Par la rédaction de Contrepoints.
Alors que l’économie française s’est engagée sur la voie de l’étatisation généralisée en réponse à la crise sanitaire, une nouvelle enquête de la Fondation pour l’innovation politique parue ce mardi dévoile l’attachement grandissant aux libertés économiques dans quatre grandes démocraties européennes (France, Allemagne, Italie, Grande-Bretagne).
L’enquête, signée Victor Delage, responsable des études et de la communication de la Fondation pour l’innovation politique, porte sur « la conversion des Européens aux valeurs de droite » :
« Le diagnostic d’un déplacement vers la droite de la société se fonde ici sur l’assimilation de valeurs à la culture de droite, dont le nationalisme via la question identitaire, le libéralisme économique et le libéralisme politique indexé à l’individualisme. »
Plus de libertés pour les entreprises
Alors que se multiplient les politiques publiques interventionnistes pour soutenir une économie laminée par les mesures sanitaires, l’enquête indique que plus de la moitié des répondants (54%) considère que l’État doit faire davantage confiance aux entreprises et leur donner plus de libertés.
Fait notable pour l’enquêteur, le clivage droite/gauche joue de moins en moins sur cet engagement en faveur de la liberté d’entreprendre. Classiquement, on trouve une majorité à droite (68 %) et au centre (58 %) en faveur des libertés économiques. À gauche, ce sont 4 personnes sur 10 (43 %) qui estiment la liberté d’entreprendre nécessaire.
Pour Victor Delage :
« Deux grilles de lectures sont possibles : c’est 25 points de moins que les répondants de droite (68 %), mais c’est aussi presque un citoyen de gauche sur deux qui considère que, « pour faire face aux difficultés économiques », l’État doit s’effacer devant les entreprises. »
L’enquête observe que la confiance envers les entreprises dépend aussi beaucoup de leur taille : « La confiance envers les petites et moyennes entreprises (PME) est très élevée (74 %) et elles font même partie des institutions qui suscitent le plus de confiance, mais celle exprimée à l’égard des grandes entreprises, publiques (45 %) ou privées (44 %), reste minoritaire. »
Toutefois la confiance envers les grandes entreprises a légèrement progressé pendant la crise sanitaire. Sans doute est-elle l’occasion pour les Français de voir à quel point leur rôle est important dans la bataille.
« et votent socialiste à chaque élection » :
1) il n’y a pas grand chose d’autre à voter,
2) au final, la majorité s’abstient !
La liberté d’entreprendre ils ne savent pas ce que c’est.
Ils ne savent pas que ca signifie de moins taxer les méchants patrons. Ils ne savent pas que ca signifie de virer des fonctionnaires qui n’ont pour seule raison d’exister que de mettre des batons dans les roues des entrepreneurs. Ils ne savent pas que ca signifie moins taxer le capital.
Les français ne savent pas ce que signifie entreprendre. On le leur cache et on les en dégouté pendant 20 abs de prison (école).
La seule liberté d’entreprendre dans ce pays c’est l’expatriation.
L’économie de marché, certes, mais pas n’importe laquelle !
Si on note dans ce sondage que 54 % des français soutiennent l’économie de marché, ce qui ne représente au fond qu’un peu plus de la moitié d’entre eux, 74 % plébiscitent les petites entreprises et très peu les grosses !
On observe par conséquent que le clivage étatiste (ou socialiste) vs libéral est insuffisant pour qualifier le contexte actuel, les français témoignant du rejet des 2 extrêmes dans lesquels on veut les ranger: d’un coté un Etat bureaucratique omniprésent, liberticide, couteux et de plus en plus inefficace, et de l’autre des grosses entreprises capitalistes mondialisées en situation de monopoles, échappant à l’impôt local, dirigées par des mercenaires et des fonds recherchant la rentabilité maximum, peu soucieuses de leurs externalités négatives.
On en déduit que le bon modèle se situerait du coté de l’ordolibéralisme dans lequel l’Etat – en dehors de ses fonctions régaliennes strictes – fixerait des cahiers des charges de services communs opérés en concurrence et en liberté par le secteur marchand (la concurrence étant le seul outil de mesure de l’efficience), puis contrôlerait les résultats et les externalités de ces opérateurs au bénéfice des consommateurs.
Faut pas rêver, pour le français la liberté de marché, c’est pouvoir acheter chinois avec l’argent qu’on a piqué aux salauds de riches.
Je me demandais quel tour de passe-passe il y avait derrière ce titre étonnant. Les commentaires précédents sont suffisamment clairs. A propos, le modèle exposé par gaston79 me convient particulièrement.