défini sur le plan politique. Ils appellent de leurs vœux une direction centralisée de toute l’activité économique, avec un but à atteindre.

L’échec du planisme centralisé est explicable par son absence de mécanisme transparent de fixation des prix. Sans concurrence ni processus de remise en question des prix, il est impossible de déterminer le coût et le rendement d’une activité et de s’appuyer sur cette réalité pour décider de la pertinence de son idée.

Cette seule raison suffirait déjà à montrer que le socialisme est irréalisable et qu’il mènera à des inefficacités. Car sans « signal prix » qui peut indiquer à quel point un produit est désiré par autrui, il est impossible de définir l’utilité réelle qu’il représente aux yeux des consommateurs.

Arbitraire et pouvoir politique

Dans un tel système, tout est arbitraire et donc sujet à une lutte de pouvoir politique.

Dans les systèmes d’économie de marché libéraux, la rencontre entre l’offre et la demande permet de régler de façon décentralisée les échanges entre les individus. Ces échanges spontanés se basent sur la libre variation des prix. Leur fixation autoritaire par la collectivité entraîne toujours une conséquence économique.

Si le prix fixé est trop élevé : une surproduction est inévitable, car l’incitatif est clair. Il faut produire davantage, car le niveau de prix est garanti, même au-delà de l’utilité réelle pour les gens.

Dans l’autre sens, en cas de prix fixé de manière centralisée à un niveau trop bas, la demande excèdera l’offre. Ici, une pénurie surviendra. Car personne n’aura une incitation à fournir d’autres produits à un tel prix.

Ce genre de situation est inévitable dans des économies planifiées.

L’économie de marché ne fonctionne donc pas sous le socialisme, car la collectivité se substitue de façon rigide aux individus et à la fixation décentralisée des prix. Donner ce pouvoir exorbitant à la collectivité, c’est confier une tâche irréaliste à une petite minorité privilégiée qui peut fixer des prix pour tous, sans être capable de prendre en compte les sensibilités de chaque personne du groupe.

En résumé : l’économie de marché décentralise le pouvoir de décision, en le donnant à chaque individu, le socialisme le centralise et laisse la porte ouverte à une dérive clientéliste qui est, en définitive, tout sauf sociale, puisqu’elle bénéficie à une partie de la population déjà favorisée : les groupes qui ont un accès privilégié au pouvoir politique.

Malgré son immoralité intrinsèque et son absence de réalisme sur le plan économique, ce courant de pensée continue de trouver des adeptes. Ce que disait Ludwig von Mises « le socialisme n’a pas échoué en raison de résistances idéologiques, il reste l’idéologie dominante. Il a échoué car il est irréalisable » est toujours d’actualité.

Plus que jamais ? Combattre le socialisme n’est pas qu’une affaire d’économie, mais avant tout une question morale.

Article publié initialement le 2 octobre 2020.

Voir les commentaires (54)

Laisser un commentaire

Créer un compte Tous les commentaires (54)
  • De temps en temps certains textes sortent du lot et donnent envie de les garder en référence, celui-ci en est un. Bravo !

    • Oui très bonne piqure de rappel ! Bravo et merci !

    • Entièrement d’accord. C’est un bon texte claire et didactique qui fait une excellente démonstration. Merci à l’auteur.

      • Le socialisme n’est pas compatible avec la liberté, bien plus, il en est la négation, il la foule au pied, lui crache dessus, il la vilipende ! il souhaite son anéantissement, sa disparition, sa négation à tout jamais . . . .

  • Le socialisme est en effet entaché de 4 obsessions délétères majeures qui le disqualifient à 100 % car il ne peut mener qu’à la ruine de la société:
    1) L’obsession redistributive au nom de l’égalitarisme : l’égalitarisme légitime la redistribution des richesses à part égale entre chacun, donc l’indemnisation sans contrepartie des faibles et des indigents par les nantis, quelle que soit l’origine de leur réussite.
    Le mérite n’est en effet pas reconnu comme une vertu discriminante légitimant la réussite dans la société, alors que la faiblesse et l’indigence deviennent des droits à indemnisation automatique. Au contraire, cette rente reposant sur le statut de pauvre, développe l’aléa moral et déresponsabilise chacun dans ses décisions individuelles, l’avenir étant uniquement assuré par le système.
    2) L’obsession étatique = la mise en œuvre de l’égalitarisme légitime la prééminence et l’intervention systématique de l’Etat dans tous les domaines sociaux et économiques, y compris par la coercition, . L’interventionnisme et la régulation administratives prennent le pas sur les initiatives et contrats individuels, garantissant la prééminence d’un collectif impersonnel et irresponsable sur les droits de chacun.
    3) L’obsession marxiste= l’enrichissement individuel n’est pas vertueux en dehors de la valeur travail et on ne peut donc s’enrichir sans appauvrir quelqu’un. Par conséquent l’Etat est légitime à définir les conditions de l’enrichissement de chacun et celles de la redistribution en tant que directeur de la société et représentant de l’intérêt général derrière lequel les individus doivent s’effacer.
    4) L’obsession élitiste= seul le socialiste sait ce qui est juste, bon, utile et intelligent aux hommes. Son représentant l’Etat est donc totalement légitime à utiliser l’argent public et l’impôt comme moyen illimité pour financer ses causes et son train de vie, car c’est pour le bien de tous.

    • Tout ce que vous dites est confirmé par les propos de ce crétin,prof de sociologie, sorti de l’ombre lors d’une interview sur France Inter et qui tient et enseigne un discours hallucinant.
      Merci à France Inter radio de service publique chancre,pardon chantre de la bien pensance de gôôôche le tout avec nos impôts.

  • « Le libéralisme réfute l’idée d’intérêt général » ? Au contraire ! Dans le principe de responsabilité, chaque individu est responsable de soi-même ET de l’intérêt général.
    L’auteur ose écrire « il est impossible d’affirmer qu’il existe un « intérêt général ». Prétendre le contraire, c’est faire preuve d’une arrogance et d’une ambition aussi vertigineuses qu’illusoires. »….
    Franchement… comment est-ce possible d’écrire une telle ânerie ???
    La stabilité économique, politique, la liberté de circuler, de penser, de s’exprimer, de vivre en sécurité, ne sont pas de l’intérêt général ? Si non, merci de me dire ce que c’est.

    • Les exemples que vous citez sont la résultante des sommes des respects des droits et des libertés individuelles.
      Comme toujours les socialistes inversent mentalement le processus (en imposant / interdisant / taxant, bref en dirigeant arbitrairement), ils cherchent immédiatement le résultat, ils créent l’effet inverse.
      Un peu comme la méthode globale / syllabique.

    • Il me semble que votre critique est un contresens envers l’article dont l’auteur ne conteste nullement l’Etat de droit et l’égalité des individus devant la loi, c’est à dire un rôle d’arbitre face à l’exercice (plutôt ex post) des activités et libertés individuelles conduisant à l’efficience (c’est à dire à l’intérêt non seulement individuel mais général), mais l’ambition des socialistes de formater les activités humaines à son dogme représentant soi-disant un « intérêt général » prédéfini par lui.

      • Je ne parle nullement de l’Etat de droit (et l’auteur non plus d’ailleurs).
        Je pense qu’il y a un souci dans la définition de l’intérêt général. Si l’on entend celui-ci comme « résultat à atteindre », on est en effet dans le constructivisme plutôt socialiste, avec limitations, incitations, interdictions. Mais si, comme je le fais, on entend « intérêt général » comme étant le socle commun des libertés à garantir pour exercer ses droits et libertés individuelles. Ce socle étant, notamment, la stabilité économique (rôle d’arbitre), la liberté d’expression et de circulation, etc.
        (Notons dès lors que ces libertés sont l’antithèse même de ce que certains appellent de leur voeux par la libéralisation de l’espace public)

        • Je suis assez d’accord avec vous, trop nombreux sont ceux qui refusent de distinguer ‘l’intérêt public’ du ‘bien public’…

        • distinguer ‘ l’intérêt général’ du ‘bien public’

        • Cher Cactus,
          Je ne suis pas d’accord avec vous (comme d’hab quoi…) sur le fait que la stabilité économique est un « intérêt général »
          C’est un intérêt de groupe. La stabilité économique n’est pas l’intérêt des entrepreneurs innovants qui déstabilisent les entreprises vieillissantes. La stabilité économique est contraire à l’intérêt des commerçants internationaux qui sont toujours à la recherche de meilleures sources plus qualitatives et/ou moins chères.
          Le rôle d’arbitre n’est pas incompatible avec l’instabilité économique. Le rôle d’arbitre est en revanche incompatible avec l’instabilité institutionnelle et légale. Or l’économie est organique et en perpetuelle évolution. Elle est instable par nature. Pour la stabiliser (objectif illusoire) il faut justement la corriger en changeant le cadre légal en permanence afin de la pousser vers cet objectif « stable ».

          Les libertés individuelles sont d’intérêt général dans le sens où elles sont de l’intérêt individuel de chaque individu pacifique. La liberté de disposer de son corps n’est pas d’intérêt général du point du violeur par exemple. C’est un intérêt individuel.

          Je vous cite:

          « Mais si, comme je le fais, on entend « intérêt général » comme étant le socle commun des libertés à garantir pour exercer ses droits et libertés individuelles. »
          Vous êtes en train de réinventer la main invisible? Vous nous dites que les droits individuels aboutissent au bien collectif? Pourquoi pas. Mais c’est à voir non pas comme un objectif mais comme une « externalité positive ».
          Le seul intérêt général que je vois comme justifiable c’est les sacrifices éxigés de chaque individu pour assurer qu’on ne se fait pas asservir ou avilir par des gangs, des malfrats isolés, ou des puissance militaires extérieures. Pour le reste la notion même d’intérêt général, mal définie comme vous le faites très justement remarquer, est une porte d’entrée béante pour le despotisme le plus aveugle et cruel.

          • Mitch, je trouve que vous confondez « stabilité économique avec immobilisme économique » et « instabilité éco avec dynamisme éco ».
            Une société innovera que si elle est sûre que les gens auront encore des sous pour acheter à la fin du développement du produit. A quoi ça sert d’innover, créer, construire une nouvelle ligne de production si on n’est pas un minimum sûr que l’inflation n’aura pas ruiné les acheteurs potentiels ?
            Je trouve aussi que vous ouvrez vous-même la porte au despotisme : en effet, en parlant de sacrifice exigible de chaque individu, vous utilisez le même discours qui a justifié un nombre incalculable de guerre contre l’Ennemi X (insérez ici le nom que vous voulez, ça marche avec tout, que ce soit le Grand Capital, la Bête Immonde, le Communisme, le voisin, le copain du voisin, les terroristes, les contre-révolutionnaires, les révolutionnaires, etc etc).
            Et pour la main invisible, non pas du tout. C’est plutôt un cadre de vie commun. On peut même y inclure la politesse, la bienséance, le respect d’autrui, etc. C’est large, assez indéfinissable car à la fois partout et nul part.

        • En effet, il existe deux visions de l’intérêt dit général : le socialiste qui en définit tous les détails et l’impose par la force, le libéral qui l’appelle… la liberté.

    • Vous confondez intérêt général et intérêt moyen statistique : seul le deuxième existe et est évolutif par nature alors que le premier prétend être fixé par une minorité autoproclamée élite.

      • Très bon argument. Très concis et clair. Merci.

      • Je ne confonds rien. L’intérêt général existe indépendamment de mon intérêt. Il était là avant, il sera là après, et s’en kicke le ballotin que je sois là ou pas. La liberté de circuler est bien sûr dans mon intérêt, mais à aucun moment je n’ai choisi qu’il soit dans mon intérêt ou déclaré qu’il était de mon intérêt.

        • Donc l’intérêt général est ce qui vous procure un avantage mais que vous ne choisissez pas?
          En fait tant que vous n’établissez pas une définition claire et bornée (au sens de bien délimitée) de ce qu’est l’intérêt général dont vous soutenez qu’il existe, on peut parler longtemps sans avancer…
          Si vous soutenez que l’intérêt général est « le socle commun des libertés à garantir pour exercer ses droits et libertés individuelles. »
          Alors il reste à établir la nature de ce « socle commun » qui reste finalement un notion vague. Tant qu’n reste dans des métaphores (le socle) dans des représentations et pas dans des descriptions concrètes, on parle dans le vent. On enfile des perles.

          • C’est pour cela qu’il s’appelle « intérêt général » aussi. Général car concerne tout le monde à peu de choses près, de façon parfois mouvante. Et général comme quand on dit … « en général ».
            Exemple ? Il est de l’intérêt général que la France ait des moyens de production électrique suffisants pour passer l’hiver à moindre coût. La construction d’un barrage hydroélectrique fait partie de l’intérêt général MAIS ne va pas faire plaisir à tout le monde. Comme il est impossible de construire un barrage hydro (ou une centrale nucléaire) en faisant plaisir à tout le monde, vous admettez alors que cette centrale ou barrage ne peut pas être construite en satisfaisant tous les intérêts individuels. Donc, si l’intérêt général n’existe pas, il est impossible de construire une centrale.
            Dire que l’intérêt général n’existe pas, c’est comme dire que le nationalisme, le patriotisme, (le chauvinisme), les régionalismes, les sentiments d’appartenance (que ce soit à une culture, à une région ou même pour soutenir un club de foot), n’existent pas.
            C’est tout bonnement impossible.

            • Le projet de barrage doit prendre en compte des couts de dédommagement des individus contre. Ceux qui ont des droits de propriété notamment. Et ce sont ces propriétaires qui doivent fixer ce cout.
              Si, après prise en compte de ces couts supplémentaires, le reste de la population est toujours favorable au projet, alors ce projet se fait. Est ce que le projet se fait grâce à « l’intérêt général »? Non, il se fait car toutes les parties ont un intérêt individuel à ce que le projet se fasse.
              Si ce que vous appelez « intérêt général » est une situation où toutes les parties ont un intérêt particulier, alors je n’ai aucun problème avec cela. Mais sachez que CE N’EST PAS la définition « d’intérêt général » de nos politiciens. Leur calcul est plutôt une somme des intérêts particuliers pondérés par l’importance politiques de différents groupes. Il y a donc des gagnants, des perdants, et les coefficients de pondérations ne sont pas, mais pas du tout égaux…

  • Il y a deux approches dans l’égalité des conditions : celle par le haut (le faible veut se rapprocher du plus fort) compatible avec l’égalité des droits et celle par le bas (qui a besoin de l’Etat). Dans un Etat centralisé cette dernière peut aisément se développer, c’est facile à comprendre.

    Remarque 1 : dans le paragraphe sur l’immoralité du socialisme on pourrait y associer le conservatisme.

    Remarque 2 : égalité et liberté sont les 2 faces de la condition humaine, la bonne société est celle qui a trouvé le bon dosage.

  • les adeptes du socialisme sont soit des rêveurs , soit des imposteurs , soit des profiteurs ;

    • C’est exactement cela ! En fait, il n’y a que 2 sortes de socialistes : ceux qui se servent; au pouvoir et bien organisés, ils se branchent sur les flux financiers créés par les impôts, les taxes et autres redevances, plus leur nombre grossit plus ils sont puissants mais plus le pays lui s’affaiblît ; et les socialistes qui espèrent faire partie du premier groupe, qui ne récoltent que les miettes mais auxquels ont fait miroiter des lendemains qui chantent. Tous sont immoraux, les premiers sont juste plus malins, ils arrivent même à faire gober des notions telles que « l’intérêt général » aux moins malins, les « parce que je le vaux bien ».

    • La secte socialiste est d’autant plus objectivement immorale qu’elle sait attirer des adhérents parfaitement honnêtes, généreux, sympathiques, parfois très intelligents et comme vous dites rêveurs …
      Son image de monopole du cœur est dévastatrice et déroutante pour ceux qui veulent éclairer ses victimes consentantes; il y a du syndrome de Stockholm là-dessous.

  • Si seulement on pouvait appliquer un signal prix à l’offre politique en mettant en regard le coût de production de l’administration (la somme des impôts, taxes et règlements) et son efficience : la protection des droits naturels et la qualités des services publics. Pour ma part, je préfère payer les impôts nécessaires au fonctionnement efficace de la police, de la justice de l’armée et des affaires étrangères et m’adresser au secteur privé concurrentiel pour tout le reste.

  • ok pour cette analyse du socialisme mais le liberalisme implique pour fonctionner une société civile & politique solide qui ne peut se passer d’un respect de la dignité de chaque individu quelle que soit sa situatioin ou son histoire, bref oui à la justice commutative mais il faut aussi une justice distributive (qui ne passe pas d’ailleurs obligatoirement entièrement par l’etat).
    L’homme n’est pas seuleument économique, il faut nourrir son besoin de spiritualité, d’humanité.
    Le liberalisme total est autant une utopie que le socialisme, pour fonctionner il nie une part importante de l’homme (ce ne peut etre la loi du contrat car le plus fort defait profitera toujours de smalheureusement

    • « bref oui à la justice commutative mais il faut aussi une justice distributive »
      Pouvez vous faire l’effort de démontrer ce que vous dites? Moi aussi je peux faire des assertions comme ça en disant des « il faut ». Mais ce n’est pas un argument. C’est une assertion. POURQUOI faut il?
      « qui ne passe pas d’ailleurs obligatoirement entièrement par l’etat ».
      Une fois de plus: Pourquoi nécessairement? Pourriez vous démontrer ceci?
      Je vous le dis clairement je n’attends pas grand chose de vos démonstrations mais bon… Le bénéfice du doute tout ça…

  • Confusion dans cet article entre socialisme et économie planifiée, et entre capitalisme et économie de marché.
    Un système économique se définit ainsi : un mode d’appropriation des biens de production + un mode de régulation des activités économiques.

    Il y a deux modes d’appropriation possibles des moyens de production : le capitalisme (propriété privée des moyens ou biens de production), le socialisme (propriété collective des mêmes).

    Il y a également deux modes de régulation des activités économiques : l’économie de marché (mode décentralisé basé sur la liberté des prix), l’économie planifiée (basée sur le plan central impératif qui fixe toutes les grandeurs économiques).

    Economie de marché et capitalisme sont indépendants, la première est un mode de régulation, le second un mode d’appropriation, ils peuvent aller l’un sans l’autre, bien qu’ils aillent le plus souvent ensemble, raison pour laquelle on les confond.
    De même le socialisme et l’économie planifiée sont indépendants, ils peuvent aller l’un sans l’autre, même s’ils vont le plus souvent ensemble, raison pour laquelle, là aussi, on les confond.

    On a donc quatre systèmes économiques principaux, qui ont tous été expérimentés dans la réalité, notamment au XXe siècle :

    – Le capitalisme de marché
    – Le socialisme planifié
    – Le socialisme de marché
    – Le capitalisme planifié

    Les deux premiers sont évidemment les plus connus, mais les deux derniers ont aussi existé :
    Le socialisme de marché en ex-Yougoslavie, ou en Chine après les réformes de Deng Xiaoping, suppression du plan, rétablissement des mécanismes du marché, mais entreprises et terres toujours collectivisées (socialisme), jusqu’à ce que le capitalisme (propriété privée des moyens de production) ait été aussi introduit, à la fin des années 1990.

    Le capitalisme planifié est plus rare, mais il a été à l’œuvre dans l’Allemagne nazie entre 1933 et 1945 : la propriété privée des entreprises et des terres est maintenue, mais un plan central quinquennal impératif (sur le modèle stalinien) est mis en place au lieu des mécanismes du marché, l’Etat décide des productions de façon obligatoire, et non plus les interactions des agents économiques.

    • Oui certes. J’ai toujours été réticent quand au capitalisme car il existe des capitalismes illiberaux, car on peut avoir un propriétaire privé mais pas de liberté, les locations immobilières par exemple.
      On peut être libéral et être pour une coopérative ouvrière, dans la mesure où il n’y a pas de contraintes.
      D’autre part je n’utilise jamais les termes de l’ennemi, capitalisme est un terme connoté marxiste.

    • Un des commentaires les plus intelligents que j’ai lu depuis longtemps (même s’il est un peu court sur certains points : il existe plus que 2 modes d’appropriation possibles. Les propriétés partagées, ou la propriété de la production mais pas de l’outil de production, etc..)

      • Le terme même d' »appropriation » laisse supposer que la propriété existe par avance, et qu’on ne peut pas créer de richesses, seulement en changer la répartition et la distribution. C’est très socialiste.

    • Petit rappel : Ernst Röhm, le chef de la SA, en vrai socialiste, pronait la nationalisation des entreprises et la prise de contrôle de la Wermacht. C’est une des raisons de la brouille avec Hitler et de la nuit des longs couteaux, en 1934, où il fut assassiné.

  • Votre article est un vrai bienfait !
    Merci.

  • De quel socialisme parlons-nous ? Si c’est celui de Mao ou de Lénine, alors en effet, c’était une impasse et une horreur humaine.
    Mais s’il s’agit du socialisme à l’eau de rose, dénoncé par les libéraux purs et durs, à l’oeuvre dans la majorité des pays occidentaux, démocraties socio-libérales, c’est prendre l’extrême pour le milieu et ajouter de la confusion à la confusion…
    La quasi-totalité du monde occidental a mélangé socialisme (dirigisme et égalitarisme pour faire court) et libéralisme (économie de marché et individualisme pour faire tout aussi court) pour faire tourner leurs sociétés.
    Ca n’a pas vraiment de sens d’accuser ces régimes politiques de socialisme (critique classique de la droite libérale) ou de neo/ultra libéralisme (critique classique de la gauche anti-capitaliste).
    Le café au lait, ce n’est ni du lait ni du café.
    Ou encore : l’eau tiède a l’avantage, pour le corps qui y est plongé, de lui épargner brûlures et engelures.
    Libéralisme et socialisme sont des lignes d’horizons inatteignables. De beaux idéaux, sur le papier, mais qui peuvent vite devenir des monstres, quand leur mise en pratique devient obsessionnelle et absolutiste.
    Une démocratie, qui abrite des gens plutôt socialistes et d’autres plutôt libéraux, ne pourra jamais être que socialiste ou que libérale. Ce ne serait plus une démocratie…

  • Le socialisme est immoral et inefficace. C’est pourtant le système que les Français plébiscitent, car il s’efforce d’imposer l’égalité des résultats, obsession française.

  • Tout y est dit dans cet article. Le socialisme ne peut être que totalitaire puisqu’il vise à contraindre l’individu au nom d’un collectif qui n’est que le fait d’une minorité agissante. Il est triste de penser qu’après l’expérience du communisme et du nazisme
    on assiste à la montée de l’écologisme, avatar d’un nouveau totalitarisme.

  • Nous bâtirons le boulevard du triomphe du socialisme.
    Alors surgira l’homme nouveau.
    Eau et gaz à tous les étages.

  • « L’erreur fondamentale du socialisme est de caractère anthropologique. En effet, il considère l’individu comme un simple élément, une molécule de l’organisme social, de sorte que le bien de chacun est tout entier subordonné au fonctionnement du mécanisme économique et social, tandis que, par ailleurs, il estime que ce même bien de l’individu peut être atteint hors de tout choix autonome de sa part, hors de sa seule et exclusive décision responsable devant le bien ou le mal. L’homme est ainsi réduit à un ensemble de relations sociales, et c’est alors que disparaît le concept de personne comme sujet autonome de décision morale qui construit l’ordre social par cette décision. De cette conception erronée de la personne découlent la déformation du droit qui définit la sphère d’exercice de la liberté, ainsi que le refus de la propriété privée. En effet, l’homme dépossédé de ce qu’il pourrait dire « sien » et de la possibilité de gagner sa vie par ses initiatives en vient à dépendre de la machine sociale et de ceux qui la contrôlent ; cela lui rend beaucoup plus difficile la reconnaissance de sa propre dignité de personne et entrave la progression vers la constitution d’une authentique communauté humaine ». Jean-Paul II

  • Le socialisme implique toujours l’esclavage.

  • Le socialisme implique toujours l’eugénisme, qu’il soit biologique ou social.

  • Ne pas confondre Alain Laurent et Alexis de Tocqueville pour les citations…

  • gneu gneu gneu ma liberté à moi gneu gneu

  • Le socilaisme est aussi incompatible avec la réalité et l’objectivité.

    Je ne résiste jamais à citer Salvador Allende : “Pour un journaliste de gauche, le devoir suprême est de servir non pas la vérité, mais la révolution”

  • Le socialisme « échoue »…pas à mon opinion..
    Mais ça reste le problème du libéral, qui a du mal à concevoir qu’ un succès collectif fasse sens..

    Mais lisez donc contrepoint, « il faut réindustrialiser », « NOUS devons relancer le nucléaire », « l’école française est lambeaux »….

    Le socialisme et l’etatisme « réussissent..à s’imposer..car ils font des promesses..car ils trouvent une cause aux malheurs…et un remède qui ne coûte pas cher..
    des idéologies d’oppression.. de victimisation qui défient le sens commun..
    car l’oppression est quasi invisible . les contraintes des sociétés libres se limitent aux lois, aux limites des états et des propriétés privés…

    La propriété privée vient de spoliations passées.. il est très simple de le croire puisque le passé est PLEIN d’injustices et d’enrichissementsindus..

    Aussi quoi de plus facile de convaincre le fils de fermier que le fills de propriétaire terrien est un spoliateur ou un jouisseur..Il lui suffit de trouver UNE spoliation dans le passé pour justifier tabula rasa…Notez que ça marche aux usa avec l’ésclavage..
    Et sur le fond , c’est vrai, mais en somme l’indemnisation est une impasse…

    Dans les pays ex communiste des néo socialistes peuvent JUSTEMENT se plaindre de la richesse des ex dirigeants communistes…

    Imaginons que l’onveuille un jour « repartir de zéro ».. en fondant une société agraire égalitaire mais en propriété privée…à l’origine… que ferait on? on distribuerait de la terre et des ressources…à chacun (ou chaque famille?).. mais que se passe t il dans le monde réel… il ya des source et des rivières; des minéraux dans le sol.. les propriétés du sol seraient différentes entre les lots. .Après un moment, le sort des propriétaires serait en fonction du hasard et des circonstances mais aussi du talent..très différents… si la sècheresse sévit, les gens disposant de source ont été favorisés.. si c’est une année d’inondation les gens des hauts terrains ont été favorisés..etc etc……

    il n’est pas possible d’avoir une société où on ne peut pas, avec quelque raison crier  » injustice ».. parce que la vie est une loterie permanente … sauf une société imaginaire où tout appartiendrait à tout le monde…

    • Le socialisme veut aussi faire table rase de ce que la chrétienté nous a apporté, il surfe avec un mail plaisir sur les bas instincts des 7 péchés capitaux.

  • Et Le mondial socialisme ou la gouvernance mondiale réclamée par Attali, et autres « penseurs » du camp du bien (mélange et rencontre pleine d’intérêts communs et d’ opportunisme entre des élites administratives, des affairistes, 1des hyper riches et des politiques, socialisants européens BCE FMI + ceux de Davos) est le petit bébé encore bien propret du national socialisme. Pour l’instant ils n’ont commis que des méfaits et escroqueries, abondante création de fausse monnaie et taux négatifs en particulier, et grâce à cela, se remplissent les poches d’actifs sur le dos du petit peuple et des classes moyennes. Les crimes viendront plus tard avec la monnaie numérique et le contrôle social.

  • Le problème de l’intérêt général est qu’il est toujours entre les mains de particuliers qui en décident. Ceux+ci, élus des dieux ou élus du peuple, sont sensés être au parfum de ce qui peut faire notre bien. Ainsi des choses aussi épouvantables que les guerres mondiales ont pu être décrétées comme intérêt général. Aujourd’hui, la vaccination de masse. C’est que notre bien est souvent considéré comme un moindre mal. Il suffit alors aux particuliers responsables et experts du bien public de paniquer le peuple à l’idée d’un mal plus grand pour lui imposer, au nom de l’intérêt général, un mal permanent. Pourquoi l’État et la servitude? Parce qu’on nous agite le spectre de l’Anarchie. Aussi bien, dans l’Anarchie, on pourrait agiter le spectre de l’État. Bonne année à tous!

  • Adolf Hitler était « socialiste » et d’ailleurs le parti Nazi signifait « National-socialiste » et il a combattu les « capitalistes » au début de sa gouvernance. Benito Mussolini était « socialiste » et il a nationalisé des entreprise au début de sa gouvernance, Pierre Laval était « socialiste »… et l’on voit où cela nous a mené, sans parler des millions de morts de l’URSS et de la Chine Maoïste, dix fois supérieurs à ceux de la Shoah …! Le « socialisme » est une impasse !

  • Les commentaires sont fermés.

Promouvoir la liberté n’est pas gratuit

Mais cela peut aider à réduire vos impôts de 66%

Faites un don dès maintenant

Faire un don
liberté
9
Sauvegarder cet article

Il est communément dit qu’en France, le libéralisme n’aurait aucun ancrage populaire, aucune existence politique, aucun passé et donc par voie de conséquence, aucun avenir.

On est en droit de se poser la question de savoir si c'est une réalité ou un mythe savamment entretenu à la fois par les libéraux désespérés du niveau de collectivisme du pays et par les collectivistes habitués à prendre leurs vues pour des réalités.

Si cela était vrai, pourquoi entendons-nous parler tout le temps de libéralisme ?

Certes, c’est princip... Poursuivre la lecture

Par Finn Andreen.

Les libertariens se demandent souvent pourquoi le socialisme continue à être si populaire, alors qu’il s'est avéré être un tel échec en tant qu’idéologie politique et système économique. Bien que l’idéologie de l’éducation publique et des médias traditionnels soient des raisons importantes qui expliquent cela, la persévérance obstinée du socialisme est aussi quelque peu fictive, car le socialisme a évolué : le socialiste d'aujourd'hui n'est pas le socialiste d'antan.

Cette distinction est importante à garder en... Poursuivre la lecture

Un grand penseur et un grand passeur

Au total, les options politiques et les valeurs qu’il défend font de lui un libéral, mais un libéral d’une espèce un peu curieuse puisqu’on a pu dire de lui qu’il a passé sa vie à aller à gauche en tenant des propos de droite et à droite en tenant des propos de gauche.

Quand en 1980, on lui demande s’il est le dernier libéral, il revendique son libéralisme mais répond :

Non. Aujourd’hui il y en a beaucoup qui me rejoignent. À la limite, je pourrais être à la mode.

C’est aussi en libéra... Poursuivre la lecture

Voir plus d'articles