Théorie économique : pourquoi la monnaie a émergé

L'emergence de la monnaie est du au fait qu'elle soit une institution essentielle à toute société civilisée et nécessaire au développement de la coopération sociale.
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Théorie économique : pourquoi la monnaie a émergé

Publié le 3 décembre 2021
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Par Marius-Joseph Marchetti.

L’argent, ou la monnaie, n’est pas une sorte de péché originel de l’Homme, un outil de la corruption, comme le laissent entendre Rousseau et d’autres penseurs. L’argent est à la base même de la division sociale du travail. Comme l’a soulevé brillamment Ludwig von Mises, c’est la liberté économique et donc de facto la monnaie, qui permet à chaque homme de chercher et de trouver une place au sein de la coopération sociale et de prendre part à la société.

De nombreux théoriciens se sont intéressés à la monnaie, à la raison de son émergence, son rôle, sa valeur, etc. Les auteurs mainstream affirment avant tout que la monnaie a émergé principalement parce qu’elle réduit les coûts de transaction, ou les coûts de l’échange entre les individus.

Par exemple, Armen Alchian estime que la monnaie permet d’économiser un certain nombre de connaissances sur les biens non monétaires. C’est vrai, mais pas seulement. Un unique individu n’a jamais eu l’idée de créer de la monnaie et l’a fait par suite de sa volonté. En réalité, l’émergence de la monnaie a suivi un long processus de sélection des standards ou étalons monétaires.

Du troc vers la monnaie comme moyen d’échange

Originellement, l’échange se faisait par le troc, c’est-à-dire l’échange des objets contre des objets. Les économistes disent qu’il existait proportionnellement autant de taux de change qu’il y a de biens sur le marché. S’il existe 50 biens, il fallait connaître les 49 taux de change qui existaient entre notre bien et les 49 autres, et ainsi de suite.

Bien entendu, dans le cas du troc les échanges sont fortement restreints et ce d’autant plus que les biens qu’on souhaite échanger sont eux aussi périssables. Imaginez un marchand de poissons qui devrait échanger tous ses poissons contre d’autres biens avant de devoir les jeter. S’il échoue, il aura perdu autant en pouvoir d’achat.

À ce stade, il arrive que par ce processus de troc, un bien en particulier se détache et commence à devenir un bien de référence aux échanges. Par exemple, dans certaines contrées des coraux étaient très utilisés comme moyen d’échange. Dans d’autres, c’était les troupeaux de bêtes. Carl Menger nous apprend dans Principes d’économie politique que la dot des filles se comptait en nombre de bêtes.

Carl Menger est connu comme le fondateur de l’École autrichienne d’économie, mais également pour sa querelle autour des méthodes avec les historicistes allemands, et en ce qui nous concerne ici, pour son célèbre papier sur les origines de la monnaie.

Selon lui, c’est l’intérêt des hommes qui les a guidés à travers un processus incrémental vers l’adoption de biens particuliers comme moyen d’échange, du fait de leur aptitude à être écoulé. La monnaie n’est pas née d’une fixation arbitraire par les pouvoirs publics mais par le désir des hommes de trouver un meilleur moyen de coopération sociale visant à échanger.

La monnaie, comme déterminée par un processus de sélection et de tâtonnement, aura des implications sur les travaux de ses successeurs.

Ludwig von Mises en sortira son théorème de la régression monétaire, qui poursuit les travaux de Menger, Friedrich Hayek et Ludwig Lachmann poursuivront les travaux de Menger dans le domaine des institutions en général.

Reprenons notre examen.

Que se passe-t-il, lorsqu’un bien de référence se popularise ? Il devient un intermédiaire aux échanges et réduit d’autant plus le nombre de taux de change entre les biens. Chaque individu n’a pas qu’à connaître le taux de change entre le bien qu’il vend et le bien-standard. Le bien-standard devient donc une unité de compte. La division sociale du travail s’accroît, facilitant le développement des échanges.

Mais pas seulement : le bien-référence finit par être sélectionné car il est le plus vendable (saleable) ou le plus liquide (Hayek parle de moneyness). Plus le bien est divisible et facile à transporter, plus on dit qu’il est liquide. Le bien-référence est également sélectionné car sa valeur est stable et connue. On dit qu’il est une réserve de valeur.

Ce qui constitue cette valeur du bien monétaire sont aussi les usages non-monétaires que celui-ci peut avoir, garantissant ainsi les anticipations de sa valeur. Comme expliqué par Ludwig von Mises dans sa Théorie de la Monnaie et du Crédit, la monnaie a d’abord besoin d’avoir une valeur d’échange objective pour être sélectionnée en tant que monnaie.

Une fois que le bien de référence est découvert, il facilite les échanges en même temps que son nouveau statut stimule la demande pour ce même bien, ce qui a tendance à le rendre d’autant plus liquide, et finit par en faire un intermédiaire officiel aux échanges.

Cet effet boule de neige, décrit par Israel Kirzner, est une extension de la théorie de Carl Menger sur l’émergence de la monnaie et la théorie de la régression monétaire de Mises. Kirzner soulève le rôle de certains individus alertes à la découverte de poches d’opportunités pures de profit, qui permettent un usage extensif du bien monétaire.

Historiquement, au fil du temps, deux métaux ont fini par être sélectionnés comme bien de référence aux échanges : l’or et l’argent. C’étaient des unités de compte pratique, très liquides et dont la valeur était relativement stable dans le temps. On se servait de l’argent pour les petites transactions et de l’or pour les transactions plus conséquentes.

Par la suite, les deux métaux sont devenus de la base monétaire, de monnaie interne (inside money pour George Selgin, et money in the narrower sense pour Ludwig von Mises). Ils étaient stockés dans les coffres des banques qui fournissent des billets de banque, qui étaient des certificats de dépôts : on parle ici de substituts monétaires, monnaie externe (outside money pour George Selgin, money in the broader sense pour von Mises). Toute personne qui le désirait pouvait échanger ses billets et récupérer son or : la monnaie était convertible.

La banque libre, une extension de la régression monétaire ?

Après l’apparition de cette monnaie marchandise standardisée, le système bancaire a donc continué à évoluer :

L’évolution d’un système bancaire libre, après l’apparition d’une monnaie marchandise standardisée, passe par trois étapes. Il s’agit, premièrement, du développement de services de base de transfert d’argent qui se substituent au transport physique de la monnaie ; deuxièmement, de l’apparition de dettes bancaires à vue facilement assignables et négociables (monnaie interne) ; et troisièmement, du développement d’arrangements pour l’échange courant (« compensation ») de monnaie interne entre banques rivales.

Le temps historique qui sépare ces étapes n’est pas crucial. Le chemin du développement, plutôt que d’être un progrès régulier comme décrit ici, peut en pratique comporter des faux départs ou des sauts créatifs. Ce qui est essentiel, c’est que chaque étape soit le prolongement logique et invisible des circonstances qui l’ont précédée. En d’autres termes, chaque étape successive du processus d’évolution trouve son origine dans la découverte par les individus de nouveaux moyens de promouvoir leur intérêt personnel, le résultat étant un arrangement qu’aucun individu ne vise consciemment. Bank Deregulation and Monetary Order, George Selgin et Lawrence White

Selon Selgin et White, la régression monétaire s’étend jusqu’à expliquer les différents arrangements monétaires présents sous le système de la banque libre. Les banques sélectionnent des réserves fractionnaires, suivant la loi des grands nombres, pour constituer des réserves prudentielles à même de couvrir les compensations interbancaires et les demandes fluctuantes de conversion des billets en monnaie interne. Historiquement, celles-ci ont couramment proposé des taux d’intérêt sur les dépôts en vue d’attirer des fonds supplémentaires, les banques se faisant concurrence pour attirer les dépôts.

De plus en plus, les banques ont commencé à accepter les billets des autres banques, et à demander auprès de celles-ci des compensations en leur retournant  : ce qui oblige les banques à ne pas créer trop de billets (monnaie externe), pour être sûres d’avoir les réserves nécessaires aux remboursements.

C’est pour cela que le système de la banque libre est dans le même temps plus stable que n’importe quel système de banque centrale, tout en étant une source importante du financement de l’économie (comme le fut l’Écosse durant tout le temps où la banque libre, ou ce qui se rapproche le plus de la banque libre, a duré).

Avec le temps, dans certains pays, des maisons de compensation ont fini par voir le jour : elles sont en quelque sorte les banques des banques, des structures où les banques s’enregistrent, qui s’occupent des compensations entre les banques, mais pas seulement.

Lorsqu’une banque ou un groupe de banques ont besoin de liquidités, la maison de compensation peut leur permettre d’avoir des prêts à court terme (qui leur évite de vendre des actifs et de transformer leur non-liquidité en non-solvabilité).

Une banque qui n’est pas enregistrée à la maison de compensation est souvent une banque dont la solvabilité est mauvaise et a mauvaise réputation, car la maison de compensation a nécessairement un œil sur le bilan des banques dans l’exercice des compensations interbancaires.

Elles peuvent également avoir la fonction supplémentaire d’émettre des billets dans des cas de pénurie de monnaie, comme lorsque les banques américaines étaient réglementairement obligées d’acquérir de nouveaux bons du Trésor pour émettre de nouveaux billets.

Cet examen mériterait d’être bien plus poussé et bien plus précis que ce je n’ai fait que brièvement ici. Cependant, le but n’était que de présenter l’évolution de l’émergence d’une monnaie vers le développement d’un marché bancaire et bancaire avec ces mécanismes poussés.

Bien sûr, aujourd’hui, avec l’hégémonie des Banques centrales et la fin de toute convertibilité avec un étalon de valeur, les monnaies sont devenues de simples monnaies-papiers ou fiat money) : vint ainsi l’âge d’or des crises économiques.

Mais nous y reviendrons plus tard.

Le rôle-confiance de la monnaie : au cœur de la pensée monétaire de Georg Simmel

L’échange est un phénomène sociologique sui generis, une forme et une fonction originales de la vie sociale. C’est l’une des formes les plus primitives de la socialisation humaine ; non pas dans le sens où la société existait déjà et entraînait des actes d’échange mais, au contraire, que l’échange est l’une des fonctions qui crée un lien intérieur entre les hommes – une société, au lieu d’une simple collection d’individus. George Simmel

C’est par suite de cet affaiblissement de la monnaie que celle-ci perd de son rôle informationnel, et donc coordinateur.

Le sociologue Georg Simmel, lecteur de Menger et des autrichiens, décrit l’argent comme un langage permettant à chacun de connaître les goûts des autres, un outil social nous permettant de nous comprendre les uns les autres.

Pour Simmel, comme pour Menger, la monnaie est un phénomène qui a émergé spontanément des interactions des individus qui font société, et non pas d’un édit ou d’un acte politique. En supprimant la liberté monétaire, on réduit la pertinence de la connaissance véhiculée par la monnaie.

L’argument de Georg Simmel fait énormément penser au papier L’usage de la connaissance dans la société, de Friedrich Hayek.

Le fait qu’un autre anonyme fasse du commerce avec de l’argent indique qu’il partage la confiance commune dans l’ordre social que l’argent incarne. […] Dans le cas présent, ceux qui participent à une économie de marché sont censés être des utilisateurs d’argent. Les anticipations que nous donnent les types idéaux nous permettent d’agir avec succès dans le monde social. L’idéal-type particulier d’un utilisateur d’argent nous permet dans l’ordre social étendu en nous fournissant des informations sur les autres acteurs anonymes du marché sans qu’il soit nécessaire d’avoir une connaissance complète de leurs intentions ou une interaction directe. Pour Simmel, cet aspect de l’argent est le moyen par lequel l’échange monétaire élargit l’éventail des libertés dont dispose l’individu. Steven Horwitz

L’une des choses qui permet à la monnaie d’être une source de trust, de confiance, c’est la stabilité de sa valeur. Plus les membres ont confiance dans les institutions et dans la monnaie en particulier, et plus l’économie de marché développe son potentiel et permet de satisfaire un nombre toujours croissant de besoins : c’est ce qui ressort d’ailleurs du développement de la banque libre et de ses mécanismes.

Pour Simmel, cette confiance contribue également à la nature évaluatrice de l’homme, qui lui permet de s’épanouir et d’explorer de nouveaux domaines dans le développement des arts et des sciences.

Pour maintenir cette confiance, trust, dans la monnaie, Georg Simmel avait cependant en tête une inflation zéro car comme les partisans de l’inflation zéro, il avait peur des anticipations d’inflation erronées et les influences qu’elles pouvaient avoir sur les prix relatifs. Cela n’est d’ailleurs pas étonnant, car avant les travaux de Von Mises et Hayek, l’inflation zéro était une proposition de Carl Menger dans son article sur la monnaie, Geld.

Cependant, Hayek et les partisans de la Banque libre (free bankers) ont en tête une norme de productivité, qui permet au prix de diminuer lorsque l’économie connaît des gains de productivité et inversement. Les arrangements monétaires doivent le plus se rapprocher d’une monnaie neutre, c’est-à-dire une monnaie qui reflète le plus fidèlement possible la structure des prix relatifs, en permettant le moins possible des perturbations monétaires d’influencer celle-ci.

Les institutions monétaires doivent ainsi avoir la capacité d’éviter les déséquilibres monétaires, inflationnistes comme déflationnistes. C’est ainsi que la monnaie sera véritablement une institution de confiance.

Pour Friedrich Hayek, la monnaie neutre n’est malheureusement pas un phénomène qu’on peut trouver dans la vie réelle. L’équilibre n’existe pas pour les économistes autrichiens. Ce n’est pour eux qu’un outil mental et heuristique permettant la déduction de lois de cause à effet, comme l’est l’économie en rotation constante décrite par von Mises dans L’Action Humaine.

Cependant, il faut privilégier la découverte d’institutions qui nous permettent de découvrir les erreurs que nous avons faites, de mobiliser de la connaissance, et d’aider à la coordination des plans des individus. Friedrich Hayek le pensait pour les institutions du marché, et il n’est pas étonnant qu’il ai étendu son analyse au domaine monétaire, en commentant les propositions de Milton Friedman ainsi : « Aucune autorité ne peut déterminer à l’avance, et seul le marché peut découvrir, la « quantité optimale de monnaie ». »

Les institutions, comme les personnes, ne sont jamais parfaites. George Selgin, Less than Zero

L’affaiblissement de la monnaie

Avec la fin de la convertibilité et la naissance des banques centrales, l’affaiblissement de la monnaie réduit la capacité de calcul économique que celle-ci fournit en tant qu’institution de marché.

Comme Goethe l’a écrit, le tableau comptable à double entrée est le symbole des institutions de marché érigées par la société occidentale pour combattre le problème du calcul économique. Les processus de marchés qui en découlent sont affectés négativement.

L’inflation monétaire et la déflation monétaire entraînent des altérations artificielles de la structure des prix relatifs, qui réduisent la confiance que les individus peuvent avoir dans les prix et autres signaux monétaires.

À l’inverse de ce que certains prétendent, comme l’ancien banquier central Charles Goodhart, la banque centrale n’est pas une évolution naturelle découlant des économies d’échelle dans la structure du marché bancaire. Celui-ci a cependant admis que la banque centrale n’était pas un arrangement institutionnel destiné à la stabilité monétaire et financière, mais plutôt à n’être qu’une source du financement des États en même temps qu’un symbole de leur souveraineté.

Si Simmel pensait que toute la monnaie évoluait vers une forme purement fiduciaire, il doutait en même temps qu’une confiance suffisante se développe pour soutenir la réalisation de ce processus. En particulier, Simmel craignait que l’abus des systèmes monétaires par les gouvernements ne conduise à la rupture de la confiance, qui dépend entre autres de la confiance dans la stabilité future du pouvoir d’achat de la monnaie (Frankel 1977). Simmel n’a pas abordé explicitement la question étroitement liée de savoir si, et comment, un gouvernement pourrait susciter la confiance nécessaire à la mise en circulation d’une nouvelle monnaie fiduciaire. George Selgin,  On Ensuring the Acceptability of a New Fiat Money

Conclusion

La monnaie n’est donc pas un outil du diable servant à répandre le vice sur le monde. C’est une institution essentielle à toute société civilisée et nécessaire au développement de la coopération sociale.

Il est important de comprendre le processus par lequel la monnaie émerge et les rôles qu’elle remplit.

D’abord si nous souhaitons en finir avec la planification centrale dans la banque, c’est-à-dire le système de banque centrale.

Et enfin pour que les défenseurs des cryptomonnaies comprennent que celles-ci devront remplir cette étape de régression monétaire (le test du marché) qui vise au jumelage avec un étalon de valeur objectif, et ne souffrent pas de la même présomption fatale qui accable les banquiers centraux.

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  • Chaque bien a de la valeur car certaines de ses caractéristiques sont utiles à certains. Un bien intermédiaire est un bien que la plupart acquièrent, non pas pour ses caractéristiques utiles, mais pour l’échanger contre un autre bien. Tout bien peut être, à l’occasion, un bien intermédiaire. Ainsi la monnaie est un bien intermédiaire qui a de la valeur pour ceux avec lesquels on souhaite échanger.

    Le bien intermédiaire permet un échange plus précis, plus efficace. L’échange par le truchement d’un bien intermédiaire est ainsi plus avantageux pour le vendeur et plus avantageux pour l’acheteur. Or Cro-Magnon, c’est nous ! Et son cerveau était aussi agile que le nôtre aujourd’hui.

    L’utilité des biens intermédiaires me semble si évidente et avantageuse que je doute que la durée du troc a probablement été rapidement remplacé dans l’Histoire humaine. J’imagine que très peu d’années ont suffit aux humains de le comprendre l’avantage des biens intermédiaires. La troc n’aurait subsisté ensuite de manières occasionnelles.

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