Supprimons l’impôt sur le revenu pour relancer l’économie

Pour relancer notre économie et le pouvoir d’achat, supprimons l’impôt sur le revenu. Plaidoyer pour cette réforme.

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Supprimons l’impôt sur le revenu pour relancer l’économie

Les points de vue exprimés dans les articles d’opinion sont strictement ceux de l'auteur et ne reflètent pas forcément ceux de la rédaction.
Publié le 15 octobre 2021
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Par Jean-Luc Ginder.

Notre système économique basé sur l’impôt est appelé à s’améliorer, à s’améliorer toujours, et à s’effacer au niveau de l’impôt sur le revenu pour réaliser autrement sa mission de service public.

Supprimer un impôt n’est pas supprimer les autres impôts. Notre système économique est malade. La suppression de l’impôt sur le revenu signifie 20 % des recettes de l’État afin de relancer l’emploi par la consommation. Il serait alors judicieux de s’interroger pour savoir si les 80 milliards dédiés au plan de relance de l’industrie seront utiles pour la réindustrialisation et mettre de la clarté sur les conditions d’octroi du revenu universel en faveur des jeunes.

Les Français sont confrontés à une perte progressive de leur pouvoir d’achat

Je pose la question suivante : pourquoi prélever par le biais de l’impôt sur le revenu et redistribuer l’argent ensuite arbitrairement sous forme d’aides ? La théorie de Keynes défend le principe qu’en laissant l’argent travailler dans l’économie réelle pour la consommation, on favorise la réinjection réelle de cet argent dans la vraie économie.

La maladie est souvent le signal fort qui nous propose de changer radicalement notre comportement pour aller mieux. Le malade est contraint de s’occuper de l’homme qu’il est et d’écouter sa sagesse afin de se réaliser.

Le contexte actuel pointe un système affaibli par un impôt sur le revenu comme le serait un organisme humain malade vidé de son énergie. Il a souffert d’une crise sanitaire, la relance de l’économie n’est pas au rendez-vous, le pouvoir d’achat est en chute. Son diagnostic vital est engagé et je propose que cet impôt soit supprimé.

La vie est changement perpétuel. Cependant il nous est donné d’être les décideurs de notre avenir et il nous appartient d’agir avec justesse, justice et respect.

Notre société s’enlise dans la maladie de la bureaucratie digitalisée et invasive. Les rivalités sont attisées, les comportements schizophréniques du tout contrôle conduisent à la division, à l’isolement, à la détresse. Notre système perdrait-il la mémoire au point d’oublier notre classe moyenne qui travaille et crée, au point d’oublier qu’il est vital et urgent de permettre la relance économique.

Nous avons besoin de discours déterminés qui éclairent une voie nouvelle et sereine

Les courtisans menteurs de tous horizons sont démasqués et les promesses ayant pour unique objectif d’obtenir une voix de plus sonnent faux. Les opportunistes appartiendront bientôt au passé. On n’honore plus un système, une administration par carriérisme ou amour du pouvoir.

L’heure est venue de se mettre au service des enfants, des femmes et des hommes de France avec humilité et respect, de montrer un chemin accepté et compris par tous.

Ma proposition est la suppression de l’impôt sur le revenu

Puisque maladie il y a, puisqu’elle nous indique là où ça fait mal, portons notre regard neuf sur ce qui ne va pas bien et interrogeons-nous sur les transformations à mettre en œuvre. Nous devons constater que l’impôt sur le revenu n’a plus de raison d’être. Il appartient à une culture qui relève d’un dogme dépassé, d’une croyance. En effet, il ne correspond ni aux flux économiques réels ni aux besoins de recettes de l’État.

La crise annoncée est à notre porte

Le budget sincère et sérieux présenté par le gouvernement est conscient de la hausse des matières premières énergétiques (plus de 1000 euros de hausse par ménage pour 2022 incluant les dépenses de chauffage et de carburant), de la crise des composants électroniques automobiles et de la très probable hausse des taux d’intérêt liés à l’inflation (2,7 % en septembre). Le budget sert à accompagner les Français dans leur quotidien, et doit prendre en compte un déficit français qui est de l’ordre de 114 % du PIB, ce qui est dangereusement élevé.

Il apparaît que ce budget est un budget à trous, car certaines dépenses n’ont pas été correctement évaluées et il existe un flou certain sur le type de recettes planifiées.

Notre regard doit se porter sur l’avenir. À l’heure actuelle et jusqu’en 2023, la dette française est achetée par la banque centrale européenne et cela signifie que nos dettes et dépenses ne coûtent rien ou très peu. Ce report d’échéance permet aux responsables d’annoncer le « plan 2030 pour l’industrie » de 30 milliards d’euros, ainsi que le nouveau « RSA jeune » estimé à 50 milliards d’euros. Il n’existe pas de garantie de relance de l’économie réelle liée à ce que je nomme des trous budgétaires.

Économiquement, nous nous retrouvons dans un monde d’open-bar

Cela n’est pas du keynésianisme qui consisterait à faire le choix d’injections d’argent par l’État dans de grands investissements nationaux avec l’intention de soutenir l’économie. Il semble qu’on a présenté aux Français un vrai budget politique sincère, mais un faux budget économique qui ressemble à la fin du pacte de stabilité.

À titre personnel, je m’inquiète de la dérive de ce budget ainsi que du niveau élevé de la dette française (2739,2 milliards d’euros). D’autres économistes alertent également.

Le haut conseil des finances publiques qualifie le budget en ces termes :

Le budget est incomplet. En effet, il n’intègre pas l’impact des mesures qui ont déjà été annoncées par le gouvernement.

Plus explicitement, les deux trous budgétaires représentent au total plus de 80 milliards d’euros.

En France, la réflexion économique est perturbée par la redistribution. Un choix pertinent et serein consisterait à limiter les dépenses et supprimer des recettes liées aux prélèvements obligatoires dans un but d’efficacité en respectant l’esprit de la théorie de Keynes.

L’impôt sur le revenu est la recette la plus symbolique. Elle se chiffre à 75,7 milliards en 2020 — cet impôt est payé par 17,1 millions de contribuables soit 43 % des foyers fiscaux français. Cette recette est donc moins élevée que les deux trous budgétaires. À titre de comparaison, la TVA représente 123 milliards des recettes budgétaires en France.

Ces chiffres, la position du haut conseil aux finances publiques, l’idée d’une relance économique pérenne soutenue par l’État me conduisent à penser qu’il serait sage de permettre aux citoyens français de devenir les acteurs économiques directs de notre économie. Ils réinjecteraient directement ce plus à gagner dans l’économie réelle avec une vision sociale et responsable.

Keynes avance la théorie que le marché ne s’autorégule pas, n’assure pas le plein-emploi et que l’intervention de l’État est nécessaire pour relancer une économie. Il est donc probable que si nous laissons les citoyens faire un usage naturel de l’énergie de l’argent, nous obtiendrons de meilleurs résultats que si nous soumettons ces mêmes citoyens à un dirigisme étatique imparfait au cours d’une phase de récession.

En pensant faire du keynésianisme social, l’État opte pour des dépenses d’État fortes et donc sur un impôt sur le revenu trop élevé au regard de la situation. Il s’agit en réalité d’un anti-keynésianisme qui sera contre-productif sur un fond de dette à 114 % du PIB.

L’avantage de supprimer l’impôt sur le revenu

Pousser la croissance, c’est laisser leur argent à ceux qui le gagnent. La suppression de l’impôt est un acte vertueux et en aucun cas antisocial. Nous n’avons jamais connu une crise de ce type caractérisée par une crise de l’offre et de la demande. Le travail va devenir un produit rare, les entreprises vont être impactées.

La pauvreté s’accélère et il va falloir financer l’unité solidaire par un revenu minimum vital. Il faudrait aussi prélever une taxe Covid-19 sur les mouvements et les marchés financiers… L’économie pourrait alors reprendre.

Sans la suppression de l’impôt sur le revenu, nous allons persister à rester dans un système dépendant de la croissance par la dette tout en maintenant une pression fiscale forte qui est un accélérateur de déclassement qui risque d’aboutir sur un réel risque systémique.

En ce moment, les Français sont nombreux à penser vivre comme avant. Pourtant en arrière-plan, la liquidité a été ajoutée partout, la dette a augmenté. La vraie question n’est plus de la chiffrer mais de se demander comment y faire face ?

Les projections pour la croissance annoncent qu’en 2022 le pays sera encore en récupération. 5 % de croissance sont attendus, qui correspondent à la récupération de l’effondrement subi en 2020. En 2023 le chiffre attendu est de 1,9 % et toujours à la baisse en 2024. Il faut savoir que sous la barre de 3 % de croissance apparaît le chômage, facteur de tension sociale. Il est donc évident que nous tendons vers une croissance faible et donc vers une nouvelle phase d’endettement de la France.

Il est intéressant de noter que les Français sont soumis aux prélèvements publics les plus élevés du monde (deuxième position mondiale en 2021) et le pays dont les dépenses publiques sont parmi les plus élevées du monde. Une croissance faible, une dette de plus en plus élevée risquent d’être fatales avec des taux des banques centrales en augmentation, poussés par l’inflation.

En effaçant l’impôt sur le revenu, en maintenant les autres impôts et taxes en France, on laisse (au lieu d’injecter) 80 milliards d’euros dans l’économie réelle française. La la consommation est par conséquent soutenue et les dépenses limitées. L’enrichissement immédiat de tous les Français autorise la relance de l’économie sur une longue période (et non le court terme des dépenses) et diminue la montée de la dette française en protégeant le pays d’une montée des taux des banques centrales.

En réduisant les risques de tensions sociales, en protégeant les Français d’une hausse du coût de la vie, nous optons pour une reprise économique indispensable par la consommation, l’épargne, l’investissement des Français dans leur économie.

Il est question de se tourner vers une économie de la cohérence, du respect, de la bienveillance et de la compétence. La société qui se dessine va réapprendre la valeur des choses, la qualité des produits, la valeur ajoutée de l’économie réelle qui ne se disperse plus dans des calculs fondamentaux mondiaux. C’est permettre le bon sens citoyen.

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  • Le paradoxe est que si tout le monde payait l’impôt sur le revenu, tout le monde serait content qu’on le supprime. Mais comme la majorité ne paye rien du tout, sa suppression serait perçue comme un abominable cadeau aux riches. Peut-être faudrait-il donc aussi supprimer en même temps cet autre impôt sur le revenu qu’est la CSG ou au moins la réduire.
    En tout état de cause, ce n’est pas en s’attaquant à ceux qui font tourner la boutique qu’on va relancer l’activité ni même remplir les poches de l’Etat.
    Les 80G€ de la relance industrielle, ils sont là, il suffit de les rendre à ceux qui sont capables de les faire fructifier au lieu de les faire fuir et de gaspiller le magot.

    • 1/ Je crois savoir que, de fait, l’IRPP et la CSG servent essentiellement au financement des aides non contributives, c’est-à-dire à la redistribution des revenus.

      2/ Il me semble que le débat économique serait plus clair si on acceptait de voir la boucle de redistribution des revenus comme un tout, que l’on pourrait séparer du budget de l’État proprement dit.

      3/ Si maintenant nous considérons la redistribution des revenus comme une affaire interne à l’univers des ménages (i.e. sans y mêler le budget de l’État ou celui des entreprises), alors cette redistribution se révèle comme neutre du point de vue macro-économique.
      Quelle que soit l’ampleur de cette redistribution, on ne peut parler ni de relance, ni de frein à l’économie : le seul effet est qualitatif.
      La redistribution des revenus favorise la consommation des biens de première nécessité, au détriment de la consommation de produits de luxe.

  • Ubuesque ! Que l’IR devienne une flat tax comme les autres impôts, voilà qui serait une bonne idée. Diminuer les impôts en serait une autre. Mais pourquoi supprimer spécifiquement celui-là ? L’argumentation de l’auteur me laisse sur ma faim.

  • Bien d’accord. Il est beaucoup plus pertinent de supprimer les impôts de stock, qui restreignent nos capacités d’epargne donc d’investissement.

  • Bien sûr que supprimer cet impôt injuste qui ne cible qu’une partie des contribuables serait bénéfique!
    Mais le souci majeur, c’est que supprimer l’impôt des 43% de foyers fiscaux qui y contribuent serait considéré comme un cadeaux à ces riches qui travaillent par les 57% d’autres foyers qui n’y contribuent pas – voire même qui en bénéficient…

  • Il faut surtout de la simplification à l’IR et faire contribuer tout le monde même pour 1 euro symbolique.

    L’IR est la plus grosse de toutes les usines à gaz existantes. Le comble est que l’état sait pratiquement tout de tout le monde et renforce à chaque fois ses moyens mais que c’est quand même aux citoyens de faire une déclaration et l’administration arrive à se tromper dans les calculs.

  • J ai ete decu. A aucun moment l auteur ne parle des depenses a supprimer si on supprime 20 % des recettes. A moins que l auteur soit comme Melanchon et pense qu il suffit de faire un peu plus de dette (ce qui ne semble pas etre le cas puisqu il dit s inquieter de la hausse de l endettement)

    Je proposerai plus simple et plus efficace pour relancer l economie francaise : diviser par 2 les cotisations sociales. Ca a l avantage de rendre le travail tout de suite plus attractif puisque ca fait une augmentation directe sur tous les revenus issus du travail
    Pour compenser, car il faut bien equilibrer, je propose de mettre un bonus/malus sur l assurance maladie (comme pour l assurance auto -> plus tu as de sinitres plus tu paies) et de recuperer le cout des 5 dernieres annees de vies sur l heritage (proportionellement 100 % de la derniere annee, 75 % an n -1 …)

    • Les dépenses à supprimer doivent être également débattues, mais pas en relation avec le mode d’imposition. Sinon, le fait de ne pas pouvoir décemment supprimer telle ou telle dépense devient prépondérant et empêche toute rationalisation de l’imposition.
      Nous en avons en ce moment un exemple frappant avec l’analyse des effets de la suppression de l’ISF (ou plus exactement de sa conversion en IFI) et du taux unique d’imposition des dividendes. Les recettes de l’Etat ont largement augmenté, les entreprises ont distribué plus de dividendes, les départs de personnes ayant réussi ont décru, MAIS disent les médias, les effets de la suppression seraient nuls et l’expérience très négative !
      Comme vous, les médias répondent à l’atténuation d’un impôt par la proposition de création d’au moins deux nouveaux impôts…

  • Je suis d’accord avec l’auteur, car en France nous avons une double peine fiscale, l’impôt sur le revenu et le financement de toutes les aides aux personnes en difficulté.
    il faut donc en supprimer une et la plus logique est bien l’IR car elle générerait en plus deux effets positifs:
    Le premier serait de rétablir une confiance de la classe moyenne qui, à raison, se trouve défavorisé surtout à la limite imposition et aides de tout genre.
    Le second est une baisse sensible du nombre de fonctionnaires et des coût y étant associés.
    c’est donc une réflexion à avoir sur cette proposition avant de la « jeter aux orties »!

  • On pourrait y rajouter un troisième avantage qui favoriserait grandement nos entreprises qui ne seraient alors pas obliger de « surpayer » ses cadres afin qu’ils aient un revenu net équivalent à leurs « concurrents étrangers »

  • Très mauvaise idée, au contraire il faudrait que tout le monde le paie même si c’est un montant symbolique: c’est l’impôt le plus voyant, sans impôt voyant (par exemple la TVA est invisible), cela encourage de demander à l’état toujours plus puisque cela ne coûte rien comme dirait Hollande !!! Supprimer la TVA et augmenter l’impôt sur les revenus serait beaucoup plus efficace pour rendre tout le monde plus responsable

    • Normalement, vous pouvez toujours demander à l’Etat, s’il est raisonnable, il vous répondra qu’il n’est pas là pour vous donner l’argent des autres et que vous n’avez qu’à faire les efforts qu’il faut pour que ces autres vous le versent de leur plein gré, en échange de votre travail ou parce qu’ils estiment avoir le devoir moral de vous le donner.

      • – Les minima sociaux existent. Les aides sociales existent. Chacun de nous en a eu besoin (ou peut en avoir besoin) à un moment ou un autre de sa vie. Cela s’appelle la solidarité nationale.

        – Cela n’exclut pas qu’il puisse y avoir par ailleurs une solidarité familiale ou une solidarité facultative fondée sur le devoir moral.

        – On peut être momentanément dans la gêne, et vouloir être aidé sans être humilié. C’est l’avantage d’un mécanisme anonyme géré par l’État.

        – Mais il est vrai qu’actuellement ces aides d’État ont des effets pervers. Les contributeurs ont le sentiment qu’il y a des abus et que leur argent est gaspillé. C’est la raison pour laquelle je tente de proposer mon analyse du problème, et une solution alternative.

        • Je l’ai déjà dit, être aidé non-anonymement par d’autres que l’Etat n’a rien d’humiliant, bien au contraire. Notre système éducatif fait considérer comme « dames patronnesses » et « bonnes oeuvres » les situations d’aide, mais ça n’est pas du tout ça. Choisir d’aider un individu plutôt qu’un autre, c’est lui reconnaître malgré sa situation misérable des mérites et des qualités. L’aider automatiquement, comme le fait l’Etat, devrait être bien plus humiliant !

          • Je suis d’accord avec vous : être aidé à titre personnel par une autre personne ou par une institution privée, n’est pas nécessairement humiliant, si c’est présenté comme une récompense du mérite ou des qualités.

            Mais ces aides ne remplaceront jamais la solidarité nationale, animée par l’État, que je vois comme une nécessité. Reste à savoir comment l’organiser au mieux.

            Je suis d’accord avec vous pour dire que les aides actuelles faites par l’État sont humiliantes.
            Mais je suis en désaccord quand vous dites que c’est parce qu’elles sont automatiques, car non, justement, elles ne sont pas suffisamment automatiques : elles sont accordées « sous condition de ressource ». Et cela chante tout !

            Les aides « sous condition de ressources » sont humiliantes parce qu’elles vous collent sur le front une étiquette « pauvre ». Ce n’est pas pour rien que 1/3 des bénéficiaires potentiels du RSA ne vont pas demander cette aide.

            Les aides publiques pourraient ne pas être humiliantes.
            De même que les aides privées peuvent être présentées comme une récompense du mérite ou des qualité, les aides publiques pourraient être présentées comme un intéressement inconditionnel à la richesse du pays.

  • Mais vous n’y pensez pas.
    Comme dirait Merluchon la Truelle Pied Noir :
    Vous êtes contre les nentilles ninfirmières.

  • Mais premier réflexe habituel, épargner avec l’effet d’aubaine donc tout cela reste hélas théorique …

  • 1 – Réduire le besoin en impôts
    2 – Supprimer les impôts cachés, taxes additionnelles…

  • Avant de baisser les impôts, commençons par supprimer le RSA et autres aides qui l’accompagnent aux personnes qui le touchent depuis plus de 5 ans. Qui peut imaginer ne pas trouver un petit boulot en 5 ans ? Et alors que des immigrés le font ? L’impôt de solidarité doit s’arrêter quand celui qui touche les aides ne l’est plus.
    Payer des impôts doit servir à investir. Et pas en rond points débiles ou autres dos d’âne. À investir pour l’avenir de nos enfants.
    C’est ce qui n’est absolument pas fait par notre classe politique clientéliste.

    • Et avant de supprimer le RSA, il faudrait peut-être s’attaquer aux
      50 milliards de fraudes sociales.
      Mais la température risquerait de monter de 20 degrés.

  • Supprimer l’IRPP serait une erreur.

    – Ce qu’il faut, c’est transformer l’IRPP en un impôt universel de solidarité nationale, en remplacement de tous les prélèvement actuels destinés au versement des aides non contributives (tranches d’imposition, réduction d’impôts, cotisation des entreprises pour l’Allocation familiale, l’allocation de salaire unique, le minimum vieillesse, le RSA, l’allocation de fin de droit, l’obligation de rémunérer au SMIC, etc…).

    – Cet impôt serait payé par TOUT français, au même TAUX UNIQUE pour tous, sur la totalité des revenus de l’année, y compris les aides reçues, y compris l’héritage reçu.
    – Il serait dédié à la redistribution des revenus (sous la forme d’une Allocation universelle d’intéressement national, identique pour tous).

    – Cet impôt serait attaché à la nationalité française, par opposition à la TVA qui est attachée à la présence sur le territoire français. Il serait donc payé par TOUT français, où qu’il soit sur le globe, lequel français, en contrepartie, recevrait l’allocation universelle identique pour tous.

    – Par le jeu de ce dispositif, une année donnée :
    — les contributeurs positifs seraient tous les français ayant des revenus supérieurs à la moyenne (1/3 des français) ;
    — les bénéficiaires positifs seraient tous les français ayant des revenus inférieurs à la moyenne (2/3 des français).

    – Le passage entre contributeur positif et bénéficiaire positif se ferait par une transition douce, sans effet de seuil.

    – L’aide aux plus pauvres se ferait naturellement, sans démarche particulière, sans humiliation, sans pénaliser ceux qui font des efforts pour s’en sortir. La redistribution se ferait en toute transparence.

    – Du point de vue macro-économique, le dispositif serait neutre, avec toutefois l’avantage qu’il soutiendrait la consommation des produits de première nécessité (celle des plus pauvres) au détriment des consommations superflues (celle des plus riches).

    – Du point de vue de l’organisation de l’État, on aurait une claire séparation entre les prélèvements destinés à financer le fonctionnement proprement dit de l’État, et les prélèvements destinés à la redistribution des revenus.
    Les citoyens auraient un meilleur contrôle de ce qui est fait de leur argent.

    • « par TOUT français, où qu’il soit sur le globe »
      Sauf que ceux qui habitent en Suisse au forfait fiscal,
      vous font un petit doigt d’honneur.

      • 1/ Je crois savoir que les français habitant en Suisse sont plus polis que ce que vous dites.
        2/ Quant à ceux qui ne veulent pas payer l’Impôt de solidarité nationale français, ils pourront toujours renoncer à la nationalité française (mais alors, ils ne bénéficieront pas non plus de la solidarité française, le jour où ils seront dans le besoin).

  • « En pensant faire du keynésianisme social, l’État opte pour des dépenses d’État fortes et donc sur un impôt sur le revenu trop élevé au regard de la situation. Il s’agit en réalité d’un anti-keynésianisme qui sera contre-productif sur un fond de dette à 114 % du PIB. » Pourquoi évoquer moult fois Keynes avec vénération, quand ce type n’a fait que mener les économies dans une impasse, et que son succès d’après-guerre est simplement dû au fait que ses théories arrangeaient bien les Etats en place, en leur donnant un bon prétexte pour accroître leur pouvoir ?

    • – Pour la clarté du débat économique, faisons une distinction nette, parmi les prélèvements :
      — ceux qui viennent des ménages pour être redistribués à des ménages.
      — ceux qui viennent des ménages pour financer les services rendus aux ménages par les rouages de l’État.
      — ceux qui viennent des entreprises pour financer les services rendus par l’État aux entreprises.

      — Ce qui sème la confusion, c’est le mélange des genres : le court-circuit des prélèvement obligatoires auprès des entreprises pour financer des versements de l’État à des ménages.

  • Bonjour, je pense que ça devrait aller plus loins que ça.
    A mon avis, il faudrait revenir à la proportion qu’il y avait entre CSG et cotisations avant la réforme de Macron et à partir de là: supprimer tel qu’ils existent l’IR ET la CSG pour les remplacer par UN impôt sur le revenu, à deux taux, le premier très bas, agressif, genre 4-5 % jusqu’à un certain niveau de revenus histoire de faire comprendre que la classe moyenne n’est pas une vache à lait) et un autre beaucoup plus haut, genre 30%, ce qui fait que n’importe qui de sensé ne pourrait parler du fameux « cadeau aux riiiiiiches ».
    Dans le même temps, il faut ni plus ni mois supprimer les liches fiscales et en laisser que 3-4 sur l’aide à domicile et la rénovation thermique, éventuellement les projets d’auto consommation.
    Pour moi le but de cette idée serait quelque chose d’hyper important: commencer une réconciliation des français avec « l’impôt ».

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