Non, ce n’était pas mieux avant

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La pandémie a donné encore plus de courage aux « nostalgiques » incorrigibles.

Par Nicolas Lecaussin.
Un article de l’Iref-Europe

La mode a été lancée à la chute du communisme au début des années 1990 lorsqu’une partie de la population des pays de l’Est (en particulier les plus âgés) affirmait regretter la période où tous étaient pris en charge par l’État et le Parti, qui leur assuraient le minimum pour vivre.

La faillite de l’économie marxiste, les règles nouvelles du marché, le fait de devoir beaucoup chercher pour trouver un emploi, tout cela a découragé à l’époque beaucoup de gens et leur a fait regretter le « bien totalitaire ».

Un peu comme les prisonniers qui, libérés après une longue période de captivité, ont du mal à se réadapter à la vie normale. C’est ce qu’on a nommé l’« ostalgie ». Elle est beaucoup moins à la mode de nos jours…

Ce phénomène s’observe aussi en Occident, pourtant épargné par le totalitarisme communiste, et qui a connu des dizaines d’années de développement économique sans précédent. En France, les politiques, surtout des extrêmes, ne cessent de faire référence à un passé riche d’époques qu’il faudrait regretter. De Gaulle par exemple est l’une des personnalités qu’ils mentionnent le plus.

Sans nier ses mérites (on ne parle pas de la période de la guerre), il faudrait se rappeler que les années de Gaulle sont aussi celles de la guerre d’Algérie, de mai 1968 (dont nous payons encore les dégâts sur le plan sociétal) et que, malgré une croissance économique importante, le PIB par habitant était de 2190 euros (en euros d’aujourd’hui) en 1969.

En 2019, il atteignait… 36 140 euros. Le bien-être économique est une réalité indubitable en France, même si le pays a du retard par rapport à d’autres.

Aujourd’hui, on vit beaucoup plus longtemps, il y a davantage de forêts et moins de guerres

Et le développement ne concerne pas uniquement la France. Le monde se porte beaucoup mieux aujourd’hui qu’hier. La pauvreté par exemple a globalement chuté de 42 % en 1981 à 8,6 % aujourd’hui. Moins de personnes vivent dans la pauvreté absolue aujourd’hui qu’en 1820, malgré une multiplication par 7 de la population mondiale.

Les famines ont pratiquement disparu, elles sévissent surtout dans des pays comme la Corée du Nord, Cuba ou le Venezuela, pays dirigés par des dictateurs marxistes qui affament leurs populations.

L’espérance de vie a doublé depuis 1900 et dépasse 72 ans. La plupart des maladies mortelles ont été éradiquées grâce aux découvertes médicales. Avons-nous oublié que la variole a provoqué la mort de 400 millions personnes dans le monde au XXe siècle ?

Avons-nous oublié de quoi était constitué le repas classique d’un Français moyen il y a un siècle ? D’une soupe au chou ou aux fèves dans laquelle on trempait un morceau de pain de seigle. Ou qu’en 1900, le taux d’homicides était trois fois plus élevé qu’aujourd’hui ? (Pour plus de comparaisons, voir l’excellent ouvrage de Pierre-Antoine Delhommais et Marion Cocquet : Au bon vieux temps).

De même, contrairement aux (toujours) mauvaises nouvelles colportées par les écologistes, la surface des forêts a augmenté sur la planète. Selon la revue scientifique Nature, entre 1982 et 2016, la superficie des forêts a augmenté de 2,24 millions de km2, ce qui équivaut à plus 7,1 % par rapport à 1982.

Un autre cliché tenace concerne les conflits et les guerres.

Or, ils sont moins nombreux aujourd’hui qu’avant 1990 et la guerre froide. En 2018 par exemple, il y avait environ 90 conflits armés dans le monde, trois fois moins qu’en 1990. Et 60 % des morts de tous ces conflits sont concentrés dans un seul pays, l’Afghanistan.

Tout n’est pas parfait de nos jours et la crise du Covid n’a pas amélioré la situation. Mais sans les mensonges de la dictature chinoise, elle aurait pu être évitée. Finalement, c’est le génie humain qui a découvert, en un temps record, les vaccins qui nous ont sortis, au moins temporairement, de l’impasse. Ça aussi, c’est une preuve que ce n’était pas mieux avant.

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