Chèque carburant : les taxes sont le vrai prix de l’essence

Le chèque carburant ne règle pas le problème que sont les taxes. Mais le gouvernement refuse de s’attaquer à ce problème.

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Chèque carburant : les taxes sont le vrai prix de l’essence

Publié le 23 octobre 2021
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Par Laurent Sailly.

Le gouvernement a fait savoir, mardi 19 octobre, qu’il annoncerait « d’ici la fin de la semaine » un dispositif « juste et efficace » pour aider les consommateurs confrontés à l’envolée des prix à la pompe. Il faut dire que celui-ci a reçu l’instruction présidentielle de mettre très vite en place un mécanisme de compensation : soit en baissant les taxes sur les carburants, soit en instituant un chèque carburant sur le modèle du chèque énergie.

Pour faire fonctionner votre voiture, il faut du carburant pour son moteur à explosion… et des taxes qui font exploser votre porte-monnaie.

Pour ce qui est du carburant, le prix actuel (au 15 octobre), incluant le brut, le raffinage, le transport et la distribution, est de 69 centimes d’euros par litre. Imaginez-vous à la pompe avec un prix au litre affichant : 0,69 euros le litre ! Vous faites votre plein et le total annonce : 20,70 euros (pour 30 litres) ; 34,50 euros (pour 50 litres). Le rêve !

D’abord, la TVA à 20 %, comme sur tous les produits de consommation, et qui représente un coût supplémentaire de 14 centimes d’euros par litre.

Ensuite, la taxe intérieure de consommation sur les produits énergétiques (TICPE) qui nous coûte 61 ou 69 centimes par litre selon que nous roulons au diesel ou à l’essence.

Enfin, et c’est là où c’est très fort, la TVA sur la TICPE (soit la taxe sur la taxe) vient s’ajouter à la facture (entre 12 et 14 centimes).

Le cauchemar !

Sur un plein de carburant de 30 ou 50 litres, nous nous sommes acquittés d’une facture taxes de 26,10 euros ou 43,50 euros (diesel) et 29,10 euros ou 48,50 euros  (essence) soit un taux de taxe compris entre 56 % et 58 %.

La reprise de l’économie mondiale entraîne une hausse de la demande du pétrole et donc, une hausse des prix du brut. Résultat, depuis le début de l’été, ce sont des hausses de 10 à 12 centimes d’euros par litre que l’on constate sur la « cotation Rotterdam » qui désigne le prix sorti de raffinerie. La TVA afférente à cette partie du prix étant proportionnelle, elle augmente aussi.

Depuis 2018, la TICPE est exprimée par litre de carburant. Quel que soit le prix du litre de carburant, la TICPE est fixe et n’est pas affectée par la hausse du brut ; et la TVA afférente non plus par construction.

Pourquoi ne pas baisser directement la TICPE ?

Soit, la TICPE n’est pas la cause de la hausse du prix du litre de carburant. Ce n’est pas une raison pour ne rien faire ou dire n’importe quoi !

Le premier réflexe est de noyer le pigeon (pardon, le poisson). Ainsi, Barbara Pompili jette l’opprobre sur la honteuse marge des distributeurs, marge qui n’excède pas deux centimes par litre. L’objectif est ici clair : faire oublier les presque 60 % de taxes portant sur le carburant !

Cette taxe représente la quatrième recette fiscale de l’État soit 33,2 milliards d’euros de recettes en 2019, d’après le ministère de la Transition écologique.

À Bercy, Bruno Le Maire exclut toute baisse de la fiscalité : une baisse de cinq centimes sur le prix du litre de carburant entraîne une perte de recettes annuelles pour l’État de 2,5 milliards d’euros, alors que le déficit budgétaire atteint les 8 % du PIB.

Il est vrai que politiquement parlant, à quelques mois de l’élection présidentielle, d’une part cette baisse de 5 centimes d’euros par litre n’est guère perceptible pour le client à la pompe et d’autre part, elle concernerait tous les automobilistes, y compris les propriétaires de grosses voitures et de SUV très gourmands en carburant. Soit un message très négatif en termes d’écologie.

Le MINEFI privilégie le chèque-carburant

Bruno Le Maire préfère la solution du chèque-carburant. Il s’agit ici de reproduire le modèle de l’aide au transport mis en place dans les Hauts-de-France en 2020 et reconduit cette année. Ce dispositif présente deux grands avantages : il porte sur les ménages les plus modestes et son coût est chiffrable et limité.

Mais sa mise en place est complexe. Si par le biais de l’IRPP, l’État dispose de la liste des ménages qui nécessitent un tel accompagnement, comment identifier les personnes obligées d’utiliser leur véhicule pour raisons professionnelles ?

Enfin, là aussi, l’aspect électoral constitue une préoccupation. Fixer un seuil pour les bénéficiaires c’est aussi exclure de potentiels électeurs !

Nous attendons tous ce providentiel candidat libéral à l’élection présidentielle qui saura progressivement nous libérer des taxes de toutes sortes, en nous libérant de l’État !

Sources :  Carburants.org – Comparez les prix des carburants ; UFIP – Union française des industries pétrolières

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  • Petit à petit les taxes tuent notre économie.

  • il manque toujours un volet qui est la destination de la taxe..
    les routes étant publiques rien de choquant à l’idée de taxer sur l’essence plutôt que de foutre des péages par exemple..

    de façon général en affecter une partie à la compensation d’effet nuisibles supposés du traffic n’est pas choquant en soit..

    parce que le gros défaut des taxes en ce pays est que n’ayant pas de destination précise et CONTROLEES.. les gens ne savent pas si ils « gagnent ».. et ça aide à faire perdure le mythe de l’utilité des taxes en général..

  • Non seulement le chèque inflation n’est pas la solution, mais il va surtout aggraver la situation. Il y a un problème d’excès de stimulus fiscal, et on imagine le régler avec encore plus de stimulus. Ça devient vraiment n’importe quoi et je ne vois aucune autre issue que l’hyperinflation et/ou la banqueroute financière. Dans les cas, tout le monde va y perdre.

    Je le répète mais le candidat vainqueur en 2022 aura essentiellement à gérer l’effondrement économique du pays.

  • On peut toujours rêver! BLM a même dit que réduire les taxes, c’est jeter l’argent des français par la fenêtre. De l’inversion de la sémantique.

  • M. Durand achète pour 150€ d’essence
    L’état prend alors 100€ de taxes
    Mr Durand se plaint que l’essence est trop chère
    L’état lui donne alors 100€
    Mr Durand dépense ses 100€ pour de l’essence
    L’état prend alors 70€ de taxes
    Mr Durand est content que l’état soit si généreux

    • Oui, mais Mr dupond lui est heureux, il n’a pas de voiture, avec moins de 2000 euros, vous n’avez pas les moyens d’avoir une auto, ça paie l’essence de la mobylette pour l’année. Il s’en rappelera l’année prochaine….

    • C’est le début de la spirale d’hyperinflation.

      Les prix montent et assomment les ménages ? L’État distribue des chèques à tout va pour calmer la grogne.

      La demande est encore plus stimulée, donc que font les prix ? Ils montent encore plus.

      Les prix montent encore plus, donc que fait l’État ? Il distribue encore plus d’argent qu’il n’a pas.

      Et ainsi de suite jusqu’à l’asphyxie de l’économie.

      On peut se moquer du régime chaviste du Vénézuela, mais le spectacle de la France et quelques autres pays occidentaux est sidérant.

  • Votre article fait doublon avec celui de Nathalie MP cette semaine.
    Je n’avais pas réagi à ce dernier mais je le fais ici parce-que vous faites la même erreur.
    Je suis bien d’accord que sur le principe, les taxes sur les carburants sont excessives. Mais en pratique, c’est moins sûr.
    On sait tous que le prix du baril de pétrole est très variable pour de multiples raisons et que lors des périodes de forte hausse, c’est douloureux pour les automobilistes. Particulièrement aux États-Unis où les taxes sont sur les carburants sont pourtant très faibles (je pense que les Américains n’ont pas oublié 2008 avec un baril à 150$).
    Ce faible niveau de taxation des carburants dans ce pays est très vraisemblablement la raison principale pour laquelle leurs constructeurs automobiles sont des mauvais motoristes. Ils n’ont jamais été incités à produire des voitures sobres puisque le coût du carburant est faible grâce aux faibles taxes, du moins en dehors des rares flambées comme celle de 2008.
    En France et en Europe où les taxes sont élevées, les constructeurs ont été incités à produire des voitures sobres, d’où le succès du diesel. Ainsi malgré des carburants chers car fortement taxés, le coût d’utilisation de la voiture est resté acceptable.
    Avant la forte hausse du pétrole dans les années 2000 (20$/baril en 2000, 150$ au plus haut en 2008, entre 50 et 100$ depuis), les taxes représentaient environ 80% du prix des carburants et avaient l’avantage d’amortir les hausses de prix du baril puisque la tipp restait fixe.
    Aujourd’hui, les taxes ne représentent « plus que » 60% parce-que le prix du pétrole est nettement plus élevé qu’auparavant. La tipp devenue ticpe ne joue plus autant le rôle d’amortisseur.
    Baisser les taxes, c’est risquer de se rapprocher de la situation américaine où l’automobiliste « prend cher » lorsque le prix du pétrole est en haut de la vague.
    La seule modification que je jugerai valable dans la composition du prix des carburants, c’est de ne plus appliquer la TVA sur la ticpe. Taxer une taxe, c’est quand même assez vicieux, sauf à considérer que la tipp/ticpe a ajouté une valeur aux carburants parce-qu’elle a incité nos constructeurs à nous vendre des voitures sobres. Mais c’est discutable.

    • C’est un peu fort du tabac comme vision des choses. L’essence est taxée à 145%, et, alléluia, grâce à l’état, l’essence est hors de prix tout le temps que le brut soit cher ou non.
      Remercions Bercy qui ne jette pas l’argent des contribuables par les fenêtres comme dit l’inénarrable BLM.

    • mauvais motoristes..mauvais motoristes si on vise la faible conso..

      ce qui n’a pas de raison d’etre si..le carburant est moins cher..

      • « L’objectif est ici clair : faire oublier les presque 60 % de taxes portant sur le carburant ! »
        Je me disais bien aussi que depuis quelque temps, ma voiture avait du mal à démarrer, comme s’il y avait de l’eau dans le carburant! En fait c’était pire: 60% de taxes , c’est très mauvais pour la carburation! Ma voiture l’a tout de suite vu!

    • Autre façon de voir les choses: Aux Etats Unis, l’essence n’est pas chère alors les particuliers ne veulent pas payer pour des innovations en sobriété. Alors qu’en Europe, l’essence est chère donc pour limiter la consommation, les gens préfèrent acheter une voiture plus sobre plus chère, car ils y gagnent.
      Donc, les taxes sur le carburants font payer plus cher les français, et pour s’en défendre ils payent plus cher leur voiture. C’est ce qu’on appelle un pseudo investissement, l’investisseur y gagne personnellement (enfin perd moins), mais en moyenne l’investissement n’est pas productif pour la société.
      C’est comme le PIB issu des consultations d’avocats fiscalistes en France, je ne sais pas si on peut s’en réjouir…

      • Bien que ne soutenant pas les escrolos il n’est pas inutile d’écouter certains arguments ; effectivement l’essence bon marché n’incite pas à investir dans l’économie mais est-il raisonnable de mettre en mouvement des tonnes de ferraille pour déplacer un individu de 80 kilos ???? Car bon ou mauvais motoriste les lois physiques sont immuables la puissance nécessaire pour  » remuer  » votre véhicule est le produit de la force ( son poids ) par la vitesse ( P = F x V ) et au rendement près des motorisations les consommations énergétiques sont donc à peu près constantes !!! La réduction de vitesse a déj été mise en place ; il ne reste donc que la réduction de poids qui doit par ailleurs maintenir une sécurité passive acceptable et une récupération des matériaux en fin de vie réalisable !!! Même s’il reste quelques progrès possibles on approche des limites techniques actuelles !!!!

        • Dans les années 70, une voiture de la classe moyenne consommait 7 L aux 100. Mais pesait 800 kg
          L’equivalent aujourd’hui pèse 1,3 t ! Elle est plus puissante et consomme toujours autant.
          La TIP a considérablement augmenté après la crise pétrolière de 1973.
          Mais elle n’a pas aidé nos voitures à moins consommer, contrairement à la croyance admise.
          Elle a surtout permis de développer le diesel (surtout après la généralisation du turbo). Ce qui a surtout été une manière de contourner les taxes.

  • Avec son assistanat sans fin à financer et qui plombe son économie, la France ne peut pas diminuer ses prélèvements. Et chaque fois que l’État fait un cadeau de la main droite, il n’a d’autre choix que de le reprendre de la main gauche.
    Pour baisser les prélèvements, il faut mettre les Français au travail en supprimant l’assistanat.
    Avec les 500€ attribués aux 18-25 ans sans formation (pour qu’ils s’achètent la dernière console de jeux) car déjà fainéants à l’école, le gouvernement ne va pas dans ce sens

  • Bon article. Attention à la présentation du taux global de taxes sur le carburant. Une taxe de calcule à partir du prix hors taxes. Le litre de carburant hors taxes est 69 centimes selon l’article. Si le prix TTC à la pompe est de 1,69€ Il y a donc 1 € de taxes, soit 145% du prix hors taxes. Le taux de taxes sur le carburant est de 145%…

  • Donc, on donne 100 balles pour acheter de l’essence….. Alors qu’on ne doit plus en consommer pour sauver la planète…… Cette mesure est donc électorale et demago… Surtout que le prix de l’essence , on lève le pied et basta, tout le monde s’en fout, a part les entreprises….. Et encore, elles augmentent les prix en conséquences… Donc, ils vont donner 100 balles à des gens qui n’ont même pas de voiture, z’ont du gaz et de l’electricte.. Mais, de toute manière, ils ont décidé de rendre l’énergie inabordable dans le futur pour sauver la planète…

  • « Cette taxe représente la quatrième recette fiscale de l’État soit 33,2 milliards d’euros de recettes en 2019 »
    Pour la vaste entreprise de racket qu’est l’État collectiviste, la question n’a jamais été que celle-ci : jusqu’à quel point peut-on étrangler ces abrutis d’administrés sans qu’ils renâclent ?
    Deux conditions pour cela. D’abord, que le racket soit peu visible. C’est le cas de toutes les taxes. Dans « Les Origines de la France contemporaine », Hippolyte Taine écrit : « L’impôt indirect révolte moins qu’un autre, parce que les prélèvements de l’État y disparaissent dans le prix de la denrée, et que le fisc y cache sa main sous la main du marchand. »
    Cette entourloupe date de la Révolution française, et n’a fait que se systématiser depuis. Elle explique la part très mince de l’impôt sur le revenu, le seul visible, dans la budget de l’État prédateur.
    Ensuite, la part monstrueuse des taxes dans le prix final du carburant s’explique par un raisonnement assez simple, digne de nos maquignons en costume de fonctionnaires. Il y a un demi-siècle, le pétrole était bon marché car abondant, et les pays producteurs pas trop gourmands. L’automobiliste, tout à la joie de profiter de cet outil de liberté qu’est sa bagnole, bientôt devenue indispensable, n’était pas trop regardant sur ce que lui coûtait de remplir un réservoir. Eût-il été réticent, son caractère individualiste l’empêchait de ruer dans les brancards. Ajoutez à cela l’invisibilité des taxes, voir ci-dessus. Le montant de celles-ci, affiché en clair à la pompe, aurait changé bien des choses. Mais la main de Bercy était cachée sous celle de BP, Shell, Elf…
    C’est ainsi que les taxes sur les carburants sont devenues ce qu’elles sont. Mais quelque chose a changé. Le pétrole est devenu plus cher à la production, plus rare, et sa cherté ne fera que s’accroître. La clairvoyance des cochons de payants augmente aussi. Les gangsters qui nous gouvernent ne peuvent diminuer les taxes, car coincés entre deux possibilités de révoltes : celle causée par les déçus de l’État-providence, qui maintient la paix sociale, et celle, plus spécifique, du type « Gilets jaunes ».
    Très logiquement, parmi les atteintes à la liberté, celles touchant à la liberté de se déplacer sont les plus évidentes. Ce sont les plus dangereuses pour le Pouvoir et ses représentants occasionnels, pas plus responsables que ceux qui les ont précédés, mais qui ont le malheur d’être au mauvais endroit au mauvais moment. Toujours chez Taine, on trouve les violences à propos de l’octroi, ce péage de l’époque. Pompili à beau être une idiote, je lui donne le conseil amical de moins parler. En d’autres temps moins débonnaires que le nôtre, on employait un moyen radical pour faire taire les têtes trop légères ; en les plaçant au bout d’une pique.

    • Beau plaidoyer contre l’état spoliateur !!! mais que proposez vous ??? Supprimer toutes les aides ???? La révolution vous fera rendre gorge !!! Réduire le train de vie de l’état ??? Fillon a eu l’idée de le proposer comme programme avec le succès que l’on sait : même ses amis ont tout fait pour qu’il soit hors course !!!! Le problème des constats faits par les uns ou les autres est qu’il n’y a pas de propositions viables pur corriger les défauts dénoncés !!!

  • « Le chèque carburant ne règle pas le problème que sont les taxes »
    C’est pire que ça ! Les taxes sur les carburants ne sont pas un problème pour le gouvernement. C’est même une solution pour réduire le réchauffement climatique…

  • Le coup de l’impôt le plus injuste nous a déjà été servi tellement de fois qu’il est vain d’y revenir !!! En dehors de réduire le train de vie de l’état il n’y a pas de solution car diminuer ou supprimer les taxes devra être compensé par d’autres prélèvements sur d’autres assiettes et en final ne changera pas grand chose !!! Fillon avait proposé une réduction sérieuse des effectifs administratifs mais nous savons l’enthousiasme que cela a soulevé et les moyens mis en œuvre afin qu’il ne puisse pas mettre à exécution son projet !!! Quels sont les candidats prêts à suivre son programme ???? AUCUN !!!

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