Présidentielle 2022 : que des petits candidats !

L'élection présidentielle approche, la nuée de petits candidats nuls grossit et avec elle, la probabilité d'une très mauvaise surprise.
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Présidentielle 2022 : que des petits candidats !

Publié le 7 juillet 2021
- A +

par h16

Pour le moment, quelques signaux indiquent qu’il pourrait y avoir une élection présidentielle en France courant 2022 autour d’avril, sauf – comme l’indique Wikipedia avec prudence – en cas de « décès ou démission du président en exercice » : autrement dit et vraisemblablement, dans neuf mois, le peuple français va devoir choisir un président pour les cinq années suivantes. On comprend que la proximité de cet événement incite actuellement les candidats à se faire connaître.

Et comme prévu, c’est donc la bousculade de prétendants, ce qui ne laisse d’interroger, le poste étant toujours présenté comme extrêmement difficile. Apparemment, cette difficulté de la fonction semble être amplement compensée par les petits avantages qu’elle procure et le pouvoir qu’elle donne au point de susciter un intérêt particulièrement vif auprès d’une quantité toujours plus grande de candidats dont la qualité, de façon étonnante, ne s’améliore guère.

Ainsi, à droite, on trouve déjà les pitres imputrescibles Asselineau, Dupont-Aignan, Lassalle, Poisson qui ont déjà été candidats d’une façon ou d’une autre et qui remettent donc le couvert avec gourmandise malgré les fessées qu’ils se sont déjà prises. Les vendeurs de tapis et autres représentants/placiers en produits pharmaceutiques contre l’incontinence, à l’instar de Bertrand ou de Wauquiez, vont aussi participer. Si Bertrand a goulûment confirmé sa présence dodue dans le tableau, on attend avec une anxiété millimétrée que les Républicains se décident pour Wauquiez, Pécresse pouvant elle aussi décider de se lancer.

Ce serait dommage d’oublier la Marine de ce côté-là, qui a déjà fait savoir qu’elle était de la fête, même si on peut raisonnablement arguer qu’elle fait plutôt une synthèse des pires clowneries de la gauche avec les pires bricolages de la droite tout en évitant habilement celles du centre qui – soyons honnête – ne ressemble plus à rien depuis quelques années.

À gauche, ce sont les indémodables Arthaud, Mélenchon, Poutou et quelques autres microbes qui ne méritent pas de mobiliser quelques octets pour les nommer : là encore, ce sont des vétérans galonnés par les précédentes déconfitures risibles qu’ils nous ont déjà infligées, et les branlées grotesques prises précédemment n’ont pas suffi à renvoyer ces encombrants à la déchetterie qu’ils avaient évitée jusqu’à présent sur un malentendu.

Le parti socialiste, épave amusante dont les déboires immobiliers consternants ne parviennent même plus à intéresser les journalistes, n’a pas encore officialisé de candidat. On espérait secrètement des primaires aussi déchirantes et ridicules que possible, ce qu’aurait pu nous offrir une candidate comme Hidalgo agglutinée avec les inévitables écolos à la crème de hérisson protégé. Malheureusement, après une tentative de rassemblement des gogoches (évidemment ratée dans l’indifférence totale de tout le monde), le parti d’Olivier Faure (un type qui serait le premier secrétaire du PS, selon les rumeurs) a finalement choisi de pousser Hidalgo seule en imaginant que le poste de maire de Paris offrait un destin présidentiel à celle qui a consciencieusement bousillé la capitale française et dont l’aura ne dépasse ni le périphérique, ni même le premier arrondissement autour de l’Hôtel de ville parisien.

Une question assez peu palpitante subsiste : y aura-t-il des primaires des écoloïdes ? Quel ouistiti semi-débile sera désigné par les bobos ultra-urbains pour venir distribuer son message de repli décroissantiste, sa morale hypocrite et sa culpabilité de privilégié grignoteur de quinoa ?

Le suspens est tout sauf intense, d’autant plus que dans ce tableau, aucun politicien ne semble même vaguement en mesure d’endosser la charge : chacun de ces candidats a déjà amplement démontré sa nullité, soit en occupant une charge à l’échelon local où il aura semé la désolation et la consternation sur fond de turbo-déficits publics, soit par ses prises de positions, ses discours et ses idées en provenance directe de la fin des années 1950 du siècle précédent, plaçant résolument la France sur une trajectoire de tiers-mondisation qu’elle a déjà commencé à emprunter avec une certaine application consciencieuse.

Devant ces nullités, Macron semble avoir beau jeu de rappeler qu’il a déjà été en fonction et qu’il peut donc, par un deuxième mandat, continuer l’excellent travail entamé lors du premier : qui refuserait une deuxième couche de surtaxations idiotes, de discours ampoulés à base d’en-même-temps insupportable, d’indécision chronique et d’absence de toute réforme ?

Seulement voilà : il peut se passer beaucoup de choses en neuf mois, et Macron lui-même n’a pas encore annoncé sa candidature. Peut-être attend-il septembre pour officialiser sa position mais on ne peut écarter qu’il sache, au travers de canaux d’informations privilégiés que sa fonction procure aisément, que sa réélection est assez mal engagée. Une nouvelle candidature n’est pas chose certaine, ce qu’il aurait préparé il y a quelques temps avec sa sortie énigmatique.

Et en matière de molles surprises, les leurres de différents partis ne sont pas à exclure : depuis Zemmour (dont la candidature ne devrait surprendre que les plus naïfs) jusqu’à Lisnard en passant par n’importe quel apparatchik se sentant pousser un destin national, il est à parier que la liste de prétendants au hochet élyséen continuera de grandir un peu.

Mais justement : la sale surprise pourrait venir de l’épuisement des électeurs.

Ceux-ci ont prouvé, lors des dernières régionales, qu’ils ne se déplaceront guère que pour sanctionner ceux qu’ils ne veulent plus voir. Or, l’état actuel du pays, les tensions internes et les clivages de plus en plus forts de la société française, l’auto-censure grandissante dans tous les discours, tout pousse à n’avoir au final aucun candidat capable de déclencher le moindre enthousiasme, de galvaniser la moindre foule. Si l’on peut compter sur les médias et leur subtilité pachydermique pour tenter de nous faire prendre une vessie électorale pour une lanterne, on a malheureusement le sentiment qu’ils n’y parviendront pas.

L’éparpillement du vote, une abstention notable, l’absence de tout candidat d’exception pourrait bien aboutir au pire, à savoir deux candidats aussi nuls qu’improbables au deuxième tour, que tout le monde détestera également avec ferveur. Ce n’est peut-être pas l’hypothèse la plus probable, mais elle n’est pas impossible et la dynamique politique actuelle pourrait nous y conduire.

Et dans cette hypothèse, ce pays est foutu.


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  • Nous aurons bien 2 candidats minables puisqu’il n’y a que des minables qui se présentent !

    • le problème est que même en éliminant les énarques ceux qui resteraient ne valent pas beaucoup plus cher !!!! Pour l’instant nous n’avons aucun réel programme à consulter mais s’ils sont aussi affligeants que ceux des régionales alors oui ce pays est définitivement foutu !!!!

    • Minables élus par des minables.

  • D’ici là on pourrait aussi reporter l’élection à après la crise covid en 2050.
    Serait ce grave vu les performances de notre personnel politique actuel et passé, le futur proche avec la génération du bac 2021 ne promet pas de meilleurs candidats plus tard… Après tout ressortons de la naphtaline un descendant des rois de France et on n’en parle plus.

  • Effet secondaire du vaccin ? H16, je crois que vous avez plombé l’ambiance ! Nous sommes foutus… ?

  • En économie, Eric Zemmour laisse à désirer et ça risque de s’aggraver s’il écoute trop son ami Michel Onfray.

    Néanmoins, sur l’immigration et l’identité, il a le mérite de la constance et du courage. Ça changerait d’avoir un candidat qui parle le Vrai, loin des louvoiements d’un Bertrand ou même d’une le Pen.

    • Vrai mais c’est aussi ce qui m’inquiète: il suffit d’un homme qui dit quelques vérités simples dans un français correct, et pouf, c’est de la graine de leader, voire de sauveur. Cela en dit long sur l’offre politique française.

    • Un éditorialiste disait ce matin qu’il prenait des cours du soir avec Lefloch-Prigent.

  • Le scénario de politique catastrophe est donc déjà écrit , les acteurs sont presque en place , le financement est assuré ( merci les contribuables ) , et on cherche le metteur en scène donc tout va très bien ; surtout si les électeurs contribuables font semblant de se désintéresser du sujet !!! Effectivement on risque la très mauvaise surprise car la mauvaise est quasiment assurée !!!!

  • Nous souhaiterions un Président libéral; H16 présentez-vous, enfin si le pays n’est pas trop foutu…

    • Henri XVI ne saurait être Président… Roi de France et de Navarre ou rien!

    • @Parcoureur
      Je ne crois pas qu’il y ait suffisamment d’électeurs prêts à redevenir responsables d’eux-mêmes. Trop de biberonnage étatique à l’œuvre.

  • Nous n’étions pas déjà dans ce cas de figure en 2017 ?

  • et y’en encore qui croient qu’en allant voter ils vont faire bouger les lignes et font leur devoir de citoyen…vaste blague ! coluche avait raison “Si voter changeait quelque chose il y a longtemps que ça serait interdit.”

  • Merci à H 16 pour la description du charivari franchouillard.
    Trêve de plaisanterie, je pense qu’il faut en finir avec tous ces errements.
    Je préconise l’organisation d’un referendum pour demander le rattachement de la France à la principauté de Monaco.
    Qu’en pensez vous?

  • Les politiciens sont comme les couches culotte, il faut les changer souvent et pour le mêmes raisons.

    Le seul choix possible sera la couleur des crottes en lice.

  • Ca va on pourrait avoir Véran comme candidat, après sa gestion magnifique de la crise ! 😀

    • Je ne l’apprécie pas spécialement, mais qui a mieux géré cette histoire dans l’UE ?
      Tout le monde est à la même enseigne : Pas prêt à cette pandémie… Et pour les problèmes de communications (globalement) aucun ministre incriminable n’est un politique «pro de la noyade de poissons» alors des bourdes, oui !
      Vous ne vous êtes jamais trompés vous dans vos affirmations ?
      Au moins ON est au courant avec des fuites, et des contradictions…

      • « Je ne l’apprécie pas spécialement, mais qui a mieux géré cette histoire dans l’UE ? »
        Personne, c’est sûr, puisque ce sont Soros et Bill Gates qui ont tout géré – et qui continuent.

      • La Grèce sur le premier épisode, mais comme la France et l’Italie avaient disséminé le virus, la seconde a été plus dure, mais pas catastrophique pour un pays vieilli.
        Le Danemark (430 morts par millions d’habitants) mais aussi la Suède, ses résultats laissant surtout voir la mauvaise organisation de leurs maisons de retraite….

      • Véran a menti sciemment : il devrait déjà être viré et passer en correctionnelle.

  • Moi j’en compte davantage, ne serait-ce que parmi les écolos. N’oublions pas la nature profonde du trotskisme : imposer son idéologie par la force. Ils sont plus nombreux que les démocrates!

  • Article aussi abjecte et méprisant que le comportement des individus dénoncés. « microbe », « semi-débiles », …
    Pourquoi ne pas vous présenter vous même pour damer le pion à ces parasites dénués d’intelligence?

    Quand vous assénez « de discours ampoulés », vous savez visiblement de quoi vous parlez. « on attend avec une anxiété millimétrée »… je réfléchis encore à l’apport de l’adjectif à cette phrase si ce n’est une tentative littéraire maladroite…

    A la fin de votre lecture, la seule réflexion qui m’est apparue est « n’avons nous pas, au fond, simplement les candidats que notre société sans nuance ni empathie mérite? »

    • C’est pour cela que h16 ne se présente pas : la société ne le mérite pas. Mais ne vous méprenez pas, ni ironie ni second degré là-dedans : la société préfère courir à sa perte avec des prometteurs de beaux jours avec l’argent des autres et/ou des porteurs d’idées vertes, pas seulement présents chez EELV mais presque partout ailleurs, dont le seul effet sera de détruire ce qui tient encore plus ou moins debout.

      • déjà avec le pseudo du machin on sent de gros relents de bolchevique, normal qu’il n’aime pas les billets d’H16

      • La médiocrité de l’offre politique n’est elle pas justement la résultante du fait que les génies de notre époque (H16 en tête) se refusent à nous proposer leur compétence et se bornent à rester dans une zone de confort communautaire sur le net ?

        • @Tom le Rouge
          Bonsoir,
          « a médiocrité de l’offre politique n’est elle pas justement la résultante du fait que les génies de notre époque (H16 en tête) se refusent à nous proposer leur compétence  »
          La médiocrité de l’offre politique est du au fait que les médiocres ne comprennent pas le mécanisme de l’offre et de la demande et qu’ils ne comprennent pas quand on le refoule. Heureusement pour eux, ils ont pu mettre en place des règles leur permettant de « gagner » et de se prétendre « représentants/élus » par le Peuple, même après avoir pris une fessée voire plusieurs.

          « Les Représentants du Peuple Français, constitués en Assemblée Nationale, considérant que l’ignorance, l’oubli ou le mépris des droits de l’Homme sont les seules causes des malheurs publics et de la corruption des Gouvernements, […] » – DDHC 1789, Préambule.
          Quand on a une Assemblée Nationale qui représente seulement 43% des citoyens de ce pays, il ne peut y avoir que de la médiocrité.

    • « je réfléchis encore à l’apport de l’adjectif à cette phrase si ce n’est une tentative littéraire maladroite »

      Cela s’appelle de l’humour. Cherchez dans le dico.

      • alan : je vais chercher la définition de l’humour du même coup alors dans ce cas. J’y voyais simplement l’écriture inutilement ampoulée qui était justement dénoncée.
        dekkard : certes je ne suis pas un libéral, ou tout du moins pas de votre courant du libéralisme (mais j’aime lire la plupart des billets présentés ici car malgré ce que vous dégagez de votre réponse, la contradiction est souvent enrichissante et constructive). Je trouvais simplement que cet édito consistait uniquement à un dénigrement systématique et aveugle de tout personnel politique, sans aucune solution proposée, aucune analyse radicale (rabaisser l’intelligence d’autrui en se gargarisant de la sienne n’étant pas à mes yeux force de proposition).
        echo : je veux bien admettre que H16 soit un dieu, mais le libéralisme devrait nous permettre de pouvoir critiquer Dieu justement 🙂

        • « J’y voyais simplement l’écriture inutilement ampoulée qui était justement dénoncée. »

          « le libéralisme devrait nous permettre de pouvoir critiquer Dieu justement ».

          Vous pouvez sans nul doute critiquer un clown pour ses grandes chaussures et son maquillage outrancier. Mais …

        • Quel que soit le parti ou l’idéologie, les politiques ont en commun la volonté de réguler, d’imposer, en bref s’occuper des affaires des autres.

          Pour se faire élire, il faut promettre aux gens de se mêler de leurs affaires, les gens comprennent ‘s’occuper des affaires du voisin’, et votent pour eux.

          Les libéraux, par définition, n’en éprouvent pas le besoin, ils n’ont pas ce besoin de regrouper les poules dans le poulailler industriel.

          Alors en disant ‘faites ce que vous voulez de votre vie, je ne vous empêcherai pas de le faire’, les gens, conditionnés par des décennies de socialisme, croient entendre ‘démerdez vous, ne comptez pas sur moi’;

          Ce ne sont pas les libéraux qui ne sont pas prêts pour le pouvoir, ce sont les électeurs/poules qui leur refusent le pouvoir d’ouvrir les portes.
          Ils préfèrent le confort de la vis à granulés à la liberté de gratter pour retrouver le goût des vermisseaux et des graines.

          Les libéraux pourraient aussi apprendre à mentir, mais il faudrait changer de nom….

  • Au 2ème tour, je vote Le pen, mais surtout pas l’idiot de Macron !, au moins, avec le Pen, on est sûr que ce sera pour un seul mandat tellement elle est nulle, mais durant ce mandat, on espère que la France limitera l’entrée d’étrangers et son financement . . . Ensuite, après l’échec de Le Pen quasi évident, la France se ressaisira !

    • @echo
      Bonsoir,
      Ne votez pas pour MLP si elle ne vous représente pas et si vous ne vous retrouvez pas dans son parti ni son programme.
      Voter « contre » consiste à donner une voix « pour » un autre qui ne nous représente pas.

  • Joli jeu de mots…
    😉 😉

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