Mouvement Simple : le temps de la simplicité

Le mouvement Simple de Gaspard Koenig est une opportunité pour pousser à la simplification administrative du pays.
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Gaspard Koenig crédits revenu de base (CC BY 2.0)

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Mouvement Simple : le temps de la simplicité

Publié le 12 décembre 2021
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Par Alain Goetzmann.

À quatre mois de l’élection présidentielle, il semble se dégager un consensus parmi les candidats qui ne se réclament pas du socialisme : celui d’engager un ensemble de réformes destinées à faire baisser le poids de la sphère publique et à tenter de débureaucratiser le pays.

Comme depuis des dizaines d’années, il est admis une fois pour toutes que les promesses électorales n’engagent que ceux qui les écoutent, je ne me fais pas vraiment d’illusions.

Le mouvement Simple de Gaspard Koenig

Toutefois, j’ai suivi avec beaucoup d’intérêt la naissance en mai 2021 d’un mouvement qui prend la forme d’un parti politique au nom évocateur : Simple, dont le fondateur est Gaspard Koenig.

Depuis des années, je lis avec assiduité ses ouvrages et ses publications. Koenig est un philosophe libéral, et même libertaire pour certains. Sans pour autant partager toutes ses idées, son ton et son style, j’apprécie sa modération et sa détermination, les expériences auxquelles il se livre personnellement et les comptes-rendus qu’il en fait. Je suis d’ailleurs adhérent, depuis l’origine, de son think tank Génération Libre.

Ce nouveau mouvement politique est né d’un constat de terrain. En 2020 et pendant cinq mois, il a parcouru l’Europe à cheval, sur les traces de Montaigne, suivant le même itinéraire que lui, en 1580, de Bordeaux à Rome, en passant par l’Allemagne.

Ses nombreuses étapes chez l’habitant, lui ont permis au fil des conversations des veillées de mesurer à quel point la multiplication des normes, règles et lois, la bureaucratie et l’administration, minent le quotidien des Français dans leur vie professionnelle et personnelle. J’ai lu avec beaucoup de plaisir le livre qu’il a en a tiré : Notre vagabonde liberté : À cheval sur les traces de Montaigne. Les exemples d’entraves bureaucratiques tatillonnes et souvent contradictoires y foisonnent.

Simplifier la vie des Français

À partir de ce constat, il a décidé de créer une plateforme afin de recueillir les témoignages de tous ceux qui ont eu à se plaindre d’une norme ou d’un texte mal ficelé. Ces contributions seraient désopilantes si elles n’étaient pas le signe d’un État de plus en plus envahissant et restrictif de nos libertés, dans le moindre détail de notre vie.

Qu’on soit de gauche, du centre ou de droite, il est temps de rappeler à nos candidats à la fonction suprême la fameuse adresse, en 1966, de Georges Pompidou, alors Premier ministre, à son jeune chargé de mission Jacques Chirac, devant une pile de décrets à signer :

Arrêtez d’emmerder les Français. Il y a beaucoup trop de lois, trop de règlements dans ce pays.

Voilà pourquoi, inlassable militant de l’entrepreneuriat, l’un des moyens les plus efficaces pour assurer la prospérité du pays et la solidarité envers les plus défavorisés, et qui exige initiative et liberté pour éclore, je m’engage dans le mouvement Simple afin de faire en sorte que les promesses de simplification des candidats ne soient pas que des promesses en l’air, non suivies d’effet.

Profitons de cette période pour exiger d’eux davantage de liberté et moins d’État.

Voir les commentaires (12)

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  • Ça semble tout de même très mal engagé…

    • Je ne vous le fait pas dire. Il faut rappeler que le Pompidou de 1972 a bien viré sa cuti quand il a fini par concéder la création de la Direction de la sécurité routière, le machin numéro un dans le classement de l’em.erdement bureaucratique !
      Néanmoins, il faut continuer à livrer bataille pour tenter de laisser un monde respirable à nos enfants !
      Koenig président !

  • Ce n’est pas la première fois que les candidats dits de droite veulent simplifier la bureaucratie et faire des réformes en ce sens. À chaque élection présidentielle on y a droit.
    Aucun ne l’a jamais fait : que ferait on alors de tous ces députés et sénateurs inutiles (dont le seul rôle, rappelons-le, est de voter des lois) et de tous ces fonctionnaires qui s’empilent dans un mille feuilles aussi inutile que dépensier ?
    Cela ne se fera qu’au pied du mur, quand la France sera en faillite.

  • c’est un voeux pieux… quand les règles sont édictées au nom de la sécurité (alimentaire, médicale, routière etc…) ou de façon plus générale pour la protection, il y aura toujours des « extrémistes bureaucratiques » qui ouvrent un parapluie en béton (pour être sur de « bien faire » et se protéger juridiquement).
    Même s’il faut des règles, les curseurs sont difficiles à régler.

  • Pour essayer de simplifier, ou au moins arrêter de compliquer, pourrait-on envisager un « quorum » sur les votes à l’assemblée ? Aucun nouvelle loi ne pourrait passer avec moins de, disons, 75% de présence dans l’hémicycle. Après tout les députés sont payés pour être là, non ? Actuellement, ils dévaluent la démocratie, quand on voit des textes adoptés avec 75%… d’absentéisme. Et ils se permettent de donner des leçons aux Français quand ceux-ci ne se déplacent plus pour aller aux urnes…

    • Il serait bcp plus efficace d’indexer leur salaire proportionnellement à leur taux de présence lors des sessions parlementaires, des travaux en comité et au moment du vote des lois…
      Vous verrez, avec de telles conditions, plus d’absentéisme!!

  • Il faut partir du constat suivant.
    Tant que la France à eu de l’argent on a planqué des chômeurs en créant des postes de fonctionnaires qui eux mêmes répondaient à une demande vu « l’immensité « de la tâche à laquelle nos fonctionnaires avaient à faire face.(mettre un smilé)
    Il faut savoir que chez ces gens là si on augmente la charge de travail, ceux-ci n’augmentent pas la cadence, ils se contentent de prendre du retard sur les dossiers. (voir dossiers de retraites, ANTS etc)
    Donc comme l’état n’est pas un patron efficace et digne de ce nom, pour résorber le retard il embauche. Et cela devient un cercle vicieux.
    Puis pour éviter le désœuvrement on complexifie les procédures et ainsi de suite. Jusqu’au jour où l’état n’a plus de sous, où le citoyen lambda en a assez de payer, et ou pour faire un simple abri de jardin en dur il faut un CERFA de 11 pages.

  • Ce que vous ne dites pas, c’est que Koenig est Young Leader de la France China Foundation, promotion 2019 et donc, un proche du Parti Communiste Chinois (ce qui, à mes yeux, le discrédite radicalement). Pour le reste, ses propositions « sociétales » comme dit la novlangue gauchiste, sont collectivistes (le revenu universel) et libertaires (PMA, GPA, etc.), donc il est lui-même gauchiste et n’a rien à voir avec le libéralisme classique.

    • 1. Proche du PC chinois, vous ne manquez pas d’humour…
      2. Le RU (sous forme d’IR négatif) est pile ce que proposait Friedman… Un gauchiste lui aussi ?
      3. Plusieurs auteurs libéraux ont affiché dans ces colonnes leur soutien à l’autorisation de la GPA… Encore des gauchistes ?

      Et puisque vous vous permettez de décerner des brevets d’authenticité libérale, souffrez que j’en fasse autant à votre égard… Voilà donc mon diagnostic : vous n’êtes pas un vrai libéral, vous êtes un paleo-conservateur…

      -1
    • Il est aussi Young Leader de la France America Foundation. Ca en ferait donc un proche de Gerald Ford ?

      -1
      • La FAF n’a plus de Young Leaders importants depuis près de dix ans. Alors que la FCF compte nombre de membres du gouvernement, passés et présents. Allez voir sur son site internet à quel point le Parti Communiste Chinois est devenu influent. Et encore, je ne vous parle pas du Paris Shanghaï Club (dont est membre, notamment, Valérie Pécresse), des Instituts Confucius, etc. Mais de toute façon, si pour vous, fricoter avec une tyrannie communiste pouvait être mis sur le même plan que faire partie d’un club d’échanges avec les États-Unis, je ne pourrais rien pour vous…

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