Cancel culture : une journaliste perd son travail pour des vieux tweets

Les règles énoncées par des foules woke autrefois joyeusement exercées contre leurs ennemis se retournent maintenant contre elles.

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Cancel culture : une journaliste perd son travail pour des vieux tweets

Publié le 30 mars 2021
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Par Douglas Blair.

Alexi McCammond, 27 ans, était largement considérée comme une jeune journaliste prometteuse à travers ses commentaires politiques pour l’organe de presse Axios.

Teen Vogue, un magazine de gauche américain, l’a embauchée en tant que nouvelle rédactrice en chef. McCammond était prête à entrer en fonction lorsqu’ont été révélés ses tweets commis à l’âge de 17 ans et considérés par beaucoup comme étant anti-asiatiques et homophobes.

Ce n’était pas la première fois. En 2019, elle les avait déjà publiquement reconnus et s’en était excusée en espérant que cet acte de contrition la protégerait d’autres atteintes à sa réputation.

Son pari a échoué.

En apprenant que McCammond serait leur nouvelle rédactrice en chef, des employés de Teen Vogue ont réagi violemment et ont demandé à la société mère de Teen Vogue de rompre les liens avec la jeune journaliste.

Au début, le groupe d’édition Condé Nast s’est opposé à cette demande. Les tweets étaient déjà publics lorsque McCammond a été embauchée, et il semblait que le groupe pourrait résister à la tempête. Elle s’est encore excusée. La situation s’est apaisée un moment.

Les annonceurs ont ensuite commencé à supprimer les financements.

Face à une réaction interne massive causant un préjudice commercial à l’entreprise, McCammond et Condé Nast ont décidé de se séparer. Dans une déclaration de démission, McCammond a écrit :

« Je suis devenue journaliste pour aider à porter les histoires et les voix les plus vulnérables de nos communautés. C’est en partie parce que je suis une jeune femme de couleur que j’étais si enthousiaste à diriger l’équipe de Teen Vogue à son prochain chapitre. Mes tweets passés ont éclipsé le travail que j’ai accompli pour défendre les personnes et les problèmes qui me tiennent à cœur – des problèmes que Teen Vogue a travaillé sans relâche pour partager avec le monde – et donc Condé Nast et moi avons décidé de nous séparer. »

Malheureusement, le fait que certains puissent perdre leur travail à cause d’inquisiteurs woke n’a rien de nouveau. Mais cette histoire est unique. Cette fois-ci ils ont effacé une des leurs.

McCammond n’est pas une conservatrice, et pas davantage du genre d’individu problématique. Elle est jeune, noire, progressiste et femme. Elle a écrit des articles chantant les louanges d’Alexandria Ocasio-Cortez, représentante démocrate-socialiste de New York. Étant manifestement du même bord politique, elle ne devrait avoir aucun problème avec la gauche.

Selon la mouvance woke, le seul crime de McCammond était des tweets offensants datant de 2011, alors qu’elle n’était même pas légalement une adulte.

Parmi les nombreux défauts de la gauche radicale, l’absence totale de clémence est la plus dangereuse. La Cancel culture prêche fondamentalement pour un pardon impossible. Ni le temps ni les remords ne peuvent jamais effacer l’empreinte du péché.

Peu importe le nombre de fois que McCammond s’est excusée, que ses tweets offensants ont presque dix ans, qu’ils ne reflètent pas la femme d’aujourd’hui. L’église woke ne souffre pas de pécheurs.

Dans un développement ironique de l’histoire de McCammond, Christine Davitt, responsable des médias sociaux Teen Vogue et l’une des principales opposantes à McCammond, commettait plusieurs tweets contenant une expression raciste envers les Noirs entre 2009 et 2010. Entendrons-nous aussi des appels pour la faire tomber ?

Dans la Bible, le Léviathan est un énorme serpent de mer toujours affamé qui dévore tout sur son passage. Dans de nombreuses représentations il mange sa propre queue.

La cancel culture est le Léviathan de notre temps, une bête vorace déterminée à consommer tout ce qui la précède. Les gauchistes commencent maintenant à comprendre qu’une fois déchaîné, un tel monstre devient hors de contrôle.

Les règles énoncées par des foules woke autrefois joyeusement exercées contre leurs ennemis se retournent maintenant contre elles. Lorsqu’une vie peut être ruinée par des délits vieux de plusieurs décennies, personne n’est en sécurité.

Quand le Léviathan aura faim, qui sera le prochain ?

Cet article est adapté à un article originalement en anglais du Daily Signal

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  • la question est de savoir pourquoi la cancel culture fonctionne.. pourquoi peu de médias résistent ..

    • soyons clair cette journaliste virée dun média woke, c’est NORMAL… cohérent…

      que des gens’ normaux  » perdent leur boulot en raison de campagnes de presse organisées par des médias woke est une toute autre affaire..

    • Un élément simple : les annonceurs ont commencé à supprimer leurs financements.
      Tant que le portefeuille n’était pas touché, le journal pensait pouvoir gérer son risque d’image et les conséquences, mais lorsque ce sont les revenus qui ont été attaqués, ils ont dû revoir leurs options.

      • Finalement, les plus woke de tous, et les plus intelligents de tous les woke, ce sont les annonceurs qui n’ont jamais envie de voir leurs noms accolés à une polémique…

        • Ca veut dire que personne n’évalue vraiment le pourcentage des woke dans la société et les surévaluent énormément car ils font beaucoup de bruits.
          Mais j’aime bien cette course à l’échalotte de celui le plus woke.

  • Pour que l’horreur soit complète, il faudrait encore que tous les membres de la famille de McCammond soient virés de leurs jobs, leur nom effacés des pierres tombales et leurs enfants confiés à des parents dûment estampillés « woke »

    « Ça ne fait rien, nous vivons un temps bien singulier » (G.Brassens)

  • « qui sera le prochain ? » – « un pur trouve toujours un plus pur qui l’épure »

    • Cela rappelle la période stalinienne ou nul d’était à l’abri d’aller se prendre une balle dans la nuque à la Loubianka alors qu’il était parmi les privilégiés la semaine d’avant…

  • Elle a été condamnée par là où elle a péché, ce n’est que normal.

  • Toujours ce besoin compulsif des gauchiasses de purifier le groupe. Ça porte un nom : l’eugénisme.

  • C’est terrible un monde où rien ne s’oublit et peut se retourner contre vous. Elle avait qu’à tenir sa plume !

  • Ce qui démontre que : Face de Bouc et Tweeter doivent être réservé aux co..

  • Comme le dit un célèbre proverbe africain… Quand le singe veut monter au cocotier, il faut qu’il ait le cul propre !
    L’Unef a été victime en France de la même mésaventure.
    Ce qui m’amène à vous livrer une deuxième sentence… On ne combat pas un ennemi avec les mêmes armes que lui !
    La logique de tous ces groupes est toujours la même : on défend sa propre communauté en attaquant les autres. C’est une logique de loosers.
    Un bon lobbyiste doit être capable de défendre les intérêts des gens qu’il représente sans ressentissement envers les autres…

    • D’où le nom de cancel culture, l’annulation de l’autre.
      Je suis toujours estomaqué de ce manque de nuance et de distinction manichéen de ces mouvements, et pourtant les 1 et 0 c’est mon métier.

  • Le problème avec les « purs », c’est qu’aucun ne l’est vraiment…
    Rappelez vous comment a fini l’incorruptible Robespierre. On peut aussi résumer par: que celui qui n’a jamais péché lui jette la première pierre…
    A titre personnel, à 14 ans , j’étais communiste.

  • Le prescription, la repentance, le pardon n’existent pas dans leur monde.

  •  » l’absence totale de clémence est la plus dangereuse »

    Sans objet. Un groupe d’individus n’a pas à se substituer à un procureur ni à distribuer des indulgences.

    Les lois et la justice existent pour éviter qu’on pende des boucs-émissaires un peu partout au moindre incident. En toute logique, ce sont les groupes de pression qui doivent rendre des comptes à la justice.

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