Le Traité de Francfort (10 mai 1871) : rester Français ou devenir Allemand ?

Une des clauses du Traité de Francfort allait se révéler très lourde de conséquences. L’annexion de territoires français par l’Empire allemand posait la question des populations d’Alsaciens ou Lorrains.

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Le Traité de Francfort (10 mai 1871) : rester Français ou devenir Allemand ?

Publié le 10 mai 2021
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Par Gérard-Michel Thermeau.

Le Traité de Francfort, prévu par les préliminaires de paix, fut signé seulement le 10 mai 1871 en raison des événements de la Commune. Il mettait un terme au conflit entamé en 1870.

Dans le même temps, une de ses clauses allait se révéler très lourde de conséquences. L’annexion de territoires français par l’Empire allemand posait la question des populations vivant sur ces territoires. Des chiffres assez contradictoires concernant le nombre d’Alsaciens ou Lorrains ayant décidé de rester Français ont été donnés.

Le nationalisme français a tendu à exagérer fortement ce nombre évoquant un véritable exode, ce qui est bien excessif. À l’inverse, un certain nationalisme alsacien insiste lourdement sur leur faible nombre.

Pour ces nationalistes, les Alsaciens ne s’étaient jamais considérés comme Français. On se demande dès lors pourquoi les Allemands ont refusé d’organiser une consultation de la population. Poser la question c’est y répondre.

La rhétorique sur le caractère germanique des Lorrains et des Alsaciens cachait mal la véritable raison de l’annexion. D’un côté ouvrir la route de Paris à toute armée allemande, de l’autre créer un « glacis militaire » rendant extrêmement difficile toute guerre future pour les Français. Par la même occasion, l’Alsace et surtout la Moselle devenaient des terres coloniales à exploiter au même titre que la Pologne prussienne.

Combien étaient-ils à opter ? 

C’est là un objet de polémique qui ne peut trouver de réponse. En fait, on n’en sait rien. Les plus farouches nationalistes anti-Français réduisent ce chiffre à peu de choses. Au vu des conditions pour rester Français, on peut tout aussi bien être surpris du nombre relativement important de ceux qui ont fait ce choix.

Ils étaient 160 000 pour les autorités allemandes dans les territoires annexés. De son côté, le gouvernement français parlait de 378 000 optants sur le territoire français. Ces deux chiffres ne s’additionnaient cependant pas.

De plus, en raison des annulations opérées par le gouvernement allemand et des divergences d’interprétation du traité et des annexes ultérieures, il est très difficile d’estimer le poids exact des optants.

Quarante ans plus tard, les autorités allemandes estimaient à 461 000 les Alsaciens-Lorrains ayant quitté leur province entre 1871 et 1910. Ce chiffre était loin d’être négligeable. Mais un certain nombre de ces migrants ne gagnaient pas nécessairement la France mais partaient pour d’autres cieux.

En France, les régions industrielles mais aussi les zones frontalières en bénéficièrent. Ainsi Nancy verra sa population doubler et son rayonnement s’explique par le double apport des élites messines et strasbourgeoises.

Mais qui étaient exactement les personnes concernées par le traité de Francfort ?

Que prévoyait le Traité de Francfort ?

L’article 2 du traité de Francfort était très clair en apparence :

« Les sujets français, originaires des territoires cédés, domiciliés actuellement sur ce territoire, qui entendront conserver la nationalité française, jouiront jusqu’au 1er octobre 1872, et moyennant une déclaration préalable faite à l’autorité compétente, de la faculté de transporter leur domicile en France et de s’y fixer sans que ce droit puisse être altéré par les lois sur le service militaire auquel cas la qualité de citoyen français leur sera maintenue… »

À première lecture, les choses sont simples. Une éventuelle perte de nationalité visait les sujets français à la fois originaires des provinces démembrées et domiciliés dans ces provinces au moment de leur annexion.

In fine, les Allemands étendent le principe à tous les Français « originaires » des territoires concernés même s’ils sont domiciliés ailleurs. Le plus souvent, ceux-ci devaient confirmer pour l’essentiel une situation antérieure à la guerre.

Ainsi de nombreux Alsaciens et Lorrains choisirent l’option française sans émigrer pour autant. Ils vivaient en France non annexée depuis longtemps. Et ils étaient souvent les plus aventureux et les plus entreprenants des Alsaciens-Lorrains. Ils étaient particulièrement nombreux dans les régions les plus industrialisées. Une réalité qu’un certain nationalisme alsacien « bas de clocher » tend à oublier.

Qui était exactement concerné par l’option dans le Traité de Francfort ?

Les termes du traité ne vont cesser d’être réinterprétés. Qu’entendait-on exactement par sujets originaires des territoires cédés ? Cela concernait-il seulement les personnes nées sur ces territoires ? Devait-on  inclure ceux dont les parents étaient nés en Alsace-Moselle ?

Les Allemands devaient là aussi donner une interprétation très extensive du traité de Francfort. Les Français nés en dehors des territoires mais y résidant au moment de la guerre étaient également concernés par le choix aux yeux des Allemands. Les Français, de leur côté, refusaient d’admettre ces prétentions.

Et qu’en était-il des mineurs et des femmes mariées ? Une convention additionnelle avait prévu la possibilité d’opter pour les mineurs « avec l’assistance de leurs représentants légaux ». Mais les Allemands n’étaient pas du tout d’accord. À leurs yeux, les mineurs non émancipés nés en Alsace-Lorraine devaient suivre le choix fait par leurs parents ou leur tuteur.

Cette question était d’autant plus importante qu’un nombre non négligeable de jeunes Alsaciens refusaient de faire le service militaire allemand. Ils représentent sans doute la moitié des optants d’Alsace.

La question des femmes et des enfants

Le résultat du désaccord entre tribunaux français et allemands devaient amener le ministère français de la Guerre à dispenser du recrutement militaire ces jeunes gens. Ils s’exposaient « en entrant dans les rangs de notre armée, à être poursuivis comme réfractaires par l’autorité allemande. » Comme les Allemands ne demandaient pas d’extradition, ceux-ci ne risquaient rien tant qu’ils n’entraient pas sur le territoire du Reich.

Le point de vue allemand était le même pour les femmes mariées. Elles devaient suivre le choix de leur représentant légal, le mari. Mais les tribunaux français considéraient que la femme mariée pouvait faire un choix personnel.

Aller et retour entre France et Allemagne

Fixés primitivement au 1er octobre 1872 par le Traité de Francfort, la date limite fut repoussée à la même date de l’année suivante. En effet, de nombreux habitants des provinces annexées vivaient hors d’Europe. Il fallait non seulement faire une déclaration d’option mais abandonner son domicile dans les nouveaux territoires allemands pour s’installer sur le territoire français. Les Français conservaient néanmoins leurs propriétés immobilières.

C’était donc un déracinement nécessairement douloureux qui était imposé. Ainsi rester Français réclamait des démarches administratives et un départ des lieux où l’on vivait pour un avenir incertain. Être Allemand consistait à continuer à vivre comme avant. On ne s’étonnera donc pas du nombre très faible d’optants dans les campagnes.

C’était d’ailleurs très clairement l’objectif poursuivi par les Allemands. Le changement de domicile visait à réduire sensiblement le nombre des optants. Et dans le même temps de se débarrasser des éléments hostiles les plus virulents. Nombre de ceux qui avaient opté et étaient revenus vivre dans le Reich devaient voir leur choix annulé par les autorités allemandes.

Ceci dit, tout « Alsacien-Lorrain » pouvait facilement redevenir Français avec la loi sur la nationalité de 1889. Il lui suffisait de transférer son domicile en France puis de demander sa réintégration. Mais dix ans de résidence étaient nécessaires pour que ces réintégrations soient acceptées côté allemand.

Et la Moselle ? 

On parle peu de la partie de la Lorraine devenue allemande désignée de façon un peu sommaire sous le nom de Moselle. Le caractère colonial de la domination allemande s’y manifeste de façon beaucoup plus visible qu’en Alsace. Un tiers des Messins quitte le territoire après l’annexion. Pour l’essentiel, les élites locales abandonnèrent le pays. L’essor de Nancy restée française se fait aux dépens de Metz.

Par suite d’une forte immigration allemande, les Lorrains deviennent  minoritaires chez eux. Les Allemands favorisent aussi l’appel à une main-d’œuvre  italienne. La germanisation est en effet renforcée par le développement de l’activité sidérurgique. Les municipalités vont tomber aux mains des Allemands. L’urbanisme germanique bouleverse totalement le paysage des villes lorraines. La langue française ne disparait pas mais devient minoritaire.

Il faut rappeler que d’un point de vue allemand, la Terre d’Empire que nous appelons Alsace-Lorraine était une « possession » non une composante du Reich. Il s’agissait de tenir une région conquise par les armes et conservée pour son rôle de « glacis » entre les deux États. Outre leur rôle militaire, ces territoires étaient des colonies de peuplement et d’exploitation au même titre que la Pologne.

Des conditions plus draconiennes

En Alsace, les choses sont plus ambiguës et complexes. Relativement peu d’Alsaciens résidents ont quitté leur pays dans les délais fixés. Néanmoins les députés « protestataires » bénéficient d’un large soutien populaire dès les élections de 1874. À défaut de voter avec leurs pieds, les habitants votent pour ceux qui réclament le retour à la France.

L’irritation des autorités allemandes face à des camouflets électoraux à répétition eut des conséquences. Les conditions d’accès aux « provinces perdues » pour les Français devinrent de plus en plus draconiennes, surtout entre 1888 et 1891. La possession d’un passeport était désormais exigée et le séjour ne pouvait pas durer plus de huit semaines. L’esprit du Traité de Francfort était abandonné.

Un voyageur français s’arrêtant plus de vingt-quatre heures dans une localité devait avertir le maire de la localité, ou dans la préfecture le directeur de la police, pour lui soumettre son passeport. Les officiers français étaient soumis à des conditions encore plus rigoureuses. En revanche, les Français qui possédaient des immeubles et y résidant constamment ou une partie de l’année étaient dispensés de ces mesures. Ce durcissement fut néanmoins abandonné après 1891.

Le traité de Francfort crée une identité alsacienne

En effet, dans les années 1890, le mouvement protestataire s’étiole faute de perspectives. La disparition des générations élevées à la française profite au mouvement autonomiste.

Le mot d’ordre de cet autonomisme était « L’Alsace aux Alsaciens ». Ne pouvant plus être Français mais ne souhaitant pas être Allemands, les Alsaciens se cherchent une nouvelle identité. Tiraillée entre son côté germanique et son côté français, cet autonomisme était néanmoins pétri de contradictions.

Mais ceci est une autre histoire.

La faute de Bismarck

Cette annexion faite contre le droit des individus reste la plus grande faute de Bismarck. Le plus lucide, le plus pragmatique, le plus remarquable dirigeant européen du XIXe siècle a miné ainsi sa grande œuvre. Ayant fait de l’Allemagne la plus grande puissance continentale, il a construit son édifice sur cette bombe à retardement.

De son point de vue cette annexion permettait de souder ainsi étroitement nord et sud de l’Allemagne en profitant de la fièvre nationale. La Terre d’Empire, bien commun de tous les Allemands, et non annexion au profit de la Prusse, réalisait ainsi son objectif.

Ce faisant il créait entre la France et l’Allemagne un antagonisme irréductible. Les Français n’avaient pas particulièrement soufferts de la perte des « frontières naturelles » après la chute du Premier Empire : ni la Belgique ni les territoires de la rive gauche du Rhin  n’étaient considérés comme Français. Il n’en va pas de même de l’Alsace et des terres lorraines. Aux yeux des Français, cette frontière de 1871 serait toujours provisoire.

Bismarck espérait « écailler le superficiel vernis français pour faire réapparaitre le vieux fonds allemand. » Il a surtout empêché toute réconciliation entre les deux pays.  Tout cela se terminera par la catastrophe de 1914.

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  • Et si la langue alsacienne etait issue du gallo-romain ?

    • Un peu, mais pas que. La matrice est germanique comme pour le Suisse Allemand. Comme le Luxembourgeois, le Hollandais.

  • Bismarck était un ennemi du libéralisme, il a fait une alliance tactique avec certains libéraux pour les trahir ensuite sans scrupules et instaurer à grande échelle un état socialiste en Prusse. Son action politique est directement responsable des guerres du XXème siècle. Bismarck est dans la lignée de Napoléon Ier, et leurs fils spirituels sont Lénine, Staline et Hitler. Je trouve donc cet éloge complètement déplacé:

    « Le plus lucide, le plus pragmatique, le plus remarquable dirigeant européen du XIXe siècle a miné ainsi sa grande œuvre. »

    Bismarck fut une ordure, un criminel, un ennemi du libéralisme, je trouve hallucinant qu’on puisse le décrire aussi positivement sur un site libéral. Le libéralisme français est vraiment très mal en point.

  • Il ne faut pas oublier que les alsaciens étaient germanophones. Encore dans les années 1960 des jeunes parlaient l’alsacien comme le français!

    • Le terme « germanophone » est excessif. Une bonne partie des Alsaciens de 1960 parlaient un dialecte alsacien à la maison (ce n’est d’ailleurs pas le même dialecte entre le Haut-Rhin et le Bas-Rhin), et le français à l’école. Et même s’ils arrivaient à relativement bien comprendre l’allemand et les autres dialectes alémaniques, ces langues restaient pour eux des langues plus étrangères que le français…

  • Il n’y a jamais eu de ruse de Bismarck, c’est une excuse inventée pour l’occasion. Napoléon s’est enferré tout seul, malgré les mises en garde du colonel Stoffel attaché à l’ambassade de France en Allemagne. Les Allemands ne pouvaient accepter les conditions humiliantes exigées par Napoléon III.

  •  » ALSACE. Une langue qu’on assassine. »

    Avec le livre noir du jacobinisme scolaire, une quinzaine d’historiens et d’acteurs de la langue régionale signent le triste constat de l’éradication de l’alsacien d’Alsace. Fruit d’une longue action politique, elle est témoignée par plusieurs dizaines d’anonymes qui l’ont vécue dans leur jeunesse. Mais des solutions existent…
    Le bilan complet n’avait jamais été fait.
    Avec l’ouvrage collectif « Alsace, une langue qu’on assassine », c’est la démonstration du caractère systématique de « l’agression linguistique » élaborée dans les ministères et mise en oeuvre dans les écoles alsaciennes qui est faite.
    Un ouvrage collectif sous la direction de Bernard Wittmann et François Schaffner; ont participé à la rédaction de l’ouvrage : Dominique Beinsteiner, Gérard Botz, Jean Eglin, Thierry Kranzer, Christiane Metzger-Maitre, Philippe Mourraux, Jean-Michel Niedermeyer, Jean Peter, Yves Rudio, François Schaffner, Bernard Schwengler, Joseph Schmittbiel, Henri Scherb, P.A. Steinmetz, Bernard Wittmann
    Préface : Roland Oberlé

    Il s’agit d’un ouvrage à plusieurs entrées, un dossier complet sur les étapes de la disparition progressive de la langue historique de l’Alsace. Le « livre noir » réunit près de 70 témoignages sur les pressions, brimades et mesures de coercition recueillis un peu partout en Alsace, entre Cleebourg au nord et Raedersdorf au sud. Le livre propose aussi une analyse détaillée de la manoeuvre qui a consisté, et continue, à écarter l’allemand d’Alsace afin d’y imposer « l’hégémonie linguistique sans partage du français », selon l’expression des auteurs. « Ce livre explique pourquoi nous sommes devenus des mutants linguistiques » souligne Bernard Wittmann, appelant Marianne « à faire son mea culpa ».

    L’historien évoque nombre de souvenirs personnels sur cette politique, de sa maman se sentant obligée de s’excuser de parler alsacien à cet instituteur affirmant que si elle ne veut pas que son fils devienne balayeur, il faut qu’il parle français. Tomi Ungerer avait déclaré dans une interview à un journal national que c’était « un assassinat culturel » perpétré par la France. L’historien Bernard Wittmann se demande « pourquoi nos parents ont accepté cela » et réclame un mea culpa de Marianne. « Il y a une seule solution, la mise en place rapide d’un bilinguisme généralisé », lance-t-il. « Dans la période contemporaine, les autorités académiques continuent à traîner les pieds dans ce domaine : on ne forme pas assez de professeurs d’allemand pour travailler dans les classes bilingues. Pour couronner le tout, on est en train de fomenter la disparition de l’académie de Strasbourg et la tonalité de l’enseignement de l’allemand nous viendra de Nancy (!), concoctée par des fonctionnaires ignorant tout de l‘Alsace et ne parlant pas un mot d’allemand » écrit l’historien Roland Oberlé dans la préface, ajoutant que le jacobinisme français « qui étouffe » l’Alsace, atteint des sommets avec Emmanuel Macron.

    • Oui, la France centraliste est en train de faire disparaître l’Alsace.

      Les Alsaciens ont laissé faire car ils ont été profondément traumatisés par l’Allemagne nazie. Entre les Alsaciens qui ont fui le maquis et qui ont été décimés par les Allemands et les Malgrés-Nous qui sont morts sur le front russe ou dans des camps de concentrations, il n’y avait pas une réelle motivation à se battre pour la langue allemande après la guerre et le système français, accentué par la mondialisation, a vite relayé le dialecte à un rôle très marginal.

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