La Nouvelle-Calédonie prise au piège de la stratégie covid free

OPINION : nous disposons de quelques jours pour que les institutions calédoniennes proposent une approche prenant en compte les libertés individuelles au regard des impératifs de santé publique.

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La Nouvelle-Calédonie prise au piège de la stratégie covid free

Les points de vue exprimés dans les articles d’opinion sont strictement ceux de l'auteur et ne reflètent pas forcément ceux de la rédaction.
Publié le 8 août 2021
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Par Abdelkader Saidi1.

Nous sommes nombreux à nous souvenir encore de ces clichés décalés de Calédoniens insouciants à la terrasse d’un café ou d’un restaurant, sans geste barrière à respecter alors que la plus grande partie du monde était confinée en 2020.

Quel luxe pour les habitants de ce territoire ultramarin de ne pas être confrontés à la maladie ou encore de ne pas avoir à supporter jour après jour les publications oppressantes des relevés de contaminations ou d’hospitalisations en réanimation.

Cependant comme en Australie ou en Nouvelle-Zélande, cette stratégie montre aujourd’hui non seulement ses limites en matière d’acceptabilité, de soutenabilité et d’efficacité mais surtout elle apparaît comme contre-productive et représente désormais une menace sérieuse à la sortie de crise.

Vivre dans une bulle, aussi agréable soit-elle devient de moins en moins supportable compte tenu de l’impact socio-économique considérable des mesures restrictives comme la suspension de la continuité territoriale, le régime de la quatorzaine ou encore les confinements généralisés à la moindre alerte.

Ce territoire jusque-là hors du monde et de la réalité s’est transformé au fil du temps en une prison dorée et pourrait se dégrader davantage sans un changement rapide de trajectoire.

Dans cette histoire le plus préoccupant n’est ni le coût exorbitant des mesures restrictives prises en charge généreusement par l’État, ni la privation non négociée des libertés de voyager depuis plus de 18 mois sans que cela ne provoque le moindre émoi, ni l’immobilisme de la vie politique locale paralysée face aux enjeux du référendum historique prévue le 12 décembre prochain.

Non. Le plus alarmant est le retard colossal que la Nouvelle-Calédonie a pris en matière de vaccination et ses difficultés pour trouver les solutions afin d’y remédier.

Une quantité insuffisante de vaccins

Ce retard n’est pas lié à un défaut de stratégie vaccinale car les doses de vaccins Pfizer ont bien été mises à disposition par l’État en quantité suffisante dès le mois de janvier 2021 et ont d’ailleurs été largement déployées sur le territoire afin d’atteindre toutes les populations.

La raison principale de ce rendez-vous manqué avec la vaccination est liée à l’illusion de sécurité du covid free incarnée par son sas sanitaire sur une population dépourvue de culture du risque, coupée du monde, sans boussole et qui du fait de son isolement devient particulièrement sensible aux effets de l’information sur les réseaux sociaux.

Avec seulement 22 % de sa population vaccinée, la Nouvelle-Calédonie occupe une bien triste place dans le classement mondial des couvertures vaccinales par pays.

Si la promesse sécuritaire du covid free se substitue dans l’inconscient calédonien à l’immunité suffisante pour sortir de la crise on observe une réelle emprise des réseaux sociaux sur le jugement des individus à propos du vaccin.

Nous constatons que le fait de confronter cette culture océanienne à cet environnement informationnel est associé à une moindre confiance dans les institutions et à des taux de vaccination plus faibles.

Les covido-septiques opportunistes devant cet espace laissé vacant se sont bien organisés sur le territoire afin d’atteindre cette population hésitante et cela jusqu’aux confins des tribus afin de discréditer le vaccin et de promouvoir quelques médecines parallèles.

La tâche pédagogique et incitative dévolue aux promoteurs de la vaccination est ainsi rendue encore plus ardue qu’en métropole et aggravée dans ce contexte par l’impitoyable loi de Brandolini qui nous rappelle que l’énergie dépensée pour  argumenter une fausse information est infiniment supérieure à celle qu’il a fallu pour la produire.

Sur le variant Delta

Sur le front du virus les nouvelles sont plutôt mitigées depuis la propagation incontrôlée du variant delta, aujourd’hui majoritaire dans la plupart des pays.

Aux États-Unis, une récente note interne du Centre de prévention et de lutte contre les maladies (CDC) précise que ce variant est aussi contagieux que la varicelle et qu’une personne contaminée peut en contaminer au moins huit. Il semblerait également qu’il soit au moins aussi dangereux que ses prédécesseurs.

L’efficacité des vaccins est amoindrie car les vaccinés sont maintenant potentiellement contaminants mais elle n’est pas remise en cause avec un risque de mourir ou d’être gravement malade divisé par dix et un risque d’être contaminé divisé par trois. Les dernières études confirment donc que les vaccins sont efficaces à 90 % contre les formes graves et à 67 % contre les infections peu ou pas symptomatiques.

Il est donc acquis que nous allons vivre avec le Covid de nombreuses années et l’enjeu pour le gouvernement nouvellement en exercice en Nouvelle-Calédonie, conscient des limites du covid free est de faire évoluer la stratégie vers une réouverture du pays en fonction de la couverture vaccinale, et de déployer ainsi des dispositifs adaptés afin que les Calédoniens vivent le mieux possible avec le covid.

Malgré l’absence de calendrier clair, cette évolution de la stratégie a été officiellement évoquée avec une ouverture des frontières prévue autour du premier trimestre 2022, sous réserve de trouver dès octobre prochain les 8 millions d’euros mensuels nécessaires pour financer le dispositif sanitaire.

Dans l’intervalle l’exécutif tentera de sécuriser encore plus le sas sanitaire en augmentant les moyens et en autorisant éventuellement de ne faire voyager que des personnes vaccinées afin de diminuer sensiblement le risque et d’augmenter les capacités hôtelières des quatorzaines qui passeront de fait en septaine.

Malheureusement, la pression croissante du variant delta sur les frontières du caillou, associée aux failles structurelles du dispositif sanitaire aggravé par des procédures légitimes de recours sur les quatorzaines laisse présager d’une introduction virale dans les semaines à venir en Nouvelle-Calédonie.

Lorsque le taux d’incidence atteindra un seuil critique en France métropolitaine à la rentrée prochaine, le sas sanitaire, véritable rempart contre l’introduction accidentelle du virus ne sera plus en mesure de faire face malgré le renforcement du dispositif.

Compte tenu d’une couverture vaccinale insuffisante le territoire sera condamné à un nouveau confinement généralisé à l’instar de son voisin australien contraint d’utiliser de plus en plus souvent cette arme initialement réservée en dernier recours.

Cette perspective achèvera la destruction d’un modèle économique sous perfusion, et sur le plan sanitaire il restera à espérer que les particularités géographiques de la Nouvelle-Calédonie, comme son habitat ou son climat, la préservent du pire.

La forte transmissibilité du variant et la vulnérabilité de la population calédonienne laissent malgré tout augurer comme pour les iles Fidji, la Martinique ou la Réunion que les capacités hospitalières seront sous fortes tensions, d’autant plus que le personnel soignant du Médipole manque cruellement. Enfin pour parachever ce scénario hautement probable, l’agenda nous prévoit une gestion de crise en pleine campagne référendaire.

Des mesures fortes et immédiates pourraient atténuer l’inévitable vague à venir et ses effets. Les Calédoniens sont en capacité d’accepter des choix difficiles sous réserve d’une transparence totale, d’une concertation et d’une pédagogie adaptée.

Le 29 juin 2021, l’Institut Pasteur dans la même lignée que la haute autorité de santé ou encore l’académie de médecine, suggérait que l’obligation vaccinale était l’approche la plus efficace pour contrôler l’épidémie car les personnes non vaccinées « contribuent à la transmission de façon disproportionnée : une personne non vaccinée a 12 fois plus de risque de transmettre le SARS-CoV-2 qu’une personne vaccinée ».

En Nouvelle-Calédonie une telle obligation vaccinale pour tous, dans le contexte actuel est encore trop prématurée pour se substituer à la responsabilité des individus. Avec tact et pédagogie les Calédoniens sauront trouver du sens à leur démarche personnelle de vaccination pour faciliter le vivre ensemble.

Mais n’ayons guère d’illusion, avec encore trois quarts de la population à convaincre et un rendement maximum de 10 000 injections par semaine, l’immunité collective avec la meilleure volonté du monde ne pourra être atteinte avant plusieurs mois.

Par contre, avec un taux de vaccination très insuffisant des professionnels en contacts des personnes vulnérables ou des voyageurs, la question de rendre la vaccination obligatoire à cette population spécifique mérite quant à elle d’être posée.

L’Institut Pasteur précise également que, dans une population partiellement vaccinée, des mesures de contrôle qui ne seraient appliquées qu’aux personnes non vaccinées pourraient maximiser le contrôle de l’épidémie tout en minimisant l’impact sociétal.

En cas de réintroduction du virus un dispositif d’alerte simplifié, basé sur des marqueurs épidémiologiques devrait pouvoir autoriser les déplacements ou certaines activités en fonction d’un pass sanitaire et éviter quoi qu’il en coûte un confinement généralisé qui serait sans doute fatal.

La farouche opposition au pass ou à la vaccination obligatoire des soignants, au nom des libertés individuelles laisse apparaître une immense confusion sur les libertés et les mesures restrictives dans notre démocratie. La dictature sanitaire est un épouvantail car ce ne sont ni les institutions, ni les scientifiques, ni les pro-vaccins qui restreignent les libertés, mais bien le virus.

L’alternative

Vaccination massive appuyée par un pass sanitaire ou confinement tous les trois à six mois et pays refermé définitivement sur lui-même, voilà l’alternative offerte aux Calédoniens.

Mais comme le suggèrent certains, nous pourrions également lever toutes les restrictions dès lors que la population aura eu accès à la vaccination et laisser ainsi les non vaccinés libres de leur choix et face à leurs responsabilités individuelles. Dans ce cas de figure nous aurions au mieux une population vaccinée aux alentours de 70 % correspondant à l’inéluctable plafond de verre et nous serions donc bien loin de l’immunité collective nécessaire pour casser la circulation virale et protéger ainsi les plus vulnérables (immunodéprimés, personnes ayant des contre-indications à la vaccination, exclus du système de soins).

Finalement le dilemme est assez simple : restrictions conditionnées pour tous afin de protéger quelques vulnérables ou libertés individuelles pour tous sans condition. Cette dernière alternative ne semble pas correspondre aux valeurs républicaines, ni aux valeurs océaniennes pour qui le corollaire de la liberté c’est la responsabilité et la solidarité.

Nous disposons encore de quelques jours pour que les institutions calédoniennes en collaboration avec la société civile proposent une approche prenant en compte les libertés individuelles au regard des impératifs de santé publique et de soutenabilité économique du territoire.

Dans cette perspective des Assises du covid sont prévues fin août à Nouméa pour mettre toutes ces questions sur la table et tenter ainsi de mitiger ce phénomène de réactance perceptible parmi certains citoyens.

Le temps est venu pour la Nouvelle-Calédonie de se libérer de la mâchoire du zéro covid et d’adapter sa stratégie face aux nouveaux enjeux, sous peine d’être confrontée plus vite que prévu et sans munition à l’implacable réalité du covid.

  1. Abdelkader Saidi est chirurgien, manager du risque et essayiste.
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  • « … ce ne sont ni les institutions, ni les scientifiques, ni les pro-vaccins qui restreignent les libertés, mais bien le virus »
    On pourrait rajouter une affirmation similaire sur les discriminations.

    Dès lors que l’on a accepté que ces deux réalités puissent remettre en question nos convictions les plus solidement ancrées, notre perception des actions à envisager change profondément.

    Contrairement à ce qui a été fait jusqu’à présent, une action publique en matière sanitaire devrait tenir compte en premier lieu de son acceptabilité, avec une information complète et transparente, et des mesures sanitaires compréhensibles et cohérentes.

    Exemples : sur les discriminations faire des incitations de vaccination de plus en plus fortes sur des populations ciblées et avec des cibles de plus en plus larges, sur les libertés profiter d’une sortie de confinement pour instaurer un pass sanitaire et non l’inverse, etc …

    • Le virus ne restreint pas les libertés, il rend éventuellement malade et peut entraîner la mort. Ce sont certains hommes politiques, une poignée, qui ont pris des décisions politiques liberticides.

      Quant à l’action publique en matière sanitaire, c’est justement parce qu’elle est publique qu’elle est incompréhensible et incohérente, forcément, nous sommes différents.

      C’est certain qu’un pass sanitaire après un confinement c’est plus cool qu’un pass sanitaire avant. Seriously ?

      • Sérieusement oui bien sûr, je pense que malgré votre argumentation vous avez bien compris que mon propos porte sur l’acceptation et non le bien-fondé du pass sanitaire.

    • Non, ce n’est pas le virus qui restreint les libertés. Ce sont les politiciens, en cheville avec la technocratie médicale et l’industrie pharmaceutique. Tout a été fait pour présenter la voie choisie (vaccination générale et RÉPÉTÉE couplée à un « sanitaire » qui conditionne la vie sociale à l’acceptation des choix gouvernementaux) comme la seule possible. Toutes les autres pistes ont été soigneusement interdites.
      La stratégie officielle n’a aucune chance d’éradiquer un virus qui change tout le temps. Ses concepteurs le savent parfaitement. En revanche, elle va enfermer les populations dans un cercle vicieux à base d’injections régulières et de traçage numérique. Vous pouvez appeler ça « retour à la liberté », mais personnellement j’ai du mal.

  • Alors qu’il suffit de vacciner la population à risques, 20-25%, ce qui est tout à fait à la portée du territoire.

    • Avec la vaccination large, il y a une stratégie pour lutter contre » l’épidémie »en cours , Pourquoi pas, mais je dois dire que je n’ai pas vu de démonstration logique qu’il s’agit d’une bonne stratégie stratégie globale à moyen terme…ça implique une spéculation sur le fait que la vaccinations puisse à pas avoir d’rffets sur l’apparition de nouveaux variants notamment.. mais aussi que pour les gens à faible risque l’ immunisé par la « maladie » soit un moins bon choix « que le vaccin contre ce qui pourrait advenir…

      je suis perplexe…
      mais si quelqu’un a une explication..
      et qu’on m’explique ce qui est différent de la stratégie contre la grippe par exemple..où c’est la vaccination annuelle des gens à risques contre la grippe qui les relativement à l’abri…

      • Bonjour.
        Allez sur le site wikipedia sur l’éradication de la variole.
        En fait ils ont au début essayé de vacciner tout les humains et cela à été un échec.
        L’OMS a changé de stratégie et a vacciné seulement les zones où la variole apparaissait, ce qui est plus facile et la variole a été éradiqué.

        • oui mais on a pas affaire à la variole…ça ne me suffit pas du tout.. les gens qui proposent ça ne sont pas des crétins totaux..ils doivent avoir des arguments du moins j’espere…mais aussi connaitre les limitations..de cette stratégie;..je ne sais pas..ça inclut une spéculation sur les mutations du virus que je vais aborder d’une façon trop frustre.
          pour moi je vois la possibilité d’une mutation resistant vaccin liée avant tout par le nombre de réplications virales ….. la transmission au résultat de la concurrence dans l’indivividu qui conduit à ce qu’il émette des virus resistant en nombre suffisant pour contaminer un autre individu…
          ça parait sensé d’aopter une stratégie qui a marché ..mais ça « parait sensé »..

          je répète spéculation, choix, pari..donc risque d’echec.

          • En fait la seule stratégie est liée à Macron. Au début, il était dans le déni, tenir jusqu’au élection municipale. Ce jour faire tout pour que l’automne soit sans covid.
            N’oubliez pas Macron décide de tout et n’est pas scientifique. C’est un littéraire.
            L’esprit scientifique n’a rien à voir à l’esprit littéraire qui est plus dans l’esthétique, le culturelle, le paraître.
            Le zéro covid paraît hors de portée, surtout avec les test PCR qui traquent tout débris viral.
            Protéger les 20% de population à risque est bcp plus facile et bcp moins coûteux, financièrement et psychologiquement, sans parler du respect des droits de l’homme.

            • C’est loin d’être facile. Définir qui est à risque et qui ne l’est pas demande de dire, par exemple, si un obèse de 45 ans est « à risque ». Ensuite, ceux qui seront jugés « à risque » dans une analyse objective, comment les vacciner ? Yaka fokon…

              • C’est facile on a les facteurs de risques, en premier l’âge.
                Puis on vacciné sur le volontariat.
                . Laissons les médecins soigner les gens comme d’habitude.
                Macron n’a rien à dire ni décider.

                • On ne plus d’accord avec votre dernière phrase.
                  Mais au-delà, ça me paraît bien moins simple vu du côté patient. Il y a les banderoles le long des routes, Trifouillis les Oies cherche 2 médecins, …

                  • Ben oui, 40 ans de socialisme, les 35 heures, 20 ans de numerus clausus maintenu bcp trop bas (3800). Les villes manquent de médecins, or en ville les médecins n’ont pas de garde, travaillent 4 jours par semaine tandis qu’à la campagne, c’est garde sur garde, sans gagner tellement plus.

                    • Et à la campagne, ça n’est pas facile pour le patient non plus. Prenez l’ouvrier agricole moyen proche de la retraite, plus capable avec ses tomates qu’avec son ordinateur s’il en avait un, même volontaire, il a bien peu de chances de parvenir à obtenir sa vaccination…

              • L’essentiel du « risque » dans le cas du COVID c’est l’âge.
                C’est rigolo les discours sur les obèses et les diabétiques mais les morts de moins de 50 ans, tout compris (ce qui fait largement plus de la moitié de la population du pays, et comprends de bons paquets d’obèses) c’est 1 200 morts, quand les plus de 50 ans (avec aussi des obèses, bien sûr) moins nombreux au total (l’âge médian est de 42 ans) c’est 111 000 morts. Un rapport de 1 à 100.
                Et qui s’amplifie avec l’âge.

                Après, chacun « joue avec sa vie » comme il le souhaite, et c’est à chacun, avec son médecin, de décider s’il est à risque ou pas. Pas au gouvernement, pas aux « autres ». Et à chacun de prendre ses responsabilités sans vouloir s’en décharger sur les autres.

                Le gars qui choppe le COVID aurait pu l’éviter (vaccins, comportements, isolement même… ), celui qui lui a transmis, non (puisque même vacciné on est contagieux et que nombre de « malades » n’ont aucun symptomes et aucune raison de se faire tester. Remettons l’église au milieu du village de la liberté et de la responsabilité.

              • Etre à risque est clairement défini il me semble… Et oui, un obèse, quelque soit son âge, est à risque, car beaucoup de comorbidités liées…
                Donc la stratégie de vaccination ne peut être liée à l’âge contrairement à ce qu’on pense. On peut avoir des vieux en très bonne santé, mais la majorité des vieux ont en effet des comorbidités « naturelles », donc sont mis dans la catégorie « à risque »…

                • en fait non, cf les données, rappelées schématiquement ci dessus.
                  ou alors les papier sur les risques face au COVID.
                  En gros un gus de 65 ans en parfaite santé est plus à risque qu’un autre de 50 ans avec quasi tout les « problèmes » de comorbidités, cancer, hypertension, obésité, diabète, ancien fumeur, etc. si ce dernier n’est pas à l’article de la mort.
                  Ca peut être rassurant pour un « vieux » de se dire qu’hors problèmes récurrents de santé et obésité il est « à l’abri » alors que les « jeune » pas en forme est « à risque » mais c’est statistiquement faux.

  • Il parait ce matin qu’un variant colombien est apparu en Belgique et a déjà fait plusieurs morts ( 7 je crois)!
    On est tous foutus même vaccinés! Help!

    • La grande question à propos de ce variant colombien : est-ce de la poudre aux yeux ?
      Et s’il apparaît en Belgique, est-ce qu’il occasionnera des mises en bière massives ??

    • La colombienne, c’est toujours de la bonne … 😉

  • Magnifique article d’un mouton macroncompatible!
    Que du vent.
    Il suffit d’éteindre la TV, il n’y a plus d’épidémie de covid.

    • sauf que c’est faux…littéralement faux..
      dites à la rigueur il suffit d’eteindre la télé et le covid ne sera plus une grande peur, à la rigueur..en fait je n’en sais rien..

      • Sauf que c’est la base du principe de vaccination… Si vous immunisez les personnes fragiles, vous diminuez drastiquement le nombre de morts… Et ceux parmi les « fragiles » qui ne souhaitent pas se faire vacciner ont fait ce choix.
        Les « autres » seront face à un virus saisonnier qu’il faudra traiter en préventif ou sur le moment si nécessaire… Tiens, comme la grippe en fait. Oups, je viens de dire un gros mot de complotiste ^^

    • Je suis totalement d’accord avec vous !

  • @Laurent Lenormand : +1000
    Totalement d’accord avec votre analyse.
    De plus, il faut ajouter que l’immunité collective est une utopie pour un virus qui dispose d’un réservoir de plusieurs espèces animales
    Pour info, les USA viennent d’annoncer que les vaccins étaient inefficaces sur le variant epsilon

  • M. Saidi vit à Nouméa.Il parle de notre chance au passé d’être libre de la covid. Faux! nous sommes toujours LIBRES! sans masque, sans mesure barrière sans aucune restriction et il voudrait que cela change? De quoi se mêle t-il? Il est chirurgien, et si toutes les contraintes qui étranglent le monde entier lui manquent, il est libre de le rejoindre; personne ici ne retient personne!
    Son point de vue n’engage que lui et ne fait que reprendre les propos des politico-médecins de la métropole. A « La libération de mâchoire du zéro covid » (il plaisante, bien sûr) Il nous propose sa thérapie-génie sans aucune garantie et avec toutes les contraintes actuelles du Monde « libre »(Pour faire comme les autres)
    Quand on voit l’énergie dépensée pour nous imposer ces expériences médicales on voit très bien de quel côté s’applique la loi de Brandolini…
    J’espère qu’il a ses deux « doses rassurantes » dans les gènes. ll peut donc rentrer en France, enfin libéré de toutes les contraintes qu’il subit ici.

    Un citoyen lucide.

  • la bonne stratégie anti covid…. pour une perte économique globale donnée (et choisie !) un nombre de morts et de souffrances minimum…. et ce .. »à la fin »…de la crise…

    accepter ce concept , plus exactement accepter la gouvernance politique, est accepter de ne pas pouvoir se plaindre de sa mort de ses souffrance ou de sa ruine;.au risque d’etre vu comme égoïste… vous montez dans un navire sans connaitre la destination du voyage et sans avoir de garantie de ne pas être balancé par dessus bord.

    il ya des territoire où il est dangereux demettre le pied… tout simplement car vous ne pouvez plus vous plaindre entant qu’individu, vous avez renoncé à votre subjectivité..

  • Moi j’aurais pensé que la la différence de situation de la nouvelle Calédonie d’avec la France métropolitaine, c’est que la voix du maitre est puissante mais que sur 20000 km, elle s’atténue un peu quand même…

  • L’immunité collective vaccinale avec des vaccins ne bloquant pas la transmission est un pur fantasme. Il serait temps de se pencher sur la question de savoir si l’immunité naturelle n’est pas plus efficace et si vacciner les personnes non à risque n’est pas contre-productif ainsi que sur les traitements par molécules existantes en oubliant le mantra des labos et de leurs vassaux « à nouveau virus, nouvelle molécule ».

    Etre 3 fois moins contaminant en étant vacciné avec un variant 3 fois plus contaminant que les souche originelle a simplement pour résultat qu’il circulera autant dans une population totalement vaccinée que la souche originelle dans une population qui ne l’est pas; donc la situation du printemps 2020!

  • Que le variant delta soit plus transmissible, oui; qu’il soit aussi mortel voire plus, non. Toutes les donnée démontrent le contraire.

    La stratégie zéro COVID est d’une imbécilité sans nom. Ce virus est endémique et a un réservoir naturel dans de très nombreux pays. Un pays qui avait enrayé l’épidémie au début et a fini par être pris le pantalon sur les chevilles est Taïwan. Tout ça pour un blaireau qui est allé voir des prostituées d’origine étrangères qui avaient amené le virus dans le pays. Il arrivera la même chose en Australie malgré les bouffées délirantes de ses dirigeants à propos des confinements durs.
    Cela démontre la futilité de cette stratégie.

    • Cela dit, Taïwan a eu son (petit, très petit) épisode covid, étrangement juste après qu’ils aient commencé à vacciner en masse mais l’a jugulé très vite, sans mesure totalitaires et liberticides.

  • Excellent article, Abdelkader, toutes mes félicitations. Tu es fort courageux de publier une tribune aussi franche. Malgré son équilibre, son information exhaustive et son ton nuancé, il te faut affronter des commentaires égocentriques et indélicats. C’est le principal problème avec la COVID. Il a déclenché dans les cerveaux une co-infection avec celui de l’Individu-Roi. « Je suis seul au monde et personne ne doit me dicter ma conduite », serine l’individu infecté. Oubliant qu’il fait partie d’un tout plus vaste que lui-même. Qu’un individu n’est pas seulement un contaminable mais un contaminateur. Il n’est pas contradictoire d’avoir des réserves sur le vaccin à titre personnel et dire « je me vaccine » à titre collectif. Mais la part collectiviste du soi semble éteinte chez beaucoup de commentateurs. Le réseau est devenu une collection d’ego(s) mais n’est plus un collectif.
    Encore bravo pour ton texte.

    • Ce qui est extrêmement choquant avec le COVID c’est que les gens réclamant de « l’altruisme » (accepter le confinement les couvre feu, la vaccination avec des produits expérimentaux, etc. pour tous même ceux pas à risque) sont uniquement ceux qui bénéficient de ces mesures à moindre cout, et bénéficieraient (peut-etre, ce n’est même pas sûr) de leur extension.
      Ces gens critiquent l’égoisme de leurs voisins (qui peut se discuter, si on pense que le vaccin est « imparfait », le fait de se faire vacciner n’aura aucune influence sur le voisin) pour des raisons absolument égoïstes.

      On a une épidémie d’altruisme-égoïste, de fascistes à la petite semaine qui exigent des autres des sacrifient « pour le bien commun » qui est en fait leur bien. Et en plus ils se drapent dans leur vertu morale après ça. Etrangement je n’ai jamais entendu traiter de « chantre de l’individu roi, égoïstes et seuls au monde » les gens qui réclament que les enfants (pas en risque) soient privés de vie sociale, d’enseignement, masqués, etc. pour que quelques vieux et autres « co-morbides » à l’âge avancé aient 3 mois de vie en plus… Alors que bon, la même logique devrait s’appliquer à ça.

      Assez vomitif si on doit être honnête et appeler un chat, « un chat ».

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