Covid : ceci n’est pas qu’un masque

Le débat autour de l’obligation du port du masque néglige de prendre en compte la signification sociale du geste ainsi que les considérations éthiques de respect de la diversité des opinions en matière de tolérance au risque.

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Covid : ceci n’est pas qu’un masque

Publié le 6 mai 2021
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Par Gabriel Lacoste, depuis le Canada.

Durant le mois d’avril au Québec, j’ai reçu la directive, au travail, soit de fermer ma porte, soit de porter mon masque en tout temps, même si mon plus proche collègue se trouve à 20 mètres de moi. Le courriel précisait que la consigne venait de la commission nationale sur les normes du travail du Québec.

Au même moment, le gouvernement du Québec avait adopté discrètement une directive nous obligeant de porter un masque en plein air « dès qu’un groupe de plus de deux personnes ne résidant pas à la même adresse pratique une activité sportive ou récréative. »

C’est la première fois durant cette pandémie que je me suis senti profondément humilié par les autorités et leurs soutiens.

Ils me disent que « c’est un petit effort demandé pour sauver des vies ». Justement, non. Ce n’est pas que cela.

Les fondements scientifiques

L’OMS, puis les autorités ne recommandaient pas le port du masque en début de pandémie, puis soudainement, leur discours a complètement changé.

Depuis, des « études » ont été produites pour en démontrer l’utilité et ont été relayées largement par les médias.

 

Comme c’est habituellement le cas, il s’agit d’observations corrélationnelles entre l’application du port du masque et la diminution du nombre de cas.

Quiconque a une solide culture scientifique doit savoir que cette méthodologie est pauvre car il est facile de mener à la conclusion désirée en choisissant judicieusement les faits corrélés.

 

Dans le cas des mesures sanitaires, c’est d’autant plus difficile à évaluer que l’obligation de porter un masque accompagne un ensemble d’autres changements de comportements. Il est donc difficile d’isoler l’impact de chacun d’entre eux.

Le rationnel théorique en défense du port du masque est qu’il bloque l’envoi de gouttelettes dans l’air, en présumant que le Covid-19 se transmet par elles. Le masque ne nous empêche pas de renvoyer des particules d’air autour de nous, car celles-ci passent à travers les mailles. Et pour qu’il soit efficace contre ces gouttelettes, il faut éviter de le toucher, puis de se frotter les yeux, la bouche ou le nez. Or, l’écrasante majorité de ceux qui le portent ne respecte pas cette règle.

Cela dit, la recherche durant la pandémie a mené à la conclusion que le virus se transmet davantage par de très petites particules, les aérosols, que par les gouttelettes.

Face à cette information, nous pouvons alors raisonnablement nous demander si le masque est efficace. Logiquement, il devait bloquer l’envoi de larges gouttelettes autour de nous. Maintenant que nous savons que le Covid-19 peut circuler dans l’air au moyen d’aérosols minuscules, cela signifie qu’il peut facilement passer à travers le masque, non ?

Les chercheurs s’abstiennent de tirer cette conclusion. Pourtant, l’étude d’une cluster en milieu hospitalier a montré que l’utilisation des moyens de protection les plus rigoureux ne l’ont pas empêché, appuyant ainsi la thèse que le virus passait au travers.

De plus, il existe très peu de preuves attestant de la transmission en plein air. Alors, pourquoi l’obliger dans un parc ? N’est-ce pas un moyen d’encourager les gens à rester chez eux et donc d’augmenter leur risque ? D’ailleurs, le gouvernement du Québec a reculé sur cette question.

La signification sociale

Si le masque a une fonction, elle n’est pas que physique mais aussi psychologique. Elle donne à chacun l’illusion d’avoir un contrôle sur ce qui lui fait peur, un peu comme les danses de la pluie, les prières ou les rituels vaudou. Les politiciens peuvent ainsi, à moindre coût, donner aux gens l’impression qu’ils agissent.

Cependant, l’effet peut très bien être l’inverse. Au même titre que le nettoyage compulsif des surfaces peut alimenter la peur des surfaces, le port du masque peut contribuer à nourrir une atmosphère anxiogène et donc participer d’une stratégie de communication des autorités pour maintenir la vigilance de la population. Il n’est donc même pas clair que le port du masque contribue à rassurer, mais plutôt à faire paniquer.

Le masque a aussi une fonction de trappe argumentaire.

Il est utile pour discréditer la dissidence aux mesures sanitaires. L’État nous a imposé beaucoup depuis un an, puis la gravité de ces restrictions varient. Annuler des rendez-vous de dépistage du cancer (ici et ici), fermer des commerces, confiner des personnes âgées, isoler des populations entières et culpabiliser des enfants de voir leurs parents en constituent les offenses les plus graves.

Nous masquer en public, c’est moins pire. Au fond, l’inconfort du masque est faible par rapport au bienfait imaginé sur autrui.

 

Lors d’un débat avec un dissident aux mesures, il est plus efficace de l’attaquer sur la question du masque, puis de passer sous silence le reste… C’est un vieux truc : attaquer le point le plus faible de notre adversaire. Il est plus pratique d’étiqueter son adversaire d’anti-masque que d’anti-confinement ou d’anti-panique.

En même temps, c’est aussi une manière de marquer l’adhésion aux mesures. Contraindre une population à le porter équivaut à faire passer le message : « je reconnais la gravité de la situation et j’appuie mon gouvernement. » C’est l’équivalent de nous obliger à porter un slogan publicitaire.

Éthique du port obligatoire du masque

Ces nuances sont importantes pour comprendre avec respect l’opposition au port du masque obligatoire.

La capacité objective de bloquer les gouttelettes ou de réduire les infections n’est qu’un aspect de la question. Le calcul des coûts/bénéfices médicaux d’une obligation s’appuie essentiellement sur une éthique utilitariste réduisant les individus à un simple instrument pour la santé générale.

Il existe pourtant des actions moralement répréhensibles même si elles sont utiles à la santé, précisément parce que nous ne voulons pas vivre dans un monde où notre existence et nos droits dépendent essentiellement des calculs d’experts travaillant dans des hôpitaux ou des universités.

Le raisonnement moral autour du port du masque affirme que s’en abstenir équivaut à un homicide involontaire ou une négligence criminelle. Il est légitime de l’obliger comme de nous empêcher de tenter un homicide ou de conduire une voiture en état d’ébriété.

Or, l’incertitude entourant l’efficacité des mesures ainsi que les faibles probabilités de réellement causer la mort de quelqu’un en ne portant pas de masque sont des éléments à prendre en compte. La tolérance au risque varie d’un individu à l’autre. Il est donc essentiel d’établir ces règles dans le cadre d’un dialogue respectueux.

L’utilisation constante des insultes par les journalistes, la gouvernance par décret, l’infantilisation des masses par les autorités sont des façons humiliantes de justifier ces restrictions. Or, refuser de porter un masque est une réponse symbolique à cette humiliation.

Il est vrai que chacun a l’obligation de prendre en compte les risques qu’il fait peser sur la santé d’autrui. Cependant, en matière de tolérance au risque la diversité d’opinions oblige aussi chacun à traiter avec respect ceux qui sont du côté libéral de ce spectre.

Dans la sphère publique, le port du masque demeure une restriction mineure avec laquelle nous pouvons composer par respect pour ceux dont la tolérance au risque est plus faible. Cependant, pour susciter l’adhésion à cette règle, il est nécessaire d’en passer par un dialogue respectueux envers la dissidence.

En contrepartie, lorsque les efforts des autorités s’étendent dans la moindre sphère privée, s’acharner sur le port du masque dans notre espace de travail ou dans les parcs, la légitimité de cette obligation est moindre. Pourquoi ? Parce que, dans cette sphère, les individus négocient entre eux ce risque. Si je rencontre mon ami dans un parc, nous sommes tous les deux conscients du risque et les acceptons. Si quelqu’un vient me visiter, il se sera lui-même informé des risques que je prends et aura fait un choix en conséquence. Nous demeurons donc des adultes consentants. Et si quelqu’un ne s’informe pas des risques, c’est son choix.

Certains vont répliquer que nos choix imposent un fardeau aux autres via nos hospitalisations. C’est la conséquence directe d’un système de santé publique et  universel que nous n’avons pas forcément choisi. Personnellement, si je pouvais payer davantage pour mes risques d’hospitalisation moyennant un respect plus grand de mes priorités en matière de coûts/bénéfices, je le ferais.

J’accepterais également de ne pas être prioritaire pour une hospitalisation en échange de ma liberté. Seulement, je n’ai pas le choix. Dans ce cas, mon droit d’imposer des fardeaux supplémentaires sur ce système n’en sont que la conséquence logique et vous ne pouvez pas m’en attribuer la faute.

 

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  • Excellent article!

  • Sur l’éthique du port obligatoire du masque, et la tolérance au risque variant d’un individu à l’autre :
    Tant que l’incertitude entourant l’efficacité de cette mesure reste faible et non nulle, son absence conduirait lors de chaque contact à des comportements abusifs aux dépens de ceux pour lesquels la tolérance au risque est plus faible.
    Chacun connaît en effet son propre niveau de tolérance mais à priori pas celui de l’autre, la norme du contact doit donc être celle du risque zéro, et non celle d’un risque faible.

    • « doit donc être celle du risque zéro »
      Un conseil; restez chez vous.

      • Au vu de ce que vous écrivez habituellement, vous devriez être capable d’argumenter sur ce que vous lisez, plutôt que sur l’idée que vous vous faites de votre interlocuteur.

        • Je n’ai jamais lu une seule étude sur l’intérêt du masque en plein air sauf une (The Contagion Externality of a Superspreading Event: The Sturgis Motorcycle Rally and COVID-19 Dave al) qui compare les contaminations port du masques ET fermeture des buvettes vs rien lors d’une compétition de moto (500 000 participants)..
          Tant qu’il n’y a pas de preuves on s’abstient. L’état a autre chose à faire que de s’occuper de ce genre de lubies. Par exemple, tester, isoler.. ce qu’il ne fait pas.

          • Merci.
            Mon propos portait uniquement sur l’aspect éthique de cette mesure, certes incertaine en toutes circonstances mais dont à minima les aspects intuitifs et psychologiques ne font aucun doute dans une tentative de réduction de la propagation du virus.
            L’état s’occupe de la gestion de l’espace public et donc du comportement de ceux qui l’utilisent, ce qui est le moins que l’on puisse lui accorder, et s’il s’en tenait là (et correctement), alors nous serions tous très satisfaits et n’aurions plus à nous intéresser qu’à la réduction de l’espace public.
            Agir directement sur les individus, comme tester et isoler (on pourrait rajouter confiner et/ou vacciner d’une manière plus ou moins obligatoire) ne vous paraît pas encore plus coercitif que le port du masque dans l’espace public ?

            • Isoler les malades, même sous la contrainte est logique. Une personne malade qui se promène dans la rue en expirant des virus contamine tout le monde. Il doit s’insoler (rester seul pendant 10 jours et ne rencontrer personne).
              Porter un masque quand on est asymptomatique est inutile. Mais l’état aime bien « faire quelque chose ».
              Pour la vaccination, ceux qui ne veulent pas se vacciner risque de tomber malade, c’est leur problème. Ceux qui ne veulent pas tomber malade se vaccinent.
              Je suis pour des actions cohérentes et pas des gesticulations.

              • Tiens, au début, on était contagieux 36 à 48 heures avant d’être symptomatique. Ca a changé avec les nouveaux variants ?

                • Pas forcément, mais le public s’est adapté. Ã force d’être en présence du virus, on devient vite asymptomatique.
                  oui, je sais, cétroporribl …

                • Non. Mais les cas avérés de contagion asymptomatique (que pas mal de chercheurs ont traqué un peu partout) restent rares et peu convainquant. Pour ce qu’on en sait la source majeure de contamination c’est d’être enfermé un temps certain dans une salle mal aérée, avec quelqu’un de malade et qui tousse/postillonne. Pour le port du masque il y a des tas d’études qui concluent à « ça peut peut-être aider » mais on n’en n’a pas la preuve. C’est politique. Pour les études « sérieuses » (comprendre, avant que cette histoire devienne un enjeu de pouvoir, donc pré 2020) on trouve très peu de choses sur la prévention d’infections respiratoires par le port du masque. Même dans le cas de chirurgie invasive, les bénéfices en termes de préservation de l’asepsie de la plaie ouverte vs la (légère) dégradation des performances du chirurgien du fait de la baisse de son oxygénation sont souvent non significatifs. Bref, la litérature n’est pas conclusive du tout : ie si ça marche c’est à la marge de la marge. Le port du masque en plein air a peut-être évité une centaine de contaminations pour la France, mille en poussant… Mais le même port du masque (mal, avec des contacts, etc.) a peut-être causé un ou plusieurs millier de contaminations.
                  Pas de quoi violer la liberté des citoyens (remarquez d’ailleurs que les même sont généralement pour l’obligation de porter le masque ET contre l’interdiction de la burqa… )

              • Vous désapprouvez une mesure de protection d’un malade asymptomatique, et cependant pour les mêmes raisons de contagiosité vous approuvez son isolement complet.
                C’est la même logique liberticide que celle du confinement.

    • Vu comme ça, ne sortez plus de chez vous et ne recevez plus personne.

    • Votre raisonnement est absurde. Il mène à un alignement intenable sur un pseudo « risque zéro », et de fait à une dictature des minorités. J’ai déjà vu dans un avion des personnes qui voulaient interdire à toute la cabine de manger des cacahuètes, au motif qu’elles étaient allergiques aux arachides : c’est exactement pareil. Si vous êtes à risque, vous prenez vos précautions ou vous restez chez vous. Mais rien ne justifie que vous imposiez vos contraintes (réelles ou supposées) aux autres.

      • Ah, la satisfaction de manger des cacahuètes quand on sait que ça peut incommoder son voisin de siège !

        • On peut se faire désensibiliser, non?
          Mais je ne vous l’impose pas, je vous laisse le choix 😉

          • Se faire désensibiliser ? Et priver ainsi les mangeurs de cacahuètes du plaisir principal de leur voyage, celui de répondre « Ferme-la ! » quand on leur demande d’avoir l’amabilité de remettre leur snack à plus tard ?

            • Demandez à la compagnie de ne pas distribuer des cacahuètes, mais des noix de cajou, payez leur un supplément pour ce plaisir.
              Dans un monde libre, cela devrait être possible, d’autant plus que c’est raisonnable.

      • L’absurdité de mon raisonnement tient à l’un des principes fontamentaux des libertés : ne pas nuire à autrui.
        Une solution consistant à imposer l’assignation à résidence aux plus fragiles est similaire à celle des partisans du pass sanitaire obligatoire dans les lieux recevant du public.

        • Il n’est pas question d’assigner qui que ce soit à résidence. Mais de décider une fois pour toutes que c’est à chacun de décider ce qui est bon et raisonnable pour sa santé, quels risques il souhaite prendre, etc. Et ne pas faire assumer aux autres les conséquences de ses choix.

        • La liberté, c’est le choix de son traitement, et non se le voir imposé par une mafia au pouvoir.

          • Tout le monde s’accorde ici (du moins je l’espère) à considérer que la liberté s’accompagne de la responsabilité de chacun.

            La responsabilité, c’est :
            – d’assumer les conséquences de ses actes sur soi-même,
            – de prévenir (ou à défaut d’assumer) les conséquences de ses actes sur autrui.

            En dehors de votre propriété privée, si vous imposez à autrui de rester chez soi pour se protéger alors vous inversez la charge de votre propre responsabilité.

            • Quand on est responsable, on se soigne, sans tenir compte des prescriptions débiles de la mafia illégitime au pouvoir.
              Parce que, même confiné chez soi, on émet des particules et on contamine ses voisins. Vous n’allez jamais poser votre poubelle dans le container au bas de l’immeuble? Vous n’allez jamais relever votre courrier?

              Sortez vous en habit de cosmonaute pour ne pas contaminer les autres?
              Non.
              Selon vos dires, vous êtes irresponsable.

  • par rapport au mois dernier , je vois de moins en moins de gens le porter en extérieur ; ça me rassure ; nous ne sommes pas tous des moutons ;

  • Comme le souligne très bien l’article, le port obligatoire du masque signifie qu’on force les gens à adhérer au narratif officiel (le virus très grave qui circule partout et peut tuer tout le monde).
    Le port du masque généralisé repose sur l’idée qu’il est possible de freiner la diffusion d’un virus dans une population de dizaines de millions de personnes, qu’on transformerait la société en un gigantesque bloc opératoire. Cette idée est une fantaisie. Des mesures simples et de bon sens (le lavage des mains, se tenir a l’écart quand on n’est pas bien) permettent de se protéger de façon significative, mais aller au-delà et prêcher la « religion des gestes barrières » partout et tout le temps n’a aucun sens – sur le plan sanitaire.
    Mais on est ici purement dans le contrôle social, pas du tout dans le sanitaire. On rappelle que lors de la première épidémie, personne ne portait de masque. Or le bilan est encore plus mauvais lors de la deuxième, alors que tout le monde en porte.

  • J’ajoute que pour briser la résistance d’une population rétive, il faut lui donner l’habitude de suivre des ordres stupides car si l’ordre est raisonnable, on ne saura jamais s’il est suivi par obéissance ou parce qu’il est raisonnable !

  • Le port du masque est le refus de l’Autre.

  • On parle plus haut de « risque zéro ». Mais cela ne peut exister.

    Mais peut-on seulement s’en approcher quand on fait confiance à un gouvernement qui a raté tout ce qu’il a entrepris jusqu’à présent ?

    • Le risque zéro ne peut exister, mais ça n’est pas une raison pour bafouer la hiérarchie des risques comme s’il n’y avait que le zéro et l’infini. Tout risque doit être pris en considération, évalué, soupesé, et ne doit être négligé que s’il est effectivement négligeable. C’est une affaire individuelle, et c’est toujours une faute de s’en remettre pour ça au gouvernement (et aussi une erreur de faire systématiquement le contraire). Alors, oui, on peut s’en approcher malgré le gouvernement.

    • « risque zéro » autant que possible, c’est l’obligation de moyen et non de résultats.
      A votre question, la réponse est clairement : non !

      • J’aime bien l’auteur et ses articles.

        J’espère qu’un jour il nous en fera un sur « l’obligation de moyen » et son impasse comme celle du « principe de précaution ».

        • J’espère qu’il nous en fera aussi un sur l’absence d’obligations quand on n’a pas les moyens et sur le principe de l’absence de précautions, en tant que seule prétendue alternative au principe de précaution.

        • Ça serait intéressant en effet, le concept de « l’obligation de moyens » étant devenu un standard plutôt bien admis par les entrepreneurs, rassurés d’échapper à « l’obligation de résultats » qui se rapproche du « principe de précaution ».

  • Très bon article qui oublie cependant de mentionner que la transmission par aérosols n’est pas exclusive. En effet, le manuportage est aussi essentiel, comme pour de nombreux germes. Ce qui occasionne d’ailleurs des contages par port d’un masque manipulé à de nombreuses reprises…
    Pour le reste, la signification sociale de ce masque est vraiment « tais-toi ! ». Et nous culpabiliser en nous promettant des réas et des morgues pleines à cause des « anti-masques » c’est n’importe quoi. La cause en est essentiellement la non prise en charge médicale précoce (dès les premiers symptômes). Il en est de même pour les covid longs qui pourraient être évités par de vrais traitements et pas seulement des traitements symptomatiques une fois que l’état des patients atteints s’est dégradés. Car après 14 mois on en est toujours au même point : on attend que ça beurre pour mettre sous O2, HBPM et corticoïdes (après les avoir interdit d’ailleurs)

  • C’est fou comme le principe de précaution et le risque zéro sont un poison intellectuel. Comment avons nous pu en arriver là ?

    • Ce sont des moyens de se défiler de ses responsabilités au lieu d’assumer face au danger. De la paresse intellectuelle bien attirante…

    • Peut-être parce qu’on ne fait pas assez la différence entre la responsabilité vis-à-vis de soi-même, et la responsabilité vis-à-vis d’autrui ?

    • Je pense que tous ces concepts, ainsi que ceux de « santé publique », de redistribution ou autres peuvent être définis et bornés dans une définition libérale et régalienne.

      Tant qu’ils restent flous et non expliqués autrement que par une « morale », c’est inévitablement l’overdose donc le poison intellectuel.

      • Oui, et c’est une erreur de rejeter ces concepts en bloc, et ainsi d’en laisser le monopole aux collectivistes, avec les résultats que l’on connaît.

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